Coran › Sourate 31 › Ibn Kathīr — trad. Harkat
Tafsīr al-Qurʾān al-ʿAẓīm
تفسير القرآن العظيم
Exégèse complète de la sourate 31 trad. humaine
31 - SOURATE DE LOKMAN
34 versets
Révélée à La Mecque, à l'exception des versets 27, 29 et 30 révélés à
Médine
Révélée à la suite de la sourate des «Rangs»
Bismi-L-Lâhi-r-Rahmâni-r-Rahîm.
'alif-Lam-mî m (1) tilka If yâtu-1-kitâbi-l-hakîmi (2) hudan wa rahmata-
1-lil-muhsinîna (3) 1-ladîna yuqîmûna-s-salâta wa yu'tûna-z-zakâta wa
hum bil-'ahirati hum yûqinûna (4) 'ûla 'ika 'alâ hudam-mi-r-rabbihim wa
'ûla 'ika humu-1-muflihûna (5).
Au nom d'Allah le Miséricordieu- le Très Miséricordieux
Alif. Lam. Mim. (1) Voici quelques versets du Livre de la sagesse. (2)
C'est un guide et une bénédiction pour les gens de bien, (3) qui observent la
prière, font l'aumône et qui croient à la vie future. (4) Ceux-là sont guidés
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par leur Seigneur. Ils ont leur salut assuré. (5).
Dieu a fait du Coran une voie droite et une guérison pour ceux qui
auront cru et fait le bien, ceux qui suivent strictement les lois de leur
religion en s'acquittant des prières à leurs moments déterminés, les
prescrites et les surérogatoires, en versant la zakat qui est l'aumône
légale aux ayants-droit, en maintenant le lien du sang, en croyant avec
conviction à la rétribution dans l'au-delà, en s'approchant de leur
Seigneur par leurs bonnes œuvres sans être remplis d'ostentation ni
vouloir recevoir leur récompense d'un autre que Dieu. Ceux-là en
accomplissant tout cela seront guidés par leur Seigneur et réussis et
bienheureux dans les deux mondes.
wa mina-n-nâsi may-yaStâri lahwa-1-hadîti liyudilla 'an sabîli-L-Lâhi
bigayri 'ilmin wa yattahidahâ huzuwan 'ûlâ^'ika lahum 'adâbum
muhînun (6) wa 'idâ tutlâ 'alayhî *ïyâtunâ wallâ mustakbiran ka'al-lam
yasma'hâ ka'anna fî 'udunayhi waqran fabassirhu bi 'adâbin 'alîmin (7).
Il est des gens qui prônent des écrits frivoles pour détourner de la voie
d'Allah. Dans leur ignorance, ils tournent en dérision la religion d'Allah.
Une peine infamante leur est réservée. (6) Quand on leur récite nos versets,
Us s'éloignent avec morgue, comme s'ils ne les avaient pas entendus, comme
s'ils étaient sourds. Annonce-leur un châtiment douloureux. (7).
Après avoir parlé du cas des bienheureux, les croyants, Dieu
montre le cas des damnés et malhereux qui, au lieu d'entendre les
versets de Dieu et de s'en conformer, préfèrent la chanson et les
futilités. As-Siouti rapporte d'après Ibn Jouwaiber, que ce verset fut
descendu au sujet de An-Nadar Ben Al-Hareth qui, sachant qu'un
homme voulait embrasser l'Islam, demandait à une de ses esclaves-
cantatrices de se rendre chez lui et de lui faire entendre ses chansons
pour le détourner du chemin droit et de la religion en lui disant: «C'est
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beaucoup meilleur de ce que Mouhammad t'invite à suivre». Ainsi fut
l'interprétation de plusieurs exégètes tel que Abdulah Ben Mass'oud,
qu'il s'agit de la chanson.
A cet égard, Abou Oumama rapporte que le Prophète -qu'Allah le
bénisse et le salue- a dit: «Il n'est plus permis de vendre les
cantatrices ni les acheter, ainsi que de profiter de leurs salaires. C'est
à leur sujet que Dieu a fait descendre ce verset». Quant au terme:
«des écrits frivoles» Ad-Dahak a avancé qu'il s'agit du polythéisme, une
opinion qui fut aussi soutenue par Ibn Aslam et Ibn Jarir qui a ajouté:
et aussi tout ce qui fait distraire l'homme pour ne plus entendre les
paroles de Dieu.
«Pour détourner de la voie d'Allah», c'est à dire ce qu'ils font n'a
pour but que de s'opposer aux préceptes de l'Islam et ses lois. «Ils
tournent en dérision la religion d'Allah» en se moquant des signes et
des versets de Dieu, comme ont avancé Moujahed et Qatada. «Une
peine infamante leur est réservée» dans la vie future pour prix de leur
moquerie et pour avoir tourné ces signes en dérision. Là ils subiront un
châtiment douloureux qui ne sera plus allégé.
«Quand on leur récite nos versets, ils s'éloignent avec morgue, comme
s'ils ne les avaient pas entendus, comme s'ils étaient sourds» Ceux qui
s'adonnent aux plaisirs et à la chanson, se détournent avec orgueil
quand ils entendent les versets de Dieu et font l'oreille sourde comme
quelqu'un qui éprouve un certain dommage ou est lésé, car il n'a
aucun profit de les entendre et être dirigé vers la voie droite. «Annonce-
leur un châtiment douloureux» au jour de la résurrection qui lui causera
une grande peine comme il a fait semblant d'être nui par ces versets.
'inna-l-ladîna "a*manû wa 'amilû-s-sâlihâti lahum jannâtu-n-na'îmi (8)
hâlidîna fîhâ wa'da-L-Lâhi haqqan wa huwa-1- 'Azîzu-1-Hakîmu (9).
Ceux qui croient et pratiquent le bien séjourneront dans des jardins de
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félicité. (8) Séjour qui sera éternel. La promesse d' Allah sera réalisée. Il est
tout-Puissant (9).
La demeure de ceux qui auront cru et fait le bien dans la vie
présente, sera le Paradis, le séjour de félicité et de bonheur éternel,
pour prix de leur soumission à Dieu et les bonnes œuvres qu'ils ont
accomplies en obtempérant aux ordres divins. Là ils délecteront des
fruits succulents et savoureux, de la nourriture exquise, des vêtements
somptueux, des houris aux grands yeux belles et pures que nul ne
pourra imaginer. Les bienheureux y resteront pour l'éternité sans avoir
l'intention d'échanger ces demeures par d'autres. «La promesse d' Allah
sera réalisée» sans aucun doute car II tient toujours à Sa promesse. Il
est le puissant qui fait ce qu'il veut, et sage en actes et paroles, qui a
fait du Coran la bonne direction pour les croyants.
Ou
- * M<
halaqa-s-samâwâti bigayri 'amadin tarawnahâ wa 'alqâ fi-l-'ardi rawâsiya
'an tamîda bikum wa batta fîhâ min kulli dabbatin wa 'anzalnâ mina-s-
samà N 'i ma* 'an fa'ambatnâ fîha min kulli zawjim-karîmin (10) hâdâ
halqu-L-Lâhi fa'arûnî mâdâ halaqa-1-lad îna min dûnihî bali-z-zàlimûna
fi-dalâlim-mubînin (11).
II a conçu le ciel sans appui. Vous le voyez. II a hérissé la terre de
montagnes pour la stabiliser. Il l'a peuplée de toute espèce d'animaux. II
fait tomber l'eau du ciel et avec elle fait germer des couples des plantes
bienfaisantes. (10) Telle est la création d'Allah. Montrez-moi maintenant ce
qu'ont créé ceux qu'on oppose à Allah. Oui, les méchants sont dans un
égarement manifeste. (11).
Dieu montre son omnipotence en créant les deux et la terre et ce
qu'il y a entre eux. Il a créé le ciel sans être soutenu par des colonnes
visibles. «D a hérissé la terre de montagnes pour la stabiliser», c'est à dire
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Il a jeté sur la terre des montagnes comme des masses d'ancrage et
de piliers pour qu'elle ne branle pas et les hommes non plus.
«Il l'a peuplée de toute espèce d'animaux» que nul ne saurait
connaître leurs espèces, nombres, couleurs et autres caractéristiques
que Lui seul. Etant le Dispensateur unique, «H fait tomber l'eau du ciel
et avec elle fait germer des couples de plantes bienfaisantes» et d'espèces
utiles et généreuses.
«Telle est la création d'Allah» comme deux, terre, montagnes,
animaux, plantes et autres choses, «Montrez-moi maintenant ce qu'ont
créé ceux qu'on oppose à Allah» Il défie par ce verset les polythéistes
qui adorent d'autres divinités que Lui de lui montrer ce qu'elles ont
créé. Mais hélas, ceux-là les injustes sont dans un égarement total et
manifeste.
walaqad 'ïtaynâ Luqmâna-1-hikmata 'ani-skur li-L-Lâhi wa may-yaSkur
fa 'innamâ yaskur linafsihî wa man kafara fa'inna-L-Lâha ganiyyun
Hamîdun (12).
Nous avons donné la sagesse à Lokman et nous lui avons dit: «Sois
reconnaissant envers Allah car la reconaissance profite à qui la pratique».
L'ingratitude n'atteint pas Allah. Il est plein de richesses et de gloire. (12).
Les opinions ont divergé quant à la «Personne» de Lokman: était-
il un Prophète ou un homme sage et vertueux? La majorité des
exégètes ont affirmé qu'il était un sage. A ce propos Ibn Abbas a
avancé: Lokman était un menuisier Abyssin. Quant à Sa'id Ben Al-
Moussayab, il a dit qu'il était un Nubien de la Haute-Egypte, Dieu lui a
accordé la sagesse sans lui donner la prophétie.
Ibn Jarir rapporte que Khaled Al-Rib'i a dit: «Lokman était un
menuisier Abyssin et esclave. Un jour son patron lui dit: «Egorge-nous
cette brebis et apporte-nous-en les deux excellentes bouchées». Il
i'égorgea et donna à son martre la langue et le cœur. Puis une autre
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fois, après l'écoulement du temps que Dieu voulut, il lui ordonna
d'égorger une autre brebis et de lui donner les deux organes les plus
méprisés. Il lui apporta aussi le cœur et la langue. Le patron s'irrita et
lui dit: «Je t'ai ordonné de m'apporter les deux organes les plus
excellents, et les deux organes les plus méprisés, tu m'a apporté la
langue et le cœur?» Et Lokman de lui répondre: «Rien n'est plus
excellent que le cœur et la langue s'ils sont bons, et rien n'est plus
odieux que ces deux s'ils sont mauvais» Moujahed, de sa part, a dit
que Lokman était un serviteur de Dieu bon et vertueux, aux lèvres
grosses et aux pieds larges, et un des juges des fils d'Israël.
«Nous avons donné la sagesse à Lokman» c'est à dire la science, la
compréhension et la faculté de bien s'exprimer, «et nous lai avons dit:
«Sois reconnaissant envers Allah» pour les bienfaits qu'il lui a accordés
et cette supériorité sur les autres hommes. «Car la reconnaissance
profite à qui la pratique» en lui assurant la bonne rétribution, comme
Dieu a dit ailleurs: «Les vertueux auront ausuré leur salut» [Coran XXX,
44] «L'ingratitude n'atteint pas Allah. Il est plein de richesses et de
gloire». Dieu se suffit de Ses serviteurs même si tous les habitants de
la terre auront mécru. Il n'y a de Dieu que Lui, et II est le seul qui est
digne d'adoration.
wa 'id qâla Luqmân libnihî wahuwa ya'izuhû yâ bunayya là tuSrik bi-L-
Lâhi 'inna-s-sirka lazulmun 'azîmun (13) wa wassaynâ-l-'insâna
biwâlidayhi hamalathu 'ummhû wahnan 'alâ wahnin wa fisâluhû fî '-
âmayni 'aniskur lî wa liwâlidayka 'ilayya-1-masîru (14) wa 'in jâhadâka
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'alâ 'an tusrika bî ma laysa laka bihî 'ilmun falâ tuti'humâ wa
sâhibhumâ fî-d-dunyâ ma'rûfan wa-t-tabi' sabîla man 'anâba 'ilayya t
umm 'ilayya marji'ukum fa 'unabbi'ukum bimâ kuntum ta'malûn (15).
Lokman recommanda à son fils: «O mon fils, ne donne pas d'associés
à Allah car c'est là un crime abominable» (13) Nous avons recommandé à
l'homme de respecter ses père et mère. Sa mère le conçoit dans la douleur.
Elle l'allaite pendant deux ans. Sois reconnaissant envers Moi et envers les
parents. Tout revient à Moi. (14) Toutefois s'ils te poussent à m'associer
des divinités inconnues, ne les écoute pas. Agis envers eux en honnête
compagnon, au cours de la vie. Sois avec ceux qui se rallient à Moi. C'est
à Moi que vous reviendrez. Je vous expliquerai vos actes. (15).
Lokman, que Dieu a fait son éloge, recommande à son fils qui est
la créature la plus chérie par rapport à lui, et lui le plus compatissant
envers son fils. Donc il est le plus digne de recevoir de son père les
plus belles choses. Il lui recommanda de d'adorer que Dieu seul sans
rien Lui associer, «car c'est là un crime abominable» et une grande
injustice. A cet égard, Abdullah Ben Mass'oud a dit: «Quand ce verset
fut révélé: «Ceux qui croient et dont la foi est pure de tout péché» [Coran
VI, 82], les compagnons éprouvèrent une certaine peine et perplexité
et dirent au Prophète -qu'Allah le bénisse et le salue-: «Lequel parmi
nous n'a commis un péché?». Il leur répondit: «C'est tout différent de
ce que vous le pensiez. N'entendez-vous pas la recommandation de
Lokman à son fils: «O mon fils, ne donne pas d'associés à Allah car
c'est là un crime abominable».
Puis Dieu joint Son adoration à la piété filiale, comme II a dit
ailleurs: «Ton Seigneur ordonne de n'adorer que Lui; de bien se conduire
avec ses père et mère» [Coran XVII, 23] et aussi dans d'autres versets.
«Sa mère le conçoit dans la douleur» celle de la grossesse et celle de
l'accouchement. «Elle l'allaite pendant deux ans» après l'enfantement,
car Dieu a précisé cela dans ce verset: «Les femmes répudiées sont
tenues d'allaiter leurs enfants pendant deux ans lorsque le père désire que
l'allaitement soit complet» [Coran II, 233]. De ce verset Ibn Abbas et
autres exégètes ont déduit que le minimum de la grossesse est de six
mois en se basant sur les dires de Dieu: «Elle endure les fatigues de la
grosesse et l'allaitement pendant trente mois» [Coran XL VI, 15].
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Dieu dans ce verset montre les fatigues et les peines que
supporte la mère de la grossesse, de l'allaitement jusqu'à l'éducation,
nuit et jour, afin que l'homme se rappelle des efforts que sa mère avait
prodigués et qu'il soit reconnaissant envers elle surtout et invoque le
Seigneur pour ses parents. Dans ce verset Dieu exhorte l'homme à
être reconnaissant envers lui et envers ses parents, en le promettant
de le récompenser plus tard dans la vie future.
Ibn Wahb rapporte: «Mou'adh Ben Jabal vint vers nous dans une
mission que le Prophète -qu'Allah le bénisse et le salue- l'en a
chargée. Il se tint parmi nous et dit après avoir loué Dieu: «Je suis
l'envoyé du Messager de Dieu -qu'Allah le bénisse et le salue- pour
vous demander de n'adorer que Lui sans rien Lui associer, de m'obéir
car je ne demande pour vous que le bien. Le retour final se fera vers
Dieu, et votre sort sera soit le Paradis soit l'Enfer l'un et l'autre ne sont
que la demeure ultime où il n'y aura aucun déplacement, et une vie
éternelle sans mort».
«Toutefois s'ils te poussent à m'associer des divinités inconnues ne les
écoute pas» Si les parents contraignent l'homme à suivre leur religion
qui est autre que l'Islam, il est tenu de ne plus leur obéir, mais il devra
se comporter avec bienveillance envers eux pour être un
reconnaissant. Puis Dieu ordonne à l'homme d'être avec ceux qui se
rallient à Lui, c'est à dire les croyants. «C'est à Moi que vous reviendrez.
Je vous expiquerai vos actes».
Quant aux circonstances de la révélation de ce verset, Sa'd Ben
Malek a dit: «J'étais un homme qui observait la piété filiale avec ma
mère. Après ma conversion, elle me dit: «Qu'as-tu fait ô Sa'd? Tu dois
apostasier sinon je ne prendrai ni boisson ni nourriture juslqu'à ma
mort, et tu seras blâmé pour ce que tu as fait. On te dira: «O le
meurtrier de sa mère». Je lui répondis: «O mère! N'agis pas de la
sorte, car je ne laisserai ma religion pour rien que ce soit». Elle
demeura un jour et une nuit sans rien prendre, et le lendemain, elle se
trouva toute épuisée et faible, et ceci se répéta plusieurs jours.
Constatant cela, je la suppliai: «O mère! sache que si tu possèdes
cent âmes et que chacune sortira l'une à la suite de l'autre, je ne
laisserai plus ma religion pour rien au monde. Si tu veux, mange, et si
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tu veux, ne mange pas». Elle mangea à la fin».
yâ bunayya 'innaha 'in taku mitqâla habbatin min hardalin fatakun fî
sahratin 'aw fî-s-samâwâti 'aw fî-l-'ardi ya'ti bihâ-L-Lâhu 'inna-L-Lâha
Latifun Habîrun (16) ya bunayya 'aqimi-s-salâta wa 'mur bi-1- ma'rûfi
wa-nha 'ani-1-mukari wa-sbir 'alâ ma 'asâbaka 'inna d âlika min 'azmi-1-
'umuri (17) walâ tusa'ir haddaka li-n-nâsi walâ tamSi fî-1-ardi marahan
'inna-L-Lâha là yuhibbu kulla muhtâlin fahûrin (18) waqsid fî masyika
wa-gddud min sawtika 'inna 'ankara-l-'aswâti lasawtu-1-hamîri (19).
O mon fils, ajouta Lokman, un grain de moutarde serait-il dissimulé
dans un rocher, dans les cieux ou sur terre? qu'Allah le retrouverait. Allah
est subtil et omniscient. (16) O mon fils, fais la prière, supporte avec
résignation les maux qu'Allah t'envoie. Voilà la fermeté d'âme qu'il faut
avoir. (17) Ne méprise pas tes semblables. Ne te dandine pas avec
ostentation. Allah n'aime pas les fanfarons et les vantards. (18) Sois
modéré dans ta démarche. Baisse ta voix. Rien n'est plus désagréable que
le braiment de l'âne. (19).
En voilà quelques recommandations que Lokman prodigue à son
fils que Dieu énumère dans ce verset, afin qu'elles soient utiles pour
les hommes en les mettant à exécution.
«Un grain de moutarde serait-il dissimulé...» Il s'agit du péché, selon
les exégètes, qu'il soit aussi minime que le grain de moutarde et
dissimulé dans un lieu quelconque, Dieu le présentera en pleine
lumière au Jour de la résurrection pour rétribuer son auteur, le jour où
il posera les balances exactes. Si ce grain se trouve caché dans un
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rocher dur et imperceptible, ou dispersé dans le ciel ou sur terre, Dieu
est capable de le retrouver car rien ne lui sera caché quoi que ce soit.
Il est subtil et connait toute chose qu'elle soit grande ou petite, et
omniscient, Il connait même la marche d'une fourmi dans une nuit
ténébreuse. A ce propos, il est cité dans un hadith que le Messager de
Dieu -qu'Allah le bénisse et le salue- a dit: «Si l'un d'entre vous
travaille dans un rocher qui n'a ni porte ni issue, son œuvre sera
connue des gens quelle que soit».
«O mon fils fais la prière» en observant ses temps et ses
conditions, recommande le bien et condamne le mal» autant que tu
puisses le faire. «Sapporte avec résignation les maux qu'Allah t'envoie»,
car toute personne qui .ordonne le bien et déconseille le repréhensible
subira des maux de la part des autres. Il lui commande d'être patient
et de supporter ces maux. «Voilà la fermeté d'âme qu'il faut avoir» en
supportant cela avec résignation, car tout cela fait partie des fermes
résolutions.
«Ne méprise pas tes semblables» en détournant ton visage des
hommes par mépris s'ils te parlent ou tu leur parles, mais plutôt sois
tendre avec eux en les accueillant avec un visage radieux et gai, et
surtout ne les traite pas avec orgueil.
«Ne te dandine pas avec ostentation» sois modéré dans ton allure et
ne marche pas avec arrogance car «Allah n'aime pas les fanfarons et les
vantards» qui s'enorgueillissent sur les autres. Dieu a dit ailleurs: «Sois
humble en face de la nature. Tu ne saurais transpercer la terre ni égaler la
cime des montagnes» [Coran XVII, 37]. Thabet Ben Qais rapporte: «En
évoquant l'orgueil auprès du Messager de Dieu -qu'Allah le bénisse et
le salue-, il montra sa gravité et dit: «Dieu n'aime pas l'insolent plein de
gloriole». Un homme objecta: «Par Dieu, ô Messager de Dieu, je lave
parfois mes habits et leur blancheur me plait ainsi les lacets de mes
chaussures et l'attache de mon fouet me plaisent aussi». Il lui répondit: «Ce
n'est pas de l'orgueil, l'orgueil consiste à nier le droit et d'être injuste
envers les autres (Rapporté par At-Tabarani) (I> .
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«Sois modéré dans ta démarche» et qu'elle ne soit ni trop lente ni
trop rapide, mais entre les deux. «Baisse ta voix» en l'élevant sans
raison s'il n'y a pas une certaine utilité. «Rien n'est plus désagréable que
le braiment de l'âne» qui est très haut et il est en même temps détesté
par Dieu. A ce propos, An-Nassai a cité en interprétant ce verset,
d'après Abou Houraira, que le Prophète -qu'Allah le bénisse et le
salue- a dit: «Lorsque vous entendez le chant du coq, demandez à Dieu de
vous accorder de Ses faveurs. Lorsque vous entendez le braiment de l'âne,
réfugiez-vous auprès de Dieu contre le démon, car cet âne vient de voir un
démon».
Telles furent des recommandations de Lokkman à son fils où les
hommes peuvent en tirer un grand profit, et cela est l'un des récits
contés dans le Coran d'après Lokman duquel on a rapporté tant de
sagesses.
'alam taraw 'anna-L-Lâha sahhar lakum ma fl-s-samâwâti wamâ fî-1-
'ardi wa 'asbaga 'alaykum ni'amahû zâhiratan wa bâtinatan wa mina-n-
nâsi may-yajâdilu fî-L-Lâhi bigayri 'ilmin walâ hudan walâ kitâbin
munîrin (20) wa 'idâ qîla lahumu-t-tabi'û ma* 'anzala-L-Lâhu qâlû bal
nattabi'u ma wajadna 'alayhi 'â*bâ A 'anâ* 'awalaw kâna-s-saytânu
Ne voyez-vous pas qu'Allah vous a soumis les cieux et la terre? Il vous
a prodigué ses bienfaits apparents et cachés. Certaines gens discutent sur
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Allah à tort et à travers, sans méthode et sans Livre révélé. (20) Si on leur
dit: «Observez ce qu'Allah a révélé», ils répondent: «Non, nous observons
les usags de nos pères». Agirez-vous ainsi, quand bien même Satan vous
entraînerait au supplice de i'Enfer?»(21).
Dieu rappelle à Ses serviteurs Ses bienfaits et Ses faveurs dans
le bas monde. Il a mis à leur serivce les cieux et ce qu'il y en a
comme étoiles et planètes pour leur montrer leur chemin en voyageant
la nuit par exemple ou pour savoir d'autres choses, ce que ces cieux
renferment comme pluie et nuages, la terre et ce qu'elle contient
comme arbres, ruisseaux, plantes et légumes etc. Dieu a comblé ses
serviteurs de Ses grâces et faveurs apparentes et cachées. Et
pourtant, on trouve que les hommes ne sont pas des croyants, il y en
a parmi eux qui discutent au sujet de Dieu, c'est à dire de Son unicité
malgré les messages apportés par Ses Prophètes, une discussion qui
ne se base ni sur une science ni sur un argument logique ni sur un
Livre authentique.
«Si on leur dit: «Observez ce qu'Allah a révélé» et suivez le chemin
de la vérité et la loi divine, «ils répondent: «Non, nous observons les
usages de nos pères». Ils ne font qu'imiter leurs ancêtres dans leur
égarement. Ces hommes suivraient-ils leurs pères si ceux-ci
manquaient d'entendement et erraient sans direction? Et aussi:
«Agirez-vous ainsi, quand bien même satan vous entraînerait-il au supplice
de l'Enfer?» et les appellerait-il au châtiment douloureux.
wa may-yslim wajhahû 'ilâ-L-Lâhi wa huwa muhsinun faqadi-stamsaka
bi-l-'urwati-l-wutqâ wa 'ilâ-L-Lâhi 'âqibatu-1-Umûri. (22) wa man kafara
falâ yahzunka knfruhû 'ilaynâ marji'uhum fanunabbi'uhum bimâ 'amilïï
'inna-L-Lâha 'alîmun bidâti-s-sudûri (23) numatti'uhum qalîlan tumma
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nattarruhum 'ilâ 'adâbin galîzin (24).
Celui qui se soumet sans réserve à Allah et fait le bien a une position
solide. Le dernier mot appartient à Allah en toutes choses. (22) Ne
t'appitoie pas sur l'incrédule. Les hommes nous feront retour. Allah lit dans
le cœur des hommes. (23) Nous les laissons se divertir un temps, puis nous
leur infligerons un supplice atroce. (24).
Celui qui se consacre totalement à Dieu en Lui vouant un culte
pur et sincère, en suivant ses enseignements et prescriptions, et fait le
bien et s'interdisant du repréhensible, aura saisi l'anse la plus solide et
la plus ferme. «Le dernier mot appartient à Allah en toutes choses». Ne
t'apitoie- pas sur l'incrédule» ô Mouhammad, car il a renié tout le
message et mécru à la religion vraie. Ce que Dieu a destiné sera
réalisé indubitablement, et c'est vers Lui que les hommes feront retour,
et alors II leur fera connaître tout ce qu'ils avaient fait dans le bas
monde et les rétribuera selon leurs œuvres. «Il lit dans le cœur des
hommes» et rien ne Lui sera caché de ces œuvres. S'il les laissera
jouir peu de temps dans la vie présente. Il les saisira fortement et leur
infligera la châtiment le plus douloureux. D'aileurs II a montré cela en
disant: «Ephémère sera leur réussite en ce monde. Finalement, ils nous
feront retour. Puis nous leur infligerons un châtiment exemplaire pour les
punir de leur impiété» [Coran X, 70].
wa la 'in sa'altahum man halaqa-s-samâwâti wa-l-'arda layaqûlunna-L-
Lâhu quli-1-hamdu li-L-Lâhi bal 'aktaruhum là ya'lamnûna (25) li-L-
Lâhi ma fiî-s-samâwâti wa-l-'ardi 'inna-L-Lâha huwa-l-ganiyyu-1-
Hamîdu.
Si tu leur demandes qui a créé les cieux et la terre, ils répondent:
Allah. Dis: Gloire i Allah. Hélas! la plupart des hommes sont ignorants.
(25) Il est le Maître des cieux et de la terre. Il est riche et glorieux. (26).
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Ces polythéistes savent bien que Dieu est le créateur des deux et
de la terre, le Dieu unique qui n'a pas d'associés, et cependant, ils
reconnaissent d'autres divinités à côté de Lui. «Si tu leur demandes qui
a CTéé les deux et la terre, il répondent: «Allah» et cet aveu sera un
argument à leur détriment. «Hélas! la plupart des hommes sont
ignorants».
«Il est le Maître des cieux et de la terre» c'est à dire: tout ce que
les cieux et la terre contiennent appartient à Dieu, car «Il est riche et
glorieux». C'est vers Lui que vont toutes les louanges, et on Lui doit
tout pour Ses multiples bienfaits.
wa law 'anna-mâ fî-l-'ardi min sajaratin 'aqlâmun wa-1-bahru
yamudduhû mim ba'dihî sab'atu 'abhurim-mâ nafidat kalimâtu-L-Lâhi
'inna-L-Lâha 'Azîzun Hakîmun (27) ma halaqakum walâ ba'atakum 'illâ
kanafsin wâhidatin 'inna-L-Lâha Samî'un Basîrun (28).
Quand bien même tous les arbres de la terre se changeraient en roseux
pour écrire, quand bien même l'océan serait un océan d'encre où
conflueraient sept autres océans, qu'Allah aurait encore à écrire. Il est
puissant et sage. (27) Vous créer et vous ressusciter, c'est pour Lui comme
créer et ressusciter une seule personne. D entend et voit tout (28).
Dieu parle de Sa Grandeur, Son orgueil, Sa majesté et Ses
épithètes, Ses qualités suprêmes et Ses paroles parfaites que nul ne
pourrait les embrasser ni connaître leur sens ni les dénombrer. Le
Prophète -qu'Allah le bénisse et le salue- disait souvent en invoquant
le Seigneur: «Je ne pourrais dénombrer Tes louanges, car Tu es
comme Tu t'es loué».
«Quand bien même tous les arbres de la terre se changeraient en
roseaux pour écrire, quand bien même l'océan serait un océan d'encre où
conflueraient sept autres océans, qu'Allah aurait encore à écrire»; Si tous
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les arbres de la terre se transformaient en «calâmes», et si la mer leur
servait d'encre et sept autres avec elle, les paroles de Dieu ne
s'épuiseraient pas , plutôt II aurait encore à écrire. Sachant que le
nombre sept n'est plus exclusif mais il est donné à titre d'exemple.
Dieu a dit ailleurs: Dis: «Si l'eau de la mer était muée en encre pour écrire
les paroles de mon Seigneur, elle se tarirait avant de les avoir toutes
écrites, même si une autre mer venait la suppléer» [Coran XVIII, 109].
A cet égard Al-Rabi' Ben Anas a dit: «Toute la science des
savants de la terre par rapport à la science de Dieu, sont comme une
goutte par rapport à toutes les mers».
«Vous créer et vous ressusciter, c'est pour Lui comme créer et
ressusciter une seule personne». La création des hommes et leur
résurrection sont pour Dieu comme celles d'une seule âmè, si on veut
considérer comme est grande l'omnipotence de Dieu, car «quand II
décide une chose, Il ordonne: «Que cette chose soit» et elle est» [Coran
XXXVI, 82]. Son ordre est une seule parole, il est prompt comme un
clin d'œil; et il n'y a aucun besoin de le répéter pour qu'il soit.
«Il entend et voit tout» Il entend toutes ses créatures tout comme II
entend un seul être, et voit également leurs œuvres.
'alam tara 'anna-L-Lâha yûliju-1-layla fî-n-nahâri wa yûliju-n-nahâra fî-1-
layli wa sahara-s-samsa wa-1-qamara kullun yajrî 'ilà 'ajalim musamman
wa 'anna-L-Lâha bimâ ta'malûna Habîrun (29) dâlika bi'anna-L-Lâha
huwa-1-haqqu wa 'anna ma yad'ûna min dûnihi-1-bâtilu wa 'anna-L-
Lâha hwa-l-'Aliyyu-l-Kabîru (30).
Ne vois-tu pas qu'Allah allonge tantôt les nuits, tantôt les jours. Il
vous a soumis le soleil et la lune. L'un et l'autre poursuivent leur course
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jusqu'au terme fixé. Allah sait tout ce que tous faites. (29) Allah est la
vérité même. Ce que vous invoquez en dehors de Lui n'est qu'erreur. Allah
est auguste et sublime. (30).
La nuit et le jour, étant deux phénomènes de la nautre, dépendent
des saisons, on voit par exemple le jour s'allonger pendant l'été et la
nuit se raccourcir. L'inverse se produit pendant l'hiver où la nuit
s'allonge et le jour se reccourcit. Dieu met encore au service de
l'homme le soleil et la lune pour une durée déterminée, c'est à dire
jusqu'au jour de la résurrection où tout diparaitra.
Abou Dzarr -que Dieu l'agrée- rapporte que le Messager de Dieu -
qu'Allah le bénisse et le salue- lui demanda un jour: «O Abou Dzarr,
sais-tu où va le soleil (après son coucher)?». Je répondis: «Dieu et Son
Messager sont plus savants». Il répliqua: «Il va se prosterner au-dessous du
Trône où il demande la permission, et il semble qu'on lui dit: «Retourne du
côté d'où tu es venu (Rapporté par Boukhari et MousKm) (,> .
«Allah sait tout ce que vous faites» car c'est Lui qui a créé toutes
les choses. «Allah est la vérité même. Ce que vous invoquez en dehors de
Lui n'est qu'erreur». Il vous montre Ses multiples signes afin que vous
croyez en Lui et soyez convaincus qu'il n'y a d'autres divinités que Lui,
et qu'il est la vérité même. Tout ce que les hommes adorent et
invoquent en dehors de Lui est faux. Il se suffit à Lui-même et toutes
les créatures ont besoin de Lui. Si les hommes s'unissaient pour créer
ne serait-ce qu'une mouche, ils en seraient incapables. Il est au-
dessus de ce qu'on Lui associe, tout se soumet à Sa volonté.
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'alam tara 'anna-1-fulka tajri f-1-bahri bini'mati-L-Lâhi liyuriyakum min
'îfyâtihT 'inna fî dâlika la'a yâti-1-likulli sabbârin sakûrin (31) wa 'idâ
gasayahum mawjun ka-z-zulali da'awu-L-Lâha muhlisîna lahu-d-dîna
falammâ najjâhum 'ilâ-1-barri faminhum muqtasidun wa ma yajhadu bi
'îfyâtintf 'illâ kullu hattârin kafûrin (32).
Le navire qui vogue, grâce à sa bienveillance, comporte un
enseignement pour vous, ne le voyez-vous pas? Il y a là un signe pour les
hommes résignés et reconnaissants. (31) Lorsque les vagues recouvrent le
vaisseau d'écume ils invoquent Allah, avec une foi ardente. Une fois sauvés
et sains et saufs sur le littoral, rares sont ceux qui Lui restent fidèles. Seuls
nient nos preuves les perfides et les impies. (32).
Dieu a mis au service des hommes la mer où les navires courent.
S'il n'y avait pas la force de l'eau et de flots qui faisaient pousser ces
vaisseaux, ceux-ci n'auraient jamais vogué, et cela parce que Dieu
veut nous montrer quelques-uns de Ses signes qui traduisent Son
pouvoir. Il y a en cela un enseignement pour les hommes patients et
reconaissants respectivement dans le malheur et l'aisance.
«Lorsque les vagues recouvrent le vaisseau d'écume» en tant que de
hautes montagnes ou comme des ténèbres, «ils invoquent Allah avec
une foi ardente» pour les sauver d'un tel péril. Mais «Une fois sauvés et
sains et saufs sur le littoral» en les ramenant sur la terre, il en est parmi
eux celui qui reste à mi-chemin entre la négation et la foi, dont la foi
est ébranlée, et «rares sont ceux qui Lui restent fidèles» et se
maintiennent sur la voie droite et sont reconnaissants. Car contre de
telles épreuves, les hommes doivent en tirer un enseignement pour
être convaincus qu'il n'y a d'autre divinité que Lui et de s'adonner aux
bonnes œuvres pour obtenir sa satisfaction et Lui être reconnaissants.
«Seuls nient nos preuves les perfides et les impies» qui méconnaissent
tous les bienfaits de Dieu et restent plongés dans l'incrédulité.
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ya 'ayyuhâ-n-nâsu-t-taqû rabbakum wa-hsaw yawma-1-lâ yajzî walidun
'an waladihî walâ mawlûdun huwa jâzin 'an wâlidihî say'an 'inna wa'da-
L-Lâhi haqqun falâ tagurrannakumu-1-h ayâtu-d-dunyâ walâ
yagurranakum bi-L-Lâhi-1-garûru (33).
O hommes, craignez votre maître et appréhendez le jour où le père ne
pourra rien pour son fils et le fils pour son père. Ce jour arrivera
inéluctablement. Ne vous laissez pas tenter par les plaisirs du siècle. Que la
fourberie de Satan ne vous détourne pas d'Allah (33).
Dieu avertit les hommes qu'ils comparaîtront devant Lui le jour de
la résurrection pour être jugés, en leur ordonnant de Le craindre et
d'appréhender ce jour où le père ne pourra être utile pour son fils, ou
un fils pour son père, en quoi que ce soit pour le racheter contre le
supplice de Dieu. «Ne vous laissez pas tenter par les plaisirs du siècle» en
vous y adonnant et oubliant en même temps la vie de l'au-delà «Que la
fourberie de Satan ne vous détourne pas d'Allah» en vous trompant au
sujet de Dieu. Car le démon fait des promesses aux hommes, leur
implore de vains désirs, mais ses promesses ne sont que des
mensonges et illusions.
Wahb Ben Mounabbah rapporte: «Ouzair -que Dieu le salue- a dit:
«Voyant mon peuple frappé par le malheur et l'épreuve, ma peine
augmenta et je subis une insomnie. J'implorai mon Seigneur en priant
et jeûnant. Etant dans un état d'imploration en train de pleurer, un
ange me vint, et je lui dis: «Informe-moi si les âmes des hommes
sincères et vertueux profitent les injustes, ou si les pères seront utiles
pour leurs fils?». Il me répondit: «Le jour de la résurection est le jour
de la Décision. Un ange se tiendra devant les hommes pour les
empêcher de parler sans la permission du Miséricodieux, que
personne ne s'occupe du sort d'une autre, que nul père ne soit pris à
la place de son fils, ou un fils à la place de son père, ni un frère pour
son fère, ni un esclave pour son maître, ni un homme pour un autre.
Chacun sera préoccupé de son propre cas en se lamentant de ce que
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ses mains avaient perpétré dans le bas monde en suportant son
propre fardeau sans les autres»
Ira
'inna-L-Lâha 'indahû 'ilmu-s-sâ'ati wa yunazzilu-1-gayta wa ya'Iamu
mâfî-l-'arhâmi wamâ tadrî nafsun mâdâ taksibu gadan wamâ tadrî
nafsun bi 'ayyi 'ardin tamûtu 'inna-L-Lâha 'Alîmun Habîrun (34).
Allah seul connaît l'heure fatale. Il fait tomber l'eau féconde. Il sait ce
que portent les flancs des mères. Aucune âme n'est sûre du lendemain:
aucune âme ne connaît le lieu de son trépas. Allah seul sait tout. (34).
Ce sont les clés des mystères dont Dieu seul les connait:
- La survenue de l'Heure suprême ne la connait ni un Prophète
envoyé ni un ange rapproché, car «Lui seul la fera surgir au moment
venu» [Coran VII, 187].
- La descente de l'ondée est soumise à Sa volonté, mais une fois
Il l'ordonne, les anges seront au courant ainsi que les hommes (les
météortogistes par exemple).
- Ce que portent les seins des mères ne le connait que Lui seul,
s'il veut, il sera un garçon, et s'il le veut, il sera une fille, et ceux-ci
seront bienheureux ou malheureux- selon Sa science et les anges
chargés des utérus des mères le connaissent aussi.
- Nul homme ne connait ce qu'il acquerra demain, soit pour sa vie
présente, soit pour sa vie de l'au-delà.
- Aucun être ne sait dans quelle terre il devra mourir, dans son
propre pays ou dans un pays étranger.
Dieu a dit: «Il détient les clefs de l'inconnu» [Coran VI, 59] L'imam
Ahmed rapporte que Abou Bouraida a entendu le Messager de Dieu -
qu'Allah le bénisse et le salue- dire: «Les clefs de l'inconnu sont au
nombre de cinq. Dieu seul les connait: Il détient la science de l'Heure, Il
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fait descendre la pluie, Il sait ce que renferment les matrices, ce qu'un être
acquerra demain, et où mourra l'homme. Dieu est parfaitement sachant et
bien informé (Rapporté par Boukhari et Ahmed)* 1 *.
Quant aux circonstances de la révélation de ce verset, Moujahed
rapporte: «Un bédouin vint trouver le Prophète -qu'Allah le bénisse et
le salue- et lui dit: «Ma femme est enceinte, informe-moi quand est-ce
qu'elle va accoucher? Notre pays est sèche, quand est-ce qu'il y aura
de la pluie? Je connais bien le jour de ma naissance, informe-moi du
jour de ma mort» Ce verset fut alors révélé.
Masrouq rapporte que 'Aicha -que Dieu l'agrée- lui a dit: «-
Quiconque te raconte ce qu'il y aura demain, aura menti». Puis elle
récita ce verset: «Aucune âme n'est sûre du lendemain».
D'autres aussi ont rapporté des hadiths pareils qui donnent tous le
même sens. Enfin, il est dit dans un hadith: «Lorsque Dieu veut
recueillir l'âme de l'un de Ses serviteurs dans un pays quelconque, Il le
lui destine pour y venir pour un besooin quelconque»
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