Coran › Sourate 7 — Al-A'raaf › Verset 95
ثُمَّ بَدَّلْنَا مَكَانَ ٱلسَّيِّئَةِ ٱلْحَسَنَةَ حَتَّىٰ عَفَوا۟ وَّقَالُوا۟ قَدْ مَسَّ ءَابَآءَنَا ٱلضَّرَّآءُ وَٱلسَّرَّآءُ فَأَخَذْنَٰهُم بَغْتَةًۭ وَهُمْ لَا يَشْعُرُونَ
Hamidullah (rév. CRF 2000)Puis Nous avons changé leur mauvaise condition en y substituant le bien, au point qu'ayant grandi en nombre et en richesse, ils dirent: «La détresse et l'aisance ont touché nos ancêtres aussi.» Eh bien, Nous les avons saisis soudain, sans qu'ils s'en rendent compte.
Rashid MaachNous les avons ensuite délivrés des maux qui les accablaient que Nous avons remplacés par le bien-être et la prospérité, si bien que, s’étant multipliés et enrichis, ils se dirent : « Nos ancêtres ont également connu des jours néfastes[26] et des jours heureux. » Nous les avons alors saisis soudainement sans qu’ils s’y attendent.
Tafsirs

Al-Mukhtaṣar fī at-Tafsīr trad. officielle

Markaz at-Tafsīr (Centre d'études coraniques) — traduction officielle

Après avoir abattu sur eux le malheur et la maladie, Nous leur avons fait vivre un bien immense et une période de sécurité qui eut pour conséquence que leur nombre et leurs richesses augmentèrent. Ils dirent alors: Le mal et le bien qui nous atteignent sont des alternances que nos ancêtres ont aussi connues. Ils ne comprirent donc pas que les malheurs qu’ils avaient subis étaient l’expression de la colère d’Allah et que cela avait pour finalité qu’ils en tirent un enseignement alors que les bienfaits qui leur était accordés, avaient pour finalité de les amener graduellement à leur perte. C’est alors qu’un châtiment soudain les surpris sans qu’ils ne s’y attendent.

al-Muyassar — Le Commentaire facilité trad. IA non relue

Groupe de savants — Complex du Roi Fahd, Médine

Puis Nous avons remplacé le mauvais état par le bon : santé dans leurs corps, aisance et abondance dans leurs biens — par manière de délai, peut-être rendraient-ils grâce. Rien ne leur servit : ils ne s'exhortèrent pas, ne cessèrent pas, et dirent : « C'est l'habitude du temps sur ses gens : jour de bien, jour de mal, comme pour nos pères avant nous. » Alors Nous les saisîmes soudain par le châtiment, en pleine sécurité, l'anéantissement ne leur venant pas à l'esprit.

النص العربي — texte arabe original
ثم بدَّلنا الحالة الطيبة الأولى مكان الحالة السيئة، فأصبحوا في عافية في أبدانهم، وسَعَة ورخاء في أموالهم؛ إمهالًا لهم، ولعلهم يشكرون، فلم يُفِد معهم كل ذلك، ولم يعتبروا ولم ينتهوا عمّا هم فيه، وقالوا: هذه عادة الدهر في أهله، يوم خير ويوم شر، وهو ما جرى لآبائنا من قبل، فأخذناهم بالعذاب فجأة وهم آمنون، لا يخطر لهم الهلاك على بال.

al-Saʿdī — Taysīr al-Karīm al-Raḥmān trad. IA non relue

ʿAbd al-Raḥmān al-Saʿdī (m. 1376 H/1956)

{Puis}, si cela ne profitait pas et que leur orgueil persistât et leur tyrannie croît, {Nous avons changé le mal en bien} : Nous avons fait affluer sur eux les subsistances, rendu la santé à leurs corps et écarté d'eux les épreuves, {jusqu'à ce qu'ils aient cru} : c'est-à-dire qu'ils soient devenus nombreux, que leurs subsistances aient abondé, qu'ils se soient étendus dans la grâce et la faveur d'Allah et aient oublié les épreuves qui avaient passé sur eux. {Et ils ont dit : l'adversité et la prospérité ont touché nos pères} : c'est-à-dire c'est là une coutume constante, qui n'a cessé d'exister chez les premiers comme chez les derniers : tantôt ils sont dans la prospérité, tantôt dans l'adversité, tantôt dans la joie, tantôt dans le chagrin, selon les fluctuations du temps et l'alternance des jours. Et ils ont estimé que cela n'était ni pour l'exhortation et le rappel, ni pour les laisser aller à leur perte et blâmer — jusqu'à ce que, comblés et réjouis de ce qui leur avait été donné, la vie mondaine leur fût plus chère que jamais, Nous les saisissions par le châtiment {à l'improviste, sans qu'ils n'aient conscience} : c'est-à-dire que l'anéantissement ne leur passait pas à l'esprit ; ils pensaient qu'ils étaient capables de conserver ce qu'Allah leur avait donné, et qu'ils ne disparaîtraient ni ne s'en iraient.

النص العربي — texte arabe original
◆ V.94 يقول تعالى: {وما أرسلنا في قرية من نبيٍّ}: يدعوهم إلى عبادة الله، وينهاهم عن ما هم فيه من الشرِّ، فلم ينقادوا له؛ إلاَّ ابتلاهم الله {بالبأساءِ والضرَّاءِ}؛ أي: بالفقر والمرض وأنواع البلايا، {لعلهم}: إذا أصابتهم؛ خضعتْ نفوسُهم؛ فتضرعوا إلى الله، واستكانوا للحق. ◆ V.95 {ثم}: إذا لم يُفِدْ فيهم واستمرَّ استكبارُهم وازداد طغيانُهم، {بدَّلۡنا مكانَ السيئةِ الحسنةَ}: فأَدَرَّ عليهم الأرزاق، وعافى أبدانهم، ورفع عنهم البلايا، {حتى عَفَوۡا}؛ أي: كثروا وكثرتْ أرزاقُهم وانبسطوا في نعمة الله وفضله ونسوا ما مرَّ عليهم من البلايا ، {وقالوا قد مسَّ آباءنا الضَّرَّاءُ والسَّرَّاءُ}؛ أي: هذه عادة جارية لم تزل موجودة في الأولين واللاحقين؛ تارة يكونون في سرَّاء، وتارة في ضرَّاء، وتارة في فرح، ومرة في ترح؛ على حسب تقلُّبات الزمان وتداول الأيام، وحسبوا أنها ليست للموعظة والتذكير ولا للاستدراج والنكير، حتى إذا اغتبطوا وفرحوا بما أوتوا، وكانت الدُّنيا أسرَّ ما كانت إليهم. أخذْناهم بالعذاب {بغتةً وهم لا يشعُرون}؛ أي: لا يخطُرُ لهم الهلاك على بالٍ، وظنُّوا أنهم قادرون على ما آتاهم الله، وأنهم غير زائلين ولا منتقلين عنه.

Tafsīr al-Qurʾān al-ʿAẓīm — Ibn Kathīr trad. humaine

trad. Harkat Abdou (traduction humaine) — exégèse complète de la sourate

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