Hamidullah (rév. CRF 2000)Allah n'a pas institué la Bahira, la Sâïba, la Wasîlani le Hâm. Mais ceux qui ont mécru ont inventé ce mensonge contre Allah, et la plupart d'entre eux ne raisonnent pas.
Rashid MaachAllah n’a institué ni la Bahîrah, ni la Sâïbah, ni la Wasîlah, ni le Hâm[44]. Mais les mécréants qui, pour la plupart, sont privés de tout entendement, forgent des mensonges en les attribuant à Allah.
Tafsirs
Al-Mukhtaṣar fī at-Tafsīr trad. officielle
Markaz at-Tafsīr (Centre d'études coraniques) — traduction officielle
Allah a permis de consommer la chair de toutes les bêtes du pâturage. Il n’a jamais déclaré que certaines catégories étaient illicites, pourtant les polythéistes réservent à leurs idoles `al-baħîrah(baħîratu), à savoir la chamelle dont l’oreille est coupée après qu’elle ait donné naissance à un nombre déterminé de chamelons, `as-sâ`ibah(sâ`ibatu), c’est-à-dire la chamelle cédée aux idoles après avoir atteint un âge déterminé, `al-waṣîlah(waṣîlatu), la chamelle ayant donné naissance à plusieurs femelles successivement et `al-ħâmî, qui est le dromadaire mâle ayant engendré un certain nombre de chamelons. Les polythéistes mentent effrontément en disant qu’Allah a déclaré illicites les bêtes mentionnées, sachant que la plupart des mécréants ne distinguent pas le vrai du faux et le licite de l’illicite.
al-Muyassar — Le Commentaire facilité trad. IA non relue
Groupe de savants — Complex du Roi Fahd, Médine
Allah n'a pas légiféré aux polythéistes ce qu'ils ont inventé dans le bétail — priver de l'usage de certaines bêtes au profit des idoles : la baḥīra [chamelle dont on fendait l'oreille après des mises bas], la sāʾiba [bête abandonnée aux idoles], la waṣīla [chamelle dont les mises bas successives ne donnèrent que des femelles], le ḥāmī [mâle chameau ayant engendré un nombre déterminé] — mais les mécréants ont attribué cela à Allah Très-Haut par forfaiture ; la plupart des mécréants ne distinguent pas le vrai du faux.
النص العربي — texte arabe original
ما شرع الله للمشركين ما ابتدعوه في بهيمة الأنعام مِن تَرْك الانتفاع ببعضها وجعلها للأصنام، وهي: البَحيرة التي تُقطع أذنها إذا ولدت عددًا من البطون، والسائبة وهي التي تُترك للأصنام، والوصيلة وهي التي تتصل ولادتها بأنثى بعد أنثى، والحامي وهو الذكر من الإبل إذا وُلد من صلبه عدد من الإبل، ولكن الكفار نسبوا ذلك إلى الله تعالى افتراء عليه، وأكثر الكافرين لا يميزون الحق من الباطل.
al-Saʿdī — Taysīr al-Karīm al-Raḥmān trad. IA non relue
ʿAbd al-Raḥmān al-Saʿdī (m. 1376 H/1956)
Blâme des associateurs ayant légiféré en religion ce qu'Allah n'a point permis et interdit ce qu'Il a permis : de leurs opinions vaines, ils interdirent des bestiaux selon leurs conventions contredisant ce qu'Allah a fait descendre : {Allah n'a point institué de baḥīra} : chamelle à l'oreille fendue qu'ils interdisaient de monter, la tenant sacrée ; {ni sā'iba} : chamelle, vache ou brebis atteignant un stade convenu : libérée, ni montée, ni chargée, ni mangée — certains vouaient de leur bien une chose la faisant sā'iba ; {ni ḥām} : chameau au dos protégé de monture et charge, parvenu à un état connu d'eux — tous ces cas interdits par les associateurs sans preuve ni argument : forfait sur Allah, issu de leur ignorance et défaut de raison : {les mécréants forgent le mensonge sur Allah, et la plupart ne raisonnent pas} : ni transmission ni raison.
النص العربي — texte arabe original
◆ V.103 هذا ذمٌّ للمشركين الذين شرعوا في الدين ما لم يأذنْ به الله وحرَّموا ما أحلَّه الله، فجعلوا بآرائهم الفاسدة شيئاً من مواشيهم محرَّماً على حسب اصطلاحاتهم التي عارضت ما أنزل الله، فقال:{ما جَعَلَ الله مِن بَحيرةٍ}: وهي ناقةٌ يشقُّون أذُنها ثم يحرِّمون ركوبها ويرونها محترمة، {ولا سائبةٍ}: وهي ناقة أو بقرةٌ أو شاةٌ إذا بلغت شيئاً اصطلحوا عليه؛ سيَّبوها فلا تُركب ولا يُحمل عليها ولا تُؤكل، وبعضهم ينذرُ شيئاً من ماله يجعلُه سائبةً، {ولا حام}؛ أي: جمل يُحمى ظهره عن الرُّكوب والحمل إذا وصل إلى حالة معروفة بينهم؛ فكلُّ هذه مما جعلها المشركون محرَّمةً بغير دليل ولا بُرهان، وإنَّما ذلك افتراءٌ على الله وصادرةٌ من جهلهم وعدم عقلهم. ولهذا قال:{ولكن الذين كفروا يفترونَ على الله الكذبَ وأكثرُهم لا يعقلونَ}: فلا نَقْلَ فيها ولا عَقْل.
◆ V.104 ومع هذا؛ فقد أُعْجِبُوا بآرائِهِم التي بُنيت على الجهالة والظُّلم؛ فإذا دُعوا {إلى ما أنزل الله وإلى الرسول }: أعرضوا فلم يقبلوا، و {قالوا حَسۡبُنا ما وَجَدۡنا عليه آباءَنا}: من الدِّين، ولو كان غير سديدٍ ولا ديناً ينجي من عذاب الله، ولو كان في آبائهم كفايةٌ ومعرفةٌ ودرايةٌ؛ لهان الأمر، ولكن آباءهم لا يعقِلون شيئاً؛ أي: ليس عندهم من المعقول شيءٌ ولا من العلم والهدى شيءٌ؛ فتبًّا لمن قلَّد مَن لا علم عنده صحيح ولا عقل رجيح، وترك اتِّباع ما أنزل الله واتِّباع رسله الذي يملأ القلوب علماً وإيماناً وهدىً وإيقاناً.
Tafsīr al-Qurʾān al-ʿAẓīm — Ibn Kathīr trad. humaine
trad. Harkat Abdou (traduction humaine) — exégèse complète de la sourate
Extrait du Tafsīr Ibn Kathīr (texte arabe). Sans jugement énoncé = Ibn Kathīr n'a pas gradé ce hadith — il n'est jamais présenté comme authentique sans grade.
✓ صحيح البخاري ; صحيح مسلمchaîne de transmission incluse
Al-Bukhārī rapporte : Mūsā ibn Ismāʿīl nous a rapporté : Ibrāhīm ibn Saʿd nous a rapporté, d'après Ṣāliḥ ibn Kaysān, d'après Ibn Chihāb, d'après Saʿīd ibn al-Musayyib : La baḥīra est celle dont on réserve le lait aux idoles : nul [[في د: "عليها".]] des gens ne la trait. La sāʾiba : ils la laissaient aller libre pour leurs idoles, on ne lui faisait porter aucune charge — et Abū Hurayra dit [[في د: "فقال".]] : L'Envoyé d'Allah ﷺ a dit : « J'ai vu ʿAmr ibn ʿĀmir al-Khuzāʿī traîner ses intestins dans le Feu ; il fut le premier à laisser aller les sāʾiba. » — La waṣīla : la chamelle primevoque, qui vêle en premier du produit des chameaux, puis met bas ensuite d'une femelle ; ils la laissaient libre pour leurs idoles si l'une reliait l'autre sans mâle entre les deux. Le ḥāmī : le mâle chameau qui couvre un nombre déterminé de saillies ; lorsqu'il avait achevé ses saillies, ils le dédiaient aux idoles et l'exemptaient de portage — on ne lui faisait rien porter — et le nommaient [[في د: "ويسموه".]] le protecteur.
Ibn Jarīr rapporte : Hannād nous a rapporté : Yūnus ibn Bukayr nous a rapporté : Muḥammad ibn Isḥāq m'a rapporté : Muḥammad ibn Ibrāhīm ibn al-Ḥārith m'a rapporté, d'après Abū Ṣāliḥ, d'après Abū Hurayra, qui dit : J'ai entendu l'Envoyé d'Allah ﷺ dire à Aktham ibn al-Jawn : « Ô Aktham, j'ai vu ʿAmr ibn Luḥayy ibn Qamʿa ibn Khundaf traîner ses intestins dans le Feu ; je n'ai jamais vu un homme ressembler plus à un autre que toi à lui, ni lui à toi. » Aktham dit : « Crains-tu que sa ressemblance ne me nuise, ô Envoyé d'Allah ? » L'Envoyé [[في د: "قال".]] d'Allah ﷺ dit : « Non, car tu es croyant et lui mécréant : il fut le premier à changer la religion d'Ibrāhīm, à instituer la baḥīra, la sāʾiba et le ḥāmī. » Il le rapporta ensuite d'après Hannād, d'après ʿAbda, d'après Muḥammad ibn ʿAmr, d'après Abū Salama, d'après Abū Hurayra, d'après le Prophète ﷺ, de façon semblable ou identique [[تفسير الطبري (١١/١١٧) ورواه ابن هشام في السيرة النبوية (١/٧٨) من طريق محمد بن إسحاق به.]].