Coran › Sourate 108 — Al-Kawthar › Verset 3
إِنَّ شَانِئَكَ هُوَ ٱلْأَبْتَرُ
Hamidullah (rév. CRF 2000)Celui qui te hait sera certes, sans postérité.
Rashid MaachC’est celui qui te voue de la haine qui sera sans postérité[2].
Tafsirs

Al-Mukhtaṣar fī at-Tafsīr trad. officielle

Markaz at-Tafsīr (Centre d'études coraniques) — traduction officielle

Celui qui te hais est celui à qui aucun bien ne sera plus accordé et qui lorsqu’il sera mentionné dans la postérité, sera mentionné en mal.

al-Muyassar — Le Commentaire facilité trad. IA non relue

Groupe de savants — Complex du Roi Fahd, Médine

Celui qui te hait, toi et la guidée et la lumière que tu apportes, est le tronqué dans sa postérité, coupé de tout bien.

النص العربي — texte arabe original
إن مبغضك ومبغض ما جئت به من الهدى والنور، هو المنقطع أثره، المقطوع من كل خير.

Tafsīr al-Qurʾān al-ʿAẓīm — Ibn Kathīr trad. humaine

trad. Harkat Abdou (traduction humaine) — exégèse complète de la sourate

Lire l'exégèse complète de la sourate (trad. Harkat) →

Hadiths cités à propos de cette sourate

Ibn Kathīr ne cite pas de hadith propre à ce verset ; voici les hadiths liés à l'ensemble de la sourate (Tafsīr Ibn Kathīr, texte arabe).

✓ صحيح مسلمchaîne de transmission incluse
Quant à la parole d'Allah, qu'Il soit exalté : ﴾ Nous t'avons accordé l'abondance (al-Kawthar) ﴿ — il a été dit plus haut dans ce hadith que c'est un fleuve au Paradis. L'imam Ahmad l'a rapporté par une autre voie, d'après Anas : ʿAffān nous a rapporté, d'après Ḥammād, d'après Thābit, d'après Anas, qui récita ce verset [[Dans le manuscrit m : « هذه السورة » (cette sourate).]] : ﴾ Nous t'avons accordé l'abondance ﴿ et dit : Le Messager d'Allah ﷺ a dit : « J'ai reçu le Kawthar : c'est un fleuve qui coule, non creusé, dont les rives sont des dômes de perles. J'y plongeai ma main dans sa terre : son musc est odorant, et ses galets sont des perles. » [[Musnad (2/247).]]
النص العربي — texte arabe original
فَأَمَّا قَوْلُهُ تَعَالَى: ﴿إِنَّا أَعْطَيْنَاكَ الْكَوْثَرَ﴾ فَقَدْ تَقَدَّمَ فِي هَذَا الْحَدِيثِ أَنَّهُ نَهْرٌ فِي الْجَنَّةِ. وَقَدْ رَوَاهُ الْإِمَامُ أَحْمَدُ مِنْ طَرِيقٍ أُخْرَى، عَنْ أَنَسٍ فَقَالَ: حدثنا عفان، حدثنا حماد، أخبرنا ثابت، عَنْ أَنَسٍ أَنَّهُ قَرَأَ هَذِهِ الْآيَةَ [[في م: "هذه السورة".]] ﴿إِنَّا أَعْطَيْنَاكَ الْكَوْثَرَ﴾ قَالَ: قَالَ رَسُولُ اللَّهِ ﷺ: "أعطيتُ الْكَوْثَرَ، فَإِذَا هُوَ نَهَرٌ يَجْرِي، وَلَمْ يُشق شَقًّا، وَإِذَا حَافَّتَاهُ قِبَابُ اللُّؤْلُؤِ، فَضَرَبْتُ بِيَدِي فِي تُرْبَتِهِ، فَإِذَا مِسْكُهُ ذَفَرة، وَإِذَا حَصَاهُ اللُّؤْلُؤُ" [[المسند (٢/٢٤٧) .]]
✓ صحيح البخاريchaîne de transmission incluse
Ibn Jarīr dit : Aḥmad ibn Abī Sarij [[Dans le manuscrit a : « شريح » (Sharīḥ).]] nous a rapporté, d'après Abū Ayyūb al-ʿAbbāsī, d'après Ibrāhīm ibn Saʿd, d'après Muḥammad ibn ʿAbdillāh, neveu d'Ibn Shihāb, d'après son père, d'après Anas, qui dit : On interrogea le Messager d'Allah ﷺ sur le Kawthar ; il dit : « C'est un fleuve qu'Allah m'a donné au Paradis : sa terre est du musc, son eau [[Addition du manuscrit a.]] plus blanche que le lait et plus douce que le miel ; des oiseaux aux cous comme les cous des chameaux y viennent. » Abū Bakr dit : « ô Messager d'Allah, ils sont donc tendres [à manger] ? » Il dit : « Leur chair est plus tendre encore. » [[Tafsīr al-Ṭabarī (30/209).]]
النص العربي — texte arabe original
وَقَالَ ابْنُ جَرِيرٍ: حَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ أَبِي سُرَيج [[في أ: "شريح".]] حَدَّثَنَا أَبُو أَيُّوبَ الْعَبَّاسِيُّ، حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ بْنُ سَعْدٍ، حَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، ابْنُ أَخِي ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ أَنَسٍ قال: سُئل رسول اللَّهِ ﷺ عَنِ الْكَوْثَرِ، فَقَالَ: "هُوَ نَهْرٌ أَعْطَانِيهِ اللَّهُ فِي الْجَنَّةِ، تُرَابُهُ مِسْكٌ، [مَاؤُهُ] [[زيادة من أ.]] أَبْيَضُ مِنَ اللَّبَنِ، وَأَحْلَى مِنَ الْعَسَلِ، تَرِدُهُ طَيْرٌ أَعْنَاقُهَا مِثْلُ أَعْنَاقِ الجُزُر". فَقَالَ أَبُو بَكْرٍ: يَا رَسُولَ اللَّهِ، إِنَّهَا لِنَاعِمَةٌ؟ قَالَ: "أَكْلُهَا أَنْعَمُ مِنْهَا". [[تفسير الطبري (٣٠/٢٠٩) .]]
✓ صحيح البخاريchaîne de transmission incluse
Abū Kurayb nous a rapporté, d'après ʿUmar ibn ʿUbayd, d'après ʿAṭāʾ, d'après Saʿīd ibn Jubayr, d'après Ibn ʿAbbās, qui dit : « Le Kawthar est un fleuve au Paradis : ses deux rives sont d'or et d'argent ; il coule sur du rubis et des perles ; son eau est plus blanche que la neige et plus douce que le miel. »
النص العربي — texte arabe original
حَدَّثَنَا أَبُو كُرَيب، حَدَّثَنَا عُمَرُ بْنُ عُبَيْدٍ، عَنْ عَطَاءٍ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ جُبَيْرٍ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ قَالَ: الْكَوْثَرُ: نَهْرٌ فِي الْجَنَّةِ، حَافَّتَاهُ ذَهَبٌ وَفِضَّةٌ، يَجْرِي عَلَى الْيَاقُوتِ وَالدُّرِّ، مَاؤُهُ أَبْيَضُ مِنَ الثَّلْجِ وَأَحْلَى مِنَ الْعَسَلِ.
✓ صحيح البخاريchaîne de transmission incluse
Ibn Jarīr dit : Ibn al-Barqī m'a rapporté, d'après Ibn Abī Maryam, d'après Muḥammad ibn Jaʿfar ibn Abī Kathīr — Ḥarām ibn ʿUthmān m'a informé —, d'après ʿAbd al-Raḥmān al-Aʿraj, d'après Usāma ibn Zayd : Le Messager d'Allah ﷺ vint un jour chez Ḥamza ibn ʿAbd al-Muṭṭalib et ne le trouva pas. Il interrogea sa femme à son sujet — elle était des Banū al-Najjār — ; elle dit : « Il est sorti à l'instant, ô Prophète d'Allah, se dirigeant vers toi ; je pense qu'il t'a manqué dans quelque ruelle des Banū al-Najjār. Ne veux-tu pas entrer, ô Messager d'Allah ? » Il entra ; elle lui présenta du ḥays [gâteau de dattes], et il en mangea. Elle dit : « ô Messager d'Allah, que cela te soit profitable et agréable ! Je venais justement vouloir te féliciter : Abū ʿUmāra m'a appris qu'il t'a été donné un fleuve au Paradis appelé le Kawthar. » Il dit : « Oui — et sa plaine, c'est-à-dire son lit, est de rubis et de corail, de jade et de perles. » » [[Tafsīr al-Ṭabarī (30/210).]]
النص العربي — texte arabe original
وَقَالَ ابْنُ جَرِيرٍ: حَدَّثَنِي ابْنُ الْبَرْقِيِّ، حَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي مَرْيَمَ، حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ جَعْفَرِ بْنِ أَبِي كَثِيرٍ، أَخْبَرَنِي حَرَام بْنُ عُثْمَانَ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ الْأَعْرَجِ، عَنْ أُسَامَةَ بْنِ زَيْدٍ: أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ ﷺ أَتَى حَمْزَةَ بْنَ عَبْدِ الْمُطَّلِبِ يَوْمًا فَلَمْ يَجِدْهُ، فَسَأَلَ امْرَأَتَهُ عَنْهُ -وَكَانَتْ مِنْ بَنِي النَّجَّارِ-فَقَالَتْ: خَرَجَ يَا نَبِيَّ اللَّهِ آنِفًا عَامِدًا نَحْوَكَ، فَأَظُنُّهُ أَخْطَأَكَ فِي بَعْضِ أَزِقَّةِ بَنِي النَّجَّارِ، أَوَلَا تدخلُ يَا رَسُولَ اللَّهِ؟ فَدَخَلَ، فَقَدَّمَتْ إِلَيْهِ حَيْسًا، فَأَكَلَ مِنْهُ، فَقَالَتْ: يَا رَسُولَ اللَّهِ، هَنِيئًا لَكَ وَمَرِيئًا، لَقَدْ جئتَ وَأَنَا أُرِيدَ أَنْ آتِيَكَ فأهْنيك وأمْريك؛ أَخْبَرَنِي أَبُو عُمَارَةَ أَنَّكَ أُعْطِيتَ نَهْرًا فِي الْجَنَّةِ يُدْعَى الْكَوْثَرَ. فَقَالَ: "أَجَلْ، وَعَرَضُهُ -يَعْنِي أَرْضَهُ-يَاقُوتٌ وَمَرْجَانٌ، وَزَبَرْجَدٌ وَلُؤْلُؤٌ". [[تفسير الطبري (٣٠/٢١٠) .]]