وَدَخَلَ جَنَّتَهُۥ وَهُوَ ظَالِمٌۭ لِّنَفْسِهِۦ قَالَ مَآ أَظُنُّ أَن تَبِيدَ هَٰذِهِۦٓ أَبَدًۭا
Hamidullah (rév. CRF 2000)Il entra dans son jardin coupable envers lui-même [par sa mécréance]; il dit: «Je ne pense pas que ceci puisse jamais périr,
Rashid MaachPénétrant dans son jardin, coupable envers lui-même, il dit : « Je ne crois pas que tout ceci puisse un jour disparaître.
Al-Mukhtaṣar fī at-Tafsīr trad. officielle
Markaz at-Tafsīr (Centre d'études coraniques) — traduction officielle
Le mécréant, coupable de mécréance et d’orgueil, entra ensuite dans son jardin accompagné du croyant afin de le lui montrer. Puis il dit: Je ne crois pas que ce jardin-ci disparaisse un jour, puisque je me suis donné tous les moyens pour qu’il subsiste.
al-Muyassar — Le Commentaire facilité trad. IA non relue
Groupe de savants — Complex du Roi Fahd, Médine
Et il entra dans son jardin, lésant sa propre âme par sa mécréance en la résurrection et son doute sur l'Heure. Séduit par ses fruits, il dit : « Je ne pense pas que ce jardin périsse de sitôt ; je ne crois pas que l'Heure vienne ; et si — comme tu le prétends, ô croyant — je suis ramené à mon Seigneur, je trouverai certes meilleur que celui-ci en retour et en dignité, pour mon rang auprès de Lui. »
النص العربي — texte arabe original
ودخل حديقته، وهو ظالم لنفسه بالكفر بالبعث، وشكه في قيام الساعة، فأعجبته ثمارها وقال: ما أعتقد أن تَهْلِك هذه الحديقة مدى الحياة، وما أعتقد أن القيامة واقعة، وإنْ فُرِضَ وقوعها -كما تزعم أيها المؤمن- ورُجعتُ إلى ربي لأجدنَّ عنده أفضل من هذه الحديقة مرجعًا ومردًّا؛ لكرامتي ومنزلتي عنده.
al-Saʿdī — Taysīr al-Karīm al-Raḥmān trad. IA non relue
ʿAbd al-Raḥmān al-Saʿdī (m. 1376 H/1956)
Cela ne lui suffit pas dans sa vantardise sur son compagnon : il jugea de son ignorance et son injustice et, entré dans son jardin, pensa et {dit : “Je ne crois pas que ceci périsse jamais”} — ne cesse et ne s'évanouisse. Il se reposa sur ce monde, s'en contenta, nia la résurrection et dit : {“je ne crois pas que l'Heure se lève ; et si je suis ramené à mon Seigneur”} — par supposition —, {“ je trouverai certes meilleur que ceci en retour”} : Il me donnera mieux que ces deux jardins ! Cela n'est que d'une des deux : soit il connaît la vérité de l'état, et sa parole est moquerie et raillerie — surcroît de mécréance sur sa mécréance ; soit c'est réellement sa croyance, et il est des plus ignorants et plus dépourvus de raison : quel lien entre le don de ce monde et le don de l'au-delà, pour croire, dans son ignorance, qu'à qui est donné ici-bas est donné dans l'au-delà ? Le plus souvent, Allah — le Très-Haut — retire ce monde à Ses amis et élus, et le dilate à Ses ennemis, qui n'ont pas de part à l'au-delà. L'apparent est qu'il connaît la vérité, mais dit cette parole par moquerie et raillerie — preuve Sa parole : {et il entra dans son jardin, étant injuste envers lui-même} : affirmer que l'injustice était son portrait à son entrée, dont sa parole procéda, indique sa rébellion et son obstination.
النص العربي — texte arabe original
◆ V.34 {وكان له}؛ أي: لذلك الرجل {ثمرٌ}؛ أي: عظيم؛ كما يفيده التنكير؛ أي: قد استكملت جنتاه
ثمارهما، وارجحنَّت أشجارهما ولم تعرض لهما آفةٌ أو نقصٌ، فهذا غاية منتهى زينة الدُّنيا في الحرث،
ولهذا اغترَّ هذا الرجل وتبجَّح وافتخر، ونسي آخرته.
أي: فقال صاحب الجنتين لصاحبه المؤمن وهما يتحاوران؛ أي: يتراجعان بينهما في بعض الماجريات المعتادة مفتخراً عليه: {أنا أكثرُ منك مالاً وأعزُّ نفراً}: فَخَرَ بكثرة مالِهِ وعزَّةِ
أنصاره من عبيدٍ وخدمٍ وأقارب، وهذا جهلٌ منه، وإلاَّ؛ فأيُّ افتخار بأمر خارجيٍّ ليس فيه فضيلةٌ
نفسيَّة ولا صفةٌ معنويَّة، وإنَّما هو بمنزلة فخر الصبيِّ بالأماني التي لا حقائق تحتها؟!
{35 ـ 36} ثم لم يكفِهِ هذا الافتخار على صاحبه، حتى حَكَمَ بجهله
وظلمه، وظنَّ لما دخل جنته، {فقال ما أظنُّ أن تبيدَ}؛ أي: تنقطعَ وتضمحلَّ {هذه أبداً}: فاطمأنَّ
إلى هذه الدنيا، ورضي بها، وأنكر البعث، فقال:{وما أظنُّ الساعة قائمةً ولئن رُدِدتُّ إلى ربِّي}:
على ضرب المثل؛ {لأجِدَنَّ خيراً منها مُنۡقَلَباً}؛ أي:
ليعطيني خيراً من هاتين الجنتين! وهذا لا يخلو من أمرين: إمَّا أن يكون عالماً بحقيقة الحال، فيكون
كلامُهُ هذا على وجه التهكُّم والاستهزاء، فيكون زيادةَ كفرٍ إلى كفرِهِ. وإما أن يكون هذا ظنَّه في
الحقيقة، فيكون من أجهل الناس وأبخسهم حظًّا من العقل؛ فأيُّ تلازم بين عطاء الدُّنيا وعطاء الآخرة
حتى يظنَّ بجهله أنَّ من أُعْطِي في الدنيا أُعْطِيَ في الآخرة؟! بل الغالب أنَّ الله تعالى يَزْوي
الدُّنيا عن أوليائِهِ وأصفيائِهِ، ويوسِّعها على أعدائه، الذين ليس لهم في الآخرة نصيبٌ. والظاهر
أنَّه يعلم حقيقة الحال، ولكنَّه قال هذا الكلام على وجه التهكُّم والاستهزاء؛ بدليل قوله:{وَدَخَلَ جنَّته وهو ظالمٌ لنفسِهِ}: فإثْبات أنَّ وصفه الظلم في حال
دخوله الذي جرى منه من القول ما جرى، يدلُّ على تمرُّده وعناده.