Coran › Sourate 68 › Ibn Kathīr — trad. Harkat
Tafsīr al-Qurʾān al-ʿAẓīm
تفسير القرآن العظيم
Exégèse complète de la sourate 68 trad. humaine
pmny bmm mai
68 - SOURATE DE LA PLUME
52 versets
Révélée à La Mecque à l'exception des versets 17, 18, 19, 20, 21, 22,
23, 24, 25, 26, 27, 28, 29, 30, 31. 32, 33, 48, 49, 50, 51 et 52 révélés à
Médine
Révélée à la suite de la sourate du Caillot de sang
Bisrai-L-Làhi-r-Rahmâni-r-Rahîm
nîf n wal-qalami wamâ yasturûna (1) mâ 'anta bi ni'mati rabbika bi
majnûnin (2) wa 'inna laka la 'ajran gayra mamnunin (3) wa 'innaka
la'alâ huluqin 'azûniii (4) fasatubsiru wa yubsrûna (5) bi 'ayyikumu-1-
maftûnu (6) 'inna rabbaka huwa 'a'Iamu biman dalla 'an sabîlihî wa
huwa 'a'Iamu bi-l-muhtadîna (7).
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Au nom d'Allah le Miséricordieux, le Très Miséricordieux.
Noun. Je jure par la plume et par toutes les écritures (1) que, grâce à
Allah, tu n'es pas un possédé. (2) Tu auras une récompense irrévocable. (3)
Tu as une grande force de caractère. (4) Tu verras et ils verront (5) lequel
de vous deux est un possédé. (6) Ton Seigneur sait mieux que quiconque
qui est égaré et qui est dans la bonne voie. (7).
On a donné plusieurs interprétations à la lettre: Noun (en arabe
o):
- Elle est une grande baleine (en se référant au verst n°87 de la
sourate des Prophètes qui parle de Younes Oj_lJI ji qui signifie
l'homme au poisson).
- Elle est un tableau en lumière.
- C'est l'encrier.
Al-Hassan et Qatada ont adopté cette dernière et avancé: «Le
Calame avec lequel on écrit, et noun l'encrier pour s'en servir à écrire,
car ces deux choses assurent les écritures grâce auxquelles on
acquiert toutes les sciences».
«et par toutes les écritures» As-Souddy a dit qu'il s'agit des anges
qui inscrivent toutes les actions des hommes. D'autres ont avancé que
c'est la plume (le calame) qui fut ordonnée par Dieu d'écrire tout ce
qu'il a prédestiné et ce qui en sera de toutes les créatures cinquante
mille ans avant la création des cieux et de la terre. A ce propos, Al-
Walid le fils de 'Oubada Ben As-Samet rapporte: «Quand mon père fut
à l'article de la mort, il me convoqua et dit: «J'ai entendu le Messager
de Dieu -qu'Allah le bénisse et le salue- dire: «La première chose que
Dieu créa fut la plume (le calame) et II lui dit: «Ecris» - Qu'est-ce que
je dois écrire, ô Seigneur, répondit-elle. - Ecris, répliqua Dieu, le destin
et tout ce qui aura lieu pour l'éternité» (Rapporté par Ibn Abi Hatem,
Ahmed, et Tirmidzi).
«Que, grâce à Allah, tu n'es pas un possédé» comme tes
concitoyens, ô Mouhammed, t'accusent en reniant tout ce que tu leur
as apporté. «Tu auras une récompoense irrévocable» et un salaire
intarrisable. «Tu as une grande force de caractère». Ibn Abbas l'a
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commenté et dit: «Tu suis une religion sublime qui est l'Islam» ou
comme a dit Atya: «Tu jouis de hautes qualités morales.» Al-Hassan
rapporte qu'il a demandé à Aicha au sujet du caractère de Prophète -
qu'Allah le bénisse et le salue-, elle lui répondit: «Il se prescrivait aux
enseignements du Coran. N'as-tu pas lu: «Tu as une grande force de
caractère» (Rapporté par Ahmed). Dieu l'a doté aussi de plusieurs
caractères tels que: La pudeur, la générosité, la vaillance, la clémence
et la mansuétude, bref les meilleurs caractères qui puissent exister
chez un mortel.
Il est cité dans les deux Sahih que Anas a dit: «J'étais au service
du Messager de Dieu -qu'Allah le bénisse et le salue- durant dix ans. Il
ne m'a jamais dit une fois: «Fi» et ne m'a pas dit: «Pourquoi tu as fait
cela» ou: «Si seulement tu as fait cela». Ma main n'a jamais touché
une soie ou un brocart plus fin que la main du Messager de Dieu -
qu'Allah le bénisse et le salue-, et je n'ai jamais senti un parfum ou
une odeur plus suave que l'odeur ou le parfum du Prophète -qu'Allah
le bénisse et le salue-».
L'imam Ahmed rapporte que 'Aicha -que Dieu l'agrée- a dit: «Le
Messager de Dieu -qu'Allah le bénisse et le salue- n'a jamais frappé
un servant ou une femme, et n'a jamais utilisé sa main pour frapper
quiconque sauf quand il s'agit de la lutte dans le chemin de Dieu. On
n'a donné le choix au Messager de Dieu -qu'Allah le bénisse et le
salue- entre deux choses sans qu'il ne prenne la plus facile à moins
qu'elle n'entraîne un péché. Dans ce cas, il en était le plus loin de le
commettre. Il ne s'est jamais vengé pour son propre compte, mais si la
majesté de Dieu était offensée, il se vengeait au nom de Dieu».
«Tn rerras et ils verront lequel de vons denx est un possédé» O
Mouhammed, lui dit Dieu, tu verras bientôt et ces négateurs idolâtres
qui te traitent de menteur verront à leur tour qui d'entre vous a l'esprit
dérangé. Puis II le rassure en ajoutant: «Ton Seigneur sait mieux que
qukonqae qui est égaré et qui est dans la bonne voie». Il discerne ceux qui
suivent la bonne direction de ceux qui sont plongés dans l'erreur et
l'égarement
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falâ tuti'i-l-mukaddibîna (8) waddû law tudhinu fayadhinûna (9) walâ
tuti' kulla hallafim mahînin (10) hammâzin masiSÏ'im bi namîmin (11)
manna'in lil-hayri mu'tadin 'atîmin (12) 'utullim ba'da dâlika zanîmin
(13) 'an kâna dâ mâlin wa banîna (14) 'idâ tutlâ 'alayhi *ayâtuna qâla
'asâtîru-l-'awwalîna (15) sanasimuhû 'alâ-l-hurtûmi (16).
N'obéis pas aux menteurs. (8) Ils souhaitent que tu sois accommodant
pour l'être avec toi. (9) N'écoute pas ceux qui jurent à tort et à travers
avec frivolité, (10) raillent et médisent, (11) ne sont pas serviables, se
montrent méchants, perfides, (12) brutaux et grossiers. (13) Il en est qui, se
sentant pourvus de richesses et d'enfants, (14) acueillent nos versets par ces
mots: «Ce sont de vieilles fables». (15) Nous les humilierons. (16).
Comme Dieu a accordé au Prophète -qu'Allah le bénisse et le
salue- la religion vraie et le caractère élevé, Il lui ordonne: «N'obéis pas
aux menteurs. Ils souhaitent que tu sois accommodant pour l'être avec toi»
Cela veut dire, comme il l'a expliqué Moujahed: «Ils aimeraient que tu
te fies à leurs divinités en délaissant la vérité que tu as adoptée. «-
N'écoute pas ceux qui jurent à tort et à travers avec frivolité» car tout
menteur, vu sa faiblesse et son rang social humiliant, ose attaquer aux
épithètes de Dieu le Très Haut en s'en servant pour jurer à tout
moment sans les vénérer, «raillent et médisent» Ces menteurs-là sont
aussi des diffamateurs qui colportent la calomnie et sèment la
discorde. A ce propos, il est cité dans les deux Sahih d'après ibn
Abbas que le Messager de Dieu -qu'Allah le bénisse et le salue- passa
par deux tombes et dit: «Ces deux morts subissent un tourment mais
pas pour un grand péché. Le premier d'entre eux ne prenait pas garde
d'être souillé par son urine. Tandis que l'autre colportait la calomnie
entre les gens» (Rapporté par Boukhari et Mouslim). Et dans un autre
hadith le Messager de Dieu -qu'Allah le bénisse et le salue- a dit: «Le
Paradis est interdit à tout calomniateur».
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«Ne sont pas serviables, se montrent méchants, perfides» Ils se
refusent à tout acte de charité et en empêchent les autres. Ils sont
aussi agressifs, transgressent les lois divines et se permettent de toute
interdiction. «Brutaux et grossiers» Haritha Ben Wahb rapporte que le
Messager de Dieu -qu'Allah le bénisse et le salue- a dit: «Vous dirai-je
quels sont les élus du Paradis? Tout homme faible et démuni qui, s'il
jure par Dieu, Dieu le désengage. Vous dirai-je quels sont les damnés
de l'Enfer? Tout homme arrogant, grossier et brutal» (Rapporté par
Boukhari Moustim et Ahmed).
Quant au terme arabe «p^j» cité dans le verset, on lui a donné
plusieurs sens:
- Il est celui qui s'attribue de fausse origine.
- D'après Ikrima il est l'adultérin.
- Selon Ibn Abbas, il est le dévergondé, le vilain.
- Enfin, d'après l'auteur de cet ouvrage, il est l'homme qui incite
—au mal, le commet et qui a un comportement démoniaque.
«Il en est qui, se sentant pourvu de richesses et d'enfants, accueillent
nos versets par ces mots: «Ce sont de vieilles fables» Ces gens-là
auxquels Dieu a octroyé les biens et la progéniture, au lieu d'être
reconnaissants envers lui, mécroient aux versets de Dieu, s'en
détournent et prétendent qu'ils ne sont que de vieilles sornettes et des
histoires racontées par les ancêtres. «Nous les humilierons» ou selon le
texte arabe: nous allons le marquer sur le nez, une expression qui
signifie que cet homme-là sera reconnu des autres et son cas est clair
qui ne peut être caché à personne. A ce propos, il est dit dans un
hadith d'après Abdullah Ben Amr: «Quiconque meurt en tant qu'un
calominateur acerbe en attaquant les gens, Dieu, au jour de la
résurrection, le marquera sur le nez en lui fendant les deux lèvres» (-
Rapporté par Ibn Abi Hatem).
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'innâ balawnâhum kamâ balawnâ 'ashâba-l-jannati 'id 'aqsamû
liyasrimunnahâ musbihîna (17) walâ yastatnûna (18) fatâfa 'alayhâ
tâ'ifum mir-rabbika wa hum nâ 'imûna (19) fa 'asbahat kas-sarimi (20)
fatanâdaw musbihîma (21) 'ani-gdû 'alâ hartikum 'in kuntum sârimîna
(22) fantalaqu wa hum yatahafatûna (23) 'allâ yadhulannahâ-l-yawma '-
alaykum miskînun (24) wa gadaw 'alâ hardin qâdirina (25) falammâ
ra'awhâ qâlû ' inna la dalluna (26) bal nahnu mahrumuna (27) qala
'awsatuhum 'alam 'aqul lakum lawlâ tusabbihûna (28) qâlû subhâna
rabbinâ" 'innâ kunnâ zâlimîna (29) fa 'aqbala ba'duhum 'alâ ba'din
yatalâwamûna (30) qâlû yâ waylanà' 'innâ kunnâ tâgîna (31) 'asâ
rabbuna 'ay-yubdilanâ hayram-minhï 'innîf 'ilâ rabbinâ râgibûna (32)
kad âlika-l-'ad âbu wa la'ad âbu-l-'âhirati 'akbaru law kânû ya'lamûna
(33).
Leurs richesses et leurs enfants sont une épreuve, comme celle que
nous avons jadis infligée aux propriétaires d'un jardin qui s'étaient promis
de récolter leurs fruits de bon matin (17) sans faire la part des pauvres.
(18) Un fléau anéantit le jardin pendant qu'ils donnaient. (19) Au matin, il
était sens dessus dessous. (20). En se réveillant, ils s'interpellèrent: (21)
Allons à notre jardin si nous voulons faire notre récolte. (22) Os partirent
en chuchotant: (23) «Nous ne laissons entrer aucun pauvre», affirmaient-ils.
(24) Ferme était leur décision. (25) Quand Us arrivèrent à leur jardin, ils
s'exclamèrent: «Nous nous sommes trompés ce n'est pas lui». (26) Oui,
c'est lui, mais nous sommes ruinés, durent-Os convenir. (27) Le plus modéré
d'entre eux leur dit: «Ne vous ai-je pas recommandé de penser à Allah?».
(28) «Allah soit loué! répondirent-ils, nous avions agi en méchants». (29)
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Puis Us s'accusèrent mutuellement. (30) Malheureux que nous sommes!
nous avons été iniques. (31) Puisse Allah nous donner un meilleur bien que
ce jardin. C'est sur Lui que nous comptons. (32) Voilà comment nous
châtions. Le châtiment de l'autre monde sera encore plus terrifiant. Ah! Si
les hommes le savaient (33).
Quelle plus grande miséricorde divine que l'envoi de Mouhammed
-qu'Allah le bénisse et le salue- aux impies Qoraïchites? Mais ils
répondirent par le combat, l'apostasie et crier au mensonge. C'est
pourquoi Dieu les a mis à l'épreuve comme II a éprouvé les
propriétaires d'un jardin quand ils jurèrent fermement de récolter les
fruits au bon matin et ceci afin que nul pauvre ne vienne leur
demander une aumône. Ils ne dirent pas comme il se devait quand on
formule une intention: «Si Dieu veut». Une calamité nocturne venant
du Seigneur s'abattit sur le jardin et devint comme la nuit sombre
comme a avancé Ibn Abbas, ou de l'herbe desséchée comme l'a
interprété As-Souddy. A ce propos Ibn Mass'oud rapporte que le
Messager de Dieu -qu'Allah le bénisse et le salue- a dit: «Méfiez-vous
des péchés. Car il se peut qu'un homme sera privé d'un bienfait que
Dieu lui a préparé, en commettant un certain péché» puis il a récité:
«Un fléau anéantit le jardin pendant qu'ils dormaient» ( Rapporté par Ibn
Abi Hatem).
Ils furent donc privés de la récolte à cause de leur péché. Car ils
s'interpellèrent, le lendemain matin, les uns les autres: «Allons à notre
jardin si nous voulons faire notre récolte» qui était de raisin comme a
avancé Moujahed. Ils se mirent alors en marche en causant entre eux
à voix basse de sorte qu'aucun ne put les entendre, et dirent que nul
pauvre n'entre ici aujourd'hui. A cette fin, ils partirent de bonne heure
décidés à ne rien donner alors qu'ils en avaient les moyens. A la vue
de leur jardin devenu anéanti comme une nuit sombre, ils se crurent
trompés du jardin et avoir pris un autre chemin. Mais en s'assurant
que c'était bien lui, ils s'exclamèrent: «Nous sommes perdus et ruinés
car on n'espère rien en récolter».
«Le plus modéré d'entre eux leur dit: «Ne vous ai-je pas recommandé
de penser à Allah?» Penser à Allah, à cette époque comme ont avancé
Moujahed et As-Souddy, signifiait de dire: «Si Dieu veut». Mais on a
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dit aussi qu'il s'agit de glorifier Dieu et de reconnaître Ses bienfaits. Ils
lui répondirent: «Oui, nous avons été injustes et agi en rebelles». Mais
ce fut trop tard car ils ne tardèrent à s'accuser mutuellement. Les uns
reprochèrent aux autres leur mauvais agissement et leur mauvaise
intention à ne donner aucune part de la récolte aux pauvres s'ils
venaient en demander. Ils avouèrent être agresseurs en outrepassant
les limites de Dieu. Puis ils formulèrent ce souhait: «Paisse Allah nous
donner un meilleur bien que ce jardin» car nos désirs se portent
ardemment vers notre Seigneur.
Certains exégètes ont avancé que ces gens-là vivaient au Yémen.
D'autres ont précisé qu'ils étaient des Abyssinins dont leur père leur
avait laissé ce jardin en héritage. Ce père était un homme pieux qui
faisait d'une partie des provisions pour sa famille pour une année,
dépensait une autre en aumône et une troisième pour l'entretien du
jardin. Quand ses fils héritèrent de lui le jardin, ils déclarèrent: «Notre
père était un idiot en donnant aux pauvres. De notre part, si nous nous
abstenons de cette aumône, nous pourrions faire une bonne
provision». Pour prix de leur mauvaise intention, Dieu les a punis en
les privant complètement de cette récolte et a tout anéanti: Le capital,
le profit et l'aumône. Il affirme cela en disant: «Voilà comment nous
châtions! Le châtiment de l'autre monde est encore plus terrifiant». Tel est
le châtiment que Dieu inflige à tout agresseur qui Lui désobéit en se
montrant avare envers autrui surtout les pauvres sans dépenser des
biens qu'il lui a octroyés et en échangeant les bienfaits de Dieu contre
l'incrédulité. Le supplice de l'au-delà sera encore plus dur si les
hommes savaient.
'inna lil-muttaqîna 'inda rabbihim jannâti-n-na'îma (34) 'afanaj'alu-1-
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muslimîna ka-l-mujrimîna (35) mâlakum kayfa tahkumna (36) 'am lakum
kitâbun fihi tadrusûna (37) 'inna lakum fîhi lamâ tahayyarûna (38) 'am
lakum 'aymânun 'alaynâ bâligatun 'ilâ yawmi-l-qiyâmati 'inna lakum
lamâ tahkumûna (39) salhum 'ayyuhum bidâlika za'îmun (40) 'am
lahum Surakâ'u falya'tû biSurakJf'ihim 'in kânû sâdiqina (41).
Ceux qui craignent Allah seront reçus par Lui dans des jardins de
félicité. (34) Traiterons-nous de la même façon les soumis et les rebelles?.
(35) Qu'est ce qui vous inspire de tels jugements?. (36) Avez-vous un livre
où il soit dit (37) que vous obtiendrez tout ce que vous désirez?. (38) Tenez-
Vous de nous 1' engagement formel que nous satisferons tous vos désirs
jusqu'au jour de la résurrection?. (39) Interroge-les: Qui est le garant d'une
telle convention?. (40) Ya-t-il des gens avec qui ils se concertent? dans ce
cas, qu'ils le présentent, s'ils sont de bonne foi. (41).
Après avoir montré le sort des propriétaires du jardin, Dieu parle
de ceux qui Le craignent qu'ils seront admis dans des jardins dont leur
félicité ne s|épuisera plus. Est-ce possible ou logique que Dieu traite
de la même façon les soumis-musulmans et les coupables- impies?
Certainement pas. Qu'ont-ils les hommes à juger ainsi? possèdent-ils
un livre où ils étudient? et où ils trouvent tout ce qui leur convient.
Avez-vous un livre révélé de Dieu que vous lisez, étudiez et
retenez, que vous laissez en héritage aux générations à venir et où
vous trouvez des décisions qui vous concernent sans aucun doute et
ce qu'il vous convient comme vous le prétendez?
«Tenez-vous de nous l'engagement formel que nous satisferons vos
désirs jusqu'au jour de la résurrection?» Êtes-vous liés à nous par un
serment grâce auquel vous obtiendrez ce que vous jugez bon?.
«Interroge-les: Qui est le garant d'une telle convention?». Si vous en avez
un garant des divinités que vous associez à Dieu parmi ces statues et
ces idoles, venez donc avec eux si vous êtes véridiques.
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yawma yukSafu 'an sâqin wa yud'awna 'ilâ-s-sujudi falâ yastati'ûna (42)
hasi'atan 'absâruhum tarhaquhum dillatun waqad kânû yud'awna 'ilâ-s-
sujûdi wa hum sâlimûna (43) fadarnî waman yukaddibu bihâdâ-l-hadîti
sanastadrijuhum man haytu lâ ya'lamûna (44) wa 'umlî lahum 'inna
kaydî matînun (45) 'am tas'aluhum 'ajran fahum mina-magramin mut-
qalûna (46) 'am 'indahumu-l-lgaybu fahum yaktubûna (47).
Le jour de la fuite éperdue (du jugement dernier), ils seront conviés à
se prosterner, mais ils ne le pourront pas. (42) Les yeux baissés et les traits
du visage avilis, tels ils seront devant Allah. Et pourtant, on les avait
conviés à se prosterner quand ils étaient en pleine santé. (43) Laisse-moi
régler leur compte à ceux qui traitent mon Livre de mensonge. Je
consommerai insensiblement leur perte sans qu'ils s'en aperçoivent. (44) Je
serai longanime avec eux, car mes moyens sont infaillibles. (45) Exiges-tu
un salaire pour prix de leur croyance? Ce salaire pourrait leur peser. (46)
Connaissent-ils le secret des mystères? s'en inspirent-ils pour écrire?. (47).
Le jour de la résurrection est inéluctable. Il apportera les affres, le
jugement et la décision finale qui départagera le sort de tous les
hommes. Abou Sa'id Al-Khoudry rapporte que Le Messager de Dieu -
qu'Allah le bénisse et le salue- a dit: «Le jour où Dieu montrera son
pied à découvert tout croyant et toute croyante se prosterneront devant
Lui. Il en restera ceux qui, dans le bas monde, se proternaient pour
être vus des autres. Ils essayeront de se prosterner mais leurs dos
seront comme une seule plaque» (Rapporté par Boukhari et Mouslim).
L'expression arabe «JL- je- ■ ' '< L fji* fut interprétée de plusieurs
façons:
- Ibn Abbas a dit qu'elle signifie les affres du jour de la
résurrection. Toutes les œuvres des hommes y seront exposées.
- C'est la situation critique que vivront les hommes en ce jour-là,
d'après Moujahed.
- Elle veut dire littéralement que le pied de Dieu sera mise à nu.
- Enfin, d'après le Prophète -qu'Allah le bénisse et le salue-, «Une
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lumière splendide éclatera et les hommes se prosterneront devant
elle».
«Les yeux baissés et les traits do visage avilis» Car ces gens-là, dans
le bas monde, se montraient très orgueilleux et se comportaient en
coupables, et ce jour-là leur situation sera tout à fait différente. En les
conviant à se prosterner, en ce monde, ils y refusaient alors qu'ils
étaient en pleine santé sans souffrir d'aucune maladie. Ainsi sera leur
cas dans l'au-delà à la seule différence c'est que, essayant de se
prosterner, ils n'y pourront plus car leurs dos seront comme une seule
plaque rigide.
«Laisse-moi régler leur compte à ceux qui traitent mon Livre de
mensonge» C'est une menace adressée à ceux qui traitent les paroles
de Dieu de mensonge. Dieu accorde à ceux-ci un délai qu'à la fin II les
saisit comme peut le faire un puissant, un omnipotent. «Je consommerai
insensiblement leur perte sans qu'ils s'en aperçoivent». Si Dieu accorde un
tel délai à ceux-là, qu'ils sachent que ceci n'est pas dû à une certaine
considération à leur égard plutôt c'est une humiliation comme II
l'affirme dans ce verset: «Croient-ils que nous les comblons de richesses et
d'enfants uniquement pour leur être agréables? Ils se trompent» [Coran
XXIII, 55-56]. La ruse de Dieu est puissante et nul n'en peut échapper.
A ce propos, il est cité dans les deux Sahih que le Messager de Dieu -
qu'Allah le bénisse et le salue- a dit: «Dieu le Très Haut accorde un
délai à l'injuste, mais quand II le saisit II ne le relâche plus». Puis il a
récité: «Voilà de quelle manière Allah punit les cités corrompues! Il leur
envoie un châtiment terrible et douloureux» [Coran XI, 102]» (Rapporté
par Boukhari et Mouslim d'après Abou Houraira) 1 ' 1 .
«Exiges-tu un salaire pour prix de leur croyance? Ce salaire pourrait
leur peser» Cela signifie: «Ô Mouhammed! Tu appelles les hommes à
Dieu -à Lui la puissance et la gloire- sans demander aucun salaire
mais tu n'espères de cet appel que la récompense auprès de ton
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Seigneur. Mais eux renient tout à cause de leur impiété et leur
opiniâtreté.
â % p& % a \ ^ & % % A
fasbir lihukmi rabbika walâ takun kasâhibi-l-hûti 'id nâdâ wa huwa
makzûmun (48) lawlâ 'an tadârakahu ni'matum mir-rabbihî la mibida
bi-l-'arâ'i wa huwa madmûmun (49) fajtabâhu rabbuhû faja'alahû mina-
s-sâlihîna (50) wa 'iy-yakâdu-l-ladîna kafarû layuzliqûnaka bi 'absârihim
lammâ sami'û-d-dikra wa yaqûlûna 'innahû lamajnûnun (SI) wamâ
huwa 'illâ dikru-l-lil-'âlamîn (52).
Soumets-toi aux décisions de ton Seigneur et n'imite pas Jonas qui
interpella Allah dans un moment de désespoir. (48) Si la grâce d'Allah ne
s'était manifestée en sa faveur, il serait resté seul sur le rivage à expier ses
fautes. (49) Son Seigneur le distingua. 11 en fit un homme vertueux. (50)
Peu s'en faut que les infidèles ne te foudroient du regard quand ils
entendent réciter le Coran. Ils disent: «C'est un possédé». (51) Le Coran
n'est qu'une leçon pour l'univers. (52) .
Patiente ô Mouhammed, lui ordonne Dieu, car Je jugerai entre
vous et la bonne fin est réservée à toi et à ceux qui t'auront suivi «-
N'imite pas Jonas» qui s'en allait courroucé contre son peuple. Il prit le
large, fut pris par une baleine après un tirage au sort, entendit la
glorification de Dieu du fond des océans, et s'écria alors: «Il n'y a de
Dieu que Toi! Gloire à Toi - Oui, j'étais au nombre des injustes». Dieu
l'a sauvé et l'a préservé de l'affliction. C'est de cette façon que Dieu
sauve les croyants. Car s'il n'était pas de ceux qui glorifient Dieu, il
serait resté dans le ventre de la baleine juslqu'au jour de la
résurrection. Jonas: «interpella Allah dans un moment de désespoir» et
son cri atteignit le Trône. Les anges dirent alors: «Seigneur, c'est une
voix connue et faible qui provient d'un endroit lointain». Dieu leur
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demanda: «Connaissez-vous cet homme?» - Non, répondirent-ils. C'est
Jonas, répliqua le Seigneur. - Seigneur, c'est Ton serviteur Jonas dont
ses œuvres ne cessent de monter au ciel et ses supplications
exaucées - Oui. - Ne vas-Tu pas lui faire miséricorde et le débarrasser
de cette affliction?. Dieu ordonna alors à la baleine de le jeter sur le
rivage sur une terre nue. «Son Seigneur le distingua. H en fit un homme
vertueux». Le Messager de Dieu -qu'Allah le bénisse et le salue- a dit à
cet égard: «Il ne convient à personne de dire que je suis meilleur que
Younos Ben Matta» (Jonas fils de Matthieu).
«Peu s'en faut que les infidèles ne te foudroient du regard» en te
jalousant à cause de leur haine contre toi. Mais Dieu te protège et te
sauve.
La majorité des ulémas ont déduit de ce verset que le mauvais
œil est une réalité incontestable, en se référant aussi à certains
hadiths prophétiques dont nous allons citer quelques uns.
- Mouslim rapporte d'après Ibn Abbas que le Messager de Dieu -
qu'Allah le bénisse et le salue- a dit: «Le mauvais œil est une réalité. S'il
y a une chose qui pouvait anticiper la prédestination, le mauvais œil l'aurait
devancée. Quand on demande (à celui qui fait le mauvais œil de faire ses
ablutions) , prenez de cette eau pour en donner à l'homme atteint)/ 1 1.
- Ibn Abbas rapporte que le Messager de Dieu -qu'Allah le bénisse
et le salue- demandait la protection de Al-Hassan et Ai-Hussein par
ces mots: «Je demande à Dieu de vous préserver par ses paroles
parfaites contre tout démon, tout être vénimeux et le mauvais œil». Il
disait: «C'est ainsi que faisait Ibrahim pour demander la protection de
ses deux fils Ishaq et Ismaël -que Dieu les salue-» (Rapporté par
Boukhari).
- Jaber Ben Abdullah rapporte que le Messager de Dieu -qu'Allah
le bénisse et le salue- se plaignit un jour d'une certaine maladie.
Gabriel (Jibril) vint le trouver et lui dit: «Je t'exorcise au nom de Dieu
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contre tout ce qui te nuit, contre tout jaloux et contre le mauvais œil.
Et c'est Dieu qui te guérit».
- Abou Oumama Ben Sahl Ben Hounaif rapporte que son père lui
a raconté: «Le Messager de Dieu -qu'Allah le bénisse et le salue- sortit
pour La Mecque avec ses compagnons. Arrivés près de Jouhfa, Sahl
Ben Al-Ahnaf fit une lotion. Il avait une peau très blanche. Amer Ben
Rabi'a, le frère de Bani Ouday Ben Ka'b le regarda et s'exclama: «De
toute ma vie je n'ai pas vu une peau aussi blanche que celle-ci». Sahl
tomba malade. On fit part de cet événement au Messager de Dieu -
qu'Allah le bénisse et le salue- en lui disant: «O Messager de Dieu,
Viens voir Sahl. Par Dieu il ne peut ni lever la tête ni reprendre ses
sens». Il répondit: «Accusez-vous quelqu'un de sa maladie?» On
répliqua: «C'est Amer Ben Rabi'a qui l'a atteint par le mauvais œil». Le
Messager de Dieu -qu'Allah le bénisse et le salue- convoqua alors
Amer, s'irrita contre lui et dit: «Pourquoi l'un d'entre vous cherche à
tuer son frère? Pourquoi n'as-tu pas demandé à Dieu de bénir ce que
tu as vu?» Puis il lui dit: «Va te laver». Amer se lava le visage, les
mains jusqu'aux coudes, ses genoux, les extrémités de ses pieds et
les parties intimes, mit cette eau dans un vase. On se servit de cette
eau pour le verser sur Sahl qui, aussitôt, se rétablit comme si de rien
n'était.» (Rapporté par Ahmed et Ibn Maja).
- Abdullah Ben Amr rapporte que le Messager de Dieu -qu'Allah le
bénisse et le salue- a dit: «Il n'y a ni contagion, ni ornithomancie, ni
«Hama». Le mauvais œil est une réalité» (Rapporté par Ahmed/ 11 .
N.B. Le Hama signifie un oiseau qui, en posant sur le toit d'un
homme, vient lui annoncer sa mort prochaine, ou c'est l'âme d'un tué qui
vient crier vengeance.
«Ils disent: «C'est un possédé». Les impies méprisent le Prophète -
qu'Allah le bénisse et le salue- et lui nuisent par leurs propos en disant:
«Il est vraiment un fou» en leur apportant et récitant du Coran. Dieu leur
répond que c'est un Rappel adressé aux habitants de l'univers.
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