Coran › Sourate 66 › Ibn Kathīr — trad. Harkat
Tafsīr al-Qurʾān al-ʿAẓīm
تفسير القرآن العظيم
Exégèse complète de la sourate 66 trad. humaine
66 - SOURATE DE LA DÉFENSE
12 versets
Révélée tout entière à Médine à la suite de la sourate des Appartements
© « ôu£
Bismi-L-Lâhi-r-Rahmâni-r-Rahîm
yâ 'ayyuhâ-n-nabiyyu lima tuharrimu ma 'ahal-la-L-Lâhu laka tabtagî
mardâta 'azwâjika wa-L-Lâhu ûafûrur-Rahîmun (1) qad farada-L-Lâhu
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lakum tahillata 'aymânikum wa-L-Lâ hu Mawlâkum wa huwa-l-*Alîmu-
1-Hakîmu (2) wa 'id 'asarra-n-nabiyyu *ilâ ba'di 'azwâjihi hadîtan
falammâ nabba'at bihî wa 'azharahu-L-Lâhu 'alayhi 'arrafa ba'dahu wa
'a'rada 'an ba'din falammâ nabba'ahâ bihî qâlat man 'amba'aka hadâ
qâla nabba'aniya-l-'Alîmu-l-Habîru (3) 'in tatûbâ 'ilâ-L-lâhi faqad sagat
qulûbukûma wa in tazaharâ 'alayhi fa'inna-L-Lâha huwa Mawlâhu wa
Jibrîlu wa salihu-l-mu'minîna wa-l-malîf 'ikatu ba'da dâlika zahîrun (4)
'asâ rabbuml 'in tallaqakunna 'an yubdilamî 'azwâjan hayram-minkunna
muslimâtim-mu'minâtin qânitâtin tâ'ibâtin 'âbidâtin sâ'ihâtin tayyibâtiw-
wa-'abkâran (5).
Au nom d'Allah le Miséricordieux le Très Miséricordieux.
O Prophète, pourquoi t'interdis- tu par complaisance pour tes épouses
ce qu'Allah te permet. Allah est indulgent et miséricordieux. (1) Allah
permet qu'on se délie d'un serment. C'est votre Patron. Il est savant et
sage. (2) Le Prophète confia un secret à une de ses épouses, qui le
divulgua. Averti par Allah, il lui en fit la remarque à demi-mot Quand elle
se vit découverte, elle s'exclama: «Qui t'a ainsi renseigné?». Il répondit:
«Le Docte et l'Instruit». (3) Êtes-vous prêtes au repentir maintenant que
vos coeurs sont avertis? Ou êtes-vous plutôt prêtes à vous liguer contre le
Prophète? Sachez, en ce cas, qu'il a Allah pour Patron et qu'il a derrière
lui l'ange Gabriel, l'élite des croyants et les anges. (4) S'il vous répudie, il
se peut que son Seigneur lui donne en échange de meilleures épouses
croyantes, fidèles, pieuses, repentantes, praticantes, et ayant suivi le
Prophète dans l'exil, vierges on non. (5).
Les opinions ont divergé quant aux circonstances de la révélation
des premiers versets.
- Nassaï rapporte, d'après Anas, que Marie (la Copte) qui était ait
une esclave que le roi de l'Egypte avait envoyée comme présent au
Messager de Dieu -qu'Allah le bénisse et le salue-. Celui-ci la
fréquentait de temps à autre. Ses deux épouses Aicha et Hafsa ne
cessèrent de le critiquer qu'à la fin il s'interdit de la fréquenter. Dieu
alors lui révéla: «O Prophète, pourquoi t'interdis-tu par complaisance pour
tes épouses ce qu'Allah te permet» (Rapporté par Nassaï).
- Masrouq a dit que le Messager de Dieu -qu'Aflah fe bémsse et le le
salue- a fait un serment en ^interdisant des choses licites. Dieu le
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blâma et lui ordonna d'expier son serment» (Rapporté par Ibn Jarir).
- Ibn Abbas, a rapporté Ibn Joùbayr, disait que lorsqu'on s'interdit
des choses licites c'est un fait pareil à un serment qu'on doit expier. (I
ajoutait: «Le Prophète d'Allah est le plus bel exemple qu'il soit pour qui
espère en Allah» [Coran XXXIII, 21] voulant dire par là que le Messager
de Dieu -qu'Allah le bénisse et le salue- s'est interdit de son esclave
Marie. Dieu le blâma puis lui ordonna de se libérer de son serment.
Nombre d'ulémas et exégètes ont conclu de ce fait que l'homme
qui s'interdit soit de son esclave, (femelle) soit d'une nourriture ou
d'une boisson, soit d'une chose licite, doit expier son sèment. Parmi
eux on compte l'imam Ahmed. Quant à Chafé'i, il a restreint cette
expiation à la femme et à l'esclave s'il s'agit de leur cohabitation, mais
au cas où il veut par son faire répudier sa femme ou affranchir son
esclave, il est tenu absolument de réaliser son serment par la
répudiation et l'affranchissement.
- Dans le Sahih de Boukhari (le chapitre de la répudiation) il est
cité que 'Aicha a dit: «Le Messager de Dieu -qu'Allah le bénisse et le
salue- aimait le miel et les friandises. Après la prière de l'asr, il avait
l'habitude d'entrer chez Tune de ses femmes et s'approchait d'elle. Un
jour, entrant chez Hafsa, il demeura chez elle plus que de coutume, et
comme j'éprouvai une certaine jalousie, je m'enquis au sujet de sa
longue absence, on m'informa qu'une femme avait envoyé à Hafsa un
pot de miel de sa tribu, et Hafsa avait donné une gorgée de ce miel au
Messager de Dieu -qu'Allah le bénisse et le salue- . Je songeai à jouer
un tour, et je dis à Sawda Bent Zam'a (sa co-épouse): «Il va sûrement
s'approcher de toi, et quand il sera tout près, dis-lui: As-tu mangé des
«maghafirs»? (une gomme qui s'écoule d'un arbuste appelé «'ourfout»
et qui a une mauvaise odeur). Il te répondra: «Non», ajoute alors: «-
Quelle est donc cette odeur qui s'exhale de toi?», il te répliquera: «-
C'est Hafsa qui m'a donné une gorgée de miel». Tu lui diras: «Les
abeilles ont-elles butiné sur l'ourfot?. Moi-même je lui dirai la même
chose, et toi Safia (en s'adressant à une autre ce-épouse) tu en feras
autant».
Aicha poursuivit: «Sawda me raconta: «Par Dieu, le Prophète -
qu'Allah le bénisse et le salue- arriva près de la porte, je me hâtai de
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lui dire ce que vous m'aviez dit autant j'ai peur de toi». Quand il entre
chez Sawda, elle lui dit: «O Messager de Dieu, as-tu mangé des
maghafirs?». Il lui répondit: «Non». Elle répliqua: «Quelle est donc
cette odeur qui s'exhale de toi?» Il lui dit: «Hafsa m'avait donné une
gorgée de mie!». Sawda répondit: «Les abeilles ont-elles butiné sur
l'ourfot?».
Aicha continua son récit: «Quand le Prophète vint chez moi, je lui
posai les mêmes questions, et Safia, à son tour, fit la même chose. En
retournant chez Hafsa, elle lui dit: «O Messager de Dieu, veux-tu boire
du miel?» Il lui répondit: «Je n'en ai nullement besoin». Comme Sawda
m'a dit, plus tard: «Nous l'avons privé du miel», je lui répondis: «Tais-
toi».
- Dans une autre version, toujours d'après Aicha, il est dit que je
Zainab Bent Jahch était la femme qui avait donné la gorgée de miel au
Messager de Dieu, et que Aicha et Hafsa étaient les épouses qui ont
joué le tour. Ce qui confirme cela est que Aicha et Hafsa étaient les
deux épouses qui s'aidèrent contre le Prophète et ce récit rapporté par
l'imam Ahmed dans lequel Ibn Abbas a raconté:
«Comme j'ai été avide de demander à Omar pour m'informer au
sujet des deux épouses du Prophète et concernées par le verset:
«Etes-vous prêtes au repentir maintenant que vos cœurs sont avertis?»,
j'accomplis le pèlerinage avec lui. Chemin faisant, 'Omar prit une route
de côté pour satisfaire un besoin et je le suivis en apportant de l'eau
pour qu'il fasse ses ablutions ensuite. Je lui dis: «O prince des
croyants, quelles étaient les deux femmes concernées par ce verset
(précité)?» Il me répondit: «Comme tu es étonnant ô Ibn Abbas!» (Al-
Zouhari, un des rapporteurs du hadith a ajouté: «Omar répugnait qu'on
lui demande une chose pareille mais quand même il lui répondit) et dit:
«Aicha et Hafsa» (A savoir que Hafsa est la fille de 'Omar). Puis Omar
poursuivit:
«Nous, les Qoraïchites, étions des hommes qui dominions nos
femmes. En arrivant à Médine (après l'Emigraiton) nous trouvions les
femmes dominer les hommes. Nos femmes commencèrent alors à
imiter les Médinoises en apprenant les moyens de l'autorité. Ma
demeure était une maison appartenant à Omayya Ben Zaïd à Al-'Awali
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(une région à Médine). Un jour, comme je fus irrité contre ma femme,
elle essaya à me tenir tête et je la repoussai. Elle me dit alors: «-
Pourquoi ne veux-tu pas que je discute avec toi? Par Dieu, les
épouses du Prophète -qu'Allah le bénisse et le salue- le font, et il
arrive qu'une d'elles le fuit du matin jusqu'au soir!» Sur ce, je me
rendis chez Hafsa et lui dis: «Est-ce vrai que tu tiens tête au Prophète
-qu'Allah le bénisse et le salue- et tu le fuis du matin jusqu'au soir?» -
Oui, répondit-elle. Je m'écriai alors: «Elle sera déçue et perdante
chacune d'entre vous qui agit ainsi. L'une d'entre vous croit-elle qu'elle
sera à l'abri de la colère de Dieu si le Prophète s'irrite contre elle, et
qu'elle ne soit perdante? Non, ne fais pas cela. Si tu as besoin d'une
somme d'argent ne la demande pas au Messager de Dieu et viens
chez moi pour te la donner. Ne te trompe pas si l'une de tes co-
épouses est plus jolie que toi-voulant désigner Aicha-. J'avais un voisin
des Ansars (Médinois), et chacun de nous, à tour de rôle, allait chez le
Prophète -qu'Allah le bénisse et le salue- pour apprendre les nouvelles
révélations et les enseignements pour en informer d'autre.
«Nous parlions que Bani Ghassan s'apprêtaient à nous attaquer.
Quand fut le tour de mon voisin, il se rendit le matin pour avoir des
nouvelles et le soir vint frapper à ma porte et n'interpella. En sortant
pour le voir, il me dit: «Une chose grave est arrivée!» En lui
demandant s'il s'agissait de Bani Ghassan, il répondit: «Non c'est une
affaire qui est encore plus grave. Le Messager de Dieu -qu'Allah le
bénisse et le salue- a répudié ses femmes» Je m'écriai alors: «Hafsa
est déçue et perdue. J'ai imaginé toujours que cela arrivera». Après la
prière de l'aube, je me dirigeai vers Hafsa et la trouvai en pleurs. Je lui
demandai: «Est-ce vrai que le Messager de Dieu vous a répudiées?» -
Je ne sais pas, répondit-elle. Il est seul dans son belvédère.
Je me rendis chez le Messager de Dieu -qu'Allah le bénisse et le
salue- et demandai à son domestique afin qu'il m'autorise à entrer
chez lui. Le domestique retourna pour m'informer qu'il a gardé le
silence sans m'accorder cette autorisation. J'allai ensuite là où se
trouve sa chair et je trouvai une foule d'hommes pleurer. Comme cette
scène eut un effet triste dans mon for intérieur, je me dirigeai à
nouveau chez le domestique pour obtenir l'autorisation d'entrer. Mais
comme pour ta première, il revint m'informer que le Messager de Dieu
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-qu'Allah le bénisse et le salue- gardait toujours le silence. A ce
moment-là je préférai m'éloigner et en le quittant, voilà que le
domestique qui m'appela pour retourner car l'autorisation me fut
accordée.
J'entrai chez le Messager de Dieu -qu'Allah le bénisse et le salue-
et le saluai. Il s'était accoudé sur une natte qui a laissé des traces sur
son flanc. Je lui demandai: «As-tu répudié tes femmes ô Messager de
Dieu?» Il leva la tête et me répondit: «Non». Je m'écriai alors: «Dieu
est grand! Ah! si tu nous voyais ô Messager de Dieu, nous les
Qoraïchites, comment on dominait les femmes, mais à notre arrivée à
Médine, nous trouvâmes que les femmes ont une autorité sur les
hommes et par la suite nos femmes, en apprenant à les imiter,
s'enhardissent jusqu'à nous tenir tête. (Afin d'éviter de rapporter les
mêmes paroles de 'Omar) il lui raconta ce qu'en fut avec sa femme
puis avec sa fille Hafsa: Le Messager de Dieu -qu'Allah le bénisse et
le salue- sourit en entendant les propos de 'Omar. Puis Omar lui dit:
«O Messager de Dieu, puis-je être familier avec toi?».
- Certes oui, répondit-il. Je m'assis, poursuivit Omar, et je fis le
tour de la chambre de mes yeux. Je ne vis aucune chose qui pouvait
attirer mon attention (car il n'y avait rien). Je lui dis: «O Messager de
Dieu, invoque Dieu afin qu'il fasse largesses à ta communauté, car II
l'a fait pour les Perses et les Romains qui ne L'adorent pas». Il s'assit
à ce moment-là et me répondit: «En doutes-tu ô Ibn Al-Khattab? Ce
sont des gens auxquels Dieu a hâté les choses excellentes en ce
monde» Je rétorquai: «Implore pour moi le pardon de Dieu ô Messager
de Dieu». Le Prophète -qu'Allah le bénisse et le salue- avait fait un
serment de n'avoir aucun rapport avec ses épouses tout un mois à
cause de leur mauvais comportement vis-à-vis de lui, jusqu'à ce que
Dieu le blâmât».
Anas rapporte que Omar a dit: «Remarquant que les épouses du
Prophète -qu'Allah le bénisse et le salue-, portées par leur jalousie, se
sont alliées contre lui, je leur dis: «S'il vous répudie, il se peut que son
Seigneur lui donne en échange de meilleures épouses que vous».
Dieu fit alors descendre un verset tel que je leur ai dit». Nous avons
montré auparavant que trois souhaits formulés par Omar ont coincktt
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avec des ordres divins: Le premier concernant le voile des femmes du
Prophète; le deuxième concernant les prisonniers de Badr; et le
troisième de prendre la station d'Ibrahim comme lieu de prière.
«... des épouses croyantes, fidèles, pieuses, repentantes, pratîcantes» le
sens est très clair. Quant au terme «oU*_:L— » on lui a donné deux
interprétations: Qui jeûnent, d'après Ibn Abbas, Ikrima et Moujahed,
ou: ayant suivi le Prophète dans l'exii (émigrantes de La Mecque à
Médine). «vierges ou non». On dit que ce verset comporte une
promesse de Dieu qui consiste à donner comme épouse (dans l'au-
delà) Asia la femme de Pharaon (qui avait cru en Moïse) et comme
vierge Marie la fille de 'Imran (Rapporté par Tabrani). A ce propos Al-
Hafedh Ben Asaker rapporte que Ibn Omr a dit: «Gabriel vint trouver le
Messager de Dieu -qu'Allah le bénisse et le salue-, alors que sa
femme Khadija passait auprès de lui. Gabriel dit au Prophète: «Dis à
Khadija que Dieu la salue, et II lui annoncera la bonne nouvelle qu'elle
aura au Paradis une maison en perles loin de toute peine et de tout
bruit. Une maison formée d'une seule perle creuse entre celle de Marie
la fille de 'Imran et celle de Asia la fille de Mouzahem».
yâ 'ayyuhâ-l-ladîna 'â'manû qû 'anfusakum wa 'ahlikum nâran
waquduhâ-n-nâsu wa-l-hijâratu 'alayhâ mala 'ikatun gilâzun sidâdu-l-lâ
ya'suna-L-Lâha mâ 'amarahum wa yaf alûna mâ yu'marûn (6) yà A
"ayyuhâ-l-ladîna kafarû la ta'tadirû-l-yawma 'innamâ tujzawna mâ
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kuntum ta'malûna (7) yâ A 'ayyuha-l-ladîna 1£'manû tûbû 'ila-L-Lâhi
tawbatan nasuhan *asâ rabbukum 'ay yukaffira 'ankurn sayyi'âtikum wa
yudhilakum jannâtin tajrî min tahtihâ-l-'anhâru yawma lâ yuhzi-L-Lâhu-
n-nabiyya wa-l-ladîna If manû ma 'ahû nûmhum yas'â bayna 'aydîhim
wa bi 'aymânihim yaqûlûna rabbanâ 'atmim lanâ nûranâ wagfîr lanâ **
innaka 'ala kulli Say'in qadîrun (8).
O croyants, évitez pour vous et les vôtres le feu qui dévorera hommes
et pierres. La garde en est assurée par des anges inflexibles et vigoureux
qui ne désobéissent jamais à Allah et exécutent strictement ses ordres. (6)
O infidèles, n'invoquez pas d'excuses aujourd'hui. Vous serez rétribués
suivant vos œuvres. (7) O croyants, repentez-vous à Allah en toute sincérité.
Peut-être, un jour, votre Seigneur, effacera-t-H vos fautes et vous fera-t-Il
entrer dans des jardins arrosés d'eau vive? Ce jour-là, non seulement II
n'humiliera pas le Prophète et les croyants mais encore leurs lumière
brillera devant eux et sur leur droite. Ils diront: «O notre Maître, fais
briller d'un plus pur éclat notre lumière, pardonne-nous. Tu es tout-
puissant. (8).
Plusieurs interprétations ont été données à cette partie du verset:
«Evitez pour vous et les vôtres le feu»:
- Ali -que Dieu l'agrée a dit: «Eduquez-les et enseignez-les (leur
religion).
- D'après Ibn Abbas: «œuvrez en obéissant à Dieu, abstenez-vous
de ce qu'il a interdit et ordonnez aux vôtres de mentionner toujours
Dieu et II vous sauvera du Feu.
- Selon Moujahed: Craignez Dieu et recommandez aux vôtres de
Le craindre.
- Le commentaire de Qatada est le suivant: «Ordonne-leur d'obéir
à Dieu et dénfendez-les de Lui désobéir. Tu les observes en
obtempérant aux ordres de Dieu et tu les aides à les observer. Chaque
fols qu'ils commettent une désobéissance à Dieu, tu dois les interdire
et tu les réprimandes.
- Ad-Dahak a dit: «Tout musulman doit enseigner les siens s'agit-il
de sa famille, ses esclaves et ses servantes, les obligations envers
Dieu et les interdire à enfreindre Ses lois. Dans le même sens, il est
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dit dans un hadith: «Ordonnez à vos enfants de faire la prière quand
ils atteignent sept ans et corrigez-les s'ils la négligent à l'âge de dix».
Et certains ulémas d'ajouter: «Ainsi le jeûne afin que l'enfant s'acquitte
de toutes les obligations à l'âge de puberté».
«... le feu qui dévorera hommes et pierres» Car le feu de la Géhenne
sera alimenté par les cadavres des hommes, les statues et les idoles
qu'ils adoraient. «La garde en est assurée par des anges inflexibles et
vigoureux» dont le caractère est tellement dur, on ne trouve dans leurs
cœurs aucune clémence ou compassion, gigantesques dont leur
aspect extérieur est méprisable et redoutable. Il est dit dans un hadith
rapporté par Ikrima: «Les premiers damnés de l'Enfer trouveront à sa
porte quatre cent mille anges aux visages noirs et austères, Dieu a ôté
de leurs coeurs tout grain de misércorde. Si un oiseau volait d'une
épaule de l'un d'entre eux, il mettrait deux mois pour atteindre l'autre
Puis ces damnés rencontreront les dix-neuf anges dont la largeur de la
poitrine de l'un d'eux est équivalente à une distance de soixante-dix
ans de marche. Ils seront préciptés dans l'abîme dont la profondeur
équivaut à cent ans de marche. A chaque porte de l'Enfer de tels
anges seront présents» (Rapporté par Ibn Abi Hatem). Ces anges ne
désobéissent pas à Tordre de Dieu et font tout ce qu'on leur ordonne
plutôt ils s'accourent pour l'exécuter.
«O infidèles, n'invoquez pas d'excuses aujourd'hui. Vous serez
rétribués suivant vos œuvres». Aucune excuse ne sera agréée ce jour-là,
le jour du jugement dernier. Chacun d'entre vous recevra la rétribution
en fonction de ses œuvres. «O croyants, repentez-vous à Allah en toute
sincérité». Revenez à Dieu avec un repentir sincère et ferme qui pourra
effacer vos mauvaises actions et vous empêcher de retomber dans les
mêmes péchés, puis, comme ont précisé les ulémas, vous regrettez
tout ce que vous aurez commis comme mauvaises actions et vous
vous engagez à n'y plus revenir.
Oubay Ben Ka'b a dit: «On nous a raconté des choses qui auront
lieu à l'approche de l'Heure Suprême, tels que: Des hommes qui feront
l'amour avec leurs femmes ou leurs esclaves par leurs parties anales
que Dieu et Son Messager ont prohibé, l'homosexualité, le lesbianisme.
Ceux qui font tout cela, leurs prières ne seront acceptées que lorsqu'ils
cesseront telles turpitudes et reviendront à Dieu avec un repentir
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sincère». On demanda à Oubay: «Quel est ce repentir sincère?» Il
répondit: «J'ai posé la même question au Messager de Dieu -qu'AHah le
bénisse et le salue- qui répondit: «C'est la repentance de tout acte
infâme commis en excès, puis tu implores le pardon de Dieu en
t'engageant à ne plus y revenir» (Rapporté par Ibn Abi Hatem).
Il est dit dans un hadlth authentique: «L'Islam abroge toutes les
autres religions et le repentir efface tous les péchés commis». L'une
des conditions du repentir sincère stipule la cesse de toute
persévérance dans ce péché jusqu'à la mort. Cette intention, mise er
exécution, pourrait effacer les péchés passés de sorte que si l'homme
récidive, le nouveau péché ne serait pas compté avec les autres
effacés par le repentir comme le montre le hadith précédent. Car il est
dit aussi dans un hadlth authentique: «Quiconque se conforme aux lois
religieuses après sa conversion, on ne lui demandera pas compte de
ce qu'il avait fait du temps de l'ignorance (Jahilia). Mais quiconque agil
autrement, il sera demandé compte des péchés commis avant et après
son islamisme». Si cela provenait de l'islamisme qui est plus exigé que
le repentir, ce dernier le serait certes par déduction. Et c'est Dieu qui
est le plus savant.
«Peut-être, un jour votre Seigneur effacera-t-II vos fautes et vous fera-
t-Il entrer dans des jardins arrosés d'eau vive?» Ce jour-là, Dieu ne
couvrira de honte ni le Prophète, ni ceux qui auront cru. Leur lumière
évoluera alors devant eux et à leur droite, lis diront: «Notre Seigneur,
parachève pour nous notre lumière, pardonne-nous. Tu es capable de
toute chose». Car, ce jour-là, comme ont avancé Moujahed et Ad-
Dahak, les croyants, en voyant la lumière des incrédules s'éteindre,
formuleront de telle prière.
L'imam Ahmed, rapporte d'après Yahia Ben Ghassan, qu'un
homme de Bani Kinana a raconté: «L'an de la prise de La Mecque, je
fis la prière derrière le Messager de Dieu -qu'Allah le bénisse et le
salue- et l'entendis dire: «Grand Dieu, ne m'humilie pas au jour de la
résurrection». Le Messager de Dieu -qu'Allah le bénisse et le salue- a
dit: «Le jour de la résurrection, je serai le premier parmi les hommes
qui aura la permission de me prosterner, le premier à lever la tête, je
regarderai devant moi et reconnaîtrai ma communauté parmi les
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autres, ainsi quand je regarderai à ma droite et à ma gauche». Un
homme lui demanda: «Comment la reconnaitras-tu ô Messager de
Dieu?». Il lui répondit».: «Grâce aux marques brillantes dues aux
ablutions, et nul parmi les autres communauté n'aura une chose
pareille. Je reconnaîtrai également les hommes de ma communauté
qui tiendront leurs livres de la main droite, qui auront des traces sur
leurs fronts grâce à leurs porsternations et dont leur lumière courra
devant eux» (Rapporté par Al-Afirwazi).
yâ 'ayyuhâ-n-nabiyyu jâhidi-l-kuffara wal munâfïqîna wa-gluz 'alayhim
wa ma' wâhum jahannamu wa bi'sa-l-masîru (9) daraba-L-Lâhu matala-
1-Ii-l-ladîna kafarû-m-ra'ata Nûljin wa-m-ra'ata Lût in kânatâ tahta *-
abdayni min *ibâdinâ sâlihayni fahânatâhumâ falam yugniyâ 'anhumâ
min-L-Lâhi Say'an wa qîla-d-hulâ-n-nâra ma'a-d-dâhilna (10).
O Prophète, combats les infidèles et les hypocrites, sois sévère pour
eux. Leur demeure sera la Géhenne. Triste fin!. (9) Allah propose en
exemple aux infidèles la femme de Noé et celle de Loth. Elles étaient unies
à deux de nos serviteurs vertueux. Elles les trompèrent. Cette union ne les
sauva pas aux yeux d'Allah. Une voix leur dit: «Entrez dans le Géhenne
avec les autres». (10).
Dieu ordonne à Son Prophète de combattre les incrédules et les
hypocrites, les premiers par la force des armes, et les autres en
appliquant les peines prescrites, en ce monde, car leur refuge dans
foutre sera la Géhenne.
«Allah propose en exemple aux infidèles» qui fréquentent les
musulmans et vivent entre eux, que cette vie commune ne leur servira
à rien si la foi ne serait ancrée dans leurs cœurs. Puis il parle des
deux êtres infidèles: «La femme de Noé et celle de Loth. Elles étaient
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unies à deux de nos serviteurs vertueux» deux Prophètes qui leur
participaient la vie conjugale nuit et jour en mangeant, buvant et
dormant ensemble, étant unis par le mariage. «Elles les trompèrent» en
mécroyant à eux et à leurs messages. Cette union n'a été pour elles
d'aucune utilité et n'a pu repousser d'elles le châtiment céleste. On a
dit à ces deux femmes-tà: «Entrez au Feu avec les autres impies».
Cette tromperie n'était pas due à une perversité comme l'adultère par
exemple car, en général, les femmes des Prophètes en étaient
exemptes. La première, la femme de Noé, accusait son mari de folie,
et la deuxième informait les hommes chaque fois que son mari
recevait des hôtes.
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wa daraba-L-Lâhu matala-l-lil-ladîna 'â*manû-m-ra'ata Fir'awna 'id
qâlat rabbi-b-ni-lî 'indaka baytan fî-l-jannati wa najjini min Fir'awna wa
'amalihi wa najjinî mina-l-qawmi-z-zâlimîna (11) wa Maryama bnata
'Imrâna-l-latî'ahsanat farjahâ fanafahnâ fîhi mir-rûhina wa saddaqat
bikalimâti rabbihâ wa kutubihî wa kânat mina-l-qânitîn (12).
Allah propose en exemple aux fidèles la femme de Pharaon. Elle
disait: «Seigneur, réserve-moi une place au Paradis. Protège-moi contre
Pharaon et ses manœuvres. Délivre-moi des méchants». (11) Il propose
aussi en exemple Marie, fille de 'Imran, qui vécut chaste. Nous lui
insufflâmes une parcelle de notre vie. Elle crut aux paroles de son Seigneur
et à Son Livre. Elle fut vertueuse. (12).
Par contre, Dieu propose en exemple aux croyants des personnes
vertueuses qui vécurent parmi les incrédules, ayant besoin d'eux, et
dont leur société ne leur a nui en rien. Pharaon était un souverain
despote et orgueilleux. Sa femme Asia ne l'approuvait pas souvent
dans son agissement. Une fois soumise à Dieu, l'impiété de son mari
312
ne lui a causé aucun préjudice. Dieu donne cet exemple afin que les
hommes sachent qu'il les juge en toute équité sans prendre l'un
d'entre eux à cause d'un péché commis par un autre. A ce propos, Ibn
Jarir rapporte d'après Salman que Pharaon torturait sa femme en
l'exposant au soleil. En la quittant les anges venaient la protéger de
leurs ailes, et elle voyait sa demeure au Paradis. Elle implorait Dieu
par ces mots: «Seigneur, réserve-moi une place au Paradis» Elle a choisi
le voisin avant la demeure, comme ont avancé les ulémas: «Protège-
moi contre Pharaon et ses manœuvres» Car je désavoue sa tyrannie et
ses méfaits. «Délivre-moi des méchants». Telle est Asia Bent Mouzahem
dont son mari Pharaon attachait ses pieds et ses mains aux pals pour
la torturer alors qu'elle endurait patiemment tout cela. En voyant sa
demeure au Paradis, elle sourit. Son mari s'écria alors en s'adressant
à ses sujets: «Ne vous étonnez-vous pas de sa folie? Nous la
torturons et elle rit?». Dieu recueillit son âme au Paradis.
«H propose aussi en exemple Marie, fille de 'Imran, qui vécut chaste»
en gardant sa virgnité. «Nous lui insufflâmes une parcelle de notre vie» en
lui envoyant l'ange Gabriel qui se présenta devant elle sous une forme
humaine et Dieu lui ordonna de souffler dans l'encolure de sa robe. Ce
souffle atteignit directement son utérus et tomba aussitôt enceinte. «-
Elle crut aux paroles de son Seigneur, et à son Livre» c'est à dire en Ses
lois et Sa prédestination.
Abou Moussa Al-Ach'ari rapporte que le Messager de Dieu -
qu'Allah le bénisse et le salue- a dit: «Parmi les hommes il y avait
plusieurs qui ont été idéaux, mais parmi les femmes il n *y avait que trois:
Asia la femme de Pharaon, Marie la fille de 'Imran et Khadija Bent
Khouwailid. La supériorité de 'Aicha sur les autres femmes est comme celle
du «tharid» sur tous les autres mets:» (Rapporté par Boukhari et
Mouslim) flJ . (Ce tharid est un mets composé de pain trempé dans la
soupe de la viande).
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