Coran › Sourate 53 › Ibn Kathīr — trad. Harkat
Tafsīr al-Qurʾān al-ʿAẓīm
تفسير القرآن العظيم
Exégèse complète de la sourate 53 trad. humaine
53 - SOURATE DE L'ÉTOILE
62 versets
Révélée à La Mecque à l'exception du verset 31 révélé à Médine
Révélée à la suite de la sourate de l'Unité d'Allah
Abdullah Ben Mass'oud a dit: «La sourate de l'Étoile est la
première qui renferme une prosternation. En la récitant, le Messager
de Dieu -qu'Allah le bénisse et le salue- fit une prosternation et tous
les hommes firent de même à l'exception d'un seul homme qui prit une
poignée de sable et y posa son front. Cet homme fut, plus tard, tué en
incrédule. C'était Oumayya Ben Khalaf» (Rapporté par Al-Bomkhari 9
Abou Daoud et Nassai, Dans d'autres versions, cet homme était Outba Bem
Rabi'a).
Bismi-l-lâhi-r-Rahmâni-r-Rahûn.
*
wannajmi 'idâ hawâ. (1) ma dalla sâhibukum wamâ gawâ. (2) wamâ
yantiqu 'ani-l-hawâ. (3) 'in huwa 'illâ wahyun yûhâ. (4).
Au nom d'Allah le Miséricordieux le Très Miséricordieux.
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Par les étoiles à leur déclin, (1) je Jure que votre concitoyen n'est
n'est ni nn maniaque, ni un illuminé. (2) Ses paroles n'ont rien de
personnel. (3) Ce qu'il récite lui est révélé. (4).
Comme on Ta remarqué dans plusieurs sourates, Dieu jure
toujours par l'une de Ses créations mais l'homme ne doit jurer que par
Dieu.
Que signifie: «Par les étoiles à leur déclin»?.
D'après Moujahed: C'est la pléiade qui disparait avec la pointe de
l'aube. Une interprétation qui est soutenue par Ibn Jarir et As-Souddy
qui a dit qu'il s'agit de vénus ou l'étoile du matin.
Quant à'AI-Dahak, il a précisé qu'il s'agit de l'étoile lorsqu'on la
lance contre les démons.
«Je jure que votre concitoyen n'est ni un maniaque, ni un illuminé».
Tel est l'objet du serment et un témoignage que le Messager de Dieu -
qu'Allah le bénisse et le salue- est un homme sensé qui suit la vérité
et n'est pas induit en erreur. Il n'est donc pas pareil aux chrétiens qui
sont égarés ni aux juifs aui connaissent la vérité mais la dissimulent.
Dieu ne l'a envoyé que pour communiquer la loi grandiose, la religion
de l'lslam t en toute rectitude, modératoin et droiture. C'est pourquoi II
a dit ensuite: «Ses paroles n'ont rien de personnel» et il ne prononce rien
sous l'effet de ses passions, plutôt: «Ce qu'il récite lui est révélé» sans
ajout ni diminuation de sa part mais une révélation qui lui a été
révélée.
A cet égard l'imam Ahmed rapporte que Abdullah Ben 'Amr a dit:
«J'écrivais tout ce que j'entendais dire par le Messager de Dieu -
qu'Allah le bénisse et le salue- pour le retenir. Les Qoraïchites
m'empêchèrent de le faire et dirent: «Tu écris tout ce que tu entends
dire par lui alors qu'il n'est qu'un mortel qui profère parfois des paroles
sous l'effet de sa colère?». Je dus alors cesser de tout écrire. En
mettant le Messager de Dieu -qu'Allah le bénisse et le salue- au
courant, il me répondit: «Ecris! Je jure par celui qui tient mon âme
dans Sa main, rien que la vérité ne sort de ma bouche» (Rapporté par
Ahmed et Abou Daoud), Et dans d'autres hadiths, il est dit: «Tout ce
que je vous divulgue ne doit pas être un sujet de doute parce qu'il
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m'est inspiré de Dieu». Et aussi: «Je ne dis que la vérité»
'allamahu 5adîdu-l-quwâ. (5) dû mirratin fastawâ. (6) wa huwa bil
'ufuqi-l-'a'lâ. (7) tumma danâ fatadallâ. (8) fakâna qâba qawsayni 'aw
'adnâ. (9) fa 'awha 'ilâ 'abdihi mâ 'awhâ. (10) ma kaddaba-l-fû-âdu ma
ra'â*. (11) 'afatumârunahu 'alâ mâ yarâ. (12) walaqad ra'âhu nazalatan
'uhrâ. (13) 'inda sidrati-l-muntahâ. (14) 'indahâ jannatu-l-ma'wï . (15) 'id
yagsa-s-sidrata mâ yagsa. (16) mâ zâga-l-basaru wama tagâ. (17) laqad
ra'â min 'ayâti rabbihi-l-kubrâ*. (18).
Il a été instruit pas le Pur Esprit (5) plein de vigueur. Celui-ci se
dressa (6) dans les sphères les plus hautes, (7) puis se laissa glisser. Il
descendit. (8) Il s'arrêta à une distance de deux arcs ou même moins. (9) Il
fit au serviteur d'Allah les révélations dont il était chargé. (10) L'esprit du
Prophète n'a pas été abusé. H Ta vu. (11) Contesterez-vous ce qu'il a vu?.
(12) H l'a déjà vu lors d'une précédente apparition (13) près du lotus qui
marque la frontière du ciel. (14) Là où est l'Éden, séjour des bienheureux.
(15) Un voile impénétrable recouvrait le lotus. (16) L'œil du Prophète ne
fut ni abusé ni altéré. (17) A n'en pas douter, il vît l'attribut le plus
convaincant de la puissance d'Allah. (18).
Dieu fait connaître aux hommes, surtout les impies, que c'est
l'ange Gabriel aux forces puissantes qui a instruit le Prophète -qu'Allah
le bénisse et le salue- comme Dieu l'affirme dans ce verset: «... Que le
Coran est la parole d'un glorieux envoyé, plein de force et bien en cour
auprès du Maître du trône» [Coran LXXXI, 19-20].
Gabriel «se dressa dans les sphères les plûs hautes» à l'horizon
supérieur d'où pointe le jour d'après Ikrima ou, selon Moujahed d'où se
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lève le soleil. A ce propos, Ibn Mass'oud a dit que le Messager de
Dieu -qu'Allah le bénisse et le salue- n'a vu Gabriel que deux fois sous
sa forme normale (en tant qu'ange): La première fois quand il lui a
demandé de le voir tel quel et Gabriel, sous sa forme naturelle, couvrit
l'horizon, et la deuxième quand il a fait avec lui l'ascension au ciel la
nuit du voyage nocturne. Tel est le sens du verset: «dans les sphères les
plus hautes».
La première fois, la vue de Gabriel eut lieu avant l'ascension.
Gabriel -que la paix soit sur lui- descendit du ciel, demeura suspendu
et s'approcha du Prophète -qu'Allah ie bénisse et le salue- . Il apparut
sous sa forme normale tel qu'il fut créé possédant six cent ailes et
demanda au Messager de Dieu -qu'Allah le bénisse et le salue- de lire:
«Lis», et c'était au début de la révélation. La deuxième fois (ors de
l'ascension au ciel à côté du jujubier qui marque la limite du ciel.
«Il s'arrêta à une distance de deux arcs ou même moins» Car Gabriel,
quand il est descendu pour trouver Mouhammed, fut très proche de lui
à une distance qui sépare, deux fois, la poignée de l'arc de l'une de
ses extrémités.
Ceux qui ont avancé que le Prophète -qu'Allah le bénisse et le
«Ane- a vu son Seigneur - au lieu de Gabriel - deux fois, leurs dires
furent un sujet à dscussion comme nous allons en parier plus loin.
Les opinions ont divergé quant à l'interprétation de ces versets: «-
L'esprit du Prophète n'a pas été abusé. Il l'a vu. Contesterez-vous ce qu'il
a v»?».
Ikrima a dit: «J'ai entendu Ibn Abbas dire que Mouhammad a vu
son Seigneur deux fois. Je lui dis alors: «Dieu n'a-t-il pas dit: «Il
échappe à la vue des hommes et leur vue ne lui échappe pas» [Coran VI,
103]. Il me répondit: «Malheur à toi! Ceci est quand Dieu apparaît en
pleine lumière qui est la sienne. Il a vu son Seigneur deux fois».
Dans une version il est rapporté que Ka'b rencontra Ibn Abbas à
Arafa. Ce dernier interrogea Ka'b sur une chose et celui-ci fit une
glorification tellement haute que sa voix retentit dans les montagnes.
Ibn Abbas dit alors: «N'oublie pas que nous sommes les Bani
Hachem!». Et Ka'b de répondre: «Dieu a réparti Sa vue et Ses paroles
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entre Mouhammed et Moïse: tl a parlé deux fois à Moïse et
Mouhammed Ta vu deux fois».
Quant à Masrouq, il a raconté le récit suivant: «J'entrai chez Aicha
et lui demandai: «Mouhammed a-t-il vu son Seigneur?» Elle me
répondit en s'exclamant: «Tu as dit une chose qui me fait troubler» -
Doucement, lui répliquai-je, puis je lui récitai: «A n'en pas d'outer, il rit
l'attribut le plus convaincant de la puissance d'Allah». Elle répondit: «A
quoi cela pourrait aboutir? Il s'agit bien de Gabriel. Celui qui te raconte
que Mouhammed a vu Son Seigneur, ou il a dissimulé quoi que ce soit
des enseignements divins, ou bien il connaît ces cinq mystères
mentionnés dans ce verset ou l'un d'eux: «Allah seul connaît l'heure
fatale. Il fait tomber l'eau féconde. D sait ce que portent les flancs des
mères. Aucune âme n'est sûre du lendemain, aucune âme ne connaît le lieu
de son trépas» [Coran XXXI, 34] Celui-là aura forgé un grand mensonge
sur Dieu. Mouhammed a vu certainement Gabriel deux fois: la
première auprès du jujubier qui marque la frontière du ciel et l'autre à
«Ajiad». Gabriel était muni de six cent ailes qui bouchaient l'horizon»
(Rapporté par Tirmidzi)*
Mouslim rapporte que Abou Dzarr avait demandé au Messager de
Dieu -qu'Allah le bénisse et le salue- s'il a vu son Seigneur? Il lui
répondit: «C'est une lumière, comment pourrai-je le voir?».
Ibn Abi Hatem rapporte qu'Abad Ben Mansour a demandé à
Ikrima si le Prophète -qu'Allah le bénisse et le salue- a vu son
Seigneur! Il lui répondit: «Certainement, il l'a vu, puis il l'a vu». Et
Abad, en posant la même question à Ai-Hassan, celui-ci affirma: «Oui,
il a vu Sa majesté, Sa magnificence et Son manteau».
Quant à l'imam Amed, il a rapporté, d'après Ibn Abbas, que le
Messager de Dieu -qu'Allah le bénisse et le salue- a dit: «Cette nuit,
mon Seigneur vint vers moi sous la plus belle apparence -je crois qu'il a dit
en rêve, ajouta le rapporteur- et me dit: «O Mouhammad! Sais-tu sur quoi
discutent ceux qui sont au ciel?» - Non, répondis-je. Il posa Sa main entre
mes épaules de sorte que je sentisse Sa froideur entre mes seins- ou suivant
une variante: sur ma gorge- et alors je connus tout ce qui se passe dans les
deux et sur la terre. Il me posa la même question: «Ô Mouhammed! sais-
tu sur quoi discutent ceux qui sont au ciel? - Sur les expiations et les rangs,
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dis-je. - Quelles sont ces expiations? demanda- 1- II. - Elles consistent, dis-je,
à rester dans la mosquée après V accomplissement de la prière, se rendre
aux mosquées à pieds pour faire les prières en commun, faire des ablutions
intègres dans les circonstances difficiles. Quiconque accomplit ces actes
vivra dans le bien, mourra dans le bien et sortira de ses péchés comme le
jour où sa mère Va enfanté. -O mouhammed, poursuivit' II, après la prière,
dis: «Grand Dieu, je Te demande de m'accorder V accomplissement des
œuvres pies, le délaissement des actions repréhensibles et d'aimer les
pauvres. Si Tu veux éprouver Tes serviteurs par une tentation quelconque,
rappelle-moi à Toi sans en être éprouvé». Et Dieu de me demander enfin;
«Quels actes procurent-ils les hauts degrés?» Je répondis: «Ce sont; donner
à manger (aux pauvres), répandre le salut et faire la prière nocturne alors
que les gens dorment» (Rapporté par l'imam Ahmed)* *K
«Il l'a déjà vu lors d'une précédente apparition près du lotus qui
marque la frontière dn ciel, là où l'Eden, séjour des bienheureux». C'était
la deuxième fois où le Messager de Dieu -qu'Allah le bénisse et le
salue- a vu Gabriel sous sa forme naturelle, lors de l'ascension au ciel
la nuit du voyage nocturne.
«Un voile impénétrable recouvrait le lotus» Nous avons déjà
mentionné quelques hadiths relatifs à l'ascension au ciel en
commentant la sourate no: XVII. Ce lotus-ou ce jujubier-était
enveloppé par des anges tels des corbeaux, une lumière du Seigneur
et d'autres couleurs qu'il ne connaissait par leur nature.
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Abdullah Ben Mass'oud raconte: «La nuit où le Messager de Dieu
-qu'Allah le bénisse et le salue- a fait son ascension au ciel, il est
arrivé au jujubier de la limite qui est le septième ciel où arrive tout ce
qui monte de la terre et on en retient ce qu'on veut et auquel arrive
également ce qui descend de la place qui le domine pour retenir aussi
ce qu'on veut». Le jujubier était enveloppé par une couverture en or.
Dieu a accordé à Son Messager -qu'Allah le bénisse et le salue- trois
choses: les cinq prières quotidiennes, les derniers versets de la
sourate dè la vache et le pardon aux hommes de sa communauté qui
ne Lui auront rien associé» (Rapporté par Moustim et Ahmed).
Moujahed a dit: «Les branches du lotus sont faites de perles, de
corindon et de topaze. Mouhammed -qu'Allah le bénisse et le salue- l'a
vu de ses propres yeux et son Seigneur par son esprit -ou son cœur-».
«L'œil du Prophète ne fut ni abusé ni altéré» qui signifie, d'après Ibn
Abbas, que son œil ne dévia ni à droite ni à gauche, ne dépassa pas
les limites qui lui furent permises et il n'a pas demandé pas plus qu'il
lui a été donné.
Z3£
'afara 'aytumu-l-lâta wa-l-'uzzâ. (19) wa manâta-t-tâlitata-l-'uhra . (20)
'alakumu-d-dakaru wa lahu-l-'untâ. (21) tilka idan qismatun dîza. (22)
'in hiya 'illâ 'asmâ'un sammaytumuha 'antum wa 'â A bâ A 'ukurn m à"
'anzala-L-Lâhu bihâ min sultanin *in yattabi'una 'illâ-z-zanna wamâ
tahwâ-l-'anfusu walaqad j'à* 'ahum mi-r-rabbihimu-l-huda . (23) 'am lil '-
insâni mâ tamannâ. (24) fa li-L-Lâhi-l-'a hiratu wal 'ulâ. (25) wa kam
mim-malakin fî-s-samâwâti lâ tugnî safâ'atuhum say'an 'illâ mim ba'di
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'ay- ya'd ana-L-Lâhu limay-ya^C 'u wa yarda. (26).
Et maintenant que dire d'El Lat et d'El Ouzza? (19) et de Manat,
cette troisième idole?. (20) Ainsi vous auriez des fils et Allah des filles?.
(21) Injuste répartition que celle-ci. (22) Ces idoles ne sont que des noms
que vous avez inventés vous et vos pères, qu'Allah n'a confirmés par aucune
preuve. En tout ceci vous ne faites que suivre vos propres goûts et
penchants. Et pourtant la bonne voie vous a été indiquée par votre
Seigneur.. (23) L'homme peut-il réaliser tous ses désirs?. (24) C'est à Allah
qu'appartient l'autre monde et celui-ci. (25) Combien d'anges dans les cieux
dont l'intercession sera inefficace, à moins qu'elle n'ait été autorisée et
ratifiée par Allah à son gré?. (26).
Dieu gronde les polythéistes qui ont adoré les idoles et les statues
en leur consacrant des maisons imitant ainsi la Ka'ba qu'Abraham -
l'ami de Dieu- a construite. El Lat était une pierre blanche sculptée,
avait une maison à Taëf couverte d'une housse et servie par des
hommes, ils s'en enorgueillissaient sur les autres arabes à part les
Qoraïchites. Et ibn Jarir d'ajouter: «Ils lui ont donné un dérivé du mot
Allah prétendant qu'il est son féminin.
Quant à El Ouzza, et toujours d'après Ibn Jarir, il est le dérivé de
l'épithète de Dieu Aziz (le puissant). Cette divinité était un arbre
surmonté d'une maison voilée et se trouvait à Naklé entre La Mecque
et Taëf. Les Qoraïchites, comme a avancé Abou Soufian, l'avaient
tellement glorifiée le jour de Ouhod en disant aux fidèles: «Nous avons
notre Ouzza et vous n'en avez pas». Le Messager de Dieu -qu'Allah le
bénisse et le salue- leur ordonna alors de leur répondre: «Nous avons
Dieu comme protecteur et vous n'en avez pas».
Al-Boukhari rapporte, d'après Abou Houraira, que le Messager de
Dieu -qu'Allah le bénisse et le salue- a dit: «Quiconque jure par El Lat
et El Ouzza, qu'il dise ensuite (comme expiation): «Il n'y a d'autre divinité
que Dieu. Et quiconque demande à son compagnon de faire un pari, qu'il
fasse une aumône» 1 J/ Car au début de l'ère islamique, les hommes
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faisaient un tel serment étant encore habitués à le faire en sortant de
l'ignorance.
La troisième idole Manat, comme a avancé Nassaï, se trouvait à
Al-Michlal entre La Mecque et Médine. Les deux tribus Al-Aws et Al-
Khazraj, du temps de la Jahilia, la glorifiaient et la prenaient comme un
lieu d'où ils commençaient à faire la talbia pour faire le pèlerinage à la
Ka'ba. Dans le verset précité elle a été mentionnée seule parce qu'elle
était la plus célèbre.
Ces maisons réservées aux idoles, les polythéistes les
respectaient et faisaient les tournées processionnelles tout comme les
fidèles les font autour de la Ka'ba. Elles avaient leurs servants pour les
entretenir et on immolait les offrandes auprès d'elles.
El Ouzza était l'idole des Qoraïchites et de Bani Kinana. Elle se
trouvait à Nakhlé, et ses servants étaient de Bani Chaïban de Souleïm,
les alliés de Bani Hachem. Le Messager de Dieu -qu'Allah le bénisse
et le salue- envoya Khaled Ben Al-Walid pour la détruire. En effet il l'a
détruite en récitant: «O El ouzza, je mécrois en toi et je ne te glorifie
pas car j'ai vu que Dieu a décidé de t'humilier».
«Ainsi vous auriez des fils et Allah des filles?» Préférierez-vous pour
vous les fils et les filles à Dieu? C'est un partage inique que vous
faites car il est comme tel si vous le faites entre deux mortels.
Comment osez-vous le faire entre vous et votre créateur?.
Pour désavouer et renier leur adoration des idoles, Dieu les
réprimande et leur dit que ce ne sont en réalité que des noms que
vous avez inventés vous et vos ancêtres. Dieu ne leur a accordé
aucun pouvoir et vous ne faites que suivre la voie de l'erreur de vos
pères: «Et pourtant la bonne voie vous a été indiquée par votre Seigneur»
en envoyant les Prophètes appuyés par les signes et les preuves
éclatants. Mais hélas, ils ne les ont pas suivis.
«L'homme peut-il réaliser tous ses désirs?» Certainement pas car il
ne pourrait plus obtenir tout ce qu'il désire. «Fi de vos caprices, fi des
caprices des gens d'Ecriture» [Coran IV, 123] car nul ne serait capable
de réaliser ce qu'il imagine. «C'est à Allah qu'appartient l'autre monde et
celui-ci» Tout lui appartient, Il est le seul possesseur qui en dispose
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comme II veut Quant à l'intercession, que d'anges dans les cieux dont
l'intercession sera inutile à moins que Dieu ne les y autorise
auparavant comme II l'affirme dans d'autres versets en voilà un à titre
d'exemple:
«Qui donc peut intercéder auprès de Lui sans sa permission» [Coran
II, 255]. Si les anges ne peuvent intercéder qu'avec la permission de
leur Seigneur, comment espérez-vous, ô ignorants, l'intercession de
ces idoles en votre faveur auprès de Dieu du moment qu'il ne vous a
jamais autorisés à les adorer?
'inna-l-lad îna la yu'minûna bil *â A hirati layussamûna-l-malâ"ikata
tasmiyata-l-'untâ. (27) wamâ lahum bihî min 'ilmin 'in yattabi'ûna *illa-z-
zanna wa 'inna-z-zanna lâ yugnî minal-haqqi say'an. (28) fa 'a'rid 'am-
man tawallâ 'an dikrina walam yurid 'illâ-l-h ayâta-d-duny â. (29) dâlika
mablaguhum mina-l-'ilmi 'inna rabbaka huwa Vlamu biraan dalla 'an
sabîlihi wa huwa Vlamu bïmani-h-tadâ. (30).
Ceux qui ne croient pas à la vie future appellent les anges de noms de
femmes. (27) Us n'en savent rien, ils ne s'appuient que sur des conjectures.
Mais des conjectures ne sauraient suppléer la vérité.. (28) Ecarte-toi de
cehd qui refuse de nous prier et ne recherche que les plaisirs du siècle. (29)
Leur science ne va pas plus loin que ces plaisirs. Ton Seigneur distingue
mieux que quiconque ceux qui sont dans la mauvaise voie ou dans la bonne.
(30).
Les impies qui ne croient pas à la vie future donnent aux anges
des noms de femmes et les considèrent comme étant les filles de
Dieu. Qu'il soit glorifié et loin de ce qu'ils Lui attribuent. Ils rendront
compte un jour pour avoir forgé un tel mensonge sur Dieu comme II le
montre dans ce verset: «Os prétendent que les anges -ces serviteurs du
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Miséricordieux- sont des filles. Ont-ils assisté à leur création? De pareilles
prétentions seront consignées et ils auront à en répondre» [Coran XLIII,
19]. Ces incrédules ne se basent en cela sur aucune science mais ils
suivent une simple conjecture. Ce n'est qu'un mensonge grave et une
mécroyance abominable. «Ils ne s'appuient que sur des conjectures. Mais
des conjectures ne sauraient suppléer la vérité». Le Messager de Dieu -
qu'Allah le bénisse et le salue- a mis en garde les fidèles contre la
conjecture en disant: «Méfiez-vous de la conjecture car elfe n'est que
la parole la plus mensongère».
Dieu recommande à Son Prophète et lui dit: «Ecarte-toi de celui qui
refuse de nous prier» et qui tourne le dos à notre Rappel en s'éloignant
de la vérité «et ne recherche que les plaisirs du siècle» car son désir et sa
seule préoccupation sont ce bas monde et ce qu'il contient comme
jouissances éphémères qui ne lui procureront aucun bien pour la vie
de l'au-delà. Aicha, la mère des croyants, - que Dieu l'agrée- rapporte
que le Messager de Dieu -qu'Allah le bénisse et le salue- a dit: «Le bas
monde est la demeure du vagabond, le bien d'un fauché et c'est pour ce bas
monde qu'un insensé fait fortune» (Rapporté par Ahmed, Boukkari et
Moûslim) ni . Et le Prophète -qu'Allah le bénisse et le salue- invoquait
souvent par ces mots: «Grand Dieu, ne fais pas que ce bas monde soit
notre seule préoccupation et le but de notre science».
«Ton Seigneur distingue mieux que quiconque ceux qui sont dans la
mauvaise voie ou dans la bonne» étant le seul créateur qui connaît
parfaitement l'intérêt de Ses serviteurs, qui dirige qui II veut et égare
qui II veut, car tout cela émane de Son pouvoir, de Sa science et de
Sa sagesse.
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wa li-L-Lâhi mâfi-s-samâwâti wamâ fî-l-ardi fîyajzi-l-lad îna 'asâ'û bimâ
'amilû wa yajziya-l-ladîna 'ahsanû bil-husnâ. (31) 1-ladîna yajtanibûna
kaba 'ira-l-'itmi wal-fawâhiSa 'illâ-l-lamama 'inna rabbaka wâsi'u-1-
magfirati huwa Vlamu bikum 'id 'ansa'akum mina-l-'ardi wa 'id 'antum
'ajinnatun fî butuni 'ummahâtikum falâ tuzakku 'anfusakum huwa
'a'iamu bimani-t-taqà* .
Allah est le Maître des cieux et de la terre. Il récompense suivant
leurs œuvres ceux qui font le mal et décerne une belle récompense à ceux
qui font le bien. (31) Pour ceux qui auront évité les crimes infamants et la
corruption, ne commettant que des fautes vénielles, Allah sera d'une
indulgence infinie. Car D vous connaît mieux que quiconque, Lui qui vous a
tirés de la terre et qui vous distingue à peine conçus dans le sein de vos
mères. Ne vous louez pas vous-mêmes. Allah sait mieux que personne ceux
qui Le craignent. (32).
Tout ce qui existe dans les cieux et sur ta terre appartient à Dieu,
Il se suffit de Ses créatures, Il juge Ses serviteurs avec toute justice et
Il n'a créé les hommes que par la vérité pour rétribuer ceux qui font le
mal d'après leurs actions et récompenser ceux qui font le bien, donc
personne se sera lésé et II ne cueillera que le fruit de ses œuvres.
Ceux qui font le bien évitent les grands péchés et les turpitudes.
S'ils commettent des fautes vénielles, Dieu les leur dissimule comme II
a dit ailleurs: «Si vous évitez de commettre des péchés graves, nous vous
pardonnerons vos péchés véniels et nous vous ferons accéder à nous par une
voie facile» [Coran IV, 31]. Ibn Abbas a dit: «Je n'ai vu des fautes qui
ressemblent aux péchés véniels que ce qu'Abou Houraira a rapporté
du Messager de Dieu -qu'Allah le bénisse et le salue- quand il a dit:
«Dieu a prédestiné au fils d'Adam sa part de V adultère qu'il commettra
indubitablement: l'adultère des yeux, le regard;! 'adultère de la langue, la
parole; car l'âme souhaite et convoite mais ce sont les organes génitaux qui
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réalisent ou non ses désirs» (Rapporté par Ahmed, Boukhari et
Mousiim) n h
Abdul Rahman Ben Nafe a demandé Abou Houraira au sujet des
péchés véniels quels sont-Ils? il lui répondit: «Ce sont: le baiser,
l'œillade, le regard, le fait de s'apprêter pour commettre l'acte sexuel.
Lorsque les deux organes génitaux-mâle et femelle- se touchent, voilà
l'adultère qui exige une lotion pour se purifier».
D'autre ont avancé que les péchés véniels consistent à commettre
un péché puis on s'en repent tel que: la fornication, le vin etc. Tel fut
aussi l'avis d'Ibn Abbas qui a répondu à une question concernant le
péché véniel: «Lorsque l'homme commet un péché puis s'en repent,
ce sera grâce au secours d'un ange noble».
«Allah sera d'une indulgence infinie» car Sa miséricorde embrasse
tout et Son absolution est accordée à tout pécheur repentant et II
l'affirme dans ce verset: «Dis: O mes serviteurs qu'accablent les péchés,
ne désespérez pas de la miséricorde divine. Allah absout tontes les fautes. D
est toute indulgence et toute bonté» [Coran XXXIX, 53].
Dieu est le meilleur qui connait parfaitement ses Serviteurs quand
Il les a tirés de la terre en créant leur père Adam, et fit sortir des reins
de ce dernier, des êtres pareils aux petites fourmis, ceux qui seront
destinés au Paradis et ceux qui seront précipités dans le Brasier. Alors
que les hommes ne sont que des fœtus dans les matrices de leurs
mères, Dieu leur envoie un ange qui écrit leurs parts des biens de ce
monde, leurs termes de vie, leurs œuvres et leurs sorts: malheureux
ou bienheureux.
«Ne vous louez pas vous-mêmes» et ne croyez pas à votre propre
pureté en vantant vos actions espérant d'en être récompensés, car «-
Allah sait mieux que personne ceux qui Le craignent». A titre d'exemple
on cite ce hadith rapporté par Mouslim que Mouhammed Ben Amr Ben
90
'Ata a dit: «J'ai donné le nom Barra à ma fille. Zeinab la fille de Abou
Salama me dit alors: «Le Messager de Dieu -qu'Allah le bénisse et le
salue- a interdit de donner de tel nom à vos enfants. Il a dit: «Ne
croyez pas à votre propre pureté car c'est Dieu seul qui connait les
purs parmi vous» On demanda: «Qu'est-ce qu'on va l'appeler?» il
répondit: «Donnez-lui le nom Zainab».
Abou Bakra rapporte: «Un homme a fait l'éloge d'un autre homme
devant le Prophète -qu'Allah le bénisse et le salue-. Il lui dit: «Malheur
à toi! Tu as coupé le cou à ton compagnon (et il le lui répéta plusieurs
fois). Si Vun d'entre vous veut absolument faire l'éloge de son compagnon,
qu'il dise: «Je pense de lui telle et telle chose car Dieu tiendra compte de
tout, et je ne dis pas de lui des choses que Dieu les connait mieux que
quiconque, mais je pense de lui telle et telle chose», s'il est sûr de ce qu'il
dit»» (Rapporté par Ahmed, Mouslim f Boukhari, Abou Daoud et Ibn
Maja) flJ .
Hammam Ben Al-Hareth rapporte qu'un homme vint trouver
Othman et fit son éloge. Al-Miqdad Ben Al-Aswad, qui était présent,
commença à jeter du sable sur le visage de cet homme en disant: «Le
Messager de Dieu -qu'Allah le bénisse et le salue- nous a ordonné de
jeter le sable sur Je visage des laudateurs»
'afara'ayta-l-ladî tawallâ. (33) wa 'a'tâ qalîlan wa 'akdîf. (34) 'a'indahû
'ilmu-l-gaybi fa huwa yarà\ (35) 'am lam yunabba' bimâ fi suhufî Mûsâ.
(36) wa 'Ibrâhîma-l-ladî waffif . (37) 'allâ taziru wâziratun wizra 'uhrâ.
(38) wa 'an laysa lil 'insâni 'illâ mâ sa'a. (39) wa 'anna sa'yahû sawfa
yusâ. (40) tumma yujzâhu-l-jazâ'a-l-'awfâ. (41).
Que penses-tu de celui qui refuse de croire, (33) qui donne peu ou
refuse toute contribution?. (34) Connait-il l'avenir? Le voit-il?. (35) Ne lui
a-t-on pas divulgué les feuilles de Moïse? (36) ceux d'Abraham, modèle de
fidélité? (37) édictant qu'aucune âme ne sera responsable des fautes d'une
autre, (38) qu'on ne comptera à l'homme que ses propres actes, (39) et que
ses actes seront jugés un jour, (40) puis une juste rétribution les
récompensera. (41).
Dieu dénigre ceux qui Lui désobéissent, qui mécroient, qui ne
prient pas, qui ne font pas l'aumône, bien au contraire, ils crient au
mensonge et se détournent des enseignements divins.
«Connait-il l'avenir? Le voit-il?» Celui qui se montre avare, ne
dépense pas et césse tout acte de charité, détient-il la science du
mystère et croit-il, en dépensant, que ce qu'il possède épuisera? Non!
Il n'a retenu toute action de charité que par avarice ayant peur de
l'avenir. Dieu n'a-t-li pas dit: «Tout ce que vous dépenserez en vue d'Allah,
II vous le rendra. D est le plus généreux des dispensateurs» [Coran XXXIV,
39].
A celui-là qui s'abstient de tout acte de charité et redoute la
pauvreté et l'avenir, «Ne lui a-t-on pas divulgué les feuilles de Moïse?
ceux d'Abraham modèle de fidélité?» Abraham ne fut comme tel que
parce qu'il se soumettait totalement à Dieu, se fiait à Lui, exécutait Ses
ordres et s'abstenait de commettre Ses interdictions. Dieu, dans un
autre verset, exhorta Son Messager et les croyants à imiter Son ami
Abraham en disant: «Nous t'avons donné pour direction de suivre le culte
d'Abraham, modèle de droiture, et qui ne s'est jamais compromis avec les
idolâtres» [Coran XVI, 123].
Ibn Abi Hatem rapporte que Abou Oumama a dit: «Le Messager
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de Dieu -qu'Allah le bénisse et le salue- récita ce verset «... Ceux
d'Abraham, modèle de fidélité» et lui demanda: «Sais-tu pourquoi
Abraham était très fidèle envers Dieu?» - Dieu et Son Messager sont
les bien informés, répondis-je. Il répliqua: «Parce qu'il priait quatre
rak'ats au début de la journée». Et dans une autre version rapportée
par le père de Mou'adz Ben Anas, il a dit: «Parce qu'Abraham disait
au matin et au soir: «Glorifiez Allah, au crépuscule et à l'aube. A lui la
gloire dans les deux et sur la terre..» [Coran XXX, 17-18].
Puis Dieu montre ce qu'il a révélé dans les feuillets de Moïse et
ceux d'Abraham: «qu'aucune âme ne sera responsable des fautes d'une
autre». Toute âme supporte le fardeau de ses péchés et nul ne sera
chargé du fardeau d'un autre quel qu'était le lien de parenté: «Si une
âme demande à une autre, fûtelle une de ses proches, de la soulager de son
fardeau, ce sera en vain» [Coran XXXV, 18].
Par contre l'homme n'aura pour lui que le fruit de ses propres
efforts et ce qu'il en aura acquis. De cela, Chafé'i a déduit que la
récitation du Coran ne procure aucune récompense auquel on la fait
parmi les morts car il n'est pas son auteur. C'est pourquoi, comme on
a rapporté, le Messager de Dieu -qu'Allah le bénisse et le salue- n'a
pas encouragé les fidèles à dédier la lecture du Coran entier à un
mort. Quant aux invocations, leur récompense leur parvient et ceci en
se basant sur ce hadith rapporté par Abou Houraira dans lequel le
Messager de Dieu -qu'Allah le bénisse et le salue- a dit: «Lorsque
l'homme meurt ses œuvres cessent à l'exception de ces trois: Un bon
fils qui lui invoque Dieu, une aumône courante et une science utile»
Car ces trois œuvres exceptées, en réalité, lui appartiennent dont il en
est l'auteur dans son vivant. Si on prend par exemple l'aumône
courante, elle est considérée comme un legs pieux «Waqf» et l'une
des œuvres posthumes et Dieu a dit à cet égard: «Nous inscrivons tout
ce qu'ils ont fait et les conséquences de leurs actes» [Coran XXXVI, 12].
Quant à la science utile qui s'est répandue entre les gens qui les
mettent en pratique et en tirent profit, elle est sans doute l'œuvre du
défunt et le fruit de ses efforts. Il est cité dans un hadith authentique
que le Messager de Dieu -qu'Allah le bénisse et le salue- a dit: «Celui
qui invite les autres à suivre une voie droite aura une récompense
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autant que celle de ceux qui la suivront sans que leur contingent soit
diminué en rien».
«Et que ses actes seront jugés un jour» et son effort sera reconnu au
jour de la résurrection à quoi Dieu exhorte les fidèles en disant:
«Agissez. Allah verra vos actions, ainsi que Son Prophète et les croyants»
[Coran IX, 105] Il lui rétribuerait une belle récompense si les actions
étaient bonnes, ou II le châtierait si elles étaient mauvaises. «Puis Une
juste rétribution les récompensera».
wa 'anna 'ilâ rabbika-l-muntahâ. (42) wa 'annahû huwa 'adhaka
wa'abkâ. (43) wa "annahû huwa 'amâta wa 'ahyâ. (44) wa 'annahû
halaqa-z-zawjayni-d -d akara wa-l-'untâ. (45) min mit fa tin 'idâ tumnâ.
(46) wa 'anna 'alayhi-n-naS'ata-l-'uhrâ. (47) wa 'annahû huwa 'agnâ wa
*aqnâ. (48) wa 'annahû huwa rabbu-S-si'râ. (49) wa 'annahû 'ahlaka
'Adan-i-l-'ulâ. (50) wa Tamuda famâ 'abqâ. (51) wa qawma Nuhim min
qablu 'innahum kânû hum 'azlama wa 'atgâ. (52) wa-1-mu'tafikata
'ahwâ. (53) fagaàââhâ mâ gaSsâ. (54) fa bi'ayyi 'alâ'i rabbika tatamârâ.
(55).
Tout aboutit à ton Seigneur. (42) C'est lui qui distribue les rires et les
pleurs. (43) C'est Lui qui distribue la mort et la vie. (44) C'est lui qui a
créé les couples, mâle et femelle (45) d'une goutte de sperme fécondante..
(46) D suscitera une deuxième création. (47) Il enrichit. D dispense les biens
durables. (48) D commande à Sinus. (49) H a anéanti le premier peuple de
'Ad. (50) D n'a pas épargné le peuple de Thémoud. (51) Et, avant lui, le
peuple de Noé, qui a été le plus cruel et le plus pervers des peuples. (52) Il
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a mis à sac et à feu les cités coupables. (53) Il les a encerclées dans nn
cercle de feu. (54) Quel attribut d'Allah pouvez-vous contester?. (55).
Tout revient à Dieu le jour de la résurrection qui décidera des
destinées des hommes: au paradis ou au Feu. Oubay Ben Ka'b
rapporte que le Messager de Dieu -qu'Allah le bénisse et le salue-, en
interprétant le verset: «Tout aboutît à ton Seigneur» a dit: «Il ne faut
jamais imaginer comment Dieu est». Et dans un hadith authentique il a
dit: «Satan vient vers l'un d'entre vous et lui dit: «Qui a créé telle et
telle chose? jusqu'à lui dire: «Qui a créé ton Seigneur?» Lorsqu'il en
arrive à cette question, que le croyant cherche refuge auprès de Dieu
et cesse d'écouter davantage». Et dans un autre, il a dit: «Pensez à
tout ce que Dieu a créé mais ne pensez pas à la nature de Dieu. Car
Dieu a créé un ange dont la distance qui sépare le lobe de son oreille
de son épaule équivaut à une marche de trois cent ans».
«C'est lui qui distribue les rires et les pleurs» en d'autre terme: qui
fait rire et qui fait pleurer. Ainsi II fait vivre et fait mourir, ou II fait
mourir et ramène à la vie, et II crée les deux éléments du couple, le
mâle et la femelle. «Il suscitera une deuxième création» Car, comme II a
créé pour la première fois, Il est capable de recommencer cette
création, et cette deuxième création lui incombe pour le jour du
Jugement.
«Il enrichit. Il dispense les biens durables» C'est à dire II rend ses
serviteurs possesseurs des biens dont ils en disposent sans qu'ils les
utilisent et demeurent chez eux ainsi pour une longue durée. D'autres
exégètes ont interprété ce verset de la façon suivante: Il enrichit les
uns et rend les autres, les pauvres, satisfaits de ce qu'il leur accorde.
«II commande à Sirius» Ibn Abbas a dit: «Sirius est une étoile
scintillante qu'on appelle aussi la corde des Gémeaux. Une partie des
arabes l'adoraient.
«H a anéanti le premier peuple d'Ad» qui était le peuple du Prophète
Houd -que Dieu le salue- on l'appelait aussi le peuple de 'Ad Ben Ire m
mentionné dans ces versets: «Ne sais-tu pas comment ton Maître s'est
comporté à l'égard des Adites, les habitants d'Irem, la ville des colonnades,
qui n'avait d'égale dans aucun pays» [Coran LXXXIX, 6-8]. Les Adites
étaient des hommes robustes et puissants, et les plus rebelles contre
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Dieu et Son Prophète. Dieu tes a anéantis par un vent mujissant et
impétueux. De Thémoudites, Dieu n'en a rien laissé. Et avant ces
peuples, Il a infligé son châtiment terrible, qui était le déluge, au
peuple de Noé car il était injuste et rebelle.
«Il a mis à sac et à feu les cités coupables» Il s'agit du peuple de
Loth et ses cités que Dieu a renversées de fond en comble et a fait
pleuvoir sur eux, en masse, des pierres d'argile en les encerclant.
«Quel attribut d'Allah pouvez-vous contester?» ou, en d'autre terme,
ô homme, quels bienfaits et quelles œuvres de ton Seigneur cherches-
tu donc à mettre en doute?
hâdâ nadîrum min-a-n-nuduri-l-'ula . (56) 'azifati-l-'âzifatu. (57) laysa
lahâ min dûni-L-Lâhi KâSifatun. (58) 'afamin hâdâ-l-hadîti ta'jabûna.
(59) wa tathakûna walâ tabkûn. (60) wa 'antum sâmidûna. (61) fasjudû
li-L-Lâhi wa'budû. (62).
Ce Prophète est un Prophète comme ceux d'autrefois. (56) L'heure du
jugement dernier approche. (57) Nul ne peut en arrêter le cours si ce n'est
Allah. (58) Ces paroles vous étonnent?. (59) Vous en riez au lieu d'en
pleurer, (60) et d'en éprouver du remords. (61) Rendez hommage à Allah et
priez-le. (62).
Mouhammed -qu'Allah le bénisse et le salue- n'est qu'un
avertisseur comme tous les Prophètes qui lui ont précédé, et Dieu lui
ordonne de répondre aux idolâtres: «Je ne suis pas le premier Prophète»
[Coran XLVI, 9].
L'Heure fatale qui annonce le jour de la résurrection s'approche.
«Nul ne peut en arrêter le cours si ce n'est Allah» et nul, en dehors de
Dieu ne peut en dévoiler son secret. La venue du Messager de Dieu -
qu'Allah le bénisse et le salue- n'est qu'un avertissement de l'approche
de l'Heure, il a dit dans un hadith: «Moi et l'Heure sommes envoyés
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comme ça» et il a joint ses deux doigts l'index et le médius.
Enfin Dieu désavoue le comportement des impies qui, en écoutant
le Coran, s'en détournent pour ne plus l'entendre. «Ces paroles vous
étonnent?» qui constituent la vérité même. Allez-vous rire par moquerie
et par morgue et ne pas pleurer? comme ceux qui en croient
fermement et qui en écoutant le Coran récité «se prosternent en
pleurant. Leur foi est plus rive» [Coran XVII, 109]. Quant à vous, vous
n'en éprouvez aucun remords et en demeurez complètement
insensibles?. Et Dieu d'ordonner à ses fidèles serviteurs: «Rendez
hommage à Allah et priez-Le» en se prosternant devant lui. A cet égard,
Al-Boukhari rapporte, d'après Ibn Abbas, que le Messager de Dieu -
qu'Allah le bénisse et le salue-, en récitant ce verset, se prosterna et
se prosternèrent avec lui les musulmans, les idolâtres, les génies et
les humains.
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