Hamidullah (rév. CRF 2000)A quiconque Nous accordons une longue vie, Nous faisons baisser sa forme. Ne comprendront-ils donc pas?
Rashid MaachA celui dont Nous prolongeons la vie, Nous retirons peu à peu ses facultés[10]. Sont-ils donc dépourvus de toute raison ?
Tafsirs
Al-Mukhtaṣar fī at-Tafsīr trad. officielle
Markaz at-Tafsīr (Centre d'études coraniques) — traduction officielle
Celui parmi les gens dont Nous allongeons la durée de vie, Nous le faisons retourner à un état de faiblesse. Ne réfléchissent-ils pas et ne s'aperçoivent-ils pas que cette demeure n’est pas une demeure éternelle et que seul l’au-delà en est une?
al-Muyassar — Le Commentaire facilité trad. IA non relue
Groupe de savants — Complex du Roi Fahd, Médine
Quiconque Nous prolongeons la vie, Nous le renversons dans la constitution la plus faible. Ne raisonnent-ils donc pas ?
النص العربي — texte arabe original
ومن نُطِلْ عمره حتى يهرم نُعِدْه إلى الحالة التي ابتدأ منها حالة ضعف العقل وضعف الجسد، أفلا يعقلون أنَّ مَن فعل مثل هذا بهم قادر على بعثهم؟
al-Saʿdī — Taysīr al-Karīm al-Raḥmān trad. IA non relue
ʿAbd al-Raḥmān al-Saʿdī (m. 1376 H/1956)
Allah, exalté soit-Il, dit : {celui que Nous faisons vivre longtemps}, des enfants d'Adam, {Nous l'inclinons dans la création} : il revient à l'état d'où il a commencé, l'état de faiblesse — faiblesse de raison et de force. {Ne raisonnent-ils donc pas ?} que l'humain est déficient à tous égards, pour mettre à profit leur force et leur raison et les employer à l'obéissance de leur Seigneur ?
النص العربي — texte arabe original
◆ V.68 يقولُ تعالى: {ومَن نُعَمِّرۡهُ}: من بني آدم {نُنَكِّسۡه في الخَلۡقِ}؛ أي: يعود إلى الحالة التي ابتدأ منها؛ حالة الضعف؛ ضعف العقل وضعف القوة. {أفلا يعقلونَ}: أنَّ الآدميَّ ناقصٌ من كلِّ وجه، فيتداركوا قوتهم وعقولَهم، فيستَعْمِلونها في طاعة ربِّهم؟
Tafsīr al-Qurʾān al-ʿAẓīm — Ibn Kathīr trad. humaine
trad. Harkat Abdou (traduction humaine) — exégèse complète de la sourate
Extrait du Tafsīr Ibn Kathīr (texte arabe). Sans jugement énoncé = Ibn Kathīr n'a pas gradé ce hadith — il n'est jamais présenté comme authentique sans grade.
✓ صحيح البخاري ; صحيح مسلمchaîne de transmission incluse
Abū Dāwūd dit : Abū al-Walīd al-Ṭayālisī nous a rapporté, d'après Shuʿba, d'après al-Aʿmash, d'après Abū Ṣāliḥ, d'après Abū Hurayra, qu'Allah l'agrée, d'après le Prophète ﷺ : « Que le ventre de l'un de vous s'emplisse de pus lui est meilleur que de s'emplir de poésie. » Il est seul à l'avoir produit par cette voie, et sa chaîne répond à la condition des deux shaykhs [al-Bukhārī et Muslim], sans qu'ils l'aient produite [[Sunan Abī Dāwūd no 5009.]].
✓ حَدِيثٌ غَرِيبٌ ; صحيح البخاري ; صحيح مسلمchaîne de transmission incluse
L'imam Ahmad dit : Burayd nous a rapporté, d'après Qazʿa ibn Suwayd al-Bāhilī, d'après ʿĀṣim ibn Makhlad, d'après Abū al-Ashʿath al-Ṣanʿānī ; et al-Ashyab nous a rapporté, disant : d'après Ibn ʿĀṣim, d'après [Abū] [[Addition des manuscrits t, s et du Musnad.]] al-Ashʿath [[Dans le manuscrit t : « وروى الإمام أحمد بإسناده » (l'imam Ahmad a rapporté également, par sa chaîne).]], d'après Shaddād ibn Aws, qui dit : Le Messager d'Allah ﷺ a dit : « Quiconque compose un vers de poésie après la dernière prière du soir, sa prière [[Dans le manuscrit t : « لم يقبل الله له » (Allah n'acceptera pas de lui la prière).]] ne sera pas acceptée cette nuit-là. » [[Musnad (4/125).]] C'est un hadith singulier par cette voie, qu'aucun des auteurs des six livres n'a produit. On vise par là sa composition, non sa récitation — et Allah sait mieux. D'ailleurs la poésie comprend ce qui est légiféré : les satires des associateurs qu'entretenaient les poètes de l'islam, comme Ḥassān ibn Thābit, Kaʿb ibn Mālik, ʿAbdullāh ibn Rawāḥa et leurs semblables, qu'Allah les agrée tous. Il en est aussi qui contient sagesses, exhortations et bonnes manières, comme on le trouve dans la poésie de plusieurs hommes de l'époque antéislamique, parmi eux Umayya ibn Abī al-Ṣalt, à propos duquel le Prophète d'Allah ﷺ dit : « Sa poésie a cru, son cœur a mécru. » [[Ibn ʿAbd al-Barr l'a rapporté dans al-Tamhīd (4/7), via Abū Bakr al-Hudhalī, d'après ʿIkrima, d'après Ibn ʿAbbās, qu'Allah l'agrée.]] Un compagnon lui récita cent vers de sa [poésie], et il disait après chaque vers : « Et puis ? », voulant qu'il poursuive, et il ajoutait [[Muslim l'a rapporté dans son Ṣaḥīḥ no 2255, d'après le hadith de Sharīd, qu'Allah l'agrée.]].
Abū Dāwūd l'a rapporté, d'après le hadith d'Ubayy ibn Kaʿb, Burayda ibn al-Ḥuṣayb [[Dans le manuscrit a : « الخصيف » (al-Khaṣīf).]] et ʿAbdullāh ibn ʿAbbās : Le Messager d'Allah ﷺ a dit : « Certes, il y a dans l'éloquence une magie, et dans la poésie des sagesses. » [[Sunan Abī Dāwūd nos 5010-5012.]]