Coran › Sourate 102 — At-Takaathur › Verset 8
ثُمَّ لَتُسْـَٔلُنَّ يَوْمَئِذٍ عَنِ ٱلنَّعِيمِ
Hamidullah (rév. CRF 2000)Puis, assurément, vous serez interrogés, ce jour-là, sur les délices.
Rashid MaachVous devrez, ce Jour-là, répondre de vos jouissances terrestres[1].
Tafsirs
Al-Mukhtaṣar fī at-Tafsīr trad. officielle
Ensuite, Allah vous questionnera assurément ce Jour-là au sujet de la santé, de la richesse et d’autres bienfaits dont Il vous a fait don.
al-Muyassar — Le Commentaire facilité trad. IA non relue
Il ne fallait pas que la course aux biens vous distrait : si vous saviez avec une science certaine, vous vous en détourneriez et vous hâteriez de sauver vos âmes de la perdition. Vous verrez certes la Géhenne ; puis vous la verrez certes, sans aucun doute ; puis vous serez interrogés, au jour de la Résurrection, sur toutes les sortes de délices.
النص العربي — texte arabe original
ما هكذا ينبغي أن يلهيكم التكاثر بالأموال، لو تعلمون حق العلم لانزجرتم، ولبادرتم إلى إنقاذ أنفسكم من الهلاك. لتبصرُنَّ الجحيم، ثم لتبصرُنَّها دون ريب، ثم لتُسألُنَّ يوم القيامة عن كل أنواع النعيم.
Tafsīr al-Qurʾān al-ʿAẓīm — Ibn Kathīr trad. humaine
Hadiths cités à propos de cette sourate
Ibn Kathīr ne cite pas de hadith propre à ce verset ; voici les hadiths liés à l'ensemble de la sourate (Tafsīr Ibn Kathīr, texte arabe).
✓ صحيح مسلمchaîne de transmission incluse
Muslim dit dans son Ṣaḥīḥ : Suwayd ibn Saʿīd nous a rapporté, d'après Ḥafṣ ibn Maymara, d'après al-ʿAlāʾ, d'après son père, d'après Abū Hurayra, qui dit : Le Messager d'Allah ﷺ a dit : « Le serviteur dit : « Mon bien, mon bien ! » Or il n'a de son bien que trois [parts] : ce qu'il a mangé et épuisé, porté et usé, ou donné en aumône et fait fructifier [[Dans le manuscrit a : « فأبقى » (et conservé).]] ; tout le reste s'en va et le laisse aux gens. » Muslim est seul à l'avoir produit [[Ṣaḥīḥ Muslim no 2959.]].
النص العربي — texte arabe original
وَقَالَ مُسْلِمٌ فِي صَحِيحِهِ: حَدَّثَنَا سُوِيدُ بْنُ سَعِيدٍ، حَدَّثَنَا حَفْصُ بْنُ مَيْسَرَةَ، عَنِ الْعَلَاءِ، عَنْ أَبِيهِ عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ قَالَ: قَالَ رَسُولُ اللَّهِ ﷺ: "يَقُولُ الْعَبْدُ: مَالِي مَالِي؟ وَإِنَّمَا لَهُ مِنْ مَالِهِ ثَلَاثٌ: مَا أَكَلَ فَأَفْنَى، أَوْ لَبِسَ فَأَبْلَى، أَوْ تَصَدَّقَ فَاقْتَنَى [[في أ: "فأبقى".]] وَمَا سِوَى ذَلِكَ فَذَاهِبٌ وَتَارِكُهُ لِلنَّاسِ". تَفَرَّدَ بِهِ مسلم [[صحيح مسلم برقم (٢٩٥٩) .]] .
✓ صحيح مسلمchaîne de transmission incluse
Al-Bukhārī dit : al-Ḥumaydī nous a rapporté, d'après Sufyān, d'après ʿAbdullāh ibn Abī Bakr ibn Muḥammad ibn ʿAmr ibn Ḥazm : J'ai entendu Anas ibn Mālik dire : Le Messager d'Allah ﷺ a dit : « Trois choses suivent le mort : deux reviennent et une reste avec lui : sa famille, son bien et son œuvre le suivent ; sa famille et son bien reviennent, et son œuvre reste. »
النص العربي — texte arabe original
وَقَالَ الْبُخَارِيُّ: حَدَّثَنَا الحُمَيدي، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، حَدَّثَنَا عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي بَكْرِ بْنِ مُحَمَّدِ بْنِ عَمْرِو بْنِ حَزْمٍ، سَمِعَ أَنَسَ بْنَ مَالِكٍ يَقُولُ: قَالَ رَسُولُ اللَّهِ ﷺ: "يَتْبَعُ الْمَيِّتَ ثلاثةٌ، فَيَرْجِعُ اثْنَانِ وَيَبْقَى مَعَهُ وَاحِدٌ: يَتْبَعُهُ أَهْلُهُ وَمَالُهُ وَعَمَلُهُ، فَيَرْجِعُ أَهْلُهُ وَمَالُهُ، وَيَبْقَى عَمَلُهُ".
✓ صحيح مسلمchaîne de transmission incluse
L'imam Ahmad dit : Yaḥyā nous a rapporté, d'après Shuʿba, d'après Qatāda, d'après Anas : Le Prophète ﷺ a dit : « Le fils d'Ādam vieillit, et deux choses demeurent en lui : l'avidité et l'espoir. » Tous deux [al-Bukhārī et Muslim] l'ont produit dans les deux Ṣaḥīḥ [[Musnad (3/115) ; Ṣaḥīḥ al-Bukhārī no 6421 ; Ṣaḥīḥ Muslim no 1047.]].
النص العربي — texte arabe original
وَقَالَ الْإِمَامُ أَحْمَدُ: حَدَّثَنَا يَحْيَى، عَنْ شُعْبَةَ، حَدَّثَنَا قَتَادَةُ، عَنْ أَنَسٍ: أَنَّ النَّبِيَّ ﷺ قَالَ: "يَهْرَمُ ابْنُ آدَمَ وَتَبْقَى مِنْهُ اثْنَتَانِ: الْحِرْصُ وَالْأَمَلُ". أَخْرَجَاهُ فِي الصَّحِيحَيْنِ [[المسند (٣/١١٥) وصحيح البخاري برقم (٦٤٢١) وصحيح مسلم برقم (١٠٤٧) .]] .
✓ صحيح البخاري ; صحيح مسلمchaîne de transmission incluse
Ibn Abī Ḥātim dit : Abū Saʿīd al-Ashajj nous a rapporté, d'après Abū Usāma — Ṣāliḥ ibn Ḥayyān m'a rapporté —, d'après Ibn Burayda, au sujet de : ﴾ La course aux richesses vous a distraits ﴿, il dit : « Elle descendit au sujet de deux tribus des Anṣār, les Banū Ḥāritha et les Banū al-Ḥārith : ils rivalisèrent et comptèrent. Les uns dirent : « N'avez-vous pas chez vous l'équivalent d'untel fils d'untel, et d'untel ? » Et les autres dirent de même ; ils rivalisèrent [[Dans le manuscrit m : « وتفاخروا » (et rivalisèrent).]] par les vivants. Puis ils dirent : « Venez aux tombes. » Chacun des deux groupes se mit à dire : « N'avez-vous pas chez vous l'équivalent d'untel ? » — désignant la tombe — « et de tel autre ? » Et les autres firent de même. Allah fit alors descendre : ﴾ La course aux richesses vous a distraits, jusqu'à ce que vous visitiez les tombes ﴿. Il y avait pour vous, en ce que vous avez vu, un sujet de leçon et d'occupation. »
النص العربي — texte arabe original
وَقَالَ ابْنُ أَبِي حَاتِمٍ: حَدَّثَنَا أَبُو سَعِيدٍ الْأَشَجُّ، حَدَّثَنَا أَبُو أُسَامَةَ قَالَ: صَالِحُ بْنُ حَيَّانَ حَدَّثَنِي عَنِ ابْنِ بُرَيْدَةَ فِي قَوْلِهِ: ﴿أَلْهَاكُمُ التَّكَاثُرُ﴾ قَالَ: نَزَلَتْ فِي قَبِيلَتَيْنِ مِنْ قَبَائِلِ الْأَنْصَارِ، فِي بَنِي حَارِثَةَ وَبَنِي الْحَارِثِ، تَفَاخَرُوا وَتَكَاثَرُوا، فَقَالَتْ إِحْدَاهُمَا: فِيكُمْ مثلُ فُلَانِ بْنِ فُلَانٍ، وَفُلَانٍ؟ وَقَالَ الْآخَرُونَ مِثْلَ ذَلِكَ، تَفَاخَرُوا [[في م: "وتفاخروا".]] بِالْأَحْيَاءِ، ثُمَّ قَالُوا: انْطَلِقُوا بِنَا إِلَى الْقُبُورِ. فَجَعَلَتْ إِحْدَى الطَّائِفَتَيْنِ تَقُولُ: فِيكُمْ مِثْلُ فُلَانٍ؟ يُشِيرُونَ إِلَى الْقَبْرِ -وَمِثْلُ فُلَانٍ؟ وَفَعَلَ الْآخَرُونَ مِثْلَ ذَلِكَ، فَأَنْزَلَ اللَّهُ: ﴿أَلْهَاكُمُ التَّكَاثُرُ حَتَّى زُرْتُمُ الْمَقَابِرَ﴾ لَقَدْ كَانَ لَكُمْ فِيمَا رَأَيْتُمْ عِبْرَةٌ وَشُغْلٌ.
✓ صحيح مسلمchaîne de transmission incluse
Ibn Abī Ḥātim dit : Abū ʿAbdillāh al-Ẓahrānī nous a rapporté, d'après Ḥafṣ ibn ʿUmar al-ʿAdanī, d'après al-Ḥakam ibn Abān, d'après ʿIkrima, qui dit : Lorsque ce verset descendit : ﴾ Puis, ce jour-là, vous serez certes interrogés sur les délices ﴿, les compagnons dirent : « ô Messager d'Allah, et quels délices sont les nôtres ? Nous ne mangeons que du pain d'orge, à demi-ventre. » Allah révéla à Son Prophète ﷺ : « Dis-leur : Ne portez-vous pas des sandales, et ne buvez-vous pas de l'eau fraîche ? Cela est des délices. »
النص العربي — texte arabe original
وَقَالَ ابْنُ أَبِي حَاتِمٍ: حَدَّثَنَا أَبُو عَبْدِ اللَّهِ الظَّهْرَانِيُّ، حَدَّثَنَا حَفْصُ بْنُ عُمَرَ الْعَدَنِيُّ، عَنِ الحكم ابن أَبَانٍ، عَنْ عِكْرِمَةَ قَالَ: لَمَّا نَزَلَتْ هَذِهِ الْآيَةُ: ﴿ثُمَّ لَتُسْأَلُنَّ يَوْمَئِذٍ عَنِ النَّعِيمِ﴾ قَالَتِ الصَّحَابَةُ: يَا رَسُولَ اللَّهِ، وَأَيُّ نَعِيمٍ نَحْنُ فِيهِ، وَإِنَّمَا نَأْكُلُ فِي أَنْصَافِ بُطُونِنَا خُبْزَ الشَّعِيرِ؟ فَأَوْحَى اللَّهُ إِلَى نَبِيِّهِ ﷺ: قُلْ لَهُمْ: أَلَيْسَ تَحْتَذُونَ النِّعَالَ، وَتَشْرَبُونَ الْمَاءَ الْبَارِدَ؟ فَهَذَا مِنَ النَّعِيمِ.
✓ صحيح مسلمchaîne de transmission incluse
Ibn Abī Ḥātim dit : Abū Zurʿa nous a rapporté, d'après Ibrāhīm ibn Mūsā, d'après Muḥammad ibn Sulaymān ibn al-Aṣbahānī, d'après Ibn Abī Laylā — je pense [que c'est] d'après ʿĀmir —, d'après Ibn Masʿūd, d'après le Prophète ﷺ, au sujet de Sa parole : ﴾ [[Puis [[Addition du manuscrit a.]],]] ce jour-là, vous serez certes interrogés sur les délices ﴿, il dit : « La sécurité et la santé. » [[ʿAbdullāh ibn Aḥmad l'a rapporté dans les additions au Zuhd no 855, via Muḥammad ibn Sulaymān al-Aṣbahānī, selon [cette chaîne].]]
النص العربي — texte arabe original
وَقَالَ ابْنُ أَبِي حَاتِمٍ: حَدَّثَنَا أَبُو زُرْعَةَ، حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ بْنُ مُوسَى، أَخْبَرَنَا مُحَمَّدُ بْنُ سُلَيْمَانَ بْنِ الْأَصْبَهَانِيِّ، عَنِ ابْنِ أَبِي لَيْلَى -أَظُنُّهُ عَنْ عَامِرٍ-عَنِ ابْنِ مَسْعُودٍ، عَنِ النَّبِيِّ ﷺ فِي قَوْلِهِ: ﴿ [ثُمَّ] [[زيادة من أ.]] لَتُسْأَلُنَّ يَوْمَئِذٍ عَنِ النَّعِيمِ﴾ قَالَ: "الْأَمْنُ وَالصِّحَّةُ" [[ورواه عبد الله بن أحمد في زوائد الزهد برقم (٨٥٥) من طريق محمد بن سليمان الأصبهاني، به.]] .