Coran › Sourate 22 — Al-Hajj › Verset 11
وَمِنَ ٱلنَّاسِ مَن يَعْبُدُ ٱللَّهَ عَلَىٰ حَرْفٍۢ ۖ فَإِنْ أَصَابَهُۥ خَيْرٌ ٱطْمَأَنَّ بِهِۦ ۖ وَإِنْ أَصَابَتْهُ فِتْنَةٌ ٱنقَلَبَ عَلَىٰ وَجْهِهِۦ خَسِرَ ٱلدُّنْيَا وَٱلْءَاخِرَةَ ۚ ذَٰلِكَ هُوَ ٱلْخُسْرَانُ ٱلْمُبِينُ
Hamidullah (rév. CRF 2000)Il en est parmi les gens qui adorent Allah marginalement. S'il leur arrive un bien, ils s'en tranquillisent, et s'il leur arrive une épreuve, ils détournent leur visage, perdant ainsi (le bien) de l'ici-bas et de l'au-delà. Telle est la perte évidente!
Rashid MaachIl est aussi des hommes dont la foi en Allah est chancelante[6]. S’ils jouissent du bonheur, ils demeurent sereinement attachés à la foi, mais s’ils subissent un malheur, ils font volte-face pour retourner à l’impiété, provoquant ainsi leur ruine ici-bas et dans l’au-delà. Est-il ruine plus évidente ?
Tafsirs

Al-Mukhtaṣar fī at-Tafsīr trad. officielle

Markaz at-Tafsīr (Centre d'études coraniques) — traduction officielle

Il existe des gens indécis qui adorent Allah tout en étant emplis de doutes. Si l'un d'eux bénéficie d’un bienfait, comme la bonne santé ou la richesse, il conserve la foi et continue d’adorer Allah, mais quand il subit un malheur, comme la maladie ou la pauvreté, il attribue son malheur à sa religion et apostasie. De ce fait, il perd sa part du monde terrestre car sa mécréance n’accroit pas ce à quoi il peut prétendre ici-bas et il perd en même temps sa part de l’au-delà puisqu’il sera châtié par Allah. Ceci est certainement la perte manifeste.

al-Muyassar — Le Commentaire facilité trad. IA non relue

Groupe de savants — Complex du Roi Fahd, Médine

Parmi les gens, qui adore Allah sur le flanc : si le bien l'atteint, il s'apaise ; si l'épreuve le saisit, il se retourne — perdant ce monde et l'au-delà : perte manifeste. Il invoque, en dehors de Allah, ce qui ne lui nuit ni ne lui profit — voilà l'égarement extrême. Il invoque celui dont le mal est plus proche que le bien : quel détestable auxiliaire et quel détestable compagnon !

النص العربي — texte arabe original
ومن الناس مَن يدخل في الإسلام على ضعف وشك، فيعبد الله على تردد، كالذي يقف على طرف جبل أو حائط لا يتماسك في وقفته، ويربط إيمانه بدنياه، فإن عاش في صحة وسَعَة استمر على عبادته، وإن حصل له ابتلاء بمكروه وشدة عزا شؤم ذلك إلى دينه، فرجع عنه كمن ينقلب على وجهه بعد استقامة، فهو بذلك قد خسر الدنيا؛ إذ لا يغيِّر كفرُه ما قُدِّر له في دنياه، وخسر الآخرة بدخوله النار، وذلك خسران بيِّن واضح. يعبد ذلك الخاسر من دون الله ما لا يضره إن تركه، ولا ينفعه إذا عبده، ذلك هو الضلال البعيد عن الحق. يدعو مَن ضررُه المحقق أقرب من نفعه، قبح ذلك المعبود نصيرًا، وقبح عشيرًا.

al-Saʿdī — Taysīr al-Karīm al-Raḥmān trad. IA non relue

ʿAbd al-Raḥmān al-Saʿdī (m. 1376 H/1956)

C'est-à-dire : parmi les gens, qui est de foi faible — la foi n'entra pas son cœur ni sa sérénité ne le pénétra : il y entra soit de peur soit d'habitude, d'une façon qui ne tient pas à l'épreuve. {« Si un bien le touche”} — sa subsistance demeure ample, sans mal —, {« il s'y tranquillise”} : il s'apaise de ce bien, non de sa foi — peut-être Allah le garde-t-Il en santé et ne lui suscitera pas de tentation qui le détourne de sa religion. {« Et si une tentation le touche”} — survenance d'un mal ou perte d'un aimé —, {« il se retourne sur sa face”} : il apostasie de sa religion —, {« il perd ce monde et l'au-delà”} : en ce monde, l'apostasie ne lui obtient pas ce qu'il espérait, dont il fit la tête de son bien et le substitut de ce qu'il pense atteindre : son effort échoue, il n'obtient que ce qui lui fut parta-gé ; l'autre monde est clair : privé du Paradis large comme les cieux et la terre, il mérita le Feu. {« Cela est la perte manifeste”}.

النص العربي — texte arabe original
◆ V.11 أي: ومن الناس مَنْ هو ضعيفُ الإيمان، لم يدخُل الإيمان قلبَه، ولم تخالطْه بشاشتُه، بل دخل فيه إمَّا خوفاً وإمَّا عادة على وجهٍ لا يثبتُ عند المحن. {فإنۡ أصابَه خيرٌ اطمأنَّ به}؛ أي: إن استمرَّ رزقُه رغداً ولم يحصُل له من المكاره شيءٌ اطمأنَّ بذلك الخير، لا إيمانه ؛ فهذا ربَّما أنَّ الله يعافيه ولا يقيِّضُ له من الفتن ما ينصرفُ به عن دينه. {وإنۡ أصابتۡه فتنةٌ}: من حصول مكروهٍ أو زوال محبوبٍ؛ {انقلبَ على وجهِهِ}؛ أي: ارتدَّ عن دينه؛ {خَسِرَ الدُّنيا والآخرة}: أما في الدُّنيا؛ فإنَّه لا يحصُل له بالردة ما أمَّله، الذي جعل الردَّة رأساً لماله وعوضاً عما يظنُّ إدراكه، فخاب سعيُه، ولم يحصُل له إلاَّ ما قُسِم له، وأما الآخرةُ؛ فظاهرٌ، حُرِم الجنة التي عرضها السماوات والأرض، واستحقَّ النار. {ذلك هو الخسران المبين}؛ أي: الواضح البين. {12 ـ 13}{يدعو}: هذا الراجع على وجهِهِ من دون الله ما لا ينفعُه ولا يضرُّه، وهذا صفة كلِّ مدعوٍّ ومعبودٍ من دون الله؛ فإنه لا يملك لنفسه ولا لغيره نفعاً ولا ضرًّا. {ذلك هو الضلال البعيدُ}: الذي قد بلغ في البعد إلى حدِّ النهاية؛ حيث أعرض عن عبادة النافع الضارِّ الغنيِّ المغني، وأقبل على عبادة مخلوقٍ مثله أو دونه، ليس بيده من الأمر شيء، بل هو إلى حصول ضدِّ مقصوده أقرب، ولهذا قال:{يدعو لَمَن ضَرُّه أقربُ من نفعِهِ}: فإنَّ ضرره في العقل والبدن والدُّنيا والآخرة معلوم. {لبئس المولى}؛ أي: هذا المعبود، {ولبئس العشيرُ}؛ أي: القرين الملازم على صحبته؛ فإنَّ المقصود من المولى والعشير حصول النفع ودفع الضرر؛ فإذا لم يحصل شيءٌ من هذا؛ فإنَّه مذموم ملوم.

Tafsīr al-Qurʾān al-ʿAẓīm — Ibn Kathīr trad. humaine

trad. Harkat Abdou (traduction humaine) — exégèse complète de la sourate

Lire l'exégèse complète de la sourate (trad. Harkat) →