Coran › Sourate 11 — Hud › Verset 9
وَلَئِنْ أَذَقْنَا ٱلْإِنسَٰنَ مِنَّا رَحْمَةًۭ ثُمَّ نَزَعْنَٰهَا مِنْهُ إِنَّهُۥ لَيَـُٔوسٌۭ كَفُورٌۭ
Hamidullah (rév. CRF 2000)Et si Nous faisons goûter à l'homme une grâce de Notre part, et qu'ensuite Nous la lui arrachons, le voilà désespéré et ingrat.
Rashid MaachSi Nous retirons à l’homme une grâce que Nous lui avions accordée, le voilà en proie au désespoir et plein d’ingratitude.
Tafsirs

Al-Mukhtaṣar fī at-Tafsīr trad. officielle

Markaz at-Tafsīr (Centre d'études coraniques) — traduction officielle

Si Nous accordions à l’être humain un de Nos bienfaits comme la santé ou la richesse puis que Nous le lui retirions, il désespèrerait de la miséricorde d’Allah et renierait avec vigueur Ses dons.

al-Muyassar — Le Commentaire facilité trad. IA non relue

Groupe de savants — Complex du Roi Fahd, Médine

Si Nous donnons à l'homme de Notre part une faveur — santé, sécurité et autre — puis la lui retirons, le voilà désespéré de la miséricorde de Allah, ingrat des faveurs dont Allah l'a gratifié.

النص العربي — texte arabe original
ولئن أعطينا الإنسان مِنّا نعمة من صحة وأمن وغيرهما، ثم سلبناها منه، إنه لَشديد اليأس من رحمة الله، جَحود بالنعم التي أنعم الله بها عليه.

al-Saʿdī — Taysīr al-Karīm al-Raḥmān trad. IA non relue

ʿAbd al-Raḥmān al-Saʿdī (m. 1376 H/1956)

{9 ـ 10} Allah — exalté soit-Il — informe de la nature de l'homme : ignorant, injuste. Quand Allah lui fait goûter de Sa miséricorde — santé, subsistance, enfants et autres — puis la lui retire, il se soumet au désespoir et cède à l'abandon : il n'espère plus la récompense d'Allah, ne pense pas qu'Allah la lui rendra, ou son pareil, ou mieux ; et quand Il lui fait goûter une miséricorde après une adversité qui l'a touché, il se réjouit, excède, croit que ce bien durera, et dit : {dhahabati s-sayyi'ātu ʿannī innahu la-fariḥun fakhūr} [les maux se sont éloignés de moi} — se réjouissant de ce qui convient à sa passion, tirant fierté des faveurs d'Allah sur les serviteurs d'Allah — ce qui le porte à l'insolence, l'excès, la complaisance, l'orgueil envers les créatures, le mépris et le dédain d'elles : quel défaut est plus grave ?! ◆ V.11 Telle est la nature de l'homme comme telle — sauf qui Allah a guidé et tiré de ce vil caractère vers son contraire : ceux qui ont fait endurer leurs âmes dans l'adversité sans désespérer, et dans l'aisance sans excéder, et fait les œuvres pies, devoirs et surérogatoires. {ulā'ika lahum maghfiratun} [ceux-là ont un pardon] de leurs péchés, dont tout craint s'éloigne, {wа ajrun kabīr} [et une immense récompense] : obtenir les jardins des délices où sont ce que désirent les âmes et dont jouissent les yeux.

النص العربي — texte arabe original
{9 ـ 10} يخبر تعالى عن طبيعة الإنسان أنه جاهلٌ ظالمٌ: بأنَّ الله إذا أذاقه منه رحمةً كالصحة والرزق والأولاد ونحو ذلك، ثم نزعها منه؛ فإنَّه يستسلم لليأس وينقادُ للقنوط؛ فلا يرجو ثوابَ الله ولا يخطُرُ بباله أنَّ الله سيردُّها أو مثلها أو خيراً منها عليه، وأنَّه إذا أذاقه رحمةً من بعد ضرَّاء مسَّتْه، أنه يفرح ويَبْطَرُ ويظنُّ أنه سيدوم له ذلك الخير ويقول:{ذَهَبَ السيئاتُ عنِّي إنَّه لفرحٌ فخورٌ}؛ أي: يفرح بما أوتي مما يوافق هوى نفسه، فخورٌ بنعم الله على عباد الله، وذلك يحمله على الأشر والبطر والإعجاب بالنفس والتكبُّر على الخلق واحتقارهم وازدرائهم، وأيُّ عيبٍ أشدُّ من هذا؟! ◆ V.11 وهذه طبيعة الإنسان من حيث هو؛ إلا مَنْ وفَّقه الله وأخرجه من هذا الخُلُق الذميم إلى ضدِّه، وهم الذين صبَّروا أنفسهم عند الضراءِ فلم ييأسوا، وعند السراء فلم يبطروا، وعملوا الصالحات من واجبات ومستحبَّات. {أولئك لهم مغفرة}؛ لذنوبهم يزول بها عنهم كل محذور، {وأجر كبير}؛ وهو الفوز بجناتِ النعيم التي فيها ما تشتهيه الأنفس، وتلذُّ الأعين.

Tafsīr al-Qurʾān al-ʿAẓīm — Ibn Kathīr trad. humaine

trad. Harkat Abdou (traduction humaine) — exégèse complète de la sourate

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