al-Saʿdī — Taysīr al-Karīm al-Raḥmān
Verset 1
Elle est mecquoise. Au nom d'Allah, le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux. Abū Lahab était l'oncle du Prophète — paix et bénédiction sur lui —, et il lui fut d'une hostilité et d'une nuisance extrêmes : ni religion en lui, ni égard à la parenté — qu'Allah le rende vil ! Allah le blâma de ce blâme immense, opprobre sur lui jusqu'au Jour de la résurrection, disant : ◆ V.1 {Que périssent les deux mains d'Abū Lahab !} — elles ont perdu, il est misérable —, {et qu'il périsse} : il n'a pas gagné. ◆ V.2 {Sa richesse ne lui a servi de rien}, celle qu'il détenait et qui l'a enorgueilli, ni {ce qu'il a acquis} : rien n'a détourné de lui le châtiment d'Allah quand il descendit sur lui. ◆ V.3–5 {Il brûlera dans un feu de flamme} : le Feu l'enveloppera de tous côtés, lui {et sa femme, porteuse de bois} — elle aussi fut d'une nuisance extrême au Messager d'Allah — paix et bénédiction sur lui — : avec son mari elle coopérait au péché et à l'agression, semait le mal, s'employait de tout son possible à nuire au Messager — paix et bénédiction sur lui —, et chargeait sur son dos les fautes, comme qui amasse du bois ; une corde de fibre [masad] lui est préparée au cou. On dit aussi : elle portera dans le Feu le bois à son mari, une corde de fibre au cou. En tout cas, cette sourate est un signe éclatant d'Allah : Allah la fit descendre alors qu'Abū Lahab et sa femme n'étaient pas morts, et Il annonça qu'ils seraient châtiés dans le Feu nécessairement — il s'ensuit qu'ils n'embrasseront pas l'islam. Il advint comme l'annonça le Connaisseur de l'invisible et du visible.