Hamidullah (rév. CRF 2000)Que périssent les deux mains d'Abû-Lahab et que lui-même périsse.
Rashid MaachQue soit perdu Abou Lahab ! Et il est bel et bien perdu.
Cause de révélation — Asbāb al-Nuzūl
Asbāb al-Nuzūl trad. IA non relue
Abū al-Ḥasan ʿAlī al-Wāḥidī (m. 468 H/1075)
Aḥmad ibn al-Ḥasan al-Ḥīrī nous a informés : Ḥājib ibn Aḥmad nous a informés ; Muḥammad ibn Ḥammād nous a rapporté ; Abū Muʿāwiya nous a rapporté, d'après al-Aʿmash, d'après ʿAmr ibn Murra, d'après Saʿīd ibn Jubayr, d'après Ibn ʿAbbās, qui dit : Un jour, l'Envoyé d'Allāh ﷺ gravit le mont al-Ṣafā et cria : « Ô malheur du matin ! [ya ṣabāḥāh, cri d'alarme] » Quraysh se rassembla auprès de lui et lui dit : « Qu'as-tu ? » Il dit : « Que diriez-vous si je vous annonçais que l'ennemi vous surprendra au matin ou au soir — ne me croiriez-vous pas ? » Ils dirent : « Si. » Il dit : « Je suis pour vous un avertisseur, en avant d'un châtiment terrible. » Abū Lahab dit : « Perdition sur toi ! Est-ce pour cela que tu nous as tous convoqués ? » Allāh, le Puissant et Majestueux, fit alors descendre : « Que périssent les deux mains d'Abū Lahab, et qu'il périsse lui-même ! » — jusqu'à la fin de la sourate.
Al-Bukhārī l'a rapporté d'après Muḥammad ibn Salām, d'après Abū Muʿāwiya.
Saʿīd ibn Muḥammad al-ʿAdl nous a informés : Abū ʿAlī ibn Abī Bakr al-Faqīh [le juriste] nous a informés ; ʿAlī ibn ʿAbd Allāh ibn Mubashshir al-Wāsiṭī nous a rapporté ; Abū al-Ashʿath Aḥmad ibn al-Miqdām nous a rapporté ; Yazīd ibn Zurayʿ nous a rapporté, d'après al-Kalbī, d'après Abū Ṣāliḥ, d'après Ibn ʿAbbās, qui dit : L'Envoyé d'Allāh ﷺ se leva et dit : « Ô gens de Ghālib, ô gens de Luʾayy, ô gens de Murra, ô gens de Kilāb, ô gens de Quṣayy, ô gens de ʿAbd Manāf ! Je ne possède pour vous rien de la part d'Allāh, ni aucune part de ce bas monde — sinon que vous disiez : il n'y a de divinité qu'Allāh. » Abū Lahab dit : « Perdition sur toi ! Est-ce pour cela que tu nous as convoqués ? » Allāh le Très-Haut fit alors descendre : « Que périssent les deux mains d'Abū Lahab. »
Abū Isḥāq al-Muqrīʾ nous a informés : ʿAbd Allāh ibn Ḥāmid nous a informés ; Makkī ibn ʿAbdān nous a informés ; ʿAbd Allāh ibn Hāshim nous a rapporté ; ʿAbd Allāh ibn Numayr nous a rapporté ; al-Aʿmash nous a rapporté, d'après ʿAbd Allāh ibn Murra, d'après Saʿīd ibn Jubayr, d'après Ibn ʿAbbās, qui dit : Lorsqu'Allāh le Très-Haut fit descendre : « Avertis tes proches parents, les plus intimes » [al-Shuʿarāʾ : 214], l'Envoyé d'Allāh ﷺ se rendit à al-Ṣafā et le gravit, puis il cria : « Ô malheur du matin ! » Les gens se rassemblèrent auprès de lui : les uns venaient en personne, les autres envoyaient leur messager. Il dit : « Ô Banū ʿAbd al-Muṭṭalib, ô Banū Fihr, ô Banū Luʾayy ! Si je vous annonçais qu'une cavalerie au pied de cette montagne veut fondre sur vous, me croiriez-vous ? » Ils dirent : « Oui. » Il dit : « Je suis pour vous un avertisseur, en avant d'un châtiment terrible. » Abū Lahab dit : « Perdition sur toi pour le reste du jour ! Ne nous as-tu convoqués que pour cela ? » Allāh le Très-Haut fit alors descendre : « Que périssent les deux mains d'Abū Lahab, et qu'il périsse lui-même ! »
Markaz at-Tafsīr (Centre d'études coraniques) — traduction officielle
Que les mains de `Abû Lahab, l’oncle paternel du Prophète, soient perdues pour ses agissements, puisqu’il persécutait le Prophète, et qu’il soit déçu.
al-Muyassar — Le Commentaire facilité trad. IA non relue
Groupe de savants — Complex du Roi Fahd, Médine
Nom de la sourate
• Elle fut nommée « Al-Masad » car elle y mentionne le masad : une corde tordue de fibres de palmier.
Des buts de la sourate
• La réprimande d'Abū Lahab pour le mal qu'il fit au Prophète ﷺ et la menace contre lui pour cela, et la menace contre son épouse pour son soutien à son mari et sa haine du Prophète ﷺ — consolation du Prophète ﷺ face aux objections et au mal que son peuple lui inflige, et exposé que les biens amassés par l'homme ne lui servent en rien s'il contredit l'ordre d'Allah et de Son messager ﷺ.
[Commentaire]
Que les deux mains d'Abū Lahab périssent, et qu'il soit malheureux pour le mal qu'il fit au messager d'Allah Muhammad ﷺ — et la ruine d'Abū Lahab s'est réalisée.
النص العربي — texte arabe original
تسمية السورة
• سميت المسد؛ لذكر ه فيها، وهو: حبل مفتول من ليف.
من مقاصد السورة
• زجرُ أبي لهبٍ على إيذائه للنبي ﷺ، ووعيدُه على ذلك، ووعيدُ امرأته على انتصارها لزوجها وبغضها للنبي ﷺ؛ تسليةً للنبي ﷺ عمّا يقع له من قومه من اعتراضٍ وأذى، وبيانُ أنه لا يغني عن الإنسان ما اكتسب من مالٍ مع مخالفته أمرَ الله وأمرَ رسوله ﷺ.
[التفسير]
خسرت يدا أبي لهب وشقي بإيذائه رسول الله محمدًا ﷺ، وقد تحقق خسران أبي لهب.
al-Saʿdī — Taysīr al-Karīm al-Raḥmān trad. IA non relue
ʿAbd al-Raḥmān al-Saʿdī (m. 1376 H/1956)
Elle est mecquoise.
Au nom d'Allah, le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux.
Abū Lahab était l'oncle du Prophète — paix et bénédiction sur lui —, et il lui fut d'une hostilité et d'une nuisance extrêmes : ni religion en lui, ni égard à la parenté — qu'Allah le rende vil ! Allah le blâma de ce blâme immense, opprobre sur lui jusqu'au Jour de la résurrection, disant :
◆ V.1 {Que périssent les deux mains d'Abū Lahab !} — elles ont perdu, il est misérable —, {et qu'il périsse} : il n'a pas gagné.
◆ V.2 {Sa richesse ne lui a servi de rien}, celle qu'il détenait et qui l'a enorgueilli, ni {ce qu'il a acquis} : rien n'a détourné de lui le châtiment d'Allah quand il descendit sur lui.
◆ V.3–5 {Il brûlera dans un feu de flamme} : le Feu l'enveloppera de tous côtés, lui {et sa femme, porteuse de bois} — elle aussi fut d'une nuisance extrême au Messager d'Allah — paix et bénédiction sur lui — : avec son mari elle coopérait au péché et à l'agression, semait le mal, s'employait de tout son possible à nuire au Messager — paix et bénédiction sur lui —, et chargeait sur son dos les fautes, comme qui amasse du bois ; une corde de fibre [masad] lui est préparée au cou. On dit aussi : elle portera dans le Feu le bois à son mari, une corde de fibre au cou. En tout cas, cette sourate est un signe éclatant d'Allah : Allah la fit descendre alors qu'Abū Lahab et sa femme n'étaient pa… lire le passage entier →
النص العربي — texte arabe original
وهي مكية
بِسْمِ اللَّهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيمِ
أبو لهبٍ هو عمُّ النبيِّ - صلى الله عليه وسلم -، وكان شديد العداوة والأذيَّة له ؛ فلا فيه دين له، ولا حميَّةٌ للقرابة، قبَّحه الله، فذمَّه الله بهذا الذَّمِّ العظيم، الذي هو خزيٌ عليه إلى يوم القيامة، فقال:
◆ V.1 {تَبَّتۡ يَدا أبي لَهَبٍ}؛ أي: خسرت يداه وشقي، {وتبَّ}: فلم يربح.
◆ V.2 {ما أغنى عنه مالُه}: الذي كان عنده؛ فأطغاه ، ولا {ما كسبَ}: فلم يردَّ عنه شيئاً من عذاب الله إذ نزل به.
{3 ـ 5}{سيصلى ناراً ذات لهبٍ}؛ أي: ستحيط به النَّار من كلِّ جانبٍ، هو {وامرأتُه حَمَّالةَ الحطبِ}: وكانت أيضاً شديدة الأذيَّة لرسول الله - صلى الله عليه وسلم -؛ تتعاون هي وزوجها على الإثم والعدوان، وتلقي الشرَّ، وتسعى غاية ما تقدر عليه في أذيَّة الرسول - صلى الله عليه وسلم -، وتجمع على ظهرها الأوزار ؛ بمنزلة من يجمع حطباً، قد أعدَّ له في عنقه حبلاً {من مسدٍ}؛ أي: من ليف، أو أنها تحمل في النار الحطب على زوجها متقلِّدةً في عنقها حبلاً من مسدٍ.
وعلى كلٍّ؛ ففي هذه السورة آيةٌ باهرةٌ من آيات الله؛ فإنَّ الله أنزل هذه السورة وأبو لهب وامرأته لم يهلكا، وأخبر أنَّهما سيعذَّبان في النار ولا بدَّ، ومن لازم ذلك أنَّهما لا يسلمان، فوقع كما أخبر عالم الغيب والشهادة.
* * *
Tafsīr al-Qurʾān al-ʿAẓīm — Ibn Kathīr trad. humaine
trad. Harkat Abdou (traduction humaine) — exégèse complète de la sourate
Ibn Kathīr ne cite pas de hadith propre à ce verset ; voici les hadiths liés à l'ensemble de la sourate (Tafsīr Ibn Kathīr, texte arabe).
✓ صحيح البخاريchaîne de transmission incluse
Al-Bukhārī dit : Muḥammad ibn Salām nous a rapporté, d'après Abū Muʿāwiya, d'après al-Aʿmash, d'après ʿAmr ibn Murra, d'après Saʿīd ibn Jubayr, d'après Ibn ʿAbbās : Le Prophète ﷺ sortit vers al-Baṭḥāʾ, gravit la montagne et cria : « Au secours, au matin ! » Quraysh se rassembla à lui. Il dit : « Que diriez-vous si je vous annonçais que l'ennemi vous surprendra au matin ou au soir, me croiriez-vous ? » Ils dirent : « Oui. » Il dit : « Je suis pour vous un avertisseur d'un châtiment terrible. » Abū Lahab dit : « Est-ce pour cela que tu nous as rassemblés ? Ruine sur toi ! » Allah fit alors descendre : ﴾ Que périssent les deux mains d'Abū Lahab, et qu'il périsse lui-même ﴿, jusqu'à la fin de la sourate [[Ṣaḥīḥ al-Bukhārī no 4972.]].