Coran › Sourate 10 › Ibn Kathīr — trad. Harkat
Tafsīr al-Qurʾān al-ʿAẓīm
تفسير القرآن العظيم
Exégèse complète de la sourate 10 trad. humaine
mm
SOURATE DE JONAS
709 vereset
Révélée à La Mecque, à l'exception des versets 40, 94, 95, et 96 révélés
à Médine
Bismi-L-Lahi-r-Rahmâni-r-Rahîm
'Alif-Lam-ra tilka 'ayâtu-l-kitâbi-l-hakîmi (1) 'akâna-li-n-nâsi 'ajaban 'an
'awhayna' 'ilâ rajulim minhum 'an 'andiri-n-nâsa wa bassiri-l-ladîna
*ïmanû 'anna lahum qadama sidqin 'inda rabbihim qâla-l-kâfirûna 'inna
hâdâ lasâhirum mubînun (2).
Au nom de Dieu le Miséricordieux le Très Miséricordieux.
Alif. Lara.Ra. Voilà les versets du Livre et de la Sagesse (1) Qu'y-a-t-
il d'étonnant à ce que nous ayons donné mission à l'un d'entre vous d'aver-
tir ses semblables? Annonce à ceux qui croient qu'ils jouiront d'une sécurité
idéale auprès de leur Seigneur. Les incrédules traitent cette mission de ma-
gie manifeste (2).
Les opinions se sont controversées sur le sens du «Livre»: Selon
Ai-DahaK, ii s-agit au cor-r, do „ t i„ a ver eete sont renforcés, mais
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d'après Al-Hassan: il est le Pentateuque et les Psaumes. Qatada,
quant à lui, déclare que ce sont tous les Livres révélés avant le Coran,
bien que cette interprétation parait étrange.
«Qu'y a-t-il d'étonnant?» Dieu réfute les dires des incrédules qui
ont trouvé cela comme étrange qu'un livre céleste soit révélé à un mor-
tel parmi les hommes dont il est chargé de divulguer. On trouve cet
étonnement dans d'autres versets où Dieu a parlé des peuples passés,
comme par exemple des peuples du Houd et Saleh lorsque ceux-ci
leur dirent: «Trouvez-vous étrange qu'un message vous parvienne de votre
Seigneur par l'entremise d'un mortel comme vous» [Coran VII, 63], et que
fut la réponse des impies parmi les Qoraïchites à l'appel de Mouham-
mad - qu'Allah le bénisse et le salue -: «Comment, il prétend réunir tou-
tes les divinités en une seule? C'est vraiment là quelque chose
d'extravagant» [Coran XXXVIII, 5].
A ce propo's Ibn Abbas a dit: «Lorsque Dieu a chargé Mouham-
mad - qu'Allah le bénisse et le salue - du message, les arabes le
contestèrent et s'écrièrent: Dieu est plus grand d'envoyer un homme
comme Mouhammad pour être son Prophète et porteur du message.
Dieu leur répond: «Qu'y a-t-il d'étonnant à ce que nous ayons donné mis-
sion à l'un d'entre vous...».
L'expression «qu'ils jouiront d'une sécurité idéale auprès de leur Sei-
gneur» a suscité une controverse dans les opinions:
Ibn Abbas a dit: C'est le bonheur aux croyants d'être déjà mention-
nés auprès de Dieu dans plusieurs endroits du Livre.
Al-'Oufi a déclaré: C'est la plus grande récompense grâce à leurs
œuvres.
Pour Moujahed, il s'agit des bonnes œuvres telles que les prières,
le jeûne, les aumônes... par ailleurs ils bénéficieront de l'intercession
du Prophète - qu'Allah le bénisse et le salue -.
Quant aux incrédules, ils disent de Mouhammad: «C'est un sor-
cier» bien que Dieu l'a choisi d'entre eux pour leur être un annoncia-
teur et un avertisseur.
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'inn rabbakumu-L-Lâhu-l-lad î halaqa-s-samâwâti wa-l-'arda fî sittati
'ayyâmin tumma-stawâ 'alâ-l-'arsi yudabbiru-l-'amra mâ min safî'in 'illâ
mim ba'di 'idnihi dâlikumu-L-Lâhu rabbukum fa'budûhu 'afalâ tadak-
karûna (3).
Votre maître est Allah qui a créé les deux et la terre en six jours, qui
a proclamé Sa souveraineté du haut du Trône et qui règle la marche de
l'univers. Aucune interecession n'est possible auprès de Lui, sans son assen-
timent. C'est cet Allah qui est votre Seigneur. Adorez-Le. Finirez-vous par
comprendre? (3).
Dieu est certes le Seigneur de tout l'univers, a créé les deux et la
terre en six jours dont chaque jour équivaut à mille ans de ce bas
monde comme nous allons en parler. Puis II s'est assis en majesté sur
le Trône. Ce Trône qui est la plus magnifique des créations et la su-
prême, est fait d'un rubis rouge.
«Qui règle la marche de l'univers» et dirige tout ce qu'il a créé avec
attention «le poids d'un atome ne Lui échappe ni dans les cieux, ni sur la
terre» [Coran XXXIV, 3] dont une affaire quelconque ne saurait le pré-
occuper d'une autre, ne se lasse plus d'exaucer Ses serviteurs qui de-
mandent avec insistance, et aucune créature grande ou petite qu'elle
soit sur les montagnes, dans les mers ou dans les cités et les déserts
ne le distrait d'une autre car «il n'y a pas de créature sur terre qui n'at-
tende d'Allah sa nourriture» [Coran XI, 6] et en plus: «II n'est pas une
molécule dans les entrailles de la terre, une brindille verte ou sèche qui ne
soient dénombrées dans le sommier de la création» [Coran VI, 59].
Les dires de Dieu: «aucune intercession n'est possible auprès de Lui
sans son assentiment» ont des pareils dans le Coran par exemple ces
versets:
-«Qui donc peut intercéder auprès de Lui sans sa permission» [Coran
II, 255].
- ««Combien d'anges dans les cieux dont l'intercession sera inefficace, à
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moins qu'elle n'ait été autorisée et ratifiée par Allah à son gré?» [Coran
LUI, 26].
- «Il n'admet aucune intervention si ce n'est celle qu'il autorise» [Co-
ran XXXIV, 23].
Puis II exhorte les hommes à L'adorer sans rien Lui associer et ré-
primande les idolâtres pour avoir reconnu d'autres divinités que Lui en
dépit de toutes les preuves évidentes qu'il est le seul créateur.
'ilayhi marji'ukum jamî'an wa'da-L-Lâhi haqqan 'innahû yabda'û-l-halqa
tumma yu'îduhû liyajziya-l-lad îna 'à^manû wa amilû-s-sâlihâti bi-l-qisti
wa-l-ladîna kafarû lahum sarâbum min hamîmin wa 'adâbun 'alîmum-
bimâ kânû yakfurûna (4).
Vous ferez tous retour à Lui, c'est là un arrêt irrévocable d'Allah.
C'est lui qui crée les êtres et les ressuscite pour récompenser suivant leurs
mérites ceux qui croient et pratiquent les bonnes œuvres. Les incrédules au-
ront pour breuvage de l'eau bouillante et ils subiront un châtiment impi-
toyable pour prix de leur incrédulité (4).
Toutes les créatures feront retour au Seigneur au jour de la résur-
rection sans aucune exception, car, comme II les a créées la première
fois, Il les fera ressusciter et c'est une affaire qui Lui sera facile. Une
fois jugés, chaque individu sera rétribué selon ses œuvres dans le bas
monde, avec équité et sans être lésé.
Quant aux incrédules, et à cause de leur impiété, «auront pour
breuvage de l'eau bouillante» et seront exposés à un souffle brûlant sous
une ombre de fumée chaude.
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huwa-l-ladî ja'al-S-samsa diya*'an wa-l-qamara mûran wa qaddarahû ma-
nâzila lita'lamû 'adada-s-sinîna wa-l-hisâba mâ halaqa-L-Lâhu dâlika 'il-
lâ bi-l-haqqi yufassilu-l-li yâti liqawmiy-ya'lamùna (5) 'inna fî-htilâfi-1-
layli wa-n-nahâri wamâ halaqa-L-Lâhu fi-s-samâwâti wa-l-'ard la *a yâti-
1-liqawmiy-yattaqûna (6).
C'est lui qui a créé le soleil qui brille et la lune qui éclaire. C'est Lui
qui a fixé les phases de celle-ci pour vous permettre de calculer les années
et de mesurer le temps. Ce n'est pas sans but qu'Allah a créé tout cela.
Nous multiplions nos signes pour ceux qui comprennent (5). Certes, dans la
succession du jour et de la nuit et dans tout ce que renferment les cieux et
la terre, il y a des signes pour ceux qui craignent Allah (6).
Parmi les signes de Dieu qui montrent Son Omnipotence la clarté
que diffuse le soleil pendant le jour, et la lumière de lune pendant la
nuit, et l'une et l'autre de ces planètes ne sont pas identiques. Quant à
la lune, elle commence à apparaître sous forme d'un croissant puis
s'accroit jusqu'à devenir pleine, ensuite elle commence à se décroître
pour revenir à l'état primitif un croissant. Ce phénomène est confirmé
pas ce verset: «A la lune, nous avons assigné des phases successives aux
termes desquelles elle est évidée comme un régime de dattes dégarni» [Co-
ran XXXVI, 39]
Donc grâce aux phases lunaires déterminées par Dieu, les gens
peuvent connaître, les mois et les années, et grâce au soleil on connait
les jours «Ce n'est pas sans but qu'Allah a créé tout cela» telle est la vé-
rité indéniable tout comme la création des hommes quand II dit: «Peut-
être pensiez-vous que vous aviez été créés sans but et que vous ne nous fe-
riez jamais retour?» [Coran XXIII, 115]. Dieu expose les signes pour
ceux nui savent et comprennent
Quant à la succession du jour et de la nuit, cela signifie qu'aucun
intervalle les sépare comme le montre ce verset: «C'est Lui qui a engen-
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dré l'alternance rapide du jour et de la nuit» [Coran VII, 54]. Le Coran
renferme une multitude de versets qui parlent de la création et qui sont
des signes pour des gens qui les méditent et en tirent des preuves.
'inna-l-ladîna lâ yarjûna liqâ"ana wa radû bi-l-hayâti-d-dunyâ wa-
tma'annû bihâ wa-l-ladîna hum 'an 'ïyâtina gâfilûna (7) 'ûlï'ika ma'wâ-
humu-n-nâru bimâ kânû yaksibûna (8).
Ceux qui oublient qu'ils doivent comparaître devant nous, qui s'aban-
donnent en toute quiétude aux plaisirs du siècle et qui négligent nos si-
gnes (7) Ceux-là auront l'enfer pour séjour en punition de leurs œuvres (8).
Dieu parle des malheureux qui ne croient pas à Sa rencontre, qui
sont satisfaits de la vie dans le monde d'ici-bas et qui y trouvent leur
quiétude en jouissant des plaisirs du siècle sans jamais penser à l'au-
delà et qui sont restés indifférents aux Signes de Dieu. Ceux-là subi-
ront le châtiment du Feu pour prix de leur incrédulité et leur indiffé-
rence.
'inna-l-lad îna â'manû wa 'amilû-s-sâlihâti yahdîhim rabbuhum
biTmânihim tajrî min tahtihimu-l-'anhâru fî jannâti-n-na'îmi (9)
da'wâhum fihâ subhânaka-L-Lâhumma wa tahiyyatuhum fîhâ salâmun
wa Ifhiru da'wâhum 'ani-l-lhamdu li-L-Lâhi rabbi-l-'âlamîna (10).
Ceux qui croient et pratiquent les bonnes œuvres et que dirige leur
connu-ce <=n A.iiai> auront pour séjour des jardins arrosés d'eau vive, voués
à la félicité (9). Ils ne cesseront de s'exclamer: «Gloire à Toi Seigneur». Ils
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seront partout accueillis par le mot «Paix» Et leur exclamation finale sera:
«Louange à Allah, le Maître des mondes» (10).
A l'inverse des mécréants, ceux qui ont cru en Dieu et en Ses
Prophètes, qui ont observé avec sincérité les enseignements, qui ont
pratiqué de bonnes oeuvres, leur foi les a dirigés vers la bonne fin et le
Seigneur les guidera au jour de la résurrection afin de pouvoir franchir
le pont qui les mènera au Paradis. Leur foi, d'après Moujahed, leur ser-
vira de lumière pour être toujours sur la voie droite.
Ibn Jouraïj a dit: «Les bonnes oeuvres seront représentées à leurs
auteurs par un être d'une forme et apparence magnifiques. L'homme
demandera alors: «Qui es-tu?» La réponse sera: «Je suis tes œu-
vres»; une lumière lui éclairera la route devant lui afin de pouvoir accé-
der au Paradis.
Les mauvaises oeuvres des impies seront représentées par un
être à mauvaise apparence et une odeur puante, qui ne se séparera
de l'incrédule qu'après l'avoir précipité dans l'enfer.
L'invocation des croyants au Paradis sera: «Gloire à Toi Seigneur»
leur salutation sera: «Paix» et à la fin de toute invocation ils diront:
«Louange à Allah, le Seigneur des mondes» et Ibn Jouraïj de commenter:
«On m'a rapporté que lorsqu'un oiseau passera par eux et ils le dési-
rent, ils diront: «Gloire à Toi Seigneur» et un ange leur apportera ce
qu'ils désirent: Il les saluera et ils lui répondront le salut, voilà le sens
de la salutation «Paix». Une fois le repas terminé ils s'écrieront:
«Louange à Allah, Seigneur des mondes».
Le mot: «Paix» sera entendu partout dans le Paradis comme le
confirment ces quelques versets: «Le jour de leur comparution devant
Allah, ils seront accueillis par le mot: «Paix» [Coran XXXIII, 44] «Seule-
ment retentiront les mots: «Paix, paix» [Coran LVI, 26] et «Les anges ac-
courront à leur rencontre de tous côtés. «Que le salut soit pour vous»
[Coran XIII, 23-24].
Quant à leur dernière exclamation: «Louange à Allah, le Maître des
mondes» est une preuve et une exhortation à ne louer que Dieu seul,
Lui, qui s'est loué quand il a commencé Sa création, au début de Son
Livre et lors de la révélation. Il a dit: «Béni soit Allah qui a révélé le Li-
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vre à Son Serviteur» [Coran XVIII, 1] et: «Louange à Allah qui a créé les
deux et la terre» [Coran VI, 1] à savoir qu'on rencontre un bon nombre
de versets qui renferment des louanges à Dieu.
Il a été rapporté dans un hadith: «Les bienheureux du Paradis se-
ront inspirés par les formuels de louange et de glorification tout comme
on leur accorde la respriation». Cela sera du aux bienfaits et faveurs
qu'ils y recevront et, par la suite, ils loueront Dieu et le glorifieront, et
cela durera l'éternité car les faveurs divines ne seront jamais interrom-
pues.
!
walaw y'ajjilu-L-Lâhu Ii-n-nâsi-s-§arra-sti'jâlahum bi-l-hayri laqudiya
'ilayhim 'ajaluhum fanadaru-l-ladîna lâ yarjûna liqï'anâ fî tugyânihim
ya'mahûna.
Si Allah prodiguait le mal avec la même facilité qu'il prodigue le bien,
les hommes auraient tôt fait d'arriver à la fin de leurs jours. Nous laisse-
rons se débattre dans l'impiété ceux qui n'espèrent plus se rencontrer avec
Allah (11).
Ce verset montre sans doute la mansuétude et la clémence de
Dieu envers Ses serviteurs. Il connait l'état d'esprit des parents quand,
au moment de la colère appellent la malédiction sur leurs enfants, et
c'est pourquoi II ne les exauce pas, par pitié et par compassion. Mais
s'il s'agit d'une invocation en leur faveur,pour leur accorder du bien, Il
les exauce. Il a dit: «Si Allah prodiguait le mal avec la même facilité qu'il
prodigue le bien, les hommes auraient tôt fait d'arriver à la fin de leurs
jours». Cela signifie que si Dieu hâtait l'exaucement, le terme de la vie
des hommes aurait été décrété.
A ce propos il ne convient pas d'appeler le mal ou la malédiction,
en se conformant à ce hadith rapporté par Jaber où l'Envoyé de Dieu
- * Anah ie bénisse ©t le salue - a dit: «Ne demandez pas le mal pour
vous-mêmes ni pour vos enfants, et ne le demandez pas non plus pour vos
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biens de peur que votre invocation ne tombe sur un moment d'exaucement»
(Rapporté par Al-Bazzar et Abou Daoud) lI K
Ce verset est pareil aux dires de Dieu: «L'homme appelle le mal
avec la même facilité que le bien» [Coran XVII, 11] par exemple lorsque
l'un des parents demande à Dieu de maudire son fils, tout comme il
L'invoque pour lui accorder de Ses bienfaits.
wa 'idâ massa-l-'insâna-d-durru da'anâ lijambihT 'aw qa'idan 'aw
qa 'iman falammâ kaSafnâ 'anhu durrahû marra ka'a-l-lam yad'umS' 'ilâ
durrim-massahû kadâlika zuyyina li-f-musrifîna mâkânû ya'malûna (12).
Qu'un malaise surprenne l'homme et le voilà qui nous appelle à son
aide, quelle que soit sa position, couché, assis, ou debout. A peine l'en
avons-nous délivré, le voilà qui retourne à ses occupations comme si de rien
n'était. C'est ainsi que la laideur de leurs actions échappe aux ingrats (12).
Une fois l'homme affligé ou se trouvant dans la gêne il n'a recours
qu'aux invocations qu'il adresse à Dieu qu'il soit couché sur le côté, as-
sis ou debout. Lorsque Dieu le délivre de cette fâcheuse situation et le
comble de ses bienfaits, le voilà cet homme qui se détourne, s'éloigne
de Dieu et passe comme s'il ne Lui a appelé. Voilà un acte d'ingrati-
tude que Dieu méprise, Il réprimande par ailleurs toute personne dont
l'un de ses caractères est la méconnaissance en disant: «C'est ainsi
que la laideur de leurs actions échappe aux ingrats» Seuls les croyants
sincères sont exceptés.
L'Envoyé de Dieu - qu'Allah le bénisse et le salue - a dit: «Comme
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c'est étonnant le cas du croyant à qui Dieu ne décrète que le bien: S'il est
atteint par un malheur il se résigne et ceci est un bien pour lui. S'il éprouve
de la joie, il est reconnaissant et ceci est un bien pour lui. Cela n'arrive
qu'au croyant» (Rapporté par Ahmed) 1 ' 1 .
walaqd 'ahlaknâ-1-qurûna min qabalikum lammâ zalamû wa ja'athum
rusuluhum bi-l-bayyinâti wamâ kânû liyu'minû kadâlika najzî-l-qawma-1-
mujrimîna (13) tumma ja'alnâkum halâ'ifa fî-l-'ardi min ba'dihim
linanzura kayfa ta'malûna (14).
Nous avons anéanti les générations qui vous ont précédés pour les pu-
nir de leur injustice. Nous ne les avons anéantis, en effet, qu'après leur
avoir fait parvenir nos signes par l'entremise des Prophètes et avoir déses-
péré de les convertir. C'est ainsi que nous châtions les coupables, (13).
Nous vous avons appelés à prendre leur place sur terre pour voir comment
vous vous comporterez (14).
Dieu a anéanti les générations passées pour avoir traité leurs Pro-
phètes des menteurs et sans croire à leurs messages. Puis il les a
remplacées par d'autres peuples, leur a envoyé un Prophète pour voir
comment ils se comporteront vis-à-vis de lui.
Moslim a cité ce hadith: «Le bas monde est agréable et verdoyant.
Dieu vous y a faits des lieutenants pour voir comment vous vous comporte-
rez. Redoutez le bas monde et redoutez les femmes car les femmes étaient
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la première sédition qu'ont subie les fils d'Israël» (Rapporté par Mous'
lirn) 111 .
wa 'idâ tutlâ 'alayhim If yâtunâ bayyinâtin qâla-l-ladîna lâ yarjûna li-
qà*'anâ'ti bi qur'ânin gayri hâdif 'aw baddilhu qui mâ yakûnu lî 'an
'ubaddilahû min tilqa"'i nafsî 'in 'attabi'u 'illâ mâ yuhà" 'ilayya 'innî
'ahâfu 'in 'asaytu rabbi 'adâba yawmin.'azîmin (15) qui law sa 'a-L-Lâ-
hu mâ talawtuhû 'alaykum walâ" 'adrâkum bihî faqad labittu fikum
'umura-m-min qablihT 'afalâ ta'qilûna (16).
Lorsqu'on récite nos versets à ceux qui espèrent ne pas se rencontrer
avec nous, ils disent: «Apporte-nous un autre Livre que celui-ci ou bien mo-
difie-le». Réponds: «Je n'ai pas le pouvoir de le modifier moi-même. Je ne
fais que suivre ce qui m'a été révélé. Je crains, si je désobéissais, que mon
Maître ne me châtie durement» (15) Dis: «Si Allah l'avait voulu, je ne vous
„ aurais pas récité le Livre et II ne vous l'aurait pas fait connaître. Je suis
' bien resté parmi vous près de la durée d'une vie sans le faire. Finirez-vous
par réfléchir?»(16).
Dieu montre l'obstination des incrédules parmi les idolâtres des
Qoraïchites qui Le renient et se détournent de Ses versets. Toute les
fois que l'Envoyé de Dieu - qu'Allah le bénisse et le salue - leur récitait
du Coran qui contient les preuves évidentes et les signes irréfutables,
ils lui répondaient: «Apporte-nous un autre Coran ou change celui-ci».
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Dieu ordonne à Son Prophète - qu'Allah le bénisse et le salue - de leur
dire: «Je n'ai pas le pouvoir de le modifier moi-même» et il ne m'appar-
tient pas de le changer de mon propre chef, je ne suis qu'un serviteur
et un envoyé qui ne fait que divulguer le message. «Je ne fais que sui-
vre ce qui m'a été révélé. Je crains, si je désobéissais, que mon Maître ne
me châtie durement».
Puis pour leur montrer la véracité de son message, il leur dit: «Si
Allah l'avait voulu, je ne vous aurais pas récité le Livre et II ne vous l'au-
rait pas fait connaître» Donc ce que je vous communique émane de la
volonté de Dieu. La preuve que je ne l'ai pas inventé ni l'ai forgé, c'est
que vous êtes incapables de le contredire ou de l'imiter. Par ailleurs,
vous connaissez bien ma sincérité et ma loyauté car durant les années
que j'ai passées parmi vous jusqu'au moment où mon Seigneur à Lui
la puissance m'a chargé de cette mission vous ne m'avez rien imputé
de mensonge. «Finirez-vous par comprendre?» Ce qui signifie en d'autre
terme: «N'avez pas une raison pour discerner la vérité de l'erreur?.
Dans l'entrevue qui eut lieu entre Héraclius le roi des Romains et
Abou Soufian (au pays de châm), Héraclius lui demanda: «Le traitez-
vous de menteur avant qu'il ne tienne de tel propos (c.à.d. le mes-
sage)? - Non, répondit Abou Soufian. A savoir que ce dernier était un
du chefs des idolâtres incrédules à Qoraïch, et malgré tout il n'a pu
que dire la vérité. Et Héraclius de répliquer: «Car je savais qu'il ne
mentait pas aux gens et en même temps à Dieu».
De même, lors de la première émigration des musulmans à l'Ethio-
pie, Jafar Ben Abi Taleb a dit à Négus: «Dieu nous a envoyé un Pro-
phète que nous connaissons déjà sa sincérité, sa lignée et sa fidélité»
On cite à ce propos que l'Envoyé de Dieu - qu'Allah le bénisse et le
salue - avait passé quarante ans parmi les Qoraïchites avant le mes-
sage. *
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faman 'azlamu mimman-i-ftarâ 'alâ-L-Lâhi kadiban 'aw kaddaba
bi'ayâtihi 'innahû lâ yuflihu-l-mujrimûna (1 7).
Qui est plus coupable que celui qui colporte des mensonges sur le
compte d'Allah ou qui traite Ses signes d'imposture? Allah n'est pas favo-
rable aux coupables (17).
Qui est plus inique que celui qui forge de mensonges contre Dieu
et prétend qu'il est l'envoyé de Dieu alors que Dieu ne l'a pas chargé
du message? Il n'y a plus de péché qui soit plus énorme que celui-ci.
C'est une réalité qui n'est pas méconnue même des ignorants, com-
ment donc serait-ce s'il s'agit d'un Prophète? Quiconque le traite de
menteur, renie son message, doit présenter des preuves pour corrobo-
rer ses présomptions, bien que la différence entre la piété et la perver-
sité est aussi claire que le soleil?
A cet égard on cite les dires de Abdullah Ben Salam:
«Lors de l'arrivée de l'Envoyé de^Dieu - qu'Allah le bénisse et le
salue - à Médine, j'étais parmi les gens qui se sont cachés. Mais dès
que j'ai scruté son visage je constatai qu'il n'était pas un imposteur.
Les premiers propos que j'ai entendus de sa bouche: «O hommes!
Enoncez le salut à haute voix et répandez la paix, donnez à manger aux
pauvres, maintenez vos liens de parenté et faites la prière nocturne alors
que les gens dorment. Faisant tout cela, vous entrerez au Pardis en paix»
Dimam Ben Tha'laba vint auprès de l'Envoyé de Dieu - qu'Allah le
bénisse et le salue - alors qu'il se trouvait parmi des hommes de Bani
Sa'd Ben Bakr. Entre autres paroles qu'ils ont échangées, Dimam lui
demanda: «Qui a élevé le ciel?» - Dieu, répondit-ll - Qui a dressé ces
montagnes?» - Dieu. - Qui a aplani cette terre? - Dieu. Et Dimam de
conclure: «Par celui qui a élevé le ciel, dressé les montagnes et aplani
la terre, est-ce bien Dieu qui t'a envoyé vers tous les hommes? - Par
le grand Dieu, oui, répliqua le Prophète - qu'Allah le bénisse et le sa-
lue -» Puis il lui demanda de lui parler de la prière, du jeûne, de la za-
kat et du pèlerinage et exigea de jurer par Dieu pour le croire. A toute
réponse, Dimam disait: «Tu dis vrai. Par celui qui t'a envoyé par la vé-
rité, je n'ajoute rien à ces pratiques et je n'en diminue rien». Dimam
,V~ ™^3l ainsi parc^ *vi f U r=, c=Cïr*s4:»l4 la Sincérité de l'EnVOX/é Cl© DÏGU
- qu'Allah le bénisse et le' salue -.
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D'autre part, quand Amr Ben AI-'As se rendit chez Mousailama,
qui était son ami du temps de l'ignorance (Jahiliah) et avant que 'Amr
n'embrasse l'Islam, Moussailama lui dit: «Malheur à toi ô Amr, qu'a re-
çu comme révélation ton compagnon (l'Envoyé de Dieu - qu'Allah le
bénisse et le salue-) durant cette période?. Il lui répondit: «J'ai enten-
du ses compagnons réciter une sourate qui est très courte mais qui a
un grand mérite» - Quelle est cette sourate? redemanda Moussailama.
Amr de répondre: «Elle est celle-ci: «Je prends le Siècle à témoin que les
hommes courent à leur perte» [Coran Clll]. Moussa'rtma garda le silence
pour un court laps de temps, puis dit: «Et moi aussi j'ai reçu une révé-
lation pareille» - Quelle est cette révélation? demanda Amr. - Il répli-
qua: «Elle est la suivante: «O wabar, ô Wabar, tu n'es que poitrine et
des oreilles etc.». (une invention de chez lui qui n'a aucun sens).
«Comment la trouves-tu ô Amr?» Et 'Amr de s'écrier: «Par Dieu, tu
connais bien que je sais que tu mentes».
Si c'était le cas d'un idolâtre (Amr Ben AI-'As) qui a pu discerner
l'erreur de la vérité et constater la sincérité de Mouhammad - qu'Allah
le bénisse et le salue - et d'un autre qui prétendait être un Prophète,
comment devront se comporter les hommes sensés et perspicaces?
Voilà pourquoi Dieu a dit: «Qui est plus coupable que celui qui colporte de
mensonges sur le compte d'Allah ou qui traite ses signes d'imposture? Allah
n'est pas favorable aux coupables» Ainsi sera le cas de celui qui renie et
réfute les messages qu'ont apportés les Prophète où nul n'est plus in-
juste que lui. Il est cité dans un hadith que le Prophète - qu'Allah le bé-
nisse et le salue - a dit: «Le plus coupable aux regards de Dieu serait un
homme qui a tué un Prophète ou qu'un Prophète a tué».
ya toudûna min duni-L-Lâhi mâ lâ yadurrahnm walâ yanfa'uhum wa
391
yaqûlûna ha* 'ûlâ"i Sufa'â* 'unâ 'inda-L-Lâhi qui 'atunabbi'ûna-L-Lâha
bimâ lâ ya'lamu fî-s-samâwâti walâ fî-l-'ardi subhânahû wa ta'âlâ 'ammâ
yusrikûna (18) wamâ kâna-n-nâsu 'illa 1 'ummatan wâhidatan fahtalafû
walawlâ kalimatun sabaqat mi-r-rabbika laqudiya baynahum fimâ fîhi
Yahtalifûna (19).
A côté d'Allah, ils adorent des idoles qui ne peuvent les servir ni en
bien ni en mal. Ils disent: «Ces idoles, voilà nos intercesseurs auprès d'Al-
lah» Réponds: «Allez-vous apprendre à Allah ce qui se passe dans les cieux
et sur la terre? Gloire à Lui, le Très-Haut, qui n'a pas d'associé» (18) A
l'origine, les hommes ne formaient qu'un seul peuple. Par la suite, ils se di-
visèrent. Si ton Seigneur ne s'était pas engagé à différer leur châtiment, Il
aurait déjà mis fin à leur division (19).
Dieu désavoue le faire des idolâtres qui adorent en dehors de Lui
des idoles croyant que leur intercession serait agréée de Dieu. Ces
idoles, comme II leur dit, ne sont bonnes à rien: elles ne possèdent
quoi que ce soit, ne sont pas utiles et ne nuisent pas. Comment donc
persévèrent-ils dans leur obstination et leur ignorance?. Il leur blâme:
«Allez-vous apprendre à Allah ce qui se passe dans les cieux et sur la
terre?» Puis II s'élève au-dessus de ce qu'ils présument: «Gloire à Lui,
le Très-Haut, qui n'a pas d'associé».
Ce polythéisme que les hommes ont inventé n'existait pas dans le
temps, et ils suivaient tous une seule religion qui est l'Islam, qui signi-
fie la soumission à un Dieu unique.
A ce propos Ibn Abbas a dit: «Dix générations séparent entre la
mort d'Adam et Noé durant lesquelles elles ne suivaient que l'Islam.
Puis les hommes se sont divisés et certains d'entre eux ont adoré les
idoles, les stautes et les autres objets d'idolâtrie. Dieu envoya alors
Ses Prophètes appuyés par les signes clairs et les preuves indénia-
bles. «Désormais, ceux qui périront, périront avertis et ceux qui vivront, vi-
vront avertis» [Coran VIII, 42].
«Si ton Seigneur ne s'était pas engagé à différer leur châtiment, Il au-
rait déjà mis fin à leur division». En d'autres termes, si une Parole du
Seigneur n'était pas intervenue auparavant qui n'est autre que l'avertis-
sement, une décision concernant leur division aurait été prise. Mais le
terme de chacun est fixé et ne sera jugé qu'après avoir pris connais-
392
sance des enseignements. Après cela chacun sera rétribué selon ses
actions.
wa yaqûlûna lawla 'unzila 'alayhi 'ïyatum-mi-r-rabbihî faqul 'innamâ-f-
gaybù li-L-Lâhi fantazirïï 'innî ma'akum mina-l-muntazirîna (20).
Ils disent: Si seulement son Seigneur l'autorisait à faire un miracle!
Réponds: L'inconnu dépend d'Allah. Attendez, et moi aussi j'attendrai avec
vous (20).
Ces obstinés rebelles disaient: «Si seulement on avait fait descen-
dre sur Mouhammad un signe de la part de Son Seigneur, tout comme
Il a envoyé la chamelle à Thémoud , ou bien qu'il transforme le mont
Safa en une masse d'or, ou encore de déplacer les montagnes qui en-
tourent La Mecque pour les substituer en des jardins où coulent les
ruisseaux, bref tout ce qui est dans le pouvoir de Dieu... Qu'ils sachent
donc que Dieu est sage dans Ses agissements et ses décisions. Dans
un autre verset Dieu avait répondu aux demandes des idolâtres: «Béni
soit Celui qui peut te donner beaucoup plus encore que ce qu'ils réclament
pour toi? qui peut te donner des jardins arrosés d'eau vive et des palais»
[Coran XXV, 10]. Et Dieu a deviné que la requête des polythéistes n'a
été émanée que de leur rébellion en donnant comme exemple les peu-
ples passés, quand II a dit: «Si nous ne faisons plus de miracles c'est que
les générations passées n'y ont pas cru» [Coran XVII, 59].
Dieu précise: Mon comportement envers Mes créatures consiste
en ceci: Si Je leur présente ce qu'ils demandent, ils doivent y croire si-
non Je les infligerai un châtiment. Voilà pourquoi l'Envoyé de Dieu -
qu'Allah le bénisse et le salue - a préféré ne plus demander à son Sei-
gneur de leur produire de miracles afin de leur accorder un délai pour
croire, autrement ils auraient subi un châtiment imminent.
Il a inspiré Son Prophète - qu'Allah le bénisse et le salue - de leur
répondre: «L'inconnu dépend de Dieu» qui connaît parfaitement les
COnSQOUeriCOfi H leur dît*. «Attendez, et moi aussi j'attendrai avec VOUS».
393
En d'autres termes, si vous ne croyez que Irosque vous voyez les si-
gnes et miracles de Dieu, attendez la décision de Dieu qui porte sur
vous et moi. En leur répondant par ces propos il savait bien que s'ils
avaient réclamé ces miracles dans le but de croire, il se serait adressé
à Dieu de l'exaucer, mais il était quasiment sûr de leur rébellion et leur
obstination et il les a laissés attendre.
Dieu dans d'autres versets l'a bien montré en disant par exemple:
«Nous aurions beau leur ouvrir les portes du ciel» [Coran XV, 14] et:
«Verraient-ils un pan du ciel tomber» [Coran LU, 44] et aussi: «Nous au-
rions beau t'envoyer du ciel un véritable Livre que chacun pourrait palper
de ses mains, que les infidèles crieraient encore à la sorcellerie» [Coran VI,
7].
De gens comme ceux-là on n'espère aucun bien à cause de leur
perversité et leur corruption, c'est pourquoi il leur dit à la fin: «Attendez,
et moi aussi j'attendrai avec vous». ;
wa 'ida 'adaqnâ-n-nâsa rahmatam-mim- ba'di darrâ'a massathum 'idâ
lahum makrun fî If yâtinâ qul-i-L-Lâhu 'asra'u makran 'inna rusulanâ
yaktubûna mâ tamkurûna (21) huwa-l-ladî yusayyirukum fî-l-barri wa-1-
bahri hattâ* 'idâ kuntum fî-l-fulki wa jarayna bihim birîhin tayyibatin
wa farihû bihâ jâ*'athâ rîhun 'âsifun wa jif 'ahumu-l-mawju min kulli ma-
kânin wa zannîî 'annahum 'uhîta bihim da'û-L-Lâha muhlisîna lahu-d-
' 1 " '-' '-' " ' 'anjaytanâ min hâditaî lanakûnanna I U III Ll-S-Sil k II (22) 1 ilUlIAl-
394
ma 'anjâhum 'idâ hum yabgûna fî-l-'ardi bigayri-l-haqqi ya 'ayyuhâ-n-
nâsu 'innamâ bagyukum 'alï 'anfusikum matâ'a-I-hayâti-d-dunyâ tum-
ma 'ilaynâ marji'ukum fanunabi'ukum bimâ kuntum ta'malûna (23).
En vain, faisons-nous sentir notre compassion aux hommes lorsqu'un
malheur les frappe. A l'instant même, ils nous dénigrent. Dis: Allah est en-
core plus promt à réprimer ceux qui Le dénigrent. Vos dénigrements sont
consignés par nos anges (21). C'est grâce à Lui que les hommes peuvent al-
ler sur terre et sur mer. La barque sur laquelle ils sont montés est-elle
poussée par un vent favorable? ils se réjouissent. Mais un vent contraire se
déchaîne-t-il et des vagues se lèvent-elles qui l'assaillent de tous côtés et la
mettent en péril? Les voilà qui implorent Allah de toutes l'ardeur de leur
foi et s'écrient: «Si ta nous arraches à ce péril, nous t'en garderons une
vive reconnaissance» (22) Mais à peine les a-t-Il sauvés qu'ils commettent
les mêmes injustices? O hommes, vos injustices retomberont sur vous. La
vie de ce monde est éphémère. C'est à nous que vous ferez retour. Nous
vous rappellerons tout ce que vous avez fait (23).
Lorsque Dieu fait goûter aux hommes une miséricorde après
qu'une affliction les a touchés telle qu'une aisance à la suite, d'une
gêne, une fécondité après une disette ou une pluie après une séche-
resse, voilà qu'ils stratégient contre Ses signes, en s'en moquant et re-
niant, comme a précisé Moujahed.
«Dis: «Allah est encore plus prompt à réprimer ceux qui Le dénigrent»
c'est à dire II leur accorde un certain répit de sorte qu'ils croient qu'ils
ne seraient plus châtiés, et dans un moment d'inattention II les prendra
avec force, à savoir qu'entre-temps les anges scribes inscrivaient tou-
tes leurs actions sans omettre aucune afin d'être exposées à Celui qui
connait le visible et l'invisible. Ils rendraient compte de toute ce qu'ils
avaient commis.
«C'est grâce à Lui que les hommes peuvent aller sur terre et sur mer»
en parcourant soit les régions, soit les mers et les océans, les préser-
vant par Sa miséricorde. Lorsque les hommes se trouvent sur une
barque qui «est poussée par un vent favorable» et qu'ils sentent à l'aise,
voilà qu'un «vent contraire se déchaine-t-il, et des vagues se lèvent-elles» et
surgissent de tous côtés et les hommes se voient encerclés. A ce mo-
met ils lèvent les mains et implorent Dieu pour les sauver en promet-
395
tant de n'adorer en dehors de Lui ni idole ni statue et de Lui vouer un
culte pur, comme Dieu le montre dans ce verset: «Si un péril sur mer
vous menace, c'est en vain que nous invoquiez d'autres divinités qu'Allah»
[Coran CVII, 67].
Ils disent: «Si Tu nous arraches à ce péril, nous T'en garderons une
vive reconnaissance» en n'adorant que Toi comme nous T'avons invoqué
seul: «Mais à peine les a-t-Il sauvés qu'ils commettent les mêmes injusti-
ces» en se montrant insolents comme s'ils n'avaient pas appelé Dieu
au moment où le malheur les touchait, et comme si de rien n'était.
Puis Dieu avertit les hommes: «O hommes, vos injustices retombe-
ront sur vous» c'est bien vous qui supporterez les conséquences de vos
injustices sans causer de préjudice à un autre que vous. A ce propos,
l'Envoyé de Dieu - qu'Allah le bénisse et le salue - a dit: «Les péchés
que commettent les gens et qui méritent le prompt châtiment de Dieu dans
ce bas monde et dans la vie future sont: } l'injustice et la rupture du lien de
parenté» (Rapporté par Tabarani) 111 .
«La vie de ce monde est éphémère» où les hommes jouissent mo-
mentanément puis ils feront retour à Dieu qui leur fera connaître ce
qu'ils avaient fait dans la vie d'ici-bas.
'innamâ natalu-l-hayâti-d-dunyâ kama 1 'in 'anzalnâhu mina-s-samï 'i
fahtalata bihî nabâtu-l-'ardi mimmâ ya'kulu-n-nâsu wa-l-'an'âmu hatta
396
'idà* 'ahadati-l-'ardu zuhrufahâ wa-z-zayyanat wa zanna 'ahluha 'anna-
hum qâdirûna 'alayha 'atâha*" 'amrunâ laylan 'aw nahâran faja'alnâhâ
hasîdan ka'a-l-lam tagna bi-l-'amsi kadâlika nufassilu-l-'âyâti liqawmi-y-
yatafakkarûna (24) wa-L-Lâhu yad*îî 'ilâ dâri-s-salâmi wa yahdi may-ya-
sa'u 'ilâ sirâtim-mustaqîmin (25).
La vie de ce monde est comparable à l'eau que nous déversons du haut
des cieux. Fécondée par elle, la tere se couvre d'une végétation luxuriante
dont se nourrissent les hommes et les animaux. Au moment où, ainsi arro-
sée, la terre a revêtu sa plus belle parure et où les hommes s'en croient les
maîtres inconstestés, notre châtiment se déclenche de jour ou de nuit et les
récoltes se trouvent anéanties comme si aucune culture n'avait existé la
veille. C'est ainsi que nous réservons nos enseignements à ceux qui réflé-
chissent (24) Allah convie tous les hommes à la maison de la paix. Il met
qui II veut dans la voie droite (25).
Dieu compare les clinquants de la vie dans le bas monde et sa pa-
rure, n'étant que des choses qui ne tardent à disparaître promptement,
à la végétation que Dieu a fait pousser de la terre grâce à la pluie tom-
bée du ciel, dont hommes et bêtes s'en nourrissent.
Une fois que «la terre a revêtu sa plus belle parure» en faisant
sortir les végétations luxuriantes et les fleurs diverses «les hommes s'en
croient les maîtres incontestés» c'est à dire qu'ils possèdent un certain
pouvoir sur la terre et qu'ils peuvent à tout moment la récolter. Se
croyant être comme tels, une tempête et un vent dévastateur ont enva-
hi la terre, ont désséché les feuilles vertes et détérioré les fruits. Tel
est le sens des dires de Dieu: «notre châtiment se déclenche de jour ou
de nuit et les récoltes se trouvent anéanties comme si aucune culture n'avait
existé la veille». Tout fut ravagé, comme si la veille la terre n'avait pas
été florissante, ainsi sera la fin de toute chose.
Dans le Coran on rencontre plusieurs versets qui parlent de ce fait
et qui constituent des leçons aux hommes, on cite à titre d'exemple ce-
lui-ci: «Explique-leur que la vie de ce monde est comparable au spectacle
suivant: Sous l'action de l'eau tombée du ciel, les plantes s'entremêlent dans
une poussée vigoureuse, puis elles se dessèchent et sont éparpillées par le
vent. Allah est tout-puissant» [Coran XVIII, 45].
Apr&s avoir proposa cette parabole, Dieu appelle les hommes à la
397
demeure de la paix qui est le Paradis. Cette demeure est appelée ainsi
parce qu'elle est exempte de tous les malheurs, afflictions, peines et
calamités.
Jaber Ben Abdullah raconte: «Un jour l'Envoyé de Dieu - qu'Allah
le bénisse et le salue - vint auprès de nous et dit: «J'ai vu en rêve
comme si Gabriel se trouvait près de ma tête et Michel près de mes pieds.
L'un d'eux dit à l'autre: «Donne-lui un exemple». Il me dit: «Ton cas et ce-
lui de ta communauté ressemblent à un roi qui, possédant un enclos, y bâtit
une maison. Il prépara un grand festin puis envoya des émissaires conviant
les hommes à y prendre part. Il en est ceux qui ont répondu et ceux qui se
sont abstenus. Dieu est ce roi, l'enclos est l'Islam, la maison est le Paradis.
Quant à toi ô Mouhammad, quiconque répond à ton appel aura embrassé
l'Islam, quiconque embrasse l'Islam entrera au Paradis, et quiconque entre
au Paradis, se délectera à ses fruits» (Rapporté par Ibn Jarir) ll K
li-l-ladîna 'ahsanû-l-husnâ wa ziyâdatun walâ yarhaqu wujûhahum qata-
run walâ dillatun 'ûla'ika 'ashâbu-l-jannati hum fîhâ halidûna (26).
Ceux qui font le bien recevront une belle récompense et même pins.
Leurs visages ne trahiront ni tristesse, ni humiliation. Ils auront le Paradis
pour séjour éternel. (26).
La plus belle récompense est toujours réservée à quiconque a
(1) :jUil»4t*
fi Un l«j ^ fî J> JuU .iJUu JuT Ji,j dili. UjJ : JUi &S» 4 ^.j^A
tiîfbtî <fi iJj-jJi 4*M> Ii cij tii^Jl ^_J1j (f -jL->ll jljjlj <£lLJ jlli \Sy l y
398
bien agi et fait de bonnes œuvres dans le bas monde. Il aura même
quelque chose davantage car chaque bonne action est décuplée. Ceux
qui ont fait le bien auront le Paradis et ce qu'il renferme comme palais,
houris à grands yeux, la satisfaction du Seigneur, et ce qu'il leur ré-
serve en fait de joie comme récompense. On a interprété l'expression
«et même plus» comme étant le regard à la Face de Dieu qu'aucune ré-
compense ne lui sera pareille.
Souhaïb rapporte que l'Envoyé de Dieu - qu'Allah le bénisse et le
salue - après avoir récité ce verset: «Ceux qui font le bien recevront une
belle récompense et même plus» a dit: «Lorsque les bienheureux entreront
au Paradis et les réprouvés à l'Enfer, un crieur criera: «O habitants du Pa-
radis! Dieu vous avait promis une chose et II va vous l'exécuter» Ils répon-
dront: «N'a-t-Il pas alourdi nos balances? N'a-t-Il pas rendu nos visages
clairs? Ne nous a-t-Il pas fait entrer au Paradis?» Le voile sera alors ôté et
ils Le regarderont. Par Dieu, Dieu ne leur a donné une chose meilleure que
le regarder et qui réjouira leurs yeux» (Rapporté par Ahmed, Mouslim et
d'autres) 111 .
Cela est confirmé aussi par ce hadith où le Prophète - qu'Allah le
bénisse et le salue - a dit: «La belle récompense est le Paradis et la chose
de plus est le regard à Sa Noble Face».
«Leurs visages ne trahiront ni tristesse ni humiliation» une expres-
sion qui signifie que les croyants n'auront pas le visage couvert par la
poussière ni par une noirceur au jour du rassemblement, plutôt ils au-
ront le visage rayonnant. Quant aux impies, leurs visages seront cou-
verts de poussière, enveloppés de ténèbres. Par ailleurs les fidèles ne
seront plus humiliés comme Dieu l'affirme dans ce verset: «Dieu leur
épargnera les calamités de ce jour fatal. H épanouira leurs visages de bon-
heur et de joie» [Coran LXXVI, 11].
399
Que Dieu nous fasse au nombre d'eux.
wa-l-ladîna kasabû-s-sayyi'âti jazlf'u sayyi'atim-bimitlihâ wa tarhaqu-
hum d illatum-mâ lahum mina-L-Lâhi min 'âsimin ka'annama 'ugsiyat
wujûhuhum qita'am-mina-l-layli muzliman 'ûla 'ika 'ashâbu-n-nâri hum
fîhâ halidûna (27).
Ceux qui font le mal subiront le mal. Ils seront couverts de honte et
dénués de toute aide auprès d'Allah. Leurs visages seront comme envelop-
pés par l'épaisseur d'une nuit noire. Ils auront l'enfer pour séjour éter-
nel (27). ,
A l'inverse des premiers, ceux qui auront accompli les mauvaises
actions recevront une rétribution du mal commis; leurs visages seront
couverts d'humiliation et d'opprobre à cause de leurs péchés. Dieu les
a décrits dans d'autres versets et dit: «Tu les verras exposés à la Gé-
henne, confondus d'humiliation» [Coran XLII, 45] et aussi: «Où les mé-
chants accourront, les traits défaits...» [Coran XIV, 43].
«et dénués de toute aide auprès d'Allah» ils ne trouvereont aucun dé-
fenseur contre Dieu et ne seront jamais préservés contre le supplice,
ceci est pareil aux dires de Dieu» «Ce jour-là, l'homme s'écriera: «Où
fuir?» Mais, il ne trouvera pas de refuge. Ce jour-là, ô homme, tu rejoin-
dras ton Maître pour toujours» [Coran LXXV, 10-12].
Ce jour-là les incrédules auront les visages: «comme enveloppés par
l'épaisseur d'une nuit noire» car une fois le compte réglé, le sort de cha-
cun sera répercuté sur son visage «Un jour viendra où certains visages
s'illumineront de blancheur et où d'autres s'assombriront» [Coran III, 106].
400
wa yawma nahsuruhum jamî'an tumma naqûlu li-l-ladîna 'asrakû makâ-
nakum 'antum wa Surakà"'ukum fazayyalnâ baynahum wa qâla sur-
uraka^'uKum mâ kuntum 'iyyânâ ta'budûna (28) fakafâ bi-L-Lâhi
Sahîdam-baynanâ wa baynakum 'in kunnâ 'an 'ibâdatikum lagafilîna (29)
hunâlika tablû kullu nafsim-ma 'aslafat wa ruddu 'ilâ-L-Lâhi mawlâhu-
mu-l-haqqi wa dalla 'anhum mâ kânû yaftarûna (30).
Un jour, nous réunirons tous les hommes et nous dirons à ceux qui
nous ont associé d'autres divinités: «Mettez-vous ensemble vous et les divi-
nités que vous nous avez associées... Puis nous les séparerons. Les divinités
s'écrieront alors: «Ce n'est pas nous que vous avez adorées» (28) Allah suf-
fit comme témoin entre nous et vous. Il témoignera que nous avons toujours
ignoré votre adoration (29) Ce jour-là, chaque âme apprendra la véritable
valeur de ses actes. Tous les hommes seront appelés à Allah, leur véritable
maître, et les divinités qu'ils ont inventées seront défaillantes (30).
Au jour de la résurrection, toutes les créatures: hommes, génies,
bons et pervers seront rassemblés sans laisser un seule. A ceux qui
ont associé d'autres divinités à Dieu, on dira: «Restez à votre place,
vous et vos associés» dans le but de les séparer des croyants comme
le montre ce verset: «O vous les coupables, tenez-vous à l'écart» [Coran
XXXVI, 59].
En ce jour-là les divinités renieront toute association à Dieu et dés-
avoueront les actes des polythéistes en prenant Dieu à témoin que
cette adoration était faite à leur insu, et reniant qu'elles avaient de-
mandé aux impies de les adorer en dehors de Lui. Cela constitue une
réprimande aux polythéistes qui ont adoré ces divinités malg.é que
Dieu leur a envoyé des Prophètes pour n'adorer que Lui sans rien Lui
associer. Il a dit à cet égard en s'adressant à Son Prophète - qu'Allah
le bénisse et le salue -: «Il n'est pas de Prophètes qui t'aient précédé à
qui nous n'ayons révélé qu'il n'y a d'autre Allah que Moi. Adorez-Moi»
[Coran XXI, 25].
«Ce jour-là, chaque âme apprendra la véritable valeur de ses actes».
401
Tout homme rendras compte de ses œuvres et éprouvera ainsi les
conséquences de ce que ses mains avaient perpétré. On lui présente-
ra le livre de ses oeuvres qu'il trouvera ouvert devant lui en lui disant:
«Lis ton livre». A la fin, tout dépendra de la volonté de Dieu et de Son
jugement: Les bienheureux seront introduits au Paradis et les damnés
à l'Enfer.
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qui may-yarzuqukum mina-s-samà*'i wa-l-'ardi 'amman yamliku-s-sam'a
wa-l-'absâra wa may-yuhriju-l-hayya mina-l-mayyiti wa yuhriju-l-mayyita
mina-l-hayyi wa may-yudabbiru-l-'amra fasayaqûlûna-L-Lâhu faqul 'afa-
lâ tattaqûna (31) fadâlikumu-L-Lâhu rabbukumu-l-haqqu famâdâ ba'da-
1-haqqi 'illâ-d-dalâlu fa'annâ tusrafûna (32) kadâlika haqqat kalimatu
rabbika 'alâ-l-ladîna fasaqlî 'annahum là yu'minûna (33).
Dis-leur: «Qui est-ce qui vous assure les ressources du ciel et de la
terre? Qui est le maître de l'ouïe et de la vue? Qui est-ce qui tire la vie de
la mort et la mort de la vie et qui est-ce qui règle la marche de l'univers?»
Ils répondront: «C'est Allah» Dis: «Qu'attendez-vous alors pour Le crain-
dre?» (31) Le voilà, Allah votre véritable maître. Cette vérité exceptée, il
n'y a qu'erreur. Pourquoi vous laissez -vous détourner?» (32) Ainsi les rebel-
les se trouveront condamnés sans appel par ton Seigneur parce qu'ils sont
inconvertibles (33).
Dieu présente aux polythésites tant de prétextes pour affirmer Son
unicité. Il leur dit: «Qui est-ce qui vous assure les ressources du ciel et de
» =>» *<-■-«-*-'-'->> En d'outrés termes: qui ffciîl descendre du Ciel une pluie, qUÏ
fend la terre profondément par Son Omnipotence, qui fait sortir les cé-
réales, les vignes, les légumes, les oliviers, les palmiers, les jardins
402
touffus, les fruits et les pâturages etc, et malgré cela vous associez un
autre à Dieu? Qui pourvoit à vos besoins si Dieu retient Ses bienfaits?
Qui vous a accordé la faculté de l'ouïe pour tout entendre, et la vue
pour tout apercevoir: «C'est Lui qui vous a fait naître; Il vous a donné
l'ouïe, la vue...» [Coran LXVII, 23].
D'autant plus, qui «tire la vie de la mort et la mort de la vie?» par
Sa puissance, et «qui règle la marche de l'univers» et dirige toute
chose avec attention, qui dispose de tout, qui décide et nul ne s'op-
pose à Sa décision, qui interrogera les hommes sans être interrogé. Il
est le Maître Suprême, et quand on leur demande tout cela ils répon-
dront: «C'est Allah» Et Dieu de leur dire par la bouche de Son Pro-
phète - qu'Allah le bénisse et le salue -: «Qu'attendez-vous alors pour
Le craindre?».
Puisque ils avouent qu'il est le seul Dieu, pourquoi donc ils lui as-
socient d'autres divinités, qu'y a-t-il en dehors de la vérité sinon l'er-
reur?. Pourquoi les polythéistes se détournent-ils pour adorer un autre
que Dieu? Mais la Parole du Seigneur ne tardera pas à être réalisée
contre les mécréants et les pervers qui persévèrent dans leur obstina-
tion et leur égarement. Ils seront sans aucune contestation le combus-
tible du Feu où ils demeureront pour l'éternité, ce qui est confirmé par
la parole de Dieu: «Oui, mais le décret condamnant les incrédules sera
exécuté» ICoran XXXIX, 71].
p a â % &i 1 $ 3 J P Jt
Qui hal min suraka* 'ikum may-yabda'w-l-KaUia tumma yvi'îduhû fa'annâ
tu fakûna (34) qui hal min surakà* 'ikum may-yâhdT 'ilâ-l-haqqi qul-i-L-
Lâhu yahdî-li-l-haqqi 'afamay-yahdr 'ilï-l-haqqi 'ahaqqu 'ay-yuttaba'a
403
'amma-l-lâ yahiddî 'ilïïf 'ay-yuhdâ famâlakum kayfa tahkumûna (35) wa-
mâ yattabi'u aktaruhum 'illâ zannan 'inna-z-zanna lâ yugnî mina-l-haqqi
say'an 'inna-L-Lâha 'alîmun-bimâ yaPalûna (36).
Dis: Lequel de vos associés peut créer les êtres et les ressusciter? Dis:
Allah seul peut créer et ressusciter. Comme vous voilà de travers. (34) Dis:
Lequel de vos associés peut vous enseigner la vérité? Dis: C'est Allah qui
enseigne la vérité. Qui est plus digne d'être suivi? Celui qui dirige ou celui
qui ne se dirige qu'autant qu'il est dirigé lui-même? Qui est-ce qui vous in-
cite à juger de la sorte? (35). La plupart d'entre eux n'obéissent qu'à leurs
impulsions. Est-ce que les impulsions peuvent tenir lieu de vérité? Allah
connait tous leurs actes (36).
Diau continue à réprimander les polythéistes et réfuter leur pré-
somption «Lequel de vos associés peut créer les êtres et les ressusciter?»
C'est à dire qui a créé les deux et la terre et toutes les créatures qui y
existent, qui a parsemé l'atmosphère céleste par les étoiles et les as-
tres, et à la fin des temps, Il ressuscitera toutes les créatures après
leur périssement.
Puis II les demande: «Lequel de vos associés peut vous enseigner la
vérité?» du moment qu'ils sachent que Dieu est le seul qui peut diriger
les hommes vers la vérité et mettre les égarés sur la voie droite,
comme II peut tourner les cœurs en leur montrant la bonne direction. Il
est certes Dieu le Seigneur des mondes.
Qui est donc plus digne d'être suivi: Celui qui dirige vers la vérité
ou celui qui ne dirige les hommes que dans la mesure où il est lui-mê-
me dirigé? Le serviteur ne doit-il pas suivre celui qui dirige et qui
donne la vue après l'aveuglement, au lieu de qui est incapable de diri-
ger à cause de sa cécité et son mutisme, tout comme lorsque Abra-
ham a dit à son père: «O mon père, pourquoi adores-tu ce qui n'entend
pas, ce qui ne voit pas, ce qui ne sert à rien?» [Coran XIX, 42].
«Qui est-ce qui vous incite à juger de la sorte?» Comment pouvez-
vous juger ainsi en traitant sur un même pied d'égalité Dieu le créateur
* :1 - - l - ■ ' - ' • ■ ' 1 1 ' ' ' ■ . \ < - - . considérant comme égaux et en les adorant
tous les deux? Pourquoi ne vouez-vous pas un culte pur à Dieu qui est
le plus digne d'être adoré?
404
Par ailleurs Dieu montre que ces polythéistes dans leur pratique
religieuse ne se reposent ni sur un signe clair ni sur une preuve évi-
dente, plutôt ce ne sont que des illusions et des conjectures. Tout cela
ne leur servira à rien car: «Alah connaît tous leurs actes» et II leur de-
mandera compte pour les rétribuer.
wamâ kânâ hâd â-l-Qur'ânu 'ay-yuftarâ min dûni-L-Lâhi walâkin
tasdîqa-l-ladî bayna yadayhi wa tafsîla-l-kitâbi lâ rayba fihi mi-r-rabbi-1-
'âlamîna (37) 'am yaqûlûna-ftarâhu qui fa'tû bisûrati-m-mitlihî wa-d-'û
man-i-stata'tum min dûni-L-Lâhi 'in kuntum sâdiqîna (38) bal kaddabû
bimâ lam yuhîtû bi'limihî walammâ ya'tihim ta'wîluhû kadâlika kadd
aba-l-ladîna min qablihim fa-nzur kayfa kâna 'âqibatu-z-zâlimîna (39) wa
minhum may-yu'minu bihî wa minhum ma-l-lâ yu'minu bihî wa rabbuka
'a'lamu-bi-1-mufsidîna (40).
Ce Coran ne peut pas avoir été conçu à l'insu d'Allah. II confirme les
révélations qui l'ont précédé. La façon dont il est composé ne laisse pas de
doute qu'il émane du maîttre de l'univers (37) Ils s'obstinent à dire qu'il est
une invention du Prophète. Réponds: Composez une seule sourate sem-
blable. Et, pour cela, recourez à toutes les divinités que vous pourrez en de-
hors d'Allah, si vous êtes sincères (38) La vérité, c'est qu'ils traitent de
mensonge ce qu'ils ne comprennent pas et ce qu'ils ne voient pas réalisé. Ce
sont ces mêmes raisons qui ont poussé leurs prédécesseurs à tenir les mêmes
propos. Considère quelle a été la fin des impies (39) Parmi eux, il en est
croient -■«> Livre, «'autres qui n'y croient pas. Ton Seigneur connaît les
ennemis de sa foi (40).
405
C'est une affirmation du caractère inimitable du Coran et qu'aucun
mortel ne puisse produire un livre pareil, ni dix sourates ni même une
seule, car le Coran à cause de l'éloquence qu'on y trouve, de son
style disert et doux, et grâce aux enseignements utiles aux hommes
dans les deux mondes qu'il renferme, ne peut être révélé que de Dieu
ni provenir que de chez Lui. Il n'a nullement un égal dans tous ses ca-
ractères, ses particularités, ses paroles et son contenu. Ses propos ne
sont pas semblables à ceux des hommes créés. C'est pour cela que
Dieu a dit: «Ce Coran ne peut pas avoir été conçu à l'insu d'Allah» et il
n'est pas inventé par un autre que Dieu étant donné que Ses paroles
ne sont pas semblables à celles des humains.
Par ailleurs, ce Coran «confirme les révélations qui l'ont précédé»
mais il est préservé de toute altération, car les autres Livres célestes
ont été modifiés et altérés.
«La façon dont il est composé ne laisse pas de doute qu'il émane du
maître de l'univers» en vertu de ce qu'il renferme comme enseigne-
ments, jugements, histoire et morale. On y trouve les nouvelles des gé-
nérations passées et les lois imposées par le Seigneur qui, une fois
apliquées, ne procurent que sa satisfaction.
Puis Dieu lance ce défi: «Composez une seule sourate semblable. Et,
pour cela, recourez à toutes les divinités que vous pourrez en dehors d'Al-
lah, si vous êtes sincères». Si vous prétendez et doutez que le Coran est
l'oeuvre d'un autre que Dieu et qu'il est inventé par Mouhammad, sa-
chez que Mouhammad est un mortel comme vous et il vous l'a apporté
comme affirmation de son message, produisez donc une seule sourate
qui lui est semblable et invoquez qui vous pourrez en dehors de Dieu,
si vous êtes véridiques, parmi les humains et les génies. Mais sûre-
ment ils sont incapables de le faire comme II a dit: «Les hommes et les
génies auraient beau se concerter respectivement pour produire un pareil
Coran, qu'ils n'y parviendraient pas. S'associeraient-ils même? qu'ils ne le
pourraient pas non plus» [Coran XVII, 88].
Puis le défi devint plus difficile quand II leur demande de produire
dix sourates en disant: «Ils s'obstinent à dire que le Coran est une inven-
4îah du PrApkcic. HâB<mdc!* {/Composez seulement dix sourates semblables
aux miennes. Et, pour cela, recourez à toutes les divinités que vous pourrez
406
en dehors d'Allah, si vous êtes sincères» [Coran XI, 13]. Enfin II leur défie
en leur demandant de composer une seule sourate pour montrer leur
incapacité: «... Réponds: Composez une seule sourate semblable...» Il af-
firme à coup sûr qu'ils ne parviennent jamais à réaliser l'une ou l'autre
demande pour relever le défi, du moment qu'ils étaient réputés pour
être les maîtres de l'éloquence et de la poésie. Mais ce qu'ils avaient
de Dieu comme révélation leur paraissait étrange malgré que le style
du Coran est simple, éloquent, disert, et pourtant plusieurs parmi eux
n'y ont pas cru et sont morts en infidèles.
Dans un hadith authentifié l'Envoyé de Dieu - qu'Allah le bénisse
et le salue - a dit: «Tout Prophète a repu des versets en quoi les hommes
avaient cru. Ce que j'ai reçu était une révélation de Dieu et j'espère être le
plus suivi».
Les polythéistes n'ayant ni compris le Coran ni le bien conçu «ils
traitent de mensonge ce qu'ils ne comprennent pas» et ce dont l'explication
ne leur est pas parvenue. Ils n'ont pas voulu recevoir la bonne direc-
tion par obstination, sottise et ignorance. Ceux qui vécurent avant eux
criaient au mensonge de la même façon. «Considère quelle a été la fin
des impies» Ils ont été anéantis, prenez garde donc de subir le même
sort si vous persistez dans votre rébellion.
«Parmi eux, il en est qui croient au Livre» et en tout ce que le Pro-
phète - qu'Allah le bénisse et le salue - a apporté et ils l'ont suivi
«d'autres qui n'y croient pas» ils meurent en infidèles et seront ressusci-
tés infidèles. «Ton Seigneur connait les ennemis de sa foi» . En d'autres
termes II connait ceux parmi les hommes qui sont dignes d'être dirigés
et II les dirige, et ceux qui ne méritent que l'égarement et II les égare.
Il est le juste qui traite les gens avec équité sans léser personne.
i&ZSttf
407
wa 'in kaddabûka faqul-lî 'amalî wa lakum 'amalukum 'antum barî'ûna
mimmâ 'a'malu wa 'ana barî'um mimmâ ta'malûna (41) wa minhum
may-yastami'ûna 'ilayka 'afa'anta tahdî-l-'umya walaw kanû lâ
yubsirûna (43) 'inna-L-Lâha lâ yazlimu-n-nâsa say'an walâkinna-n-nâsa
'anfusahum yazlimûna (44).
S'ils te traitent d'imposteur, dis: «Je suis responsable de mes actes et
vous des vôtres. Ce que je fais ne vous regarde pas et ce que vous faites ne
me regarde pas» (41) Parmi eux, il en est qui t'écoutent. Mais comment
peux-tu te faire écouter par des sourds qui, en plus, ne comprennent
rien (42) Parmi eux, il en est qui te regardent. Mais comment peux-tu diri-
ger les aveugles alors qu'ils ne voient pas 1 (43) Allah n'est jamais injuste en-
vers les hommes. Ce sont les hommes qui sont injustes envers eux-
mêmes (44).
Dieu ordonne à Son Prophète - qu'Allah le bénisse et le salue-:
«O Mouhammad, si ces idolâtres te traitent de menteur, désavoue-les
et désavoue leurs actes: «Dis: Je suis responsable de mes actes et vous
des vôtres» comme était la réponse de Abraham aux polythéistes:
«Nous sommes sans attache avec vous et les divinités que vous adorez en
dehors d'Allah» [Coran LX, 4].
L'expression: «Parmi eux, il est ceux qui t'écoutent» signifie que plu-
sieurs d'entre eux écoutent tes bons propos et les versets du Coran
qui est utile pour leurs âmes et leurs corps, mais, malheureusement,
ils n'en tirent aucun profit, c'est comme tu n'as rien dit et ils n'ont rien
entendu, ô Mouhammed, serais-tu capable de faire entendre les
sourds? ainsi tu ne pourrais diriger ces gens-là que ceux que Dieu a
voulu diriger.
«Parmi eux, il en est qui te regardent», ils aperçoivent ta personne
et tout ce que Dieu t'a donné comme signes de ta prophétie. C'est vrai
au'ils comtemnlent tout cela mais si comme ils ne voient rien devant
eux, «a-amant plus ils te regardent avec mépris et dédain alors que les
croyants te regardent avec tout respect et vénération, Dieu cite aussi
408
leur comportement dans ce verset: «Quand ils te voient, ils te tournent
en dérision» [Coran XXV, 41].
Puis Dieu affirme qu'il ne traite jamais quiconque avec injustice,
même s'il a dirigé qui II veut, a rendu quelques uns comme aveugles
pour ne plus voir Ses signes évidents, a ouvert les yeux de certains
d'autres, fait entendre Ses versets à certains et a rendu sourds cer-
tains d'autres, enfin II a égaré qui II a voulu et a dirigé qui II a voulu,
car II est le Souverain qui dispose à Sa guise de tout ce qu'il a créé. '
Tout émane de Sa science et Sa sagesse. Il ne lèse pas les hommes,
mais les hommes se font tort à eux-mêmes
wa yawma yahsuruhum ka-'a-l-lam yalbatîî 'illâ sâ'atam-mina-n-nahâri
yata'ârafûna baynahum qad hasira-l-ladîna kaddabû biliqa 'i-L-Lâhi wa-
mà kânû muhtadîna (45).
Le jour où nous rassemblerons tous les hommes. Us auront la sensation
de n'être restés sur terre que juste le court instant de se connaître les uns
les autres. Ceux qui auront douté de se rencontrer avec Allah, leur perte se-
ra consommée. Ils ont été mal dirigés (45).
Le jour où tous les hommes seront rassemblés devant leur Sei-
gneur après leur résurrection, il leur semblera qu'ils n'avaient passé
sur terre qu'un court laps de temps, ou comme Dieu a dit également:
«Le jour où ils la verront (l'Heure), ils auront le sentiment de n'avoir passé
sur terre qu'un soir ou un matin» [Coran LXXIX, 46]. Il a dit aussi: «Nous
comprendrons mieux que personne ce que voudront dire les plus avisés d'en-
tre eux quand ils répliqueront: «Que non pas. Nous n'y sommes restés
qu'un jour» [Coran XX, 104] et: «Lorsque l'heure sonnera, les coupables
jureront qu'ils n'ont séjourné sur terre qu'un heure» [Coran XXX, 55], et
aussi: «Ils seront interrogés: «Combien d'années êtes-vous restés sur
terre?» Ils répondront: «Nous y sommes restés un jour ou moins, peut-être»
[Coran XXIII, 112-113]. Tous ces versets ne font que montrer que les
nommes au jour de ia résurrection, auront le sentiment qu'ils n'ont
409
passé sur terre qu'un très court laps de temps d'un jour ou même
d'une fraction du jour, juste le moment suffisant de se reconnaître en-
tre eux.
En ce jour-là chacun sera péoccupé de son propre sort où il n'y
aura aucune question de parenté, où «l'ami ne questionnera pas l'ami»
[Coran LXX, 1 0]. Ceux qui auront traité de mensonge ce moment de
rencontre avec Dieu «leur perte sera consommée. Ils ont été mal dirigés»
Y aura-t-il une perte plus grande que de se séparer de ceux qu'on a ai-
més! Il n'y aura que de regrets et d'angoisse.
wa 'immâ nuriyannaka ba'da-l-ladî na'iduhum 'aw natawaffayannaka fa
'ilaynâ marji'uhum tumma-L-Lâhu sahîdun 'alâ mâ yaf alûna (46) wa li-
kulli 'ummati-r-rasûlun fa'idâ jâ~'a rasûluhum qudiya baynahum bi-1-
qisti wa hum lâ yuzlamûna (47).
Soit que nous te montrions une partie des peines que nous réservons
aux impies, soit que nous te rappelions à nous, tous les hommes feront re-
tour à Allah, qui est témoin de leurs actes. (46) Tous les peuples ont un
Prophète. Allah les jugera chacun à leur tour en présence de leurs prophè-
tes, avec la plus parfaite équité (47).
Dieu s'adresse à Son Messager: «Soit que nous te montrions une
partie des peines que nous réservons aux impies» c'est à dire que nous
vengeons d'eux de ton vivant afin que tu te réjouisses «soit que nous te
rappelions à nous» et eux reviendront vers nous pour juger leurs ac-
tions. Au jour du compte final, chaque Prophète envoyé à son peuple
sera présent et tout sera tranché avec équité et personne ne sera
lésé. Y seront présents aussi tous les anges scribes qui inscrivaient les
bonnes et mauvaises actions des serviteurs.
La communauté musulmane, bien qu'elle est la dernière venue
410
parmi les autres, sera la première jugée pour être rétribuée, et ce sera
grâce à son Prophète - qu'Allah le bénisse et le salue -.
wa yaqûlûna' matâ hâdâ-l-wa'du 'in kuntum sâdiqîna (48) qul-la 'amliku
linafsî darran walâ naf an 'illâ mâ sa 'a-L-Lâhu likulli 'ummatin 'ajalun
'idâ jîi'a 'ajaluhum falâ yasta' hirûna sâ'atan walâ yastaqdimûna (49)
qui 'ara'aytum 'in 'atâkum 'adâbuhû bayâtan 'aw nahâram-mâd â yas-
ta 'jilu minhu-l-mujrimûna (50) 'atumma 'idâ mâ waqa'a 'âmantum bihT
'â A l-'âna waqad kuntum bihî tasta'jilûn (51) tumma qîla li-l-ladîna
zalamû dûqû 'adâba-l-huldi hal tujzawna 'illâ bimâ kuntum taksibû-
na (52).
Ils murmurent: «Quand aura lieu cette réunion avec Allah? Dites-le-
nous, si vous êtes sincères» (48) Dis: Je ne puis me faire à moi-même ni mal
ni bien. Allah seul le peut. La durée des nations est fixée d'avance. Lorsque
leur fin est arrivée, elles ne peuvent ni la retarder, ni l'avancer d'un mo-
ment (49) Dis: Que feriez-vous si quelque jour où quelque nuit, la colère
d'Allah vous surprenait? Êtes-vous si pressés de l'éprouver cette colère (50)
Evidemment si cette colère se manifeste, vous croirez. Ah! oui, vous croirez!
alors que, la veille encore vous réclamiez avec empressement (51) On dira
alors aux impies: «Goûtez maintenant le châtiment éternel. Avez-vous pu
croire que vous seriez récompensés autrement que selon vos œuvres? (52).
Les polythéistes demandent: «Quand est-ce que sera réalisé» tout
comme le Seigneur montre dans un autre verset en parlant de l'Heure:
«Les incrédules sont impatients de la voir venir; les croyants en redoutent
411
la venue, la tenant pour certaine» [Coran XLII, 18]. Cette heure fatale est
inéluctable même si les hommes n'ont aucune notion de sa survenue.
Dieu inspire Son Prophète - qu'Allah le bénisse et le salue - à leur
répondre: «Je ne puis me faire à moi-même ni mal ni bien» et je ne vous
dis autre que mon Maître m'a enseigné. Je suis même incapable de
détenir pour moi-même quoi que ce soit du mal ou du bien. Je vous
préviens que cette Heure se dressera sans aucune contestation dans
un moment dont j'ignore complètement.
«La durée des nations est fixée d'avance» donc chaque communauté
restera sur terre le temps que Dieu lui a voulu, et une fois leur terme
expiré: «elles ne peuvent ni la retarder, ni l'avancer d'un moment». Dieu,
dans d'autres versets, prévient les hommes que Son châtiment les sur-
prend sans y attendre de nuit ou de jour. Et pour les réprimander II
leur dit: Quand ce châtiment s'abattra' sur vous vous y croirez alors
que maintenant vous voudriez le hâter?. Qu'ils sachent que «la foi ac-
quise en présence du châtiment ne profite pas» [Coran XL, 85].
A ceux qui se sont montrés incrédules on dira: «Goûtez le châti-
ment éternel» au jour de la résurrection. Ce propos leur sera comme un
reproche sévère, comme on leur dira aussi: «Subissez l'épreuve patiem-
ment ou non, peu importe! Vous récoltez le fruit de vos œuvres» [Coran LU,
16].
wa yastambi'ûnaka 'ahaqqun huwa qui 'iy wa rabbî 'innahû lahaqqun
wamâ 'antum bimu'jizîna (53) walaw 'anna likulli nafsin zalamat mâfï-1-
'ardi laftadat bihî wa 'assarrû-n-nadâmata lammâ ra'awu-l-'adâba wa
qudiya baynahum bi-l-qisti wa hum lâ yuzlamûna (54).
TlS te demandent! «Ce que tu dis sur ce châtiment, est-ce bien vrai?»
Réponds: «oui, je le jure par mon Seigneur, c'est la vérité. Et vous ne pou-
vez pas vous soustraire à la puissance d'Allah. (53). Toute âme chargée de
412
péchés n'hésiterait pas, pour se racheter, à donner toutes les richesses de la
terre. Hélas! les pécheurs, en présence du châtiment éprouveront un amer
repentir. Ils seront jugés en toute équité sans risque d'être lésés (54).
Les impies s'informent auprès de Mouhammad - qu'Ailah le bé-
nisse et le salue -: Ce jour du rassemblement pour être jugés est-ce
bien vrai après la réduction des corps en poussière? Réponds-leur:
«Oui, je le jure par mon Seigneur, c'est la vérité» votre transformation en
poussière ne pourrait jamais réduire Dieu à l'impuissance après vous
avoir créés du néant: «Quand II décide une chose, Il ordonne: «Que cette
chose soit et elle est» [Coran XXXVI, 82].
Ce verset n'a que deux pareils dans tout le Coran où Dieu or-
donne à Son Prophète- qu'Allah le bénisse et le salue - de jurer par Lui
à tous ceux qui renient qu'il y aura une résurrection. Ils sont:
- Les incrédules soutiennent: «L'Heure ne viendra pas». Reponds: que
si, par mon Seigneur, elle arrivera» [Coran XXXIV, 3].
- Les infidèles prétendent qu'ils ne seront pas ressuscites. Dis: Par mon
Seigneur, vous serez ressuscites et on vous rappellera toutes vos actions»
[Coran LXIV, 7].
Une fois les hommes ressucités, l'incrédule aimera se racheter
contre le châtiment de tout l'or de la terre, mais: «Hélas! les pécheurs,
en présence du châtiment, éprouveront un amer repentir. Ils seront jugés en
toute équité» et personne ne sera lésé.
ala 'inna li-L-Lâhi mâ fî-s-samâwâti wa-l-'ardi 'ala 'inna wa 'da-L-Lâhi
haqqun wa lâkinna 'aktarahum lâ ya'lamûna (55) huwa yuhyî wa yumîtu
wa 'ilayhi turja'ûna (56).
Allah n'est-Il pas le maître des cieux et de la terre? Les prédictions
a- Aiiah ne sont-elles pas yraies? Hélas! La plupart des hommes ne le
comprennent pas! (55) C'est Lui qui donne la vie et la mort et c'est à Lui
que vous ferez retour (56).
413
Dieu rappelle aux hommes que tout ce qui est dans les cieux et
sur la terre Lui appartient. Sa promesse sera réalisée indubitablement.
Il fait vivre et fait mourir. Toutes les créatures feront retour à Lui. Il est
l'Omnipotent qui ressuscitera tous les corps même ceux qui ont été
dispersés sur la terre et dans les mers et déchiquetés et répandus
dans toutes les régions.
yâ 'ayyuhâ-n-nâsu qad jï'atkum maw'izatum mir-rabbikum wa 5ifS"u-l-
limâ fî-s-sudûri wa hudan wa rahmatu-l-li-l-mu'minîna (57) qui bifadli-L-
Lâhi wa bi-rahmatihî fa bidâlika falyafrahû huwa hayrum-mimmâ yaj-
ma'ûna (58).
O hommes, un appel au bien vous a été lancé par votre Seigneur. C'est
un remède contre les mauvaises suggestions, c'est aussi un guide et une bé-
nédiction pour les croyants (57) Dis: La grâce et la bénédiction d'Allah de-
vraient être pour eux des biens plus précieux que toutes les richesses qu'ils
peuvent amasser (58).
Dieu rappelle aux hommes ce dont II leur a envoyé comme meil-
leurs enseignements contenus dans un Livre Saint et béni: Le Coran
«un appel au bien» et «un remède contre les mauvaises suggestions» en
écartant les doutes des poitrines et en purifiant les âmes de toute
souillure. En plus «C'est aussi un guide et une bénédiction pour les
croyants» Il est donc une bonne direction pour ceux qui y ont cru
comme II l'affirme dans ce verset: «Ce Coran apporte soulagement et bé-
nédiction aux fidèles. Il ne fera qu'accentuer la ruine des méchants» [Coran
XVII, 82J.
Que les hommes s'en réjouissent, car c'est un bien beaucoup plus
précieux «que toutes les richesses qu'ils peuvent amasser» Ces richesses,
dans le bas monde, ne seront par rapport à l'autre, que des jouissan-
ces éphémères.
414
qui 'ara'aytum mï 'anzala-L-Lâhu lakum mi-r-rizqin faja'altum minhu
harâman wa halâlan qui 'a 1-Lâhu adina lakum 'am 'alâ-L-Lâhi taftarû-
na (59) wamâ zannu-l-ladîna yaftarûna 'ala-L-lâhi-l-kadiba yawma-1-
qiyâmati 'inna-L-Lâha ladû fadlin 'alâ-n-nâsi wa lakinna 'aktarahum lâ
yaskuruna (60).
Dis: Des biens qu'Allah vous prodigue, vous déclarez les uns illicites et
les autres licites. Dis: Est-ce Allah qui vous a autorisés à faire cette distinc-
tion? Ou bien la lui attribuez-vous mensongèrement? (59) Que diront les
gens qui imputent des mensonges à Allah, le jour où ils emparaîtront devant
Lui? N'est-il pas vrai qu'Allah est plein de mansuétude pour les hommes?
Maïs la plupart d'entre eux ne le reconnaissent pas (60).
Ibn Abbas et Moujahed ont commenté: Ce verset fut descendu à
propos des idolâtres qui ont rendu certaines bêtes du troupeau interdi-
tes pour défférentes raisons qui n'ont aucune relation avec le culte ou
la religion. Ces bêtes sont: La bahira, la Sa'iba, la wassila et le ham;
lorsque Dieu les dénonce et désavoue leur acte dans ce verset: «Sur
les produits de la terre et du bétail ils réservent une part à Allah en disant:
Ceci est à Allah», mais sans conviction et «ceci est à nos idoles» [Coran
VI, 136]. Cette interdiction qui n'est fonction que de leurs passions et
instincts, qui n'est basée sur aucune preuve alors que Dieu a rendu li-
cite ce qu'ils se sont interdits. Il les menace en disant: «Que diront les
gens qui imputent des mensonges à Allah, le jour où ils compraîtront devant
Lui?» Que pensent-ils de ce qu'ils fera d'eux au jour de la résurrection
où ils retourneront vers Lui?.
«N'est-il pas vrai qu'Allah est plein de mansuétude pour les hommes?»
et Ibn Jarir de l'interpréter: «sans les châtier promptement dans le bas
monde». Ou cela signifie: Dieu n'a permis aux hommes que ce qui leur
est u«ie et interdit tout ce qui leur nuit. Mais hélas la plupart des hom-
mes sont ingrats sans reconnaître les biens licites accordés par Dieu
415
en s'en interdisant à leur guise pour se priver de ce qui est bon et li-
cite.
wamâ takûnu fî sa'nin wamâ tatlû minhu min qur'ânin walâ ta'malûna
min 'amalin 'illâ kunnâ 'alaykum suhûdan 'id tufîdûna fîhi wamâ
ya'zubu 'an rabbika min mitqâli darratin fî-l-'ardi walâ fî-s-samîf'i walï
'asgara min dâlika wala 'akbara 'illâ fî kitâbim-mubînin (61).
O hommes, il n'est pas d'état où vous vous trouviez, de lecture du Co-
ran que vous ne fassiez, d'actes que vous n'accomplissiez, que nous n'en
soyons pas témoins au moment même. Il n'est pas un atome sur terre ou
dans les cieux qui soit soustrait à la puissance de ton maître. Il n'est pas
d'être dans la création, petit ou grand, qui ne soit signalé dans le Li-
vre (61).
A n'importe quel moment de jour ou de nuit, dans toutes les situ-
ations, Dieu connait parfaitement l'état de Son Prophète - qu'Allah le
bénisse et le salue - de sa communauté et toutes Ses créatures. Rien
ne Lui est échappé fut-ce un atome, le plus petit corps qui puisse exi-
ster, se trouvant dans les cieux ou sur la terre, ou un autre corps qui
soit plus grand. Cette vérité est confirmée aussi par ce verset: «Il dé-
tient les clefs de l'inconnu, qu'il est le seul à connaître. Il sait ce que recè-
lent le sein de la terre et l'abîme des mers. Il n'est pas une feuille qui
tombe, qu'il ne le sache. Il n'est pas une molécule dans les entrailles de la
terre, une brindille verte ou sèche qui ne soient dénombrées dans le sommier
de la création» [Coran VI, 59]. Connaissant tous les mouvements des
êtres vivants ou inertes, il lui incombe de pourvoir au besoin de tout ce
qu'il a créé.
Si c'est le cas des choses existant dans l'univers, que sera le cas
des humains qui sont ordonnés de L'adorer et de leurs mouvements et
416
de tout geste qu'ils accomplissent? Pour faire connaître cela à Ses ser-
viteurs Il s'adresse à Son Prophète - qu'Allah le bénisse et le salue «3
«Qui te voit quand tu te lèves, qui suit tes mouvements dans la foule des
adorateurs» [Coran XXVI, 218-219]. Et en s'adressant à Ses serviteurs
Il les avertit: «... d'actes que vous n'accomplissiez, que nous n'en soyons
pas témoins au moment même». Lorsque vous entreprenez une chose
nous vous voyons faire et entendons vos propos. Citons à cet égard
une partie d'un hadith lorsque Gabriel demanda l'Envoyé de Dieu -
qu'Allah le bénisse et le salue - au sujet de l'Islam (la perfection ou
l'excellence), il lui répondit: «Elle consiste à adorer Dieu comme si tu Le
vois, si tu ne Le vois pas Lui, certes, te voit» (Rapporté par Mouslim) 111 .
'alâ" 'innâ 'awliyâ A 'a-L-Lahi lâ hawfun 'alayhim walâ hum
yahzanûna (62) 'al-ladîna 'à'manû wa kânû yattaqûna (63) lahumu-l-buS-
v>râ fî-l-hayâti-d-dunyâ wafî-l-'âhirati lâ tabdîla likalimâti-L-Lâhi dâli-
ka huwa-l-fawzu-1 'azîmu (64).
Les servants d'Allah ne connaîtront ni crainte ni chagrin (62) Ceux qui
ont mis leur confiance en Lui et qui Le craignent (63) A ceux-là, annonce
une bonne nouvelle dans ce monde et dans l'autre. Les paroles d'Allah sont
immuables. C'est là une magnifique récompense (64).
Les servants d'Allah - ou selon une autre interprétation: les amis
de Dieu- sont ceux qui le craignent, n'éprouveront plus aucune crainte
ni le supplice de la vie future, et ils ne seront plus affligés d'avoir quitté
ce bas monde.
Abou Houraira rapporte que l'Envoyé de Dieu - qu'Allah le bénisse
417
et le salue - a dit: «Parmi les servants de Dieu il en est ceux que les Pro-
phètes et les martyrs envient» On lui demanda: «Qui sont-ils ô Envoyé
de Dieu? peut-être nous l'aimons?» Il répondit: «Ils sont des gens qui
s'aiment en Dieu sans tenir compte ni des richesses ni de lignée. De leurs
visages jaillit une lumière, assis sur des chaires en lumière, ne craindront
rien lorsque les autres seront proie à la frayeur et ne s'attristeront point
que les gens seront affligés» Puis il récita: «Les servants d'Allah ne connaî-
tront ni crainte ni chagrin» (Rapporté par Ibn Jarir et Abou Daoud) 111 .
En commentant ce verset: «A ceux-là, annonce une bonne nouvelle
dans ce monde et dans l'autre» Abou Ad-Darda a dit: «La vision pieuse,
le croyant la voit ou on la lui fait voir». En soutenant cette interpréta-
tion, Oubada Ben As-Samet rapporte qu'il avait demandé l'Envoyé de
Dieu - qu'Allah le bénisse et le salue - au sujet de ce verset, il répondi:
«Tu m'as posé une question que nul avœyt toi ne m'a pas posée. Il s'agit de
la vision pieuse que l'homme voit ou on la lui fait voir».
Abou Dzarr Al-Ghifari rapporte qu'il a demandé à l'Envoyé de Dieu
- qu'Allah le bénisse et le salue -: «Que penses-tu d'un homme qui, en
faisant une certaine œuvre, les hommes en font son éloge et le compli-
mentent?» Il lui répondit: «Telle est la prompte bonne nouvelle annoncée
au croyant».
Commentant toujours le même verset Abdullah Ben Amr rapporte
que l'Envoyé de dieu - qu'Allah le bénisse et le salue - dit: «La visite
pieuse qu'on fait voir au croyant est une des quarante-six parties de la pro-
phétie» (Rapporté par Ibn Jarir) 121 .
.mu. ^ jjb
418
Ibn Jarir rapporte que Oum Kouraïz Al-Ka'bia a entendu l'Envoyé
de Dieu - qu'Allah le bénisse et le salue - dire: «Désormais plus de pro-
phétie mais il y a les «moubachchirates». Ces moubachirates, d'après les
exégètes, ne sont que la bonne nouvelle que les anges annoncent à
l'homme croyant lors de son agonie qu'il obtiendra le pardon de Dieu
et le Paradis». Ceci est confirmé par ce verset: «Ceux qui disent: «No-
tre maître est Allah» et se conduisent avec droiture recevront des anges
cette assurance: «Ne craignez rien et ne vous tourmentez pas. Vous irez au.
Paradis comme on vous l'a promis» [Coran XLI, 30].
Al-Bara" avait rapporté ce hadith où l'Envoyé de Dieu - qu'Allah le
bénisse et le salue - a dit: «Lorsque la mort survient au croyant, des an-
ges aux visages blancs et portant des habits blancs viennent lui dire: «O
âme vertueuse, sors pour rencontrer le repos, les parfums et un Seigneur
content du toi». L'âme sortira alors de sa bouche comme une goutte d'eau
qui tombe de la bouche d'une outre».
Quant à l'annonce de la bonne nouvelle concernant la vie future,
Dieu en a parlé et dit: «L'épouvante du jour dernier ne les accablera pas.
Les anges les accueilleront par ces mots: «Le voilà venu votre jour, ce jour
qui vous a été promis» [Coran XXI, 103] et aussi: «Un jour, tu verras une
lumière briller sous les pas des croyants et les croyantes et à leur droite.
Ce même jour, on leur annoncera qu'ils vivront éternellement dans des jar-
dins arrosés d'eau-vive» [Coran LVII, 12].
«Les paroles d'Allah sont immuables» c'est à dire que cette pro-
messe est affermie et ne subira aucun changement et sera tenue sans
aucune contestation.
walâ yahzunka qawluhum 'inna-l-'izzata li-L-Lâhi jamî'an huwa-S-Sa-
mru-l-'Alîmu (65) 'ala 'inna-li-L-Lâhi man fî-s-samâwâti waman fî-1-
419
'ardî wamâ yattabi'u-l-ladîna yad'ûna min dûni-L-Lâhi surakï'a 'iy-yat-
tabi'ûna 'illâ-z-zanna wa 'in hum 'illâ yahrusûna (66) huwa-l-ladî ja'ala
lakumu-1-layla litaskunû fini wa-n-nahâra mubsiran 'inna fi dâlika la-
'âyâti-l-liqawmiy-yasma'ûna (67).
Ne te laisse pas affliger par leurs propos. Car toute la gloire échoie en
définitive à Allah. Il entend et sait tout (65) Tout ce qui peuple les cienx et
la terre appartient à Allah. Ceux qui invoquent d'autres divinités en dehors
d'Allah ne s'adressent qu'au néant. Ils sont les jouets de leur imagination et
s'abusent étrangement (66) C'est Lui qui a conçu la nuit en vue de votre re-
pos et le jour en vue de vos travaux. Il y a en cela des signes pour ceux qui
méditent (67).
Que les paroles des polythéistes ne t'attristent pas, demande
l'aide de Dieu et fie-toi à Lui. Tel est le commandement de Dieu à qui
échoie la puissance ainsi qu'à Son Messager et aux croyants. Il entend
les propos de Ses servants et connait toutes leurs situations.
Tout ce qui est dans les cieux et sur la terre appartient à Dieu.
Quand aux idolâtres, ils adorent des statues qui ne peuvent leur être
utiles ou leur nuire, et par ailleurs, ils n'ont aucune preuve qu'ils leur
devaient cette adoration. Ils ne suivent que des conjectures et ne se
contentent que de suppositions.
Ces idolâtres ne trouvent-ils pas que Dieu «a conçu la nuit en vue
de votre repos et le jour en vue de vos travaux» Ces signes et ces phéno-
mènes ne constituent-ils pas des preuves pour ceux qui sont doués
d'intelligence et d'une ouïe, afin de croire en Dieu et en Sa magnifique
création!
qâlù-t-tahada-L-Lâhu waladan subhânahû huwa-l-ganiyyu lahû mâ fî-s-
420
samâwâti wamâ fî-l-'ardi 'in 'indakum min sultânim-bi hâd£ 'ataqûlûna
'alâ-L-Lâhi mâ lâ ta'lamûna (68) qui 'inna-l-lad îna yaftarûna 'alâ-L-Lâ-
hi-l-kadiba lâ yuflihûna (69) matâ'un fî-d-dunyâ tumma 'ilaynâ mar-
ji'uhum tumma nud îquhumu-1- 'ad âba-s-sadîda bimâ kânû
yakfurûna (70).
Es disent: Allah s'est donné un fils. Gloire à Allah, le Tout-Puissant,
le maître des cieux et de la terre. Non, vous n'avez pas de preuves pour
dire cela. Comment osez-vos tenir des propos aussi inconsidérés sur le
compte d'Allah (68) Dis: Ceux qui imputent des mensonges à Allah seront
réprouvés (69) Ephémère sera leur réussite en ce monde. Finalement, ils
nous feront retour. Puis nous leur infligerons un châtiment exemplaire pour
les punir de leur impiété (70).
Dieu désavoue les dires de ceux qui prétendent qu'il s'est donné
un fils! Qu'il soit élevé au-dessus de tout ce qu'ils Lui ont imputé. Etant
le créateur des cieux et de la terre et le possesseur de ce qu'ils
contiennent comment peut-Il prendre un fils parmi ceux qui il a créés?
Si vous avez quelque autorité pour parler ainsi et une preuve de vos
présomptions, présentez-les et sachez que Dieu se suffit de l'unviers.
Forgez-vous de mensonges sur Allah alors que vous n'avez aucune
connaissance?
Il y en a là une réfutation de ces dires, un avertissement et une
menace. Dieu montre la gravité des dires de ces gens-là et dit: «Ils dis-
ent: «Le Miséricordieux s'est donné un enfant». «Vous avez proféré là un
blasphème monstrueux». A ces mots, les cieux ont failli s'entrouvrir, la
terre se fendre, les montagnes crouler. Oser attribuer un fils au Miséricor-
dieux? Le Miséricordieux ne saurait avoir un fils» [Coran XXIX, 88-92].
Dieu met en garde ceux qui tiennent de tels propos et forgent ces
mensonges sur Son compte qu'ils ne réussiront plus ni dans la vie pré-
sente ni dans l'autre. Dans le bas monde, s'il les conduit par étapes et
leur accorde un répit, Il leur fera endurer ensuite un terrible châtiment,
car dans le monde d'ici-bas ils jouissent des biens éphémères puis
«nous leur infligerons un châtiment exemplaire pour les punir de leur im-
piété» et de leur mensonge qu'ils ont forgé.
421
wa-tlu 'alayhim naba'a nuhin 'id qâla liqawmihî yâ qawmi 'in kâna ka-
bura 'alaykum maqâmî wa tadkîrî bi 'âyâti-L-Lâhi fa'alâ-L-Lâhi tawak-
kaltu fa'ajmi'û 'amrakum wa suraka'akum tumma lâ yakun 'amrukum
'alaykum gummatan tumma-qdïï 'ilayya walâ tunzirûni (71) fa'in tawal-
laytum famâ sa'altukum min 'ajrin 'in 'ajriya 'illâ 'alâ-L-Lâhi wa 'umirtu
'an 'akûna mina-1-muslimîna (72) fakaddabûhu fanajjaynhu wamam-
ma'ahû fî-l-fulki wa ja'alnâkum hala 'ifa wa 'agraqnâ-Hadîna kaddabû
bi 'ayâtinâ fa-nzur kayfa kâna 'âqibatu-l-mund arîna (73).
Raconte-leur l'histoire de Noé lorsqu'il dit à son peuple: O mon peu-
ple, s'il vous est pénible de me sentir parmi vous et de m'entendre vous rap-
peler les enseignements d'Allah, je m'en remets à Lui. Réunissez à la foi
vos efforts et vos partisans, prenez des décisions nettes et finissez-en avec
moi et sans tarder (71) Si vous me désavouez, je ne vous en demanderai pas
compte. Mon compte, c'est Allah qui me le réglera. J'ai reçu l'ordre d'être
parmi les soumis (72) Ils l'ont traité d'imposteur. Nous l'avons sauvé ainsi
que ceux qui l'accompanaient sur l'arche. Nous les avons fait succéder aux
autres et nous avons noyé ceux qui avaient traité nos signes de mensonge.
Considère quelle a été la fin de ceux qui ont été avertis (73).
Dieu ordonne à Mouhammad - qu'Allah le bénisse et le salue - de
raconter aux idolâtres de La Mecque l'histoire de Noé, ceux qui te trai-
tent d'imposteur et te contredisent. Rappelle-leur le sort de son peuple
qui l'avait traité de la même façon, comment Dieu les a fait péri en les
noyant. Que ces impies Qora'ichites redoutent donc la vengeance de
Dieu et de subir le même châtiment.
r-Joë* -q ue paix soit sur lui- avait dît à son peuple: «S'il vous est
pénible de me sentir parmi vous» c'est à dire que ma présence vous
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pèse lourd «et de m'entendre vous rappeler les enseignements d'Allah» ain-
si que Ses signes et preuves, «Réunissez à la fois vos efforts et vos par-
tisans» les idoles que vous invoquez et adorez en dehors de Dieu
«prenez des décisions nettes et finissez-en avec moi et sans tarder» c'est à
dire: ne vous inquiétez plus de votre affaire, prenez une décision à
mon sujet sans me laisser trop attendre. Car si vous croyez avoir rai-
son et que vous êtes sur le chemin droit, agissez! je ne vous redoute
plus parce que vous n'êtes pas dans le vrai. Les mêmes propos avait
tenu, plus tard, Houd en défiant son peuple: «Mettez tout en œuvre
contre moi et ne m'accordez aucun répit. Je me confie à Allah mon Sei-
gneur et le vôtre» [Coran XI, 55-56].
Et Noé de poursuivre: «Si vous me désavouez» en me tournant le
dos sans m'obéir «je ne vous en demanderai pas compte» En d'autres ter-
mes: je ne vous demande pas un salaire en vous prodiguant de
conseils, car «mon compte, c'est Allah qui me le réglera» c'est à dire que
mon salaire incombe à Dieu seul: «J'ai reçu l'ordre d'être parmi les sou-
mis», je me conforme à tout ce que Dieu m'a ordonné. Cette soumis-
sion qui signifie aussi l'Islam, était la religion unique de tous les
Prophètes du premier au dernier, même si leurs lois étaient parfois va-
riées et multiples.
Mais le peuple de Noé «l'on traité d'imposteur. Nous l'avons sauvé
ainsi que ceux qui l'accompagnaient sur l'arche» ceux qui ont cru en son
message». «Nous les avons fait succéder aux autres et nous avons noyé
ceux qui avaient traité nos signes de mensonge. Considère quelle a été la
fin de ceux qui ont été avertis».
tumma ba'atnâ mim ba'dihî rusulan 'ilâ qawmihim faja 'ûhum bi-l-bayyi-
nâti famâ kânû liyu'minû bimâ kaddabû bihî min qablu kadâlika
natba'u 'alâ qulûbi-1-mu'tadîna (74).
Après lui, nous avons envoyé des Prophètes à chaque peuple, qui leur
apportèrent de preuves manifestes. Ils ne purent se résigenr à accepter ce
423
qu'ils avaient traité jusque-là de mensonge. C'est ainsi qu'Allah endurcit le
cœur des injustes (74).
Plusieurs Prophètes succédèrent à Noé dont chacun était appuyé
par de preuves évidentes témoins de leurs messages. Mais ces peu-
ples n'étaient pas à même de croire à ce qu'ils avaient précédemment
trfrîté de mensonge: «C'est ainsi qu'Allah endurcit le cœur des injustes».
Ceux qui ne croient pas auront le cœur scellé à cause de leur impiété
jusqu'à ce qu'ils voient le châtiment implacable.
Du temps d'Adam jusqu'à l'avènement de Noé, les hommes
étaient sur le chemin droit et pratiquaient l'Islam, la religion de la sou-
mission à Dieu. Noé, comme on l'a dit, était le premier Envoyé de Dieu
aux hommes qui, à cette époque, ont commencé à adorer les idoles.
Ibn Abbas a dit que dix siècles se sont écoulés entre Adam et Noé
pendant lesquels les hommes étaient tous des musulmans.
En avertissant les polythéistes de La Mecque, Dieu a dit: «Que des
générations nous avons anéanties après Noé» [Coran XVII, 17] afin que ce
verset soit une leçon à ces idolâtres qui ont mécru en Mouhammed -
qu'Allah le bénisse et le salue - et en son message, peut-être cela les
porte à changer de politique et d'éviter le châtiment qui les attend.
tumma ba'atnâ mim ba'dihim Mûsâ wa Hârûna 'ilâ Fir'awna wa ma-
la'ihî bi 'âyâtinâ fastakbarû wa kânû qawmam mujrimîn (75) falamma
îa 'ahumu-l-haaau min 'indinâ qâlïï 'inna hâdâ lasihrum-mubînun (76)
qâia mûsï ataqmona li-l-haqqi lammâ jîf 'akum 'asihrun hâdâ walâ
yuflihu-s-sâhirûna (77) qâlïï 'aji'tanâ litalfitanâ 'ammâ wajadnâ 'alayhi
424
"a*ba 'anâ wa takûna lakumâ-1-kibriyï 'u fî-l-'ardi wa mâ nahnu lakumâ
bi mu'mmîna (78).
Puis nous avons envoyé Moïse et Aaron, porteurs de nos signes, à
Pharaon et à sa cour. Ils les accueillirent avec morgue, en pervers endurcis
qu'ils étaient. (75) Lorsque nous leur divulguâmes la vérité, ils dirent:
«C'est là pure magie» (76) Moïse répliqua: «comment osez-vous traiter de
magie la vérité qui est divulguée alors que la magie est une chose réprou-
vée? (77) Ils dirent: «Etes-vous venus pour nous détourner des traditions de
nos pères et pour avoir tous deux la prédominance dans le pays? Non, nous
ne vous croyons pas»(78).
Dieu envoya ensuite Moïse et son frère Aaron (Haroun) à Pharaon
et à son peuple avec Ses signes et preuves, mais ceux-ci s'enflèrent
d'orgueil, refusèrent d'y croire et de les suivre, car c'était un peuple
pervers et coupable.
«Lorsque nous leur divulguâmes la vérité, ils dirent: «C'est là pure ma-
gie». Ils étaient sûrs que c'est la vérité qui leur venait du Seigneur,
mais ils s'obstinèrent et la renièrent avec injustice comme Dieu le mon-
tre dans un autre verset: «Bien que convaincus, ils les repoussèrent par
orgueil et par malignité» [Coran XXVII, 14].
Moïse les blâma et dit: «Comment osez-vous traiter de magie la vé-
rité qui est divulguée alors que la magie est une chose réprouvée?» Allez-
vous dire, une fois la vérité vous est parvenue, que c'est évidemment
de la magie?» «Us dirent: «Etes vous venus pour nous détourner des tradi-
tions de nos pères» et nous écarter de la religion qu'ils suivaient «et pour
avoir tous deux la prédominance dans le pays?» Non, nous ne vous croyons
pas».
Dans le Coran, Dieu mentionne dans plusieurs endroits l'histoire
de Moïse -que Dieu le salue- avec Pharaon, qui est l'une des étranges
histoires, car Pharaon était circonspect avec Moïse bien que le destin
le porta être à son service, si on considère les événements suivants:
Moïse fut élevé dans la cour de Pharaon et même dans son propre lo-
gis comme un des ses enfants (comme nous allons en parler plus
it>;,A. Mais c»;«3»j iu\ uouvy uo issue pour quitter \a cour définitivement
en lui accordant la Prophétie, le message et lui adressant la parole.
Les miracles ne cessèrent d'être pratiqués par Moïse l'un après l'autre
425
successivement au point où il étonna les gens et les rendit perplexes.
Chaque fois qu'il leur montrait un signe il était plus grand que son pré-
cédent.
Mais Pharaon, Sa cour et son peuple se furent décidé de nier tout
signe, de le traiter de mensonge et de magie en s'enflant d'orgueil et
par obstination, jusqu'à ce que Dieu les fît périr en les noyant tous
dans une certaine matinée «Ainsi a été anéantie chaque génération d'infi-
dèles. Gloire à Allah le maître de l'univers» [Coran VI, 45].
wa qâla Fir'awnu 'tûnî bikulli sâhirin 'alîmin (79) falammâ jâ A 'a-s-
saharatu qâla lahum Mûsà* 'alqû uri£ 'antum mulqûna (80) falamma 'al-
qû qâla Mûsâ mâ ji'tum bihi-s-sihru 'inna-L-Lâha sayubtiluhu 'inna-L-
Lâha lâ yuslihu 'amala-l-mufsidîna (81) wa yuhiqqu-L-Lâhu-l-haqqa bi-
kalimâtihî walaw kariha-l-mujrimûna (82).
Pharaon dit alors: «Amenez-moi tous les magiciens de renom» (79)
Lorsque les magiciens se présentèrent, Moïse leur dit: «Opérez comme vous
voudrez» (80) Après qu'ils eurent opéré, Moïse leur dit: «C'est là de la vul-
gaire magie. Allah en montrera l'inanité. Il déjoue les entreprises des mé-
chants (81) Allah fera apparaître la vérité dans tout son éclat, quel que soit
le dépit des méchants» (82),
Dieu raconte l'histoire de Moïse avec les magiciens et ce que Pha-
raon a voulu, par ses manœuvres, contredire la vérité. Il demanda de
lui amener tous les savants magiciens. Une fois présentés à Moïse,
celui-ci leur dit: «Jetez ce que vous avez à jeter». Il les défia parce
qu'ils s'opposèrent à lui après la promesse de Pharaon de leur donner
une magnifique récompense et de les rapprocher de lui. «O Moïse, pro-
,.«>:*<-.<-..* ii-,, ««-ce toi qui va» entrer en scème le premier ou nous?» [Coran
XX, 65].
426
Moïse voulut qu'ils fussent les premiers à opérer voulant par là
montrer aux gens réunis que leur invention n'est qu'une ruse de magi-
cien. Puis, agissant de sa part il leur fera présenter la vérité pour abolir
leur erreur.
Après que les magiciens eurent jeté, ils ensorcelèrent les yeux
des gens, les effrayèrent en déployant une puissante magie. A ce mo-
ment-là «Moïse se sentit envahi par une crainte secrète. Sois sans crainte,
suggérâmes-nous à Moïse, tu auras le dessus» [Coran XX, 67-68]. Lorsque
les magiciens jetèrent leurs cordes et leurs bâtons. Moïse leur dit:
«C'est là de la vulgaire magie. Allah en montrera l'inanité II déjoue les en-
treprises des méchants» Allah fera apparaître la vérité dans tout son éclat,
quelque soit le dépit des méchants».
fama 'âmana li-Mûsâ" 'illâ durriyyatum min qawmihi 'alâ hawfim min
Fir'awna wa mala'ihim 'ay-yaftinahum wa 'inna Fir'awna la'âlin fi-l-'ardi
wa 'innahû lamina-l-musrifîna (83).
Par crainte de représailles de Pharon et de son clan, Moïse fut aban-
donné de tous, excepté de la jeunesse. Car Pharaon était à la fois puissant
et despote (83).
Malgré les signes et miracles qu'avait apportés Moïse -que Dieu le
salue- un petit nombre du peuple de Pharon, la jeunesse parmi sa des-
cendance, en ont cru malgré leur crainte d'être mis à l'épreuve et de
retourner à l'incrédulité. Car Pharaon était un tyran, despote, rebelle re-
doutable et très puissant.
Commentant ce fait, Ibn Abbas a dit: «La descendance de Pha-
raon qui a cru en Moïse ne fait pas partie des fils d'Israël, elle était for-
mée de la femme de Pharaon, un autre croyant, l'intendant de ses
dépôts et la femme de ce dernier». Bien que d'autres ont signalé que
<=e«o descendance était des tïis d'Israël et non pas les personnes qu'a
mentionnées Ibn Abbas. Ceci est un sujet de discussion car tous les
fils d'Israël ont cru en Moïse parce qu'ils avaient connaissance de son
427
avènement d'après les anciennes Ecritures et que Dieu allait les déli-
vrer de Pharaon et qu'ils auraient le dessus. Après la venue de Moïse,
Pharaon commença à nuire aux fils d'Israël. Ils dirent à Moïse: «Nous
étions malheureux avant ta venue et nous n'avons pas cessé de l'être après»
[Coran VII, 129]. Si c'est ainsi, comment peut-on prétendre que cette
descendance était celle des fils d'Israël qui sont le peuple de Moïse et
non pas de Pharoan dont le verset le corrobore «par crainte de repré-
sailles de Pharaon et de son clan» de peur qu'ils ne les détournent de
leur foi étant donné que parmi les fils d'Israël il y avait personne qui re-
doutait d'être détourné en suivant Moïse.
wa qâla Mûsâ yâ qawmi 'in kuntum Ifmantum bi-L-Làhi fa 'alayhi ta-
wakkatïï 'in kuntum muslimîna (84) faqâlû 'alâ-L-Lâhi tawakkalnâ rab-
banâ lâ taj'alnâ fitnatan li-l-qawmi-z-zâlimîna (85) wa najjinâ
birahmatika mina-l-qawmi-l-kâfirîna (86).
Moïse dit à son peuple: «Si vous croyez en Allah, mettez votre
confiance en Lui, comme H sied à des gens soumis» (84) Ils répondirent:
«Nous mettons notre confiance en Allah. Seigneur, ne nous laisse pas en
but aux exactions des méchants» (85) Protège-nous de ta grâce contre ce
peuple impie» (86).
Moïse demanda à son peuple de se confier à Dieu si vraiment ils
croient et Lui sont soumis. Dans le Coran on trouve dans plusieurs
passages où la foi en Dieu est jointe à la confiance en Lui.
Les fils d'Israël obtempérèrent aux ordres de Moïse et déclarèrent:
«Nous mettons notre confiance en Allah. Seigneur, ne nous laisse pas en
but aux exactions des méchants». Ils invoquèrent Dieu pour qu'il ne
donne ni la victoire ni le pouvoir à leur ennemi afin que celui-ci ne
...... ( . - < n est dans u - vrai et les nis d'israëi dans Terreur, leur détour-
nement sera alors facile.
428
Moujahed a interprété ceci de la façon suivante: Seigneur, ne
laisse pas le clan de Pharaon nous torturer ni par un châtiment venant
de Toi, alors ils diraient: «Si vraiment les fils d'Israël étaient dans le
vrai, ils n'auraient pas été châtiés et nos n'aurions pas eu le pouvoir
sur eux» et alors ils nous détourneraient.
Les fils, d'Israël demandèrent alors au Seigneur de les délivrer,
par Sa miséricorde, de ceux qui ont mécru.
wa 'awhayna 'ilâ Mûsâ wa 'ahîhi 'an tabawwu'â liqawmikumâ bimisra
buyûtan jvaj'alû buyûtakum qiblatan wa 'aqîmû-s-salâta wa baSsiri-1-
mu'minîna (87).
Nous envoyâmes alors à Moïse et à son frère cette révélation: «Cons-
truisez des maisons en Egypte pour votre peuple en les disposant face à
face. Observez la prière et rassurez les croyants par la bonne nou-
velle» (87).
Dieu montre dans ce verset pourquoi et comment il a délivré les
fils d'Israël de Pharaon et son peuple, en inspirant Moïse et son frère
Aaron -que Dieu les salue- d'établir pour leur peuple des demeures en
les disposant face à face comme pour former un quartier isolé.
Mais une controverse fut signalée en interprétant l'expression
arabe dont le sens est: «prenez vos maisons pour direction-qibla». Ibn
Abbas a dit: «Les fils d'Israël ont été autorisés à pratiquer les prières
chez eux et d'y persévérer, car Dieu a dit aux croyants: «O croyants,
puisez votre force dans la patience et la prière» [Coran II, 153]. D'autre
part, on a rapporté que quand une affaire tracassait l'Envoyé de Dieu,
il recourait à la prière.
Dieu ordonne d'observer la prière en annonçant la bonne nouvelle
croyants qu »5 obtiendront la récompense et une prompte victoire!
Ibn Abbas commenta: Les fils d'Israël disaient: «Nous ne pouvons plus
faire nos prières devant les Pharaons». Il leur autorisa alors à les faire
429
chez eux en établissant leurs maison de sorte qu'elles soient dirigées
vers la qibla.
wa qâla Mûsâ rabbanà" 'innaka Iftayta Fir'awna wa mala'ahû zînatan
wa 'amwâlan fî-l-hayâti-d-dunyâ rabbanâ liyudillû 'an sabîlika rabbanâ-
tmiss 'ala 'amwâlihim wasdud 'alâ qulûbihim falâ yu'minû hattâ y'ara-
wu-l-'adâba-l-'alîma (88). qâla qad 'ujîba,-d-da'watukumâ fastaqîmâ walâ
tattabi'ïnî sabîla-l-ladîna la ya'lamûna (89).
Moïse dit: «Seigneur, Tu as donné à Pharaon et à son peuple le faste
et l'abondance dans ce monde. Seigneur, anéantis leurs richesses, endurcis
leurs cœurs. Fais qu'ils ne croient qu'en expiant un châtiment terrible» (88)
J'ai exaucé vos prières, répondit le Seigneur. Soyez fermes. Ne nous laissez
pas entraîner par les ignorants (89).
Telle fut l'imprécation de Moïse contre Pharaon et son clan quand
ils refusèrent la vérité et s'obstinèrent dans leur égarement portés par
l'orgueil, l'injustice et la tyrannie.
Moïse dit au Seigneur: «Tu as donné à Pharaon et à son peuple le
faste et l'abondance dans ce monde» de la parure et des biens, afin qu'ils
s'écartent de Ton chemin et de tenter les autres de sorte que ceux-ci
croient, en recevant ces dons, qu'ils les ont eus à cause de Ton affec-
tion pour eux. Et de formuler son imprécation Moïse demanda à Dieu:
«anéantis leurs richesses» et qu'elles soient transformées en pierres
comme elles étaient, comme a précisé Ibn Abbas, «endurcis leurs
"•»«» en lea scellant. «Fais qu'île ne croient qu'on expiant un châtiment
terrible».
Cette imprécation fut adresée par Moïse contre Pharaon et ses
430
conseillers dans un moment de colère pour l'amour de Dieu et de Sa
religion, car il n'espérait aucun bien de ces gens-là, tout comme Noé
quand il appelait la malédictin de Dieu contre les incrédules: «Seigneur,
ne laisse subsister sur terre aucun infidèle» [Coran LXXI, 26].
Dieu exauça Moïse et son frère, par contre «soyez fermes» restez
droits et ne suivez pas le chemin de ceux qui ne savent pas. Ibn Jou-
raïj a précisé que Pharaon, après cette imprécation, survécut quarante
jours.
0<m
wa jâwaznâ bi banî 'Isrâ'îla-l-bahra fa'atba'ahum Fir'awnu wa junûduhû
bagyan wa 'adwan hatta 'ida 'adrakahu-l-garaqu qâla 'amantu 'annahû
'ilâha 'illâ-l-LadT émanât bihî bariïï 'Isrâ'îla wa 'ana mina-l-muslimî-
na (90) *a l'âna waqad 'asayta qablu wa kunta mina-l-mufsidîna (91) fal-
yawma nunajjîka bi badanika litakûna liman halfaka 'a yatan wa 'inna
katîram-mina-n-nâsi 'an 'ayâtina lagafilûna (92).
Nous fîmes franchir la mer au peuple d'Israël. Pharaon et ses troupes
se lancèrent à leur poursuite, pleins d'ardeur et de haine. Au moment d'être
englouti par les flots, Pharaon s'écria: «Je crois qu'il n'y a d'autre Allah
que celui qu'adorent les fils d'Israël. Je me soumets» (90) Oui, tu te sou-
mets maintenant, mais, avant, n'étais-tu pas rebelle et ne te solidarisais-tu
pas avec les malfaisants? (91) Aujourd'hui, nous épargnerons ta carcasse
pour que tu serves d'exemple à tes successeurs. La plupart des hommes ne
prêtent nsa attention à nos fiiunos (02).
Lorsque les fils d'Israël qui étaient au nombre de six cent mille
combattants, à part leurs descendances, sortirent de l'Egypte, Pharaon
ressentit une grande haine contre eux. Il envoya dans les régions des
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commandants dans le but de recruter les hommes et former une ar-
mée très puissante. Lui et son armée avec toute leur puissance et leur
splendeur que Dieu a voulu qu'ils sont comme tels, se mirent à la pour-
suite des fils d'Israël commandés par Moïse et son frère. Ils parvinrent
à les rattraper lors du coucher du soleil. «Lorsque les deux groupes fu-
rent en présence, les compagnons de Moïse s'écrièrent: «Nous sommes at-
teints» [Coran XXVI, 61] Comment pourrons-nous les fuir et être
sauvés?. Moïse leur répondit: «Qu'importe! répliqua Moïse. Mon Sei-
gneur est avec moi D me sauvera» [Coran XXVI, 62].
A ce moment Dieu ordonna à Moïse de frapper les flots avec son
bâton. Chacune des parties de la mer devint semblable à une im-
mense montagne. Les fils d'Israël purent alors traverser les flots, et
quand ils furent sur l'autre rive, Pharaon et cent mille de son armée
étaient sur la rive. Voyant ce spectacle, ils furent effrayés et voulant re-
brousser chemin, mais c'était trop tard; ils s'y enfoncèrent. Michel,
l'ange, incitait chaque guerrier à y entrer sans aucune, crainte. Quand
ils furent tous entre les flots et leurs premiers voulant en sortir pour at-
teindre l'autre rive, Dieu ordonna à la mer que ses flots s'abattent sur
eux. En effet les flots s'abattirent sur Pharaon et son armée tantôt en
les soulevant au-dessus et tantôt en les abaissant. Pharaon, éprouvant
l'ivresse de la mort s'écria: «Je crois qu'il n'y a d'autre Allan que celui
qu'adorent les fils d'Israël. Je me soumets».
Pharaon y croit enfin, mais hélas, c'était trop tard: «La foi acquise
en présence du châtiment ne profite pas» [Coran XL, 85]. Dieu, en répon-
dant à Pharaon, dit: «Oui, tu te soumets maintenant» alors que tu me
désobéissais avant, et tu étais au nombre des corrupteurs et malfai-
sants! «Nous les avons mis à la tête des pourvoyeurs de l'enfer. Ils ne trou-
veront aucune aide au jour de la résurrection» [Coran XXVIII, 41].
Tel fut le récit concernant Pharaon que Dieu a voulu faire connaî-
tre à Son Prophète - qu'Allah le bénisse et le salue - et qui fait partie
des mystères. A ce propos Ibn Abbas rapporte que l'Envoyé de Dieu -
qu'Allah le bénisse et le salue - a dit: «Lorsque Pharaon déclara: «Oui,
je, crois: il n'y a de Dieu que celui en qui les fils d'Israël croient Gabriel
m'avoua: «S aurais bien aime que m me voies en prenant de la boue noire
de la mer pour remplir sa bouche afin qu'il n'obtienne une partie de la mi-
Ail
séricorde» (Rapporté par Ahmed) 1 '.
«Aujourdh'hui, nous épargnerons ta carcasse pour que tu serves
d'exemple à tes successeurs». Ibn Abbas et d'autres exégètes ont
commenté: «Une partie des fils d'Israël doutait de la mort de Pharaon.
Dieu ordonna alors à la mer de jeter son cadavre sur le littoral pour
qu'ils s'assurent de sa mort. Tel est le sens du verset.
Dieu voulut en sauvant le corps de PHaraon qu'il devienne un si-
gne pour ceux qui viendront après lui car «la plupart des hommes ne prê-
tent pas attention à nos signes».
La noyade de Pharaon et de son armée eut lieu le jour de 'Achou-
ra. A ce propos Ibn Abbas raconte: Le Prophète - qu'Allah le bénisse
et le salue - arriva à Médine et trouva les juifs jeûner le jour de Achou-
ra. Il leur demanda: «Qu'est-ce ce jour que vous jeûnez?» Ils lui répondi-
rent: «C'est le jour où Dieu donna la victoire à Moïse sur Pharaon» Et le
Prophète - qu'Allah le bénisse et le salue - de dire à Ses compagnons:
«Vous avez plus de devoirs qu'eux envers Moïse. Jeûnez-le» (Rapporté par
Boukhari) 12 ' .
wa laqad bawwa'nâ barif 'Isra'îla mubawwa'a sidqin wa razaqnâhum mi-
na-t-tayyibâti famâ-htalafû h attâ jk* 'ahumu-l-'ilmu 'inna rabbaka yaqdî
baynahum yawma-l-qiyâmati fimâ kânû fîhi yahtalifûna (93).
Nous avans installé les enfants d'Israël d'une manière confortable.
433
Nous les avons approvisionnés en bons aliments. Ils ne se divisèrent que le
jour où ils reçurent la science. Ton Seigneur les départagera au jour dernier
sur ce qui les divise (93).
Dieu rappelle aux fils d'Israël Ses bienfaits et ses faveurs concer-
nant les deux mondes. L'expression «d'une manière confortable» on l'a
interprétée qu'il s'agit de leur installation dans un pays sûr qui était
formé de l'Egypte et une partie de Châm aux alentours de Jérusalem.
Après le périssement de Pharaon et de son armée, Moïse régna sur
toute l'Egypte en nous référant aux dires de Dieu: «Nous avons appelé à
leur succéder le peuple hier encore opprimé et, sur la terre couverte de nos
bénédictions» [Coran VII, 137].
Les fils d'Israël continuèrent leur chemin avec Moïse -que Dieu le
salue- en se dirigeant vers Jérusalem, le pays de Abraham l'ami de
Dieu -qu'Allah le bénisse et le salue-. Là ils rencontrèrent les Amaliq
(les tyrans et puissants). Refusant de les combattre en désobéissant à
Moïse, Dieu les fît errer quarante ans dans le désert de Sinaï là où Aa-
ron mourut puis Moïse -que Dieu les salue-.
Après cette période d'errance, ils en sortirent avec Youcha' Ben
Noun et Dieu leur facilita la conquête de Jérusalem. Ils s'y installèrent
jusqu'au jour où Bakhtanassar les vainquit en faisant d'eux des prison-
niers, et cette ville resta sous son pouvoir une période déterminée.
Plus tard, les compagnons du Prophète -qu'Allah le bénisse et le sa-
lue- purent l'arracher aux mains des chrétiens du temps de 'Omar Ben
Al-Khattab -que Dieu l'agrée-.
«Nous les avons approvisionnés en bons aliments» tout ce qui est li-
cite et bon. «Ils ne se divisèrent que le jour où ils reçurent la science» En
d'autres termes: ils n'ont divergé au sujet de leur religion qu'au mo-
ment où la science leur est parvenue. A ce propos il est cité dans un
hadith rapporté par Al-Hakem que l'Envoyé de Dieu -qu'Allah le bé-
nisse et le salue- a dit: «Les juifs se sont divisés en 71 sectes, les chré-
tiens en 72, et cette communauté (les musulmans) se seront divisés en 73
sectes dont l'une entrera an Paradis et les autres à l'Enfer». On lui deman-
da: «Qui sont-ils ô Envoyé de Dieu?» Il répondit: «Ils seront ceux qui
appliquent mes enseignements et ceux de mes compagnons». (Il s'agit de
ceux qui entreront au Paradis).
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Au sujet de leur division Dieu tranchera leurs différends et les ju-
gera au jour de la résurrection.
fa'in kunta fî Sakkim-mimmtf 'anzalria* 'ilayka fas'ali-l-ladîna yaqra'ûna-
1-kitâba-tnin qablika laqad jï'aka-l-haqqu mi-r-rabbika falâ takûnanna
mina-l-mumtarîna (94) walâ takûnanna mina-l-ladîna kaddabû bi 'âyâti-
L-Lâhi fatakûna mina-l-hâsirîna (95) 'inna-l-ladîna haqqat 'alayhim kali-
matu rabbika lâ yu'minûna (96) walaw jîî 'yathum kullu *£ atin hattâ ya-
rawu-l-'adâba-l-'alîma (97).
Si tu as quelque doute sur ce que nous t'avons révélé, interroge ceux
qui ont lu le Livre avant toi. C'est la vérité que t'a révélée ton Seigneur.
Ne te laisse pas gagner par ceux qui doutent (94). Ne sois pas avec ceux
qui traitent nos signes de mensonge. Sans quoi tu seras du nombre des ré-
prouvés. (95) Ceux qui ont encouru la colère de ton maître ne croiront (96)
quels que soient les signes qui leur parviendront, que lorsqu'ils éprouveront
les tortures de leur châtiment (97).
Qatada a dit: Il nous a été rapporté que l'Envoyé de Dieu -qu'Allah
le bénisse et le salue- avait dit: «Je ne m'en doute pas et je n'interroge
pas». Ceci est une preuve évidente que la description du Prophète -
qu'Allah le bénisse et le salue- et sa venue se trouvent mentionnées
dans les Ecritures que lisent les gens du Livre, comme Dieu l'affirme
dans ce verset: «A ceux qui suivent l'Envoyé-l'apôtre inculte-annonce par
i« i'. a te. Evangiles...» [Coran vil, 157]. Mais malgré cette
connaissance, tout comme ils connaissent leurs propres enfants, ils en
doutent, changent et altèrent ces Ecritures sans y croire ne tenant
compte d'aucune preuve. Dieu les dénonce dans ce verset quand II dit:
435
«Ceux qui ont encouru la colère de ton maître ne croiront quels que soient
les signes qui leur parviendront, que lorsqu'ils éprouveront les tortures de
leur châtiment» le jour où leur croyance ne leur servira à rien.
falawla kânat qaryatun Tïmanat fanafa'aha 'imânuhà* 'illâ qawma Yu-
nusa lammâ* Ifmanû kasafnâ 'anhum 'ad âba-l-hizyi fî-l-hayâti-d-dunyâ
\va matta'nâhum 'ilâ hînin (98).
Que n'ont-elles cru les cités d'autrefois? La foie leur eût été profitable.
Seul, le peuple de Jonas s'est cou ver ti. En récompense, nous l'avons sous-
trait à un châtiment ignominieux dans ce monde et nous l'avons laissé jouir
de la vie pendant un certain temps (98).
Si seulement il existait une cité parmi les générations passées qui
ait cru, la foi leur eût été profitable. Mais avant toi ô Mouhammad nous
n'avons envoyé un Prophète sans être traité de menteur par son peu-
ple ou sa majorité. Dieu a dit à cet égard: «Triste destin des hommes!
chaque fois qu'un prophète leur est envoyé, ils le tournent en dérision» [Co-
ran XXXVI, 30]. Il a dit également: «Oui, c'est ainsi. Les peuples passés
n'ont reçu aucun Prophète qu'ils ne l'aient traité de sorcier et de possédé»
[Coran Ll, 52].
Dans un hadith authentifié l'Envoyé de Dieu - qu'Allah le bénisse
et le salue - a dit: «Les Prophètes me furent présentés, et je vis le Pro-
phète passer accompagné d'un groupe d'hommes, un autre accompa-
gné d'un seul homme, un troisième accompagné de deux hommes,
puis un Prophète seul». Puis il mentionna Moïse qui passa escorté par
une multitude d'hommes, enfin la communauté qui, en passant, avait
rempli les horizons.
Le but de tout cela consiste à croire qu'aucune cité dans le temps
f.'m <-j tout entière â son Prophète que le peuple de Jonas (YounOS),
les habitants de Ninive. Leur foi n'était dûe qu'à la crainte d'un châti-
ment qui leur serait infligé s'ils n'avaient pas cru en constatant ses cau-
ses. Leur Prophète Jonas sortit parmi eux pour les avertir d'un terrible
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châtiment. Alors ils invoquèrent Dieu, le supplièrent et l'implorèrent, mi-
rent leur confiance en Lui en sortant d'emblée: hommes, enfants, bêtes
et troupeaux pour demander à Dieu de leur épargner ce châtiment.
Dieu leur fit miséricorde et retarda Son châtiment pendant un certain
temps comme il est cité dans ce verset: «Seul le peuple de Jonas s'est
converti. En récompense, nous l'avons soustrait à un châtiment ignominieux
dans ce inonde et nous l'avons laissé jouir de la vie pendant un certain
temps».
Et Qatada de commenter: «Toute cité qui avait mécru sa croyance
ne lui serait d'aucun profit en présence du châtiment sauf le peuple de
Jonas quand ils avaient perdu leur Prophète et leur châtiment était tout
proche d'eux. Dieu à ce moment jeta le repentir dans leurs cœurs. Ils
portèrent alors les vêtements rugueux, séparèrent entre les bêtes et
leurs petits, et implorèrent Dieu avec ferveur. Lorsque le Seigneur
constata-la sincérité de leur repentir et le regret d'avoir commis de
mauvaises actions, Il écarta d'eux Son châtiment».
walaw HT a rabbuka la 'âmana man fi-l-'ardi kullhum jamî'an 'afa'anta
tukrihu-n-nâsa hattâ yakûnû mu'minîna (99) wamâ kâna linafsin 'an
tu'mina 'illâ bi 'idni-L-Lâhi wa yaj'alu-r-rijsa 'ala-l-lad îna lâ
ya'qilûna (100).
Si ton Maître l'avait voulu, l'univers entier aurait embrassé Sa foi.
Vas-tu contraindre les hommes à se convertir? (99) Aucune âme ne peut ac-
quérir la foi sans la grâce d'Allah. Allah accablera de son mépris ceux qui
ne le comprennent pas (100).
O Mouhammad! Sache que si ton Seigneur l'avait voulu, tous les
habitants de la torro aurait embrassé la foi. Mais il agit avec sagesse,
tout comme II a dit: «Si Allah avait voulu, Il vous aurait groupés en un
seul peuple» [Coran V, 48], et: «Les croyants doutent-ils qu'Allah, S'il
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roulait, pourrait ramener à lui l'Humanité toute entière» [Coran XKI, 31].
C'est pourquoi II s'adresse à Son Prophète: «Vas-tu contraindre les
hommes à se convertir?». Cette affaire ne dépend pas de toi ô Mouham-
mad mais c'est Dieu qui le décida, une réalité confirmée dans plu-
sieurs versets du Coran dont voici quelques uns:
- Tu n'as pas pour mission, ô Prophète, de convertir les hommes. C'est
à Allah que cette mission incombe» [Coran II, 272].
- Tu ne diriges pas qui tu veux. Tandis qu'Allah dirige qui H veut [Co-
ran XXVIII, 56].
- Tu n'as pas d'autre attribut que de prêcher et c'est à nous seul qu'il
appartient de demander compte [Coran LXXXVIII, 22].
Dieu Donc Très Haut réalise ce qu'il veut, dirige qui II veut et
égare qui II veut, tout est régi par Sa science, Sa sagesse et Son
équité. «Aucune âme ne peut acquérir la foi sans la grâce d'Allah. Allah
accablera de son mépris ceux qui ne le comprennent pas» c'est à dire: ne
comprennent ni Ses signes ni Ses preuves. Tout ceci dépend de la
grâce de sa direciton.
quli-nzurû mâdâ fi-s-samâwâti wa-l-'ardi wamâ tugnî-l-'âyâtu wa-n-mid
uru 'an qawmi-l-la yu'minûna (101) fahal yantazirûna 'illâ mitla 'ayyâmi-
1-ladîna halaw min qablihim qui fantazirïï 'innî ma 'akum mina-1-
muntazirîna (102) tumma nunajjî rusulanâ wa-l-ladîna 'amanû kadâlika
haqqan 'alaynâ nunji-l-mu'minîna (103).
Dis: Réfléchissez à tout ce que contiennent les cieux et la terre. Mais
ne croient pas (101). Attendent-ils de passer par les mêmes épreuves que les
générations éteintes! Dis-leur: Attendez. Et moi j'attendrai avec vous (102)
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Nous sauverons alors nos émissaires et les croyants. C'est notre devoir de
sauver les croyants (103).
Dieu pousse les hommes à méditer Ses signes, ce qu'il a créé
dans les cieux et sur la terre, et à considérer Sa merveilleuse création:
La pluie qui descend du ciel pour donner à la terre la vie après sa
mort, les différentes récoltes, plantations, fleurs et végétations diver-
ses, les bêtes de différentes natures et utilités, les montagnes, les plai-
nes, les déserts, les mers et ce qu'elles renferment qui, malgré leurs
flots, sont au service des hommes. Il n'y a de Dieu que Lui, le Sei-
gneur des mondes. Mais hélas ni les signes, ni les avertissements, ne
peuvent être d'utilité à ceux qui persévèrent dans leur mécroyance.
O Mouhammad! ceux qui t'ont traité d'imposteur «attendent-ils de
passer par les mêmes épreuves que les générations éteintes» qui avaient agi
de la sorte avec leurs Prophètes? «Attendez. Et moi j'attendrai avec
vous» le jour où Dieu se vengera de ces incrédules. Puis «Nous sauve-
rons alors nos émissaires» nos Prophètes et messagers «C'est notre de-
voir de sauver les croyants» Un devoir que Dieu s'est imposé, surtout
quand II a dit: «Votre Seigneur a inscrit au nombre de ses devoirs la clé-
mence» [Coran VI, 54].
Il est cité dans les deux Sahihs que l'Envoyé de Dieu - qu'Allah le
bénisse et le salue - a dit: «Dieu a écrit un Livre qui se trouve auprès de
Lui au-dessus du Trône, (dans lequel on lit): «Ma clémence a devancé Ma
colère» (Rapporté par Boukhari et MousUm) 1 ' 1 .
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qui yâ 'ayyuhâ-n-nâsu 'in kuntum fi sakkim min dînî fala" 'a'budu-l-lad
îna ta'budûna min dûni-L-Lâhi walâkin 'a'budu-L-Lâha-l-ladî yatawaffâ-
kum wa 'umirtu 'an 'akuna mina-l-mu'minîna (104) wa'an 'aqîm wajhaka
li-d-dîni hanîfan walâ takûnanna mina-l-mu§rikîna (105) walâ tad'u min
dûni-L-Lâhi mâlâ yanfa'uka walâ yaurruka fa 'in fa'alta fa 'innaka 'idm-
mina-z-zâlimîna (106) wa 'iy-yamsaska-L-Lâhu bidurrin falâ kâsifa lahu
'illâ huwa wa 'iy-yuridka bihayrin falâ r^dda lifadlihî yusîbu bihî may-
yasâ'u min 'ibâdihî wa huwa-l-Gafûru-r-Rahîmu (107).
Dis: O hommes, peut-être doutez-vous de ma religion? Sachez que,
pour ma part, je n'adorerai jamais les divinités que vous avez intronisées
auprès d'Allah. Mais j'adore Allah qui tient votre vie entre Ses mains et
j'ai l'ordre d'être croyant (104) J'ai l'ordre aussi de ne m'orienter que du
côté de la vraie religion et d'éviter ceux qui prêtent des associés à Al-
lah (105) N'invoque pas, à côté d'Allah, ce qui ne peut ni t'aider ni te
nuire. Si tu le faisais, tu serais du nombre des injustes (106) Si Allah t'af-
flige d'un mal, nul autre que Lui ne peut y mettre fin. S'il te désigne pour
une faveur, personne ne saurait en empêcher la réalisation. Il répand sur
qui II veut ses faveurs. H est clément et miséricordieux (107).
Dieu ordonne à Son Prophète - qu'Allah le bénisse et le salue -:
«O Mouhammad! Dis aux hommes: «Si vous êtes dans le doute au su-
jet de ma religion, cette religion droite qui m'a été révélée, je n'adore
plus ce que vous adorez en dehors de Lui. Je n'adore que Dieu seul
sans lui reconnaître des associés, Lui qui vous fait mourir comme II
vous a créé et sachez que votre retour sera vers Lui. Si vos divinités
vous les considérez comme de vrais dieux, invoquez-les alors pour
ciu'elles me nuisent. Mais elles ne pourront ni nuire ni être utiles, car
c est Dieu seul qui détient en Ses mains le mal et le bien, Il n'a pas
d'associés et j'ai reçu l'ordre d'être au nombre de ceux qui croient».
L'expression: «J'ai l'ordre aussi de ne m'orienter que du côté de la
vraie religion» signifie: voue un culte pur à Dieu et acquitte-toi des pre-
scriptions cultuelles en vrai croyant».
«Si Allah t'afflige d'un mal...» car tant au bien qu'au mal, tout deux
dépendent du vouloir de Dieu seul. Anas Ben Malek a rapporté que
l'Envoyé de Dieu - qu'Allah le bénisse et le salue - a dit: «Ne demandez
que le bien la vie durant. Exposez-vous aux «souffles» de Dieu, car Dieu
envoie des souffles de Sa miséricorde pour atteindre qui II veut. Demandez-
Lui de cacher vos défauts et d'apaiser votre frayeur».
Dieu, certes, est indulgent, accorde son pardon à qui se repent à
Lui en délaissant tout péché même s'il s'agit du polythéisme.
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qui yâ 'ayyuhâ-n-nâsu qad ja 'akumu-l-haqqu mi-r-rabbikum famani-
htadâ fa 'innamâ yahtadî linafsihî waman dalla fa 'innamâ yadillu 'alay-
hâ wamâ" 'ana 'alaykum biwakîlin (108) wa-t-tabi' mâ yuhâ" 'ilayka
wasbir hattâ yahkuma-L-Lâhu wa huwa hayru-l-hâkimîn (109).
Dis: O hommes, la vérité vous est venue de votre Seigneur. Celui qui
aura pris la bonne voie en profitera. Quiconque s'en sera écarté, ce sera à
son propre détriment. Je n'ai pas à répondre de vous (108) Conforme-toi
aux ordres de ton Seigneur. Attends toujours qu'Allah ait décidé. Il est le
meilleur des juges (109).
Dieu ordonne à Son Prophète - qu'Allah le bénisse et le salue - de
faire connaître aux hommes que ce qu'il leur apporte est la vérité ve-
nue de Lui sans aucun doute possible. Quiconque l'aura suivi et s'en
sera conformé, n'acquérra que le bien. Mais celui qui s'en sera écarté,
ne s'égarera qu'à son propre détriment.
«Je n'ai pas à répondre de vous» En d'autres termes: je ne suis pas
s/otre» protecteur pour que vous soyez des croyants. Je ne SUIS qu'un
avertisseur et la bonne direction incombe à Dieu.
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«Conforme-toi aux ordres de ton Seigneur» Attache-toi aux enseigne-
ments que Dieu t'a révélés, endure les méfaits de ceux qui te contredi-
sent jusqu'à ce que Dieu juge et tranche vos différends car «Il est le
meilleur des juges» qui applique la justice et l'équité.
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