Coran › Sourate 43 › Ibn Kathīr — trad. Harkat
Tafsīr al-Qurʾān al-ʿAẓīm
تفسير القرآن العظيم
Exégèse complète de la sourate 43 trad. humaine
43- SOURATE DES ORNEMENTS
89 versets
Révélée à La Mecque à l'exception du verset 54 révélé à Médine
Révélée à la suite de la sourate de la Délibération
Bismi-L-Lâhi-r-Rahmâni-r-Rahîm
Ha-mîm (1) wal kitâbil-mubîni (2) 'innâ ja'alanâhu qurlf nan 'arabiyyan
la'allakum ta'qilûna (3) wa 'innahû fî 'umi-l-kitâbi ladaynâ la 'Aliyyun
Hakîmun (4) 'afanadribu 'ankumu-d-dikra safhan 'an kuntum qawmam-
musrifîna (S) wa kam 'arsalnâ min nabiyyin fil 'awwalîna (6) wamâ
ya'tîhim min nabiyyin 'illâ kânû bihî yastahzi'ùna (7) fa 'ahlakna '-
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asadda minhum batsan wa madâ matalu-l-'awwalîna (8).
An Dom d'Allah le Miséricordieux le Très Miséricordieux
Ha.Mim.(l) Voilà le livre de l'évidence, (2) que nous présentons
comme une lecture en langue arabe, pour vous le rendre plus accessible. (3)
Il a son origine dans la matrice du Livre qui se trouve auprès de nous. Il
est sublime et plein de sagesse. (4) Renoncerons-nous à vous avertir parce
que vous êtes un peuple de rebelles? (5) Combien de Prophètes n'avons-nous
pas envoyés aux peuples passés? (6) Aucun Prophète ne s'est présenté à eux
qu'ils ne l'aient tourné en dérision. (7) Nous avons anéanti les plus forts
d'entre eux. L'exemple des anciens est notoire. (8).
Dieu a révélé le Coran en langue arabe avec un style éloquent et
disert afin que les hommes le conçoivent et méditent sur le sens de
ses versets. Pour que les hommes honorent le Coran, se conforment à
ses prescriptions et estiment sa valeur rélle, Dieu leur fait connaître
que ce Livre est dans la Mère du Livre, c'est à dire dans «La Tablette
Gardée» auprès de Lui. Il est haut placé et contient de la sagesse
dont ses versets sont, dans leur majorité, fondamentaux. Dieu montre
aussi sa valeur dans ce deux versets: «... Le Coran est une lecture
réconfortante, conservée au ciel dans un Livre précieusement gardé. Seuls
les purifiés peuvent le toucher» [Coran LVI, 77-79] et: «n est gravé sur des
tables bénies, dressées à une très haute altitude et d'une pureté
incomparable, gardées par des anges» [Coran LXXX, 13-15]. De ces
versets, les ulémas ont conclu qu'il est interdit à un homme impur
rituellement de le toucher. Puisque les anges dans les cieux glorifient
ces Ecritures qui renferment ce Coran, les habitants de la terre sont
tenus de le respecter, car c'est pour eux qu'il fut descendu. Ils
doivent le recevoir avec une grande vénératon en se soumettant à
ses enseignements.
«Renoncerons-nous à vous avertir parce que vous êtes un peuple
pervers?» Ce verset fut commenté de plusieurs façons:
- D'après Ibn Abbas et Ibn Jarir, cela signifie: «Pensez-vous que
Dieu passera outre de leur supplice en leur pardonnant du moment
que les impies n'ont pas obtempéré à Ses ordres?
- Qatada a dit: Si ce Coran était enlevé quand les premiers de
cette communauté y avaient mécru, ils se seraient anéantis. Mais Dieu
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I
par Sa grâce et Sa miséricorde poursuivit sa descente durant plus que
vingt ans en chargeant son Prophète de le communiquer. Il n'a voulu
octroyer que le bien à Ses serviteurs même s'ils s'en sont détournés,
permettant à ceux qui l'ont pris pour une lumière pour d'être bien
dirigés et qu'il soit un argument contre ceux qui y ont mécru.
Et toujours pour réconforter Son Prophète - qu'Allah le bénisse et
le salue - , Dieu lui raconte les histoires des peuples passés qui se
sont moqués des Prophètestqu'll leur a envoyés. Ces peuples, ô
Mouhammad, étaient plus forts et plus puissants que ton peuple et
nous les avons anéantis: «Que ne parcourent-ils le monde? Ils verraient
quelle a été la fin des peuples passés. Bien que l'emportant sur eux par le
nombre, la puissance et les travaux de toutes sortes» [Coran XL, 82].
L'exemple de ces peuples a passé pour être une leçon aux autres à
venir. Telle est la règle de Dieu consacrée parmi Ses serviteurs, et
vous ne sauriez trouvé aucun changement de la règle de Dieu.
wa la 'in sa'altahum man halaqa-s-samâ A wâti wal-'arda layqûlunna
halaqahunna-l-'Azizu-l-'Alîmu (9) 1-ladî ja'ala lakumu-1 'arda mahda-w-
wa-ja'ala lakum fîhâ subula-l-la'allakum tahtadûna (10) wal-ladî nazzala
mina-s-sama 'i ma* 'an biqadarin fa 'ansarnâ bihî baldatan-maytan kad
âlika tuhrajûna (11) wal-ladî halaqa-l-'azwâja kullahâ wa ja'ala lakum
mina-l-fulki wa-l-'an'âmi mâ tarkabûna (12) litastawû 'alâ zuhûrihî t
umma tadkurû ni'mata rabbikum 'id â-s-tawaytum 'alayhi wa taqûlû
subhâna-l-ladî sahhara lanâ hâdâ wamâ kunnâ lahû muqrinîna (13) wa
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'inna 'ilâ rabbinâ lamuunqalibûna (14).
Si tu leur demandes qui a crée les deux et la terre, ils répondront que
c'est Allah le puissant et le Docte, (9) qui nous a donné la terre pour
berceau et l'a sillonée de routes pour vous permettre de circuler (10) qui
fait tomber l'eau du ciel dans la mesure qui convient. Nous l'employons
pour vivifier la terre morte. C'est ainsi que vous serez ressuscites. (11) Qui
a cijéé toutes les espèces, qui a créé les navires et les animaux pour vous
transporter.(12). Fixez-vous sur leurs dos et célébrez les bienfaits de votre
Seigneur. Une fois à votre aise, dites: Gloire à celui qui nous a soumis des
choses et que, seuls, nous n'aurions pas pu soumettre! (13) C'est à notre
Seigneur que nous ferons retour. (14).
Les polythéistes avouent que Dieu est celui qui a créé les deux et
la terre, et pourtant ils lui reconnaissent des associés et les adorent.
Ce Dieu qui a fait de la terre comme un berceau en y aménageant des
routes pour que les hommes y circulent et se déplacent malgré les
montagnes qui y sont placées afin que la terre ne branle pas et les
hommes non plus, étant donné que l'eau forme la majeure partie de la
terre.
«Qui fait tomber l'eau du ciel dans la mesure qui convient» pour
arroser les différentes plantations et pour que les hommes se
désaltèrent et abreuvent les troupeaux, de sorte que l'ondée descende
selon une proportion déterminée autrement elle ravage et détruit tout.
Comme cette terre, en recevant l'eau, se soulève, augmente de
volume et fait germer toutes sortes de végétaux à la beauté éclatante,
ainsi Dieu fera ressusicter les hommes de leurs tombeaux une fois
réduits en ossements et poussière.
«Qui a créé toutes les espèces» C'est à dire les éléments de
couples, «qui a créé les navires et les animaux pour vous transporter» en
les soumettant au service des hommes. Certains de ces animaux,
selon leur espèce, servent de montures, d'autres comme nourriture, ou
les deux ensemble, etc..» «Fixez-vous sur leurs dos et célébrez les
bienfaits de votre Seigneur» qui vous les a soumis. Rappelez-vous de
ces bienfiats, glorifiez-Le et louez-Le pour avoir mis cela à votre
service alors, que de vous-mêmes, vous n'y seriez pas parvenus.
Souvenez-vous aussi qu'un jour vous retournerez vers votre Seigneur.
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'Ali Ben Rabi'a raconte que 'Ali Ben Abi Taleb amena une
monture. Après avoir mis le pied dans l'étrier, il dit: «Au nom de Dieu»
et une fois installé confortablement sur dos, il ajouta: «Gloire à celui qui
nous a soumis ces choses et que, seuls, nous n'aurions pas pu soumettre»
Puis il loua Dieu et Le glorifia trois fois et dit: «Gloire à Toi, il n'y a de
Dieu que Toi, Oui, je me suis fait tort à moi-même, pardonne-moi».
Ensuite il rit. On lui demanda: «Pourquoi ris-tu ô prince des
croyants?». Il répondit: «J'ai vu le Messager de Dieu -qu'Allah le
bénisse et le salue- faire la même chose. En lui demandant, il répliqua:
«Le Seigneur qu'il soit béni et exalté s'étonne de Son serviteur quand
il l'implore de lui pardonner et dit: «Mon serviteur sait très bien que Je
suis le seul capable d'absoudre les péchés» (Rapporté par Ahmad,
Abou Daoud, Tirmidzi et Nassaï).
Abdulla Ben 'Omar -que Dieu l'agrée- rapporte: «Lorsque le
Messager de Dieu - qu'Allah le bénisse et le salue - s'installait sur le
dos de sa monture, il proclamait la grandeur de Dieu trois fois, puis
récitait: «Gloire à celui qui nous a soumis ces choses et que, seuls nous
n'aurions pas pu soumettre. C'est à notre Seigneur que nous ferons retour»
Ensuite il invoquait Dieu par ces mots: «Grand Dieu, je Te demande de
m' accorder dans mon voyage-ci la charité et la piété et de me guider vers
les œuvres qui Te satisferont. Grand Dieu, facilite mon voyage-ci et fais
que la distance nous paraisse très courte. Grand Dieu, Tu es le compagnon
du voyage et le successeur dans la famille. Grand Dieu, accompagne-nous
dans nos voyages et sois notre successeur dans les familles». Et quand II
revenait du voyage, le Prophète -qu'Allah le bénisse et le salue- disait: «-
Nous sommes revenus repentants s'il plaît à Dieu, adorant et louant notre
Seigneur (Rapporté par Mousttm, Abou Daoud, Nassaï et Ahmed) [11 .
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wa ja'alû lahû min 'ibâdihî juz'an 'inna-l-'insâna lakafûrun mubînun (15)
'ami-t-tahada mimmâ yahluqu banâtin wa 'asfâkum bil-banîna (16) wa
'idâ bussira 'ahaduhum bimâ daraba lir-Rahmâni matalan zalla
wajhuhû muswaddan wa huwa kazîmun (17) 'awamay-yunaSSa'u fîl-
hilyati wa huwa fî-l-hisâmi gayru mubînin (18) wa ja'alû-l-malï 'ikata-1-
ladîna hum 'ibâdu-r-Rahmâni 'inâtan 'asahidû halqahum satuktabu
sahâdatuhum wa yus'alûna (19) wa qâlû law sâ'a-r-Rahmânu mâ '-
abdnâhum mâ lahum bidâlika min 'ilmin 'in hum 'illâ yahrusûna (20).
Ils considèrent certains de ses serviteurs comme une partie de Lui-
même. L'homme est manifestement ingrat. (15) Allah aurait-Il pris les filles
parmi ses créatures, avantageant les hommes par des fils? (16) Pourtant,
quand on annonce à l'un d'eux la naissance d'une fille (du sexe qu'il
attribue à Allah), son visage s'assombrit et son cœur suffoque: (17) En
sont-il à attribuer à Allah des êtres (filles) élevées dans la mollesse et
incapables d'intervenir dans les discussions? (18) Ils prétendent que les
anges-ces serviteurs de Miséricordieux- sont des filles. Ont-ils assisté à leur
création? De pareilles prétentions seront consignées et ils auront à en
répondre. (19) Ils disent: «Si le Miséricordieux ne l'avait voulu, nous
n'aurions pas adoré nos idoles». Sur quoi appuient-ils de pareils propos? Ce
sont là pures suppositions (20).
Ces idolâtres forgent des mensonges sur le compte de Dieu.
Comme ils ont consacré certains animaux de leurs troupeaux à leurs
dieux, ils prétendent que le Seigneur a pris les filles parmi ses
créatures, en lui donnant le sexe faible, et préférant à eux-mêmes les
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mâles, comme Dieu a dit ailleurs: «Ainsi vous auriez des fils et Allah des
filles? Injuste réparititiou que celle-ci!» [Coran LUI, 21-22]. Ces gens-là
en déifiant les hommes et les anges les ont considérés comme une
partie de Lui. Ils sont manifestement ingrats.
Puis Dieu parle de ceux qui présument qu'il s'est attribué d'entre
Ses créatures des filles, en désavouant leurs présomptions et réfutant
leurs dires. Comment se serait-Il donné des filles en leur réservant par
préférence les garçons? «Pourtant, quand on annonce à l'un d'eux la
naissance d'une fille -du sexe qu'il attribue à Allah-, son visage s'assombrit
et son cœur suffoque», il se tient à l'écart, loin des gens considérant
qu'un malheur l'a frappé. Comment donc se fait-il que ces hommes-là
attribuent à Dieu- à lui la puissance et la gloire- des êtres qu'eux-
mêmes les méprisent et les dédaignent?.
«En sont-ils à attribuer à Allah des êtres (filles) élevées dans la
mollesse et incapables d'intervenir dans les discussions?» En d'autre terme:
La femme, constatant son complexe d'infériorité par rapport à l'homme,
se contente de la parure pour le compenser, et ceci est constaté
depuis son enfance. Puis la femme est incapable de mener une
dicussion jusqu'au bout. Sa sentimenalité et sa sensibilité l'empêchent
souvent de prodiguer des argumentations. Ces êtres inférieurs
considérés comme complexés, comment se permet-on de les attribuer
à Dieu? «Us prétendent que les anges-ces serviteurs du Miséricordieux-sont
des filles?» Pour réfuter leurs dires, Dieu se demande: «Ont-ils assisté à
leur création?» en ont ils été témoins? «De telles prétentions seront
consignées et ils auront à en répondre» Au jour du jugement dernier ils
seront interrogés sur cela.
«fis disent: «Si le Miséricordieux ne l'avait voulu, nous n'aurions pas
adoré ces idoles». Car ces associateurs ont façonné des statues en leur
donnant les figures des femmes comme étant les filles de Dieu. Ils ont
prétendu que leur adoration est un vouloir de Dieu sinon II les aurait
empêché, en commettant ainsi de multiples péchés:
1 - Ils ont attribué à Dieu des filles, qu'il soit exalté et sanctifié car
Il est au-dessus de ce qu'ils Lui imputent.
2 - Ils ont accusé Dieu d'avoir préféré les filles aux garçons.
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3 - Leur adoration de ces statues en suivant leurs penchants et
imitant leurs ancêtres ignorants.
4 - Ils ont prétendu enfin que c'était dû au vouloir de Dieu. Or
Dieu n'a envoyé des Prophètes chargés de message en leur révélant
les livres célestes que pour appeler les gens à L'adorer seul sans rien
Lui associer, comme II l'affirma dans ce verset. «Demande si dans les
messages que nous avons envoyés avant toi nous avons permis qu'on adore
un autre Allah que le Miséricordieux» [Coran XLIII, 45]. Ces gens-là
n'en savent rien et ils ne se livrent qu'à des conjectures en forgeant de
mensonges sans se baser sur aucune sience.
'am 'âtaynâhum kitâbam-min qablihî fahum bihî mustamsikûna (21) bal
qâlïï 'innâ wajadnà* 'à bà'anâ 'ala 'ummatin wa 'innâ 'alâ 'âtârihim
muhtadûna (22) wa kadâlika mâ 'arsalnâ min qablika fî qaryatim-min
nadîrin 'illâ qâla mutrafuha 'innâ wajadnà 'a bà'anâ 'alâ 'ummatin wa
'innâ 'alâ 'âtârihim muqtadûna (23) qâla 'awalaw ji'tukum bi 'ahdâ
mimmâ wajttum 'alayhi 'â'bâ'akum qâlû 'innâ bimâ 'ursiltum bihî
kâfirûna (24) fantaqamnâ minhum fanzur kayfa kâna 'aqibatu-l-mukadd
ibîna (25).
Leur avons-nous donné auparavant un livre auquel ils se réfèrent. (21)
Que non. Mais ils disent: «Nous avons trouvé nos pères attachés à ce culte
et nous marchons sur leurs traces» (22) Il en a toujours été ainsi. Chaque
fois que nous avons envoyé un Prophète dans une cité, les notables l'ont
accueilli par ces mots: «Nous avons trouvé nos pères attachés à ce culte et
nous marchons sur leurs traces». (23) Dis: Me ferez-vous une pareille
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réponse même si je vous apporte une religion supérieure à celle de vos
pères? Nous ne croyons pas à ta mission, répondirent-ils. (24) Nous avons
sévi contre ces peuples. Considère quelle a été la fin des incrédules (25).
Dieu désavoue le comportement des idolâtres en adorant un autre
que Lui sans se baser sur aucun argument ou une preuve pour se
justifier. Il se demande si ces gens-là avaient-ils reçu un Livre auquel
ils puissent s'attacher? Non ce n'est pas le cas comme Dieu a dit
ailleurs: «Est-ce que nous leur avons envoyé une preuve accréditant ceux
qu'ils nous associent» [Coran XXX, 35]. A toute question, ils n'ont qu'à
répondre «Nous avons trouvé nos pères attachés à ce culte et nous
marchons sur leurs traces». Donc ils ont trouvé leurs pères suivre une
certaine voie et ils se sont guidés d'après leurs traces à l'aveuglette
sans y réfléchir.
D'ailleurs c'était bien le cas des générations qui leur ont précédés
dont leurs cœurs se ressemblent et qui ont traité leurs Prophètes de
menteurs, de magiciens ou de possédés. Et c'était surtout les notables
de ces peuples qui vivaient dans le bien-être qui ont présenté un telle
excuse..
Dieu, ensuite ordonne à Son Prophète de dire à ces polythéistes:
«Me ferez-vous une pareille réponse même si je vous apporte une religion
supérieure à celle de vos pères?» Et eux de lui répondre catégoriquement:
«Nous ne faisons plus foi à ce que tu nous appelles et ne croyons
jamais à ton message». Leur sort n'a été que pareil à celui des
peuples précédents qui ont subi la vengeance divine et les différents
châtimets déjà mentionnés dans différents versets et sourates du
Coran. Telle était toujours la fin de ceux qui criaient au mensonge.
j © f& ^ a u &r @ m
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wa'id qâla 'Ibrâhîmu li'abîhi wa qawmihT 'innanî barâ A 'um-mimmâ
ta'budûna (26) 'illâ-l-ladî fataranî fa'innahû sayahdîni (27) wa ja'alahâ
kalimatam bâqiyatan fî 'aqibihî la 'allahum yarji'ûna (28) bal matta'tu
hâ*''ulâ"i wa "a bâ*'ahum hattâ jâ 'ahumu-l-haqqu wa rasûlum mubînun
(29) wa lammâ jâ'ahumu-l-haqqu qâlû hâdâ sihrun wa 'innâ bihî
kafîrûna (30) wa qâlû lawlâ nuzzila hâdâ-l-Qur'ïnu 'alâ rajulim-mina-1-
qaryatayni 'azîmin (31) 'ahum yaqasimûna rahmata rabbika nahnu
qasamnâ baynahum-ma'isatahum fîl-hayâti-d-dunyâ wa rafa'nâ
ba'dahum fawqa ba'din darajâti-l-liyattahid a ba'duhum ba'dan
suhriyyan wa rahmatu rabbika hayrum mimmâ yajama'ûna (32) wa
lawlï 'ay-yakûna-n-nâsu 'ûmmatan wahidata-l-laja'alamâ limay-yakfuru
bir-Rahmâni libuyûtihim suqufam-min fiddatin wa ma'arija 'alayhâ
yazharûna (33) wa libuyûtihim 'abwâban wa sururan 'alayhâ yattaqi'ûna
(34) wa zuhrufan wa 'in kullu dâlika lammâ matâ'u-l-hayâti-d-dunyâ wal
"ïhiratu 'inda rabbika lil-muttaqîna (35).
Abraham dit • son père et à son peuple: «Je réprouve ce que vous
adorez. (26) Je n'adore que celui qui m'a créé. Il me mettra dans le bon
chemin». (27) D légua cette parole à sa prostérité. Peut-être ramènera-t-elle
d'autres hommes? (28) Je les (les Arabes) ai laissés eux et leurs pères jouir
des biens de ce monde jusqu'au moment où ils ont reçu la vérité et un
Prophète authentique. (29) Lorsqu'ils reçurent la vérité, ils dirent: «C'est là
une pure magie que nous repoussons» (30) Ils disent: «Que ce Coran n'a-t-
il été révélé à quelque personnage important des deux villes?» (31)
Prétendent-ils distribuer les grâces de ton Seigneur? alors que c'est nous
qui distribuons leur nourriture en ce monde et qui déterminons leur
condition pour permettre aux uns d'avoir les autres pour serviteurs. Mais la
grâce de ton Seigneur est plus précieuse que tous les biens qu'ils amassent.
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(32) Si nous n'avions craint que tous les hommes tournent à l'impiété, nous
aurions donné aux infidèles des maisons ornées de toits et d'escaliers
d'argent, (33) de portes et de sièges de repos, (34) et de parures. Tout cela
n'est qu'éphémère jouissance de ce monde. Ton Seigneur réserve la vie
future a ceux qui Le craignent. (35).
Dieu mentionne Son ami et Prophète Abraham, le modèle des
saints serviteurs et le père des Prophètes dont les Qoraïchites sont
issus de sa postérité. Abrahlm réprouva l'adoration des idoles et
désavoua la religion de son père et de son peuple et leur affirma qu'il
ne voue un culte qu'au Seigneur qui l'a créé et l'a mis dans la voie
droite. Il en fit un mot qui restera vivant dans sa descedance et qui ne
cessera d'être perpétué jusqu'au jour de la résurrection. Il s'agit sans
doute de ('attestations qu'il n'y a d'autres divinités que Dieu.
Dieu a comblé de ses faveurs et bienfaits les idolâtres et leurs
pères comme biens éphémères pour en jouir dans le bas monde en
plongeant longtemps dans leur égarement jusqu'à ce que viennent à
eux la vérité et un Prophète authentique pour les avertir. Quand cette
vérité leur parvint, ils dirent: «C'est là une pure magie que nous
repoussons» par orgueil et obstination.
Ces polythéistes objectèrent: «Que ce Coran n'a-t-il été révélé à
quelque personnage important des deux villes» qui sont La Mecque et
Taëf selon les dires d'Ibn Abbas, Ikrima, Qatada et d'autres. Quant au
«personnage important», ils désignèrent Al-Walid Ben Al-Moughira ou
'Ourwa Ben Mass'oud Al-Thaqafi, d'après l'avis d'une foule des
exégètes, ou selon As-Souddy, il s'agit de 'Otba Ben Rabi'a (de La
Mecque) et Ibn 'Abd Yaiil (de Taëf) bien qu'il y a eu aussi d'autres
opinions.
Dieu leur répondit: «Prétendent-ils distribuer les grâces de ton
Seigneur?». Ceci ne dépend plus de leur désir, mais plutôt il revient à
Dieu seul qui connait mieux qu'eux à qui II devait faire descendre la
révélation. En effet, Il l'a révélé au meilleur des hommes et le plus
honoré, issu d'une souche noble et pure. Puis, Dieu -à Lui la
puissance et la gloire - a avantagé les uns et dévantagé les autres
quant à Ses bienfaits qu'il leur a accordés ainsi que l'intelligence, la
force et d'autres facultés: «C'est nous qui distribuons leur nourriture en ce
550
monde...» Cette discrimination émane d'une sagesee divine dont le but
consiste à élever les uns au-dessus des autres et que les premiers
réduisent les autres en servitude. Mais Dieu attire ensuite l'attention
sur un fait très important en affirmant que Sa miséricorde est
beaucoup plus meilleure que ce que les hommes amassent qui n'est
qu'une jouissance éphémère dans le bas monde.
«Si nous n'avions craint que tons les hommes tournent à l'impiété» et
que toute l'humanité ne formât qu'une seule communauté mécréante
croyant, sous l'effet de leur ignorance, que Dieu ne leur a offert de tels
bienfaits que par amour pour eux, «nous aurions donné aux infidèles des
maisons ornées de toits et d'esclaiers d'argent, de portes et de sièges de
repos et de parures». Ils jouissent de tous ces biens dans le bas monde,
mais, dans la vie future, ils n'auront aucune bonne action pour en être
rétribués. Car la vie dernière, auprès du Seigneur, appartient à ceux
qui Le craignent.
Une fois, Omar Ben al-Khattab vit les traces d'une natte de paille
sur les flancs du Messager de Dieu -qu'Allah le bénisse et le salue- qui
menait une vie très austère. Il pleura et lui dit: «O Messager de Dieu!
Comment vis-tu de la sorte alors que César et Cosroès vivent dans
l'opulence, et toi tu es l'élite et le meilleur des hommes!» Le Prophète
-qu'Allah le bénisse et le salue-, qui était accoudé, s'assit et lui
répondit: «O fils d' Al-Khattab! Ne consens-tu pas d'avoir la vie future
en leur laissant le bas monde!. Ceux-là ont hâté leur bien-être dans la
vie d'ici-bas». Et dans un hadith authentique, il a dit: «Ne buvez ni ne
mangez dans de vases en or ou en argent. Ils sont pour eux dans le
bas monde, mais nous sont réservés pour la vie future» Il a dit
également: «Si ce bas monde pesait, auprès de Dieu, le poids d'une
aile d'un moustique. Il n'aurait pas donné au mécréant une gorgée
d'eau.
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wa may-ya'5u 'an dikri-r-Rahmâni nuqayyid lahû Saytanan fahuwa lahû
qarînun (36) wa 'innahum layasuddunahum 'ani-sabîli wa yahsabûna **
annahum muhtadûna (37) hattâ 'idâ jâ*'anâ qâla yâ layta baynî wa
baynaka bu'da-l-masnqayni fabi'sa-l-qarînu (38) wa lay-yanfa'akumu-I-
yawma 'id zalamtum 'annakum fî-l-'adâbi mustarikûna (39) 'afa 'anta
tusmi'u-s-summa 'aw tahdî-l-'umya waman kâna fî dalâlim mubînin (40)
fa 'immâ nadhabanna bika fa 'innâ minhum muntaqimûna (41) 'aw
nuriyannaka-l-ladî wa 'adnâhum fa 'innâ 'alayhim muqtadirûna (42) fas-
tamsik bil-ladî 'uhiya 'ilayka 'innaka 'alâ sirâtim-mustaqîmin (43) wa '-
innahû la dikrul-laka wa liqawmika wa sawfa tus'alûna (44) was-'al man
'arsalnâ min qablika mir-rusulinâ A 'aja'alanâ min dûni-r-Rahmâni
'a lihatan yu'badûna (45).
Celui qui reste sourd aux appels du Miséricordieux, nous lui
imposerons comme compagnon un démon. (36) Les démons détournent les
hommes du droit chemin en leur donnant l'illusion qu'ils le suivent. (37)
Quand cet homme et son compagnon comparaîtront devant Allah, le
premier s'écriera: «Plût à Allah qu'il y eût entre ce démon et moi la
distance de l'Est à l'Ouest! Quel funeste compagnon! (38) Vains regrets
que les vôtres en ce jour! Vous avez été injustes; vous subirez votre
châtiment en commun. (39) Te flattes-tu de faire entendre un sourd, de
faire marcher droit un aveugle ou quelqu'un d'irrémédiablement égaré? (40)
Peu importe que nous t'appelions à nous, nous sévirons contre eux. (41)
Peu importe que nous les châtions en ta présence, nous les avons à notre
merci. (42) Adhère avec force à ce qui t'a été révélé car tu es dans la
bonne voie. (43) Le Coran constitue une règle pour toi et ton peuple. Vous
aurez des comptes à rendre. (44) Demande si dans les messages que nous
avons envoyés avant toi nous avons permis qu'on adore un autre Allah que
le Miséricordieux (45).
Celui qui se montre aveugle au Rappel du Miséricordieux, Dieu lui
assigne un démon comme compagnon inséparable, et ceci jusqu'au
jour de la résurrection. Là, en comparaissant devant Dieu, à Lui la
puissance et la gloire, il constatera que cette mauvaise compagnie ne
lai a procuré que le mauvais sort, il s'écriera alors: «Plût à Allah qu'il y
eût entre ce démon et moi la distance de l'Est à l'Ouest! Quel funeste
compagnon!» Ce jour-là, la réunion des prévaricateurs dans le feu, pour
avoir commis la plus grande injustice en associant des divinités à Dieu,
ne leur servira à rien, et ils subiront en commun le châtiment
douloureux.
«Te flattes-tu de faire entendre un sourd, de faire marcher droit un
aveugle ou quelqu'un d'irrémédiablement égaré?» Tu n'as pas, pour
mission, ô Mouhammad de guider les hommes mais tu es chargé d'un
message que tu dois divulguer. Après ton départ, nous nous
vengerons de ces impies et nous les châtierons, comme nous pouvons
te montrer ce que nous leur avons promis! En effet, le Prophète -
qu'Allah le bénisse et le salue- mourut après sa victoire sur ses
ennemis. Quatada, de sa part, a dit: «Le Prophète -qu'Allah le bénisse
et le salue- partit, mais la vengeance divine persista. Dieu -à Lui la
puissance et la gloire- ne fera plus voir à son Prophète quelque chose
qu'il répugne pour sa communauté. Tout Prophète était témoin du
châtiment qu'a subi son peuple à l'exception de votre Prophète -
qu'Allah le bénisse et le salue-».
Dieu ordonne ensuite à Son Prophète: «Adhère avec force à ce qui
t'a été révélé car tu es dans la bonne voie». En d'autre terme attache-toi
au Coran qui t'a été révélé car il est la vérité-même et ne guide que
vers la vérité et la bonne direction qui mènent au Paradis.
«Le Coran constitue une règle pour toi et ton peuple» et un grand
honneur comme il est dit dans un hadith: «Ce pouvoir ne cessera pas
d'appartenir aux Qoraïchites dont aucun ne leur en disputera sans que Dieu
ne le précipite (dans le feu) tant qu'ils observent la religion». Puisque le
Coran n'a été descendu que par la langue arabe, la langue des
553
Qoraïchites, ils sont tenus de le mieux comprendre, d'appliquer ses
prescriptions, d'observer ses lois et sentences. Tel fut, en réalité, l'état
des premiers émigrés et ceux qui leur furent pareils parmi les suivants.
Si ce Rappel est adressé selon le verset, au Prophète et à son
peuple, il concerne aussi tous ceux qu'il leur parvient. Dieu a dit: «Nous
avons fait descendre vers vons nn Livre où se trouve pour vous le Rappel.
Ne comprenez -vous pas» [Coran XXI, 10] Donc, ce Coran qui vous a
été envoyé, vous serez interroges au jour du jugement dernier à son
sujet et si vous avez observé, dans la vie présente, ses lois et
enseignements.
Puis Dieu rappelle aux hommes qu'il n'a envoyé de Prophètes aux
différents peuples au fil des jours, que pour les appeler à Son
adoration en exclusivité et délaisser celle des statues et de idoles
comme II l'affirme dans ce verset: «Nous avons envoyé des Prophètes à
chaque peuple. «Adorz Allah et évitez Taghout» était leur mot d'ordre» [-
Coran XVI, 36].
walaqad 'arsalnâ Mûsâ Wïyâtinï 'ilâ Fir'awna wa mala'ihî faqâla 'innî
rasûlu rabbi-l-'âlamîna (46) falammâ ja'ahum bi 'â'yâtinâ 'idâ huma
minhâ yadhakûna (47) wamâ nurihim min "ïyatin 'illâ hiya 'akbaru min
'uhtihâ wa 'ahadnâhum bil 'adâbi la'allahum yarji'ûn (48) wa qâlû yâ
'ayyuha-s-sâhiru-d-d'u lanâ rabbaka bimâ 'ahida 'indaka 'innamâ
lamuhtadûna (49) falammâ kasafnâ 'anhumu-l-'ad âba 'idâ hum yankit
ûna (50).
Noms envoyâmes Moïse avec nos preuves à Pharaon et à Sa cour. «Je
suis l'Envoyé du Maître de l'univers, leur dit-il. (46) Lorsqu'il leur produisit
554
nos preuves, ils s'en gaussèrent. (47) Chaque preuve que nous leur
montrions dépassait en force la précédente. Nous leur envoyâmes des
malheurs pour les ramener à nous. (48) O magicien, dirent-ils à Moïse,
implore pour nous ton Seigneur en usant de ton crédit près de Lui. Nous
nous engageons dans la bonne voie. (49) A peine les délivrâmes-nous de
leurs malheurs, qu'ils rompirent leurs engagements. (50).
Dieu envoya Son serviteur et Prophète Moïse -que Dieu le salue-
«à Pharaon, à ses conseillers, commandants et aux hommes de sa
cour parmi les coptes et les fils d'Israël, pour les appeler à Son
adoration sans rien lui associer. Il l'appuya par des signes et miracles
évidents tels que: le bâton, les sauterelles, les grenouilles, le sang,
etc. de sorte que: «Chaque preuve que nous leur montrions dépassait en
force la précédente». Et pourtant ils s'enorgueillirent, se montrèrent
rebelles et s'en moquèrent. Mais une fois subi un de ces certains
malheurs, ils implorèrent Moïse pour qu'il demande au Seigneur de
l'écarter, et ne tardèrent pas à revenir à leur égarement et leur
incrédulité.
Ils prirent Moïse pour un magicien car l'art de la magie fut très
prospère à cette époque-là. Ils promirent à Moïse de laisser partir les
fils d'Israël avec lui chaque fois qu'ils furent atteints par une de ces
épreuves. Mais, une fois ce malheur écarté, voilà qu'ils trahirent leur
engagement et violèrent leur serment.
wa nâdâ Fir'awnu fî qawmihî qâla yâ qawmi 'alaysa lî mulku Misra wa
hadihi-l-'anhâru tajrî min tahtî 'afalâ tubsirûna (51) 'am 'ana hayrum
555
min hâdâ-l-ladî huwa mahînun walâ yakâdu yubînu (52) falawla 'ulqiya
'alayhi 'aswiratum-min d ahabin 'aw jâ A 'a ma'ahu-l-malâ*'ikatu
muqtarinîna (53) fas-tahaffa qawmahû fa 'ata'ûhu 'innahum kânû
qawman fâsiqîna (54) falammâ* 'âsafûnâ-n-taqamnâ minhum fa
'agraqnâhum 'ajma'îna (55) faja' alnâhum salafan wa matalan lil 'ahirîna
(56).
Pharaon déclara à son peuple: «O mon peuple, l'empire d'Egypte et
ces fleuves qui coulent à mes pieds ne m'appartiennent-ils pas? Ne le voyez-
vous pas? (51) Ne suis-je pas supérieur à ce vil individu qui s'exprime si
maladrtoitement? (52) Si seulement il était couvert de chamarrures d'or ou
s'il était escorté d'anges.» (53) D n'eut pas de peine à rallier son peuple,
qui lui obéit. Car c'était un peuple dépravé. (54) Quand ils nous eurent
irrité, nous sévîmes contre eux. Nous les engloutîmes sous les flots. (55)
Nous en fîmes un exemple et une leçon pour les peuples à venir. (56).
Pour répondre à l'appel de Moïse, et poussé par son obstination
et sa tyrannie, Pharaon fit réunir les hommes de sa cour et une
certaine partie de la lie du peuple et déclara: «O mon peuple, l'empire
d'Egypte et ces fleuves qui coulent à mes pieds ne m'appartiennent-ils pas?»
Ne voyez-vous pas donc clair ma puissance et ma grandeur?. Et pour
attaquer Moïse, il ajouta: «Ne suis-je pas meilleur que cet homme
misérable-voulant dire Moïse- qui est incapable de s'exprimer
clairement? Cet homme qui est pauvre, faible et s'exprime mal (à
cause de la braise qui lui avait brûlé la langue lors de son introduction
dans la cour de Pharaon étant encore nourrisson comme on en a parlé
auparavant). Pharaon dénigra Moïse et le traita avec légèreté. Et pour
persévérer dans sa moquerie, il déclara: «Si seulement il était couvert de
chamarrures» en jetant sur lui un bracelet d'or ou bien «s'il était escorté
d'anges» pour l'accompagner et appuyer son message... En vérité,
Pharaon cherchait à égarer son peuple en le détournant de la voie
droite. Ce peuple ignorant lui obéit, car il n'était que trop pervers..
«Quand ils nous eurent irrité, nous sévîmes contre eux. Nous les
engloutîmes sous les flots». Quand Pharaon et son peuple déçurent
Dieu, Il se vengea d'eux en les noyant sous les flots du premier au
dernier.
Ibn abi Hatem rapporte d'après 'Oqba Ben 'Amer que le Messager
556
de Dieu -qu'Allah le bénisse et le salue- a dit: «Lorsque tu vois Dieu le
Béni et le Très Haut accorder de ses faveurs à un serviteur qui Lui
désobéit, sache que ceci est un ménagement (une épreuve) de la part
de Dieu».
Tareq Ben Chihab rapporte: «J'étais chez Abdullah -que Dieu
l'agrée- quand on évoqua la mort subite. Il dit: «C'est un allégement
pour le croyant et un regret pour l'incrédule», puis il récita: «Quand ils
nbus eurent irrité, nous sévîmes contre eux. Nous les engloutîmes sous les
flots».. Et en commentant ce verset 'Omar Ben Abdul-Aziz a dit: «J'y
trouve la réalisation de la vengeance au moment de l'insouciance».
Dieu a fait de ce peuple un souvenir et un exemple pour la postérité,
et pour que les hommes sachent que leur sort ne sera plus différent
de leur s'ils font la même chose.
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wa lammâ duriba-bnu Maryama matalan 'id â qawmuka minhu
yasiddûna (57) wa qâlïï'a 'a lihatunâ hayrun 'am huwa mâ darabûhu
laka 'illâ jadalan bal hum qawmun hasimuna (58) 'in huwa 'illâ 'abdun
'an 'amnâ 'alayhi wa ja'alnâhu matalan libanî 'îsrâ'îla (59) walaw naâï'u
laja'alnâ minkum mala 'ikatan fîl 'ardi yahlufûna (60) wa 'innahû la '-
ilmun lissâ'ati falâ tamtarunna bihâ wat-tabi'ûni hâd â siratum-
557
mustaqîmun (61) walâ yasuddanakumu-s-sayt ânu 'innahû lakum '-
aduwwun mubînun (62) wa lammâ jâ^'a 'îsâ bil bayyinâti qâla qad
ji'tukum bil hikmati wa li'ubayyina lakum ba'da-l-ladi tahtalifûna fîhi
fattaqû-L-Lâha wa 'ati'uni (63) 'inna-L-Lâha huwa rabbî wa rabbukum
fa'budûhu hâdâ siratum mustaqîmun (64) fahtalafa-l-'ahzâbu mim-
baynihim fawaylu-l-lil-ladîna zalamû min 'adâbi yawmin 'alîmin (65).
Quand le fils de Marie fut proposé en exemple, ton peuple s'en
détourna avec dédain. (57) ifs dirent: «Nos dieux ne lui sont-ils pas
supérieurs? Ton peuple n'a cité le cas de Jésus que pour susciter des
controverses. Assurément, c'est un peuple de polémistes». (58) Jésus est un
homme que nous avons comblé de nos bienfaits et que nous avons donné en
exemple aux enfants d'Israël. (59) Si nous avions voulu, nous aurions
appelé des anges à vous (hommes) succéder sur terre. (60) Le Coran est
plein d'enseignements sur l'heure. N'en doutez pas. Suivez-moi. C'est là la
voie droite. (61) Que Satan ne vous circonvienne pas. II est votre ennemi
manifeste. (62) Quand Jésus se présenta anx hommes avec ses preuves, il
leur dit: «Je vous apporte la sagesse et je viens vous expliquer une partie
des choses qui vous divisent. Craignez Allah et obéissez-moi». (63) Allah
est mon Seigneur et le vôtre. Adorez-le. Voilà la droit chemin. (64) Les
partis se disputèrent entre eux. Malheur aux injustes. Un châtiment terrible
leur est réservé. (65).
Mouhammad Ben Ishaq, dans son ouvrage célèbre: «La
biographie du Prophète», a cité la raison pour laquelle ces versets
furent révélés. Il a dit: «Il m'est parvenu que l'Envoyé de Dieu -qu'Allah
le bénisse et le salue- était assis dans la mosquée' avec Al-Walid Ben
Al-Moughira, quand arriva An-Nadar Ben Al-Hareth pour leur tenir
compagnie, alors que, dans la mosquée, il y avait d'autres Qoraïchites.
L'Envoyé de Dieu -qu'Allah le bénisse et le salue- prit la parole (pour
appeler les gens à Dieu). Comme An-Nadar Ben Al-Hareth le contraria,
l'Envoyé de Dieu -qu'Allah le bénisse et le salue- put le réduire en
silence et lui récita ce verset: «Vous et les divinités que vous avez adorées
en dehors d'Allah, serez la proie des flammes» [Coran XXI, 98]. L'Envoyé
de Dieu -qu'Allah le bénisse et le salue- se leva et partit au moment
où Abdudllah Ben Az-Zib'ari arriva et prit place. Al-Walid Ben Al-
Moughira lui dit: «Par Dieu, An-Nadar Ben Al-Hareth n'a jamais fait
acte d'hommages au fils de Abduj-Mouttaleb. Mouhammad prétend
558
que nous et les dieux que nous adorons, serons le combustible de la
Géhenne». Abdullah Ben Az-Zib'ari répondit: «Par Dieu, si j'étais
présent, je lui aurais tenu tête. Demandez à Mouhammad: «Tout ce
qu'on adore en dehors de Dieu, sera-t-il avec ses adorateurs dans la
Géhenne? Quant à nous, nous adorons les anges, les juifs adorent
'Ouzair et les chrétiens adorent Jésus fils de Marie». Al-Walid et ceux
qui étaient présents furent étonnés des propos de Abdullah Ben Az-
^Zib'ari et y trouvèrent des arguments à l'aide desquels, ils pourront
affronter les autres.
Le Messager de Dieu -qu'Allah le bénisse et le salue-, ayant eu
vent de ces propos, s'écria: «Tout homme qui aime adorer un autre
que Dieu, sera avec lui. Ces gens-là n'adorent que Satan et celui qui
leur ordonne de l'adorer» Dieu à cette occasion fit descendre ce
verset: «Ceux qui auront reçu auparavant des marques de notre faveur
seront à l'abri d'un tel sort» [Coran XXI, 101] Ceux-là sont Jésus,
'Ouzaïr, les évêques et les moines qui persévéraient dans l'adoration
de Dieu -à Lui la puissance et la gloire-. Mais les ignorants et les
égarés les avaient pris pour des dieux en dehors du Seigneur.
«Quand le fils de Marie fut proposé en exemple, ton peuple s'en
détourna avec dédain» sans prendre en considération tes propos, ô
Mouhammad, qui consistent à le prendre pour un serviteur de Dieu
auquel II a accordé Ses grâces et ses bienfaits, «et que nous avons
donné en exemple aux enfants d'Israël». Si Dieu avait voulu, Il aurait fait
d'une partie d'entre les hommes, des anges qui les remplaceraient sur
terre.
La première partie du verset n: 61 fut interprétée d'une autre
façon et la plupart des exégètes ont pensé qu'il s'agit de Jésus et non
du «Coran est plein d'enseignements sur l'heure». Ce que Dieu lui a
octroyé comme la revivification des morts et la guérion des malades
avec Sa permission, sont des preuves de la survenue de l'Heure: «-
N'en doutez pas. Suivez-moi. C'est là la voie droite» (Ce même
commentaire fut avancé aussi par Ibn Jarir).
Ibn Abbas rapporte que le Messager de Dieu -qu'Allah le bénisse
et le salue- a dit: «Ô Qoraïchites, on n'espère aucun bien d'un autre
adoré que Dieu». On lui répondit: «N'as-tu pas prétendu que Jésus
559
était un Prophète et un saint serviteur de Dieu et qu'on l'adorait en
dehors de Dieu?» Dieu à cette occasion fit cette révélation: «Quand le
fils de Marie fut proposé en exemple, ton peuple s'en détourna avec
dédain». Selon le commentaire de Moujahed, les Qoraïchites dirent: «-
Mouhammad veut que nous l'adorons comme le peuple de Jésus -que
Dieu le salue- a adoré Jésus». Ils auraient ajouté, selon Ibn Mass'oud:
«Nos dieux ne lui sont-ils pas supérieurs?» voulant dire Mouhammad -
qu'Allah le bénisse et le salue-*
«Ton peuple n'a cité le cas de Jésus que pour susciter des
controverses» dans le but de chicaner et de discuter âprement sachant
bien qu'il ne s'agit pas de Jésus mais plutôt des statues et idoles qu'ils
adoraient. Une réalité confirmée par ce verset: «Vous et les divinités que
vous avez adorées en dehors d'Allah, serez la proie des flammes» [Coran
XXI, 98]. Cet argument est adressé contre les Qoraïchites qui n'ont
jamais adoré Jésus. Donc ils ne l'ont cité que par amour de discussion
sans y croire ou être convaincus. On a rapporté à ce propos que le
Messager de Dieu -qu'Allah le bénisse et le salue- a dit: «Tout peuple
qui s'égare après avoir été dans la voie droite s'adonnera aux
polémiques» Puis il récita: «Ton peuple n'a cité le cas de Jésus que pour
susciter des controverses. Assurément, c'est un peuple de polémistes».
Abou Oumama -que Dieu l'agrée- a dit: «Le Messager de Dieu -
qu'Allah le bénisse et le salue- vint trouver des hommes qui étaient en
train de discuter au sujet du Coran. Il éprouva une grande colère et
son visage s'empourpra, puis leur dit: «Ne confondez pas les versets
du Livre de Dieu les uns avec les autres. Car tout peuple égaré est
frappé par la discussion. Puis il récita: «Ton peuple n'a cité le cas de
Jésus que pour susciter des controverses. Assurément, c'est un peuple de
polémistes».
Jésus -que la paix soit sur lui- que les idolâtres ont proposé en
exemple «est un homme que nous vons comblé de nos bienfaits» en lui
accordant la prophétie et le message «et que nous avons donné en
exemple aux enfants d'Israël» comme une preuve de notre omnipotence
et un signe clair de notre pouvoir. Si Dieu avait voulu, Il aurait appelé
des anges à succéder les hommes dans la lieutenance sur terre, et qui
la peupleraient au lieu de vous, selon les dires de Moujahed.
560
Jésus est, en vérité, l'annonce de l'Heure, comme nous l'avons
montré dans le hadith d'Ibn Ishaq. Dieu a dit ailleurs: «Il n'est pas un
homme d'Ecriture qui ne croira à Jésus avant de mourir» C'est à dire
avant la mort de Jésus -que la paix soit sur lui- «Et, au jour de la
résurrection, Jésus se dressera en témoin contre eux» [Coran IV, 159].
Plusieurs hadiths ont été rapportés au sujet de la descente de Jésus
avant la fin des temps, et il se dressera en un gouverneur -imam-
éqyitable. Les hommes ne doivent avoir aucun doute sur la survenue
de l'Heure qui est inéluctable. Qu'ils suivent le Prophète sans s'en
détourner pour emprunter la voie de Satan qui est l'ennemi déclaré de
l'homme.
«Quand Jésus se présenta aux hommes avec ses preuves» et les
signes qui affirment sa prophétie, «il leur dit: «Je vous apporte la sagesse
et je viens vous expliquer une partie des choses qui vous divisent»
concernant la vie future et non celle du bas monde comme a précisé
Ibn Jarir. «Craignez Allah» en bien observant mes enseignements, «et
obéissez-moi» en suivant mes instrucitons et le message que j'ai
apporté. «Allah est mon Seigneur et le vôtre. Adorez-le. Voilà le droit
chemin». Vouez à Dieu un culte exclusif et sincère et vous serez dans
la bonne voie.
«Les partis se disputèrent entre eux» et se divisèrent en sectes: Les
uns dirent que Jésus est le serviteur de Dieu, son Messager et la
vérité. D'autres prétendirent qu'il est le fils de Dieu, d'autres commirent
une grande injustice disant qu'il est le Dieu-même! Que Dieu soit au-
dessus de ce qu'ils dirent! Il menace ceux-ci en disant: «Malheur aux
injustes. Un châtiment terrible leur est réservé» pour prix de leur injustice.
hal yanzurûna 'illâ-s-sâ'ata 'an ta'tiyahum bagtatan wa hum lâ yas'urûna
(66) -l-'ahillâ"u yawma 'idim-ba'duhum liba'din 'aduwwun 'illâ-1-
muttaqîna (67) yâ 'ibâdi lâ hajwfun 'alaykumu-l-yawma walâ A 'antum
tahzanûna (68) 1-ladîna 'a manû bi 'âyatinâ wa kânû muslimîna (69) d-
hulû-l-jannata 'antum wa 'azwâjukum tuhbarûna (70) yutâfu 'alayhim
bisihâflm min dahbin wa akwâbin-wafîha mâ tastahîhi-l-'anfuusu wa
taladdu-1- 'a'yunu wa 'antum fîhâ halidûna (71) wa tilka-l-jannatu-l-latî
'ûrittumûhâ bimâ kuntum ta'malûna (72) lakum fîhâ fâkihatun katiratun
rrrinhâ ta'kûluna (73).
Attendent-ils que l'heure les surprenne sans qu'ils s'y soient préparés?
(66) Ce jour-là, les amis deviendront ennemis, exception faite pour ceux qui
craignent Allah. (67) «O mes serviteurs, ne craignez pas pour vous ni ne
vous désolez en ce jour» (68) Vous qui avez foi en mes preuves et vous êtes
soumis (69) entrez au Paradis, vous et vos épouses, et réjouissez-vous. (70)
On y passera à la ronde des plats et des coupes d'or. Vous y trouverez tout
ce qui flatte l'âme et réjouit l'œil. Et cela éternellement. (71) Ce jardin vous
échoit en héritage pour prix de vos œuvres. (72) Vous y trouverez des fruits
en abondance. Vous vous en délecterez. (73).
Ces polythéistes- négateurs qui ont traité les Prophètes de
menteurs attendent-ils que l'heure ne les surprenne à l'improviste alors
qu'ils n'en ont pas conscience?. A ce moment-là ils éprouveront un vif
regret qui ne leur servira à rien et ne pourra repousser d'eux aucun
châtiment. «Ce jour-là, les amis deviendront ennemis, exception faite pour
ceux qui craignent Allah». Toute amitié en vue d'un autre que Dieu sera
transformée en une animosité au jour de la résurrection, sauf les gens
pieux qui n'ont pris des amis que pour Dieu- à lui la puissance et la
gloire-. Une amitié qui perdure. Quand à l'autre faite en vue qu'un
autre que Dieu, ce verset montre clairement à quoi elle aboutira,
quand Ibrahim avait dit à son peuple: «Vous prenez des idoles en dehors
d'Allah pour vous créer des amitiés en ce bas monde. Au jour de la
résurrection, vous vous renierez et vous vous maudirez les uns les autres.
562
L'enfer sera votre demeure. Vous n'aurez aucun soutien» [Coran XXIX,
25].
A ce propos Al-Hafedh Ben Assaker rapporte, d'après Abu
Houraira, que le Messager de Dieu -qu'Allah le bénisse et le salue- a
dit: «Si deux hommes, l'un se trouvant à l'Orient et l'autre à l'Occident,
s'aimaient en Dieu, au jour de la résurrection, Dieu les réunira et dira à
liun et à l'autre: «Voilà celui que tu as aimé en vue de Moi».
Dieu rassure Ses bons serviteurs qui le craignent: «ne craignez pas
pour vous ni ne vous désolez en ce jour». En d'autre terme: N'ayez pas
peur, ce jour-là, de quoi que ce soit, et ne vous affligez pas car aucun
chagrin ne vous frappe aujourd'hui: «Vous qui avez foi en mes preuves et
vous êtes soumis», qui avez cru en Mes signes et vous vous êtes
conformés à Mes enseignements.
Al-Mou'tamer rapporte que son père a dit: «Au jour de la
résurrection, tout homme sera apeuré. Une voix les interpellera: «O
mes serviteurs, ne craignez pas pour vous ni ne vous désolez en ce jour».
Chacun d'eux espérera l'être. Puis cette voix de poursuivre: «Vous qui
avez foi en mes preuves et vous êtes soumis». Alors les mécréants s'en
désespéreront. Par contre, on dira aux fidèles: «Entrez au Paradis, vous
et vos épouses, et réjouissez-vous.» Car vous y trouverez le bonheur
éternel».
«On y passera à la ronde des plats» de nourriture «et des coupes
d'or» qui n'ont pas d'anses, pleines de boissons. «Vous y trouverez tout
ce qui flatte l'âme et réjouit l'œil» quant à la douce saveur, la bonne
senteur et le joli aspect de ce qu'on leur offre.
Ibn Abbas rapporte que le Messager de Dieu -qu'Allah le bénisse
et le salue- a dit: «L'homme qui sera le dernier à entrer au Paradis et y
occupera la place la plus inférieure, ou lui accordera un espace qui équivaut
à cent ans de marche où il y aura de palais d'or et de tentes en perles qui
occuperont toute cette étendue. Matin et soir, on lui présentera soixante-
dix mille plats d'or dont le contenu de chacun sera différent de celui des
autres. Aussi bien au début qu'à la fin, il aura le même appétit. S'il
recevait tous les habitants de la terre, ce qu'il aura auprès de lui leur
suffirait et il leur en donnerait sans que cela ne diminuerait en rien ce qu'il
563
avait auprès de Lui» 111 . (Rapporté par Abàul Razzaq).
«Et cela éternellement» vous y demeurerez immortels sans en sortir
ni désirer aucun changement. «Ce jardin vous échoit en héritage pour
prix de vos ouvres». Vos bonnes actions appréciées par le Seigneur et
grâce à Sa miséricorde, vous aurez mérité ce Paradis. Vos rangs, à
l'intérieur, seront en fonction de vos bonnes œuvres.
»
Le Messager de Dieu -qu'Allah le bénisse et le salue- rapporte
Abou Houraira. a dit: «Chaque damné du Feu verra sa place (qui lui a été
réservée) au Paradis. Cela lui causera un vif regret et dira: «Si Allah
m'avait dirigé, j'aurais été parmi ceux qui Le craignent» [Coran XXXIX,
57]. Par contre, chaque élu du Paradis verra sa place (qui lui a été
réservée) à l'Enfer et dira: «Si Allah ne nous avait pas conduits dans la
bonne voie, nous ne l'aurions pas trouvée nous-mêmes» [Coran VII, 43].
Cela lui sera un acte de reconnaissance» Donc chacun aura une place au
Paradis et une autre à l'Enfer. L'incrédule héritera la place du croyant à
l'Enfer, et le croyant héritera celle de l'incrédule au Paradis. Tel est le sens
des dires de Dieu: «Ce jardin vous échoit en héritage pour prix de vos
œuvres» (Rapporté par Ibn Abi Hatem) 121 .
Au Paradis, les croyants dégusteront les différentes sortes de
Uj Jli tiîjS^l il ^ib'i UIjl» ùî X>J ij.iTjil bS" Ijj^ :Jji» jLJI
564
fruits avec délectation après avoir mangé de la nourriture dans des
plats d'or, et ceci est normal car les fruits ne sont pris qu'après le
mets.
'inna-l-mujrimîna fi 'adâbi jahannama hâlidûna (74) lâ yufattaru '-
anhum wa hum fîhi mublisûna (75) wamâ zalamnâhum walâkin kânû
hûmû-z-zâlimîna (76) wa nâdû yâ mâliku liyaqdi 'alaynâ rabbuka qâla
'innakum mâkitûna (77) laqad ji'nâkum bil haqqi walâkinna 'akt
arakum lilhaqqi kârihûna (78) 'am abramu 'amran fa 'innâ mubrimûna
(79) 'am yahsabûna 'annâ lâ nasma'u sirrahum wa najwâhum balâ wa
rusulûna la dayhim yaktubûna (80).
Les méchants éprouveront éternellement le supplice de l'enfer. (74)
Rien n'atténuera leurs souffrances. (Is seront consternés. (75) Noos n'avons
pas été injustes envers eux. Ce sont eux qui se sont porté tort à eux-
mêmes. (76) Ils supplieront: «O Malek, que ton Seigneur nous achève!». «-
Restez où vous êtes», répondra-t-il. (77) Nous vous avons apporté la vérité
mais la plupart d'entre vous ont montré de la répugnance pour elle. (78)
Ont-ils conçu un projet. Nous en concevrons un aussi. (79) Croient-ils que
nous n'entendons pas leurs propos secrets et leurs conciliabules? Erreur. Et
nos messagers écrivent tout ce qu'ils font. (80).
A l'inverse des bienheureux du Paradis, les réprouvés de l'Enfer
seront livrés pour toujours au supplice de la Géhenne qui ne sera ni
interropmu ni atténué fut-ce pour une seule heure. Ils y resteront
désespérés sans attendre aucun bien. «Nous n'avons pas été injustes
envers eux» car Dieu ne lèse personne. Ils n'ont mérité ce châtiment
qu'à cause de leurs mauvaises actions, leur désobéissance aux
565
Prophètes et parce qu'ils ont traité ces derniers de menteurs sans
croire à leurs messages.
ils interpelleront le gardien de l'Enfer: «O Malek, que ton Seigneur
nous achève» une fois pour toutes et qu'il mette fin à notre supplice.
Mais hélas, leurs désirs ne seront que de vains espoirs, car. «la mort
ne mettra jamais un terme à leur supplice et celui-ci ne connaîtra pas
d'adoucissement» [Coran XXXV, 3(j]. A la demande de leur achèvement,
Malek répondra «Restez où vous êtes» Ibn Abbas a dit: Malek
demeurera mille ans pour leur donner une telle réponse. Ils n'ont
mérité ce supplice qu'à cause de leur rébellion contre la vérité qu'elle
leur est parvenue par l'entremise des Prophètes. «Mais la plupart
d'entre vous ont montré de la répugnance pour elle» ils ne l'ont pas
acceptée ni l'ont admise, plutôt ils ont suivi le chemin de l'erreur. Qu'ils
ne blâment donc qu'eux-mêmes.
«Ont-ils conçu un projet. Nous en concevrons un aussi» Cela signifie,
d'après Moujahed, que s'ils veulent tramer une méchante affaire nous
la déjouons et tramons, à notre tour, une autre. Car les associateurs
cherchaient à repousser la vérité par les différentes sortes de l'erreur.
Dieu les a fait goûter les conséquences de leur ruse. Ces gens-là,
pensent-ils que Dieu n'entend pas leurs secrets et leurs confidences?
Ils se trompent, car II connait parfaitement leurs actions commises en
secret et en public et Ses anges inscrivent tout ce qu'ils font sans rien
omettre.
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qui 'in kâna lir-Rahmâni waladun fa 'ana 'awwalu-l-'âbidîna (81)
subhâna rabbi-s-samâwâti wal-'ardi rabbi-l-'arsi 'ammâ yasifûna (82) fad
arhum yahûdû wa yal'abû hattâ yulâqû yawmahumu-l-ladî yu'adûna
(83) wa huwa-l-ladi fis-sama'-i 'ilâhun wafi-l-'ardi 'ilâhun wa huwa-1-
Hakîmu-l-'Alîmu (84) wa tabâraka-l-ladî lahû mulku-s-samâwâti wal-
'ardi wamâ baynahumâ wa 'indahû 'ilmu-s-sâ'ati wa 'ilayhi turja'ûna
(85) walâ yamliku-1-ladîna yad'ûna min dûnihi-s-safà'ata 'illâ man sahida
bil-haqqi wa hum ya'lamûna (86) wa la 'in sa'altahum man halaqahum
layaqûlunna-L-Lâhu fa 'annâ yu'fakûna (87) wa qîlihî yâ rabbî 'inna
hâ"'ûlâ A 'i qawmu-l-lâ yu'minûna (88) fasfah 'anhum waqul salâmun
fasawfa ya'lamûna (89).
Dis: Si le Miséricordieux avait un fils, je serais le premier à y croire.
(81) Gloire au Maître des cieux et de la terre, au Maître du Trône. Qu'il
est loin des images qu'en font les hommes! (82) Laisse-les se livrer à leurs
jeux frivoles jusqu'à ce qu'ils touchent au jour qui leur a été fixé. (83) Il
est souverain dans les cieux et souverain sur terre. Il est le Sage et le
Savant. (84) Béni soit celui qui a l'empire des cieux et de la terre et de ce
qui les sépare! Il est seul à connaître l'heure. C'est à Lui que tout fait
retour. (85) Les idoles qu'on invoque en dehors de Lui ne peuvent
intercéder. N'ont ce privilège que ceux qui ont proclamé la vérité et s'y
sont conformés. (86) Si on leur demande qui les a créés, ils répondent:
Allah. Pourquoi alors s'en détournent-ils? (87) Surtout s'ils savent que le
Prophète en appelle ainsi à son Seigneur: «Ce peuple-là ne croit pas» (88)
N'insiste pas auprès d'eux et quitte-les sur des paroles conciliantes. Vous
apprendrez plus tard ce qu'il en est (89).
O Mouhammad, lui dit son Seigneur, réponds à ces gens-là: «Si le
Miséricordieux avait un fils, je serais le premier à y croire» Car je ne suis
qu'un serviteur obéissant, je ne suis ni rebelle ni altier et je serais le
premier à l'adorer. Mais ce que vous prétendez n'est fondé sur aucun
argument et une telle filiation ne sied plus à Dieu qui, s'il avait voulu
un fils, «H l'aurait créé suivant sa seule inspiration. Sa gloire le place au-
dessus d'un tel désir. D est unique et tout puissant» [Coran XXXIX, 4].
Quant au commentaire de As-Souddy, soutenu par Ibn Jarir, il est
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le suivant: «Si Dieu avait un fils, je L'aurais adoré comme étant le père
de ce fils, mais il n'a pas de fils. C'est pourquoi II a dit ensuite: «Gloire
au Maître des cieux et de la terre, au Maître du trône. Qu'il est loin des
images qu'en font les hommes». Qu'il soit sanctifié et très éloigné de ce
qu'ils imaginent. Il est le Dieu seul, l'Absolu qui n'a pas d'égal et qui
n'a pas engendré. «Laisse-les se livrer à leurs jeux frivoles» à leurs
divagations et à leurs amusements car ils ne sont que des égarés et
ignorants, «jusqu'à ce qu'ils toutjhent au jour qui leur a été fixé», car en
ce jour-là, qui est le jour de rétribution, ils sauront leur fin funeste pour
prix de leur incrédulité.
«Il est souverain dans les cieux et souverain sur terre» et les
habitants des uns et de l'autre L'adorent et sont soumis à ses ordres
et humiliés devant Lui. «Il est le Sage et le Savant» qui connaît ce que
les hommes font en cachette et au grand jour. Béni soit celui à qui
appartient la royauté des cieux de la terre et ce qui est entre les deux,
car II est leur créateur et II en dispose à Sa guise sans aucune
contestation. Il détient la science de l'Heure et nul autre que Lui ne la
fera paraître en son temps. «C'est à Lui que tout faite retour» et c'est
vers lui que les hommes seront ramenés pour être rétribués suivant
leurs œuvres.
«Les idoles qu'on invoque en dehors de Lui ne peuvent intercéder» et
ne possèdent aucun pouvoir de le faire à l'exception de ceux qui ont
attesté la vérité consistant à la prononciation de la profession de foi et
la reconnaissance des épithètes de Dieu. Ceux-là pourront intercéder
en faveur des autres auprès de Lui après Sa permission.
Ces associateurs qui adorent d'autres divinités en dehors de Dieu,
si «on leur demande qui les a créés, ils répondent: Allah» qui a tout créé
et qui seul peut jouir de ce pouvoir, et pourtant, ils lui reconnaissent
des égaux qui sont bons à rien. Comme ils sont ignorants et démunis
de tout bon sens. Ils ne sont que des stupides et se laissent prendre
au mensonge.
Le Prophète -qu'Allah le bénisse et le salue- se plaignit en
appelant le Seigneur: «Ce peuple-là ne croit pas.» il m'a traité de
menteur et a rejeté le Coran. Dieu lui répondit: «N'insiste pas auprès
d'eux» et détourne-toi de ces idolâtres, «quitte-les sur des paroles
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conciliantes» sans leur tenir un langage comme le leur, mais plutôt
adresse-leur de bons propos, rallie-les à toi et pardonne-leur en actes
et paroles, car «vous apprendrez plus tard ce qu'il en est». Ils sauront
bientôt le résultat de leur comportement et leur sort. Dieu, comme on
l'a signalé dans plusieurs sourates, s'est vengé des peuples incrédules
et a sévi contre eux pour que Sa parole soit la plus élevée. Et voilà les
gens qui entrent en masse dans Sa religion en Orient et en Occident.
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