Coran › Sourate 102 › Ibn Kathīr — trad. Harkat
Tafsīr al-Qurʾān al-ʿAẓīm
تفسير القرآن العظيم
Exégèse complète de la sourate 102 trad. humaine
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102 - SOURATE DE LA PASSION DES
RICHESSES
8 versets
Révélée tout entière à La Mecque à la suite de la sourate de
l'Abondance
Bismi-L-Lâhi-r-Rahmâni-r-Rahîni
'alhâkumu-t-takâturu (1) hattâ zurtumu-l-maqâbira (2) kallâ sawfa
ta'lamuna (3) tumma kallâ sawfa ta'lamûna (4) kallâ law ta'lamûna
'ilam-l-yaqîni (5) latarawunna-l-jahîma (6) tumma latarawunnâ 'ayna-1-
yaqîni (7) tumma latas'alunna yawma'idin 'ani-na'îm (8).
Au nom d'Allah le Miséricordieux le Très Miséricordieux.
La passion des richesses vous absorbe, (1) jusqu'au jour où vous serez
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portés dans la tombe. (2) Vous apprendrez plus tard la vérité. (3) Oui vous
l'apprendrez. (4) AhJ si vous pouviez connaître la réalité, (5) vous verriez
l'enfer. (6) Oui, vous le verriez avec l'œil de la certitude. (7) Ce jour-là, on
vous demandera compte des bienfaits que vous avez reçus. (8).
O hommes, leur dit Dieu, les clinquants de la vie, l'amour de
l'argent et les joies de ce monde vous occupent sans penser à la vie
de l'au-delà. Vous persévérez dans tout cela jusqu'à ce que la mort
vous survienne et vous voilà dans les tombes en laissant derrière
vous: richesses et enfants qui vous ont absorbés.
Abdullah Ben Ach-Chakhir rapporte: «Je vins auprès du Messager
de Dieu -qu'Allah le bénisse et le salue- alors qu'il récitait: «La passion
des richesses vous absorbe». Puis il dit: «L'homme dit: «Mes biens! Mes
biens!. Or ce qui lui revient de ses biens sont ces trois choses: ce qu'il a
mangé et consommé, ce qu'il a porté et usé et ce qu'il a donné en aumône
pour sa vie future. A part cela, tout ce qu'il possède reviendra à ses
successeurs (après sa mort)» (Rapporté par Mouslim, Ahmed, Tirmidzi et
Nassaî) 111 .
Anas Ben Malek rapporte que le Messager de Dieu -qu'Allah le
bénisse et le salue- a dit: «Trois choses suivent le mort (jusqu'à sa
tombe), deux reviennent et une seule reste avec lui: Les siens, ses biens et
ses œuvres le suivent, les deux premiers reviennent et seules ses œuvres
restent avec lui» (Rapporté par Boukhari, Mouslim et Tirmidzi/ 21 '.
Quant aux circonstances de cette révélation, Ibn Bourayda
raconte: «Deux tribus des Médinois: Bani Haritha et Bani Al-Hareth
s'enorgueillissait l'une sur l'autre. L'une d'elles dit à l'autre: «Y en a-t-il
parmi vous tel fils de tel et tel autre qui sont des nôtres?». Et l'autre
répondit en disant la même chose. Puis l'une dit à l'autre: «Allons
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s visiter les tombes». L'une d'elles dit à l'autre en désignant les
tombes où gîsent leurs hommes célèbres, et l'autre fit de même. Dieu
à cette occasion fit descendre cette sourate».
Et l'auteur de dire: Ce qui est plus logique c'est que cette sourate
parle en général des hommes dont leur sort sera la tombe et il cite à
l'appui ce hadith : «Le Messager de Dieu -qu'Allah le bénisse et le
salue- rendit visite à un bédouin malade et lui dit: «Ce sera pour toi
une purification si Dieu le veut». L'homme de répondre: «Une
purification! c'est plutôt une fièvre qui attaque un vieillard comme moi
et ne tardera pas à le faire visiter la tombe». Et le Prophète -qu'Allah
le bénisse et le salue- de répliquer. «Alors ce sera un bien pour toi».
«Vous apprendrez plus tard la vérité» ô incrédules. «Oui vous
l'apprendrez» ô croyants, comme a avancé Ad-Dahak. «Ah! si vous
pouviez connaître la réalité». C'est à dire: si vous le saviez de science
certaine, vous ne vous seriez pas adonnés à la recherche des
richesses au lieu de chercher la vie future jusqu'à ce que vous visitez
les tombes.
«Vous verriez l'enfer. Oui, vous le verriez avec l'œil de la certitude».
Cela constitue une explication à la menace lancée déjà. Car ces gens-
là verront certainement l'Enfer qui, s'il souffle, tout Prophète et tout
ange rapproché de Dieu se mettront à genoux par peur de ses affres
comme il est dit dans un hadith.
«Ce jour-là-, on vous demandera compte des bienfaits que vous avez
reçus», s'agit-il de la santé, de la sécurité, des biens et d'autres
faveurs, et par quoi vous avez répondu soit de la reconnaissance, soit
de l'adoration.
Abou Houraira raconte: «Le Messager de Dieu -qu'Allah le bénisse
et le salue- sortit un jour et rencontra Abou Bakr et Omar assis. Il leur
dit: «Qu'est-ce qui vous a fait sortir de chez vous?» - Par celui qui t'a
envoyé avec la vérité, répondirent-ils, ce n'est autre que la faim. -
Quant à moi, repartit-il, par celui qui m'a envoyé avec la vérité, c'est la
même raison qui m'a fait sortir.
Ils se rendirent chez un homme des Ansars qui ne se trouvait pas
chez lui, mais quand sa femme les aperçut, elle s'écria: «Soyez les
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bienvenus» - Où est ton mari, lui demanda le Prophète. - Il est allé
chercher de l'eau, répondit-elle. A ce moment l'homme arriva, et quand
il vit le Messager de Dieu -qu'Allah le bénisse et le salue- et ses deux
compagnons, il dit: «Louange à Dieu! Personne en ce jour n'a des hôtes
plus nobles que les miens». Il sortit et leur apporta un régime de palmier
qui contenait des dattes fraiches et sèches en leur disant: «Mangez». Il
prit aussitôt un couteau et, voulant sortir, le Messager de Dieu -qu'Allah
le bénisse et le salue- lui dit: «Prends garde, n'égorge pas sourtout une
brebis qui allaite». L'homme leur égorgea un mouton et leur offrit sa
viande. Après avoir mangé, le Messager de Dieu -qu'Allah le bénisse et
le salue- dit à Abou Bakr et Omar: «C'est la faim qui vous a fait sortir de
chez vous et vous n'y êtes pas retournés sans avoir reçu votre part de
ces plaisirs. Vous serez interrogés sur cela au jour de la résurrection»
(Rapporté par Mouslim, Ibn Jarir et les auteurs des Sunan).
Ikrima rapporte: «Les compagnons dirent au Prophète: «O
Messager de Dieu, quelle vie aisée menons-nous? nous prenons un
demi repas et nous ne mangeons que du pain d'orge?» Dieu inspira
alors au Prophète -qu'Allah le bénisse et le salue- de leur répondre:
«Ne portez-vous pas de sandales? Ne buvez-vous pas de l'eau froide?
Tout cela fait partie du plaisir».
D'autres ont considéré que: manger à sa faim, boire de l'eau froide,
les demeures confortables, un corps parfait et sain, un sommeil profond,
tout cela fait partie des bienfaits accordés aux hommes. Quant à Ibn
Abbas, il a dit: «Le corps sain, l'ouïe et la vue constituent des bienfaits
sur lesquels les hommes seront interrogés au jour de la résurrection et
comment ils les ont utilisés dans leur vie, bien que Dieu le sache mieux
que quiconque». Et il cita à l'appui ce verset: «Il sera sûrement demandé
compte de tout: de l'ouïe, de la vue et du cœur» [Coran XVII, 36].
Ibn Abbas rapporte que le Messager de Dieu -qu'Allah le bénisse
et le salue- a dit: «Il y a deux faveurs que beaucoup de gens abusent: la
santé et le loisir» (Rapporté par Boukhari et Tirmidzi) tlj r .
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