Coran › Sourate 16 — An-Nahl › Verset 106
مَن كَفَرَ بِٱللَّهِ مِنۢ بَعْدِ إِيمَٰنِهِۦٓ إِلَّا مَنْ أُكْرِهَ وَقَلْبُهُۥ مُطْمَئِنٌّۢ بِٱلْإِيمَٰنِ وَلَٰكِن مَّن شَرَحَ بِٱلْكُفْرِ صَدْرًۭا فَعَلَيْهِمْ غَضَبٌۭ مِّنَ ٱللَّهِ وَلَهُمْ عَذَابٌ عَظِيمٌۭ
Hamidullah (rév. CRF 2000)Quiconque a renié Allah après avoir cru... - sauf celui qui y a été contraint alors que son cœur demeure plein de la sérénité de la foi - mais ceux qui ouvrent délibérément leur cœur à la mécréance, ceux-là ont sur eux une colère d'Allah et ils ont un châtiment terrible.
Rashid MaachCeux qui renient Allah après avoir cru en Lui, ouvrant délibérément leurs cœurs à l’impiété - non ceux qui abjurent sous la contrainte, alors que leurs cœurs restent fermement attachés à la foi -, ceux-là sont voués à la colère d’Allah et à d’affreux tourments
Tafsirs

Al-Mukhtaṣar fī at-Tafsīr trad. officielle

Markaz at-Tafsīr (Centre d'études coraniques) — traduction officielle

Celui qui mécroit en Allah après avoir eu la foi –excepté celui qui prononce des paroles de mécréance sous la contrainte mais dont le cœur est sereinement attaché à la foi et empli de certitude– ouvre délibérément son cœur à la mécréance qu’il choisit au détriment de la foi et s’y soumet avec des paroles, est un apostat. Les apostats subiront la colère et un châtiment terrible.

al-Muyassar — Le Commentaire facilité trad. IA non relue

Groupe de savants — Complex du Roi Fahd, Médine

Ne forge le mensonge que qui prononce la parole de mécréance et apostasie après sa foi : sur eux la colère de Allah — sauf qui fut contraint de prononcer la mécréance, la prononçant par crainte de mort, le cœur affermi sur la foi : nul blâme sur lui. Mais quiconque prononce la mécréance le cœur y trouvant quiétude : sur eux une terrible colère de Allah et un immense châtiment — pour avoir préféré ce monde et son ornement à l'au-delà et sa rétribution ; Allah ne guide pas les mécréants vers le vrai.

النص العربي — texte arabe original
إنما يفتري الكذب مَن نطق بكلمة الكفر وارتدَّ بعد إيمانه، فعليهم غضبٌ من الله، إلا مَن أُرغم على النطق بالكفر، فنطق به خوفًا من الهلاك، وقلبه ثابت على الإيمان، فلا لوم عليه، لكن مَن نطق بالكفر واطمأن قلبه إليه، فعليهم غضب شديد من الله، ولهم عذاب عظيم؛ وذلك بسبب إيثارهم الدنيا وزينتَها، وتفضيلِهم إياها على الآخرة وثوابِها، وأن الله لا يوفِّق الكافرين للحق والصواب.

al-Saʿdī — Taysīr al-Karīm al-Raḥmān trad. IA non relue

ʿAbd al-Raḥmān al-Saʿdī (m. 1376 H/1956)

Le Très-Haut informe de l'horrible état de quiconque a mécru en Lui après sa foi : aveugle après avoir vu, revenu à l'égarement après la guidée, la poitrine ouverte à la mécréance, satisfait et tranquille en elle : sur eux est la violente colère du Seigneur miséricordieux — quand Il Se courrouce, rien ne tient devant Sa colère, et toute chose Se courrouce contre eux. {Et ils ont un supplice immense}, d'extrême dureté — et de plus permanent. C'est qu'{ils ont préféré la vie immédiate à l'au-delà} : ils sont retombés sur leurs talons, en convoitant quelque fange de ce monde, la désirant et dédaignant le bien de l'au-delà. Ayant choisi la mécréance sur la foi, Allah leur refusa la guidée et ne les guida pas — la mécréance est leur portrait : Il scella leurs cœurs, où n'entre aucun bien, et leur ouïe et leurs vues, où ne passe rien de ce qui leur profite et parvient à leurs cœurs : l'insouciance les couvrit, l'abandon les cercla, et ils furent privés de la miséricorde d'Allah qui embrasse toute chose — elle leur vint, ils la refusèrent ; elle leur fut présentée, ils ne l'accueillirent pas.

النص العربي — texte arabe original
{106 ـ 108} يخبر تعالى عن شناعة حال مَن كَفَرَ به من بعد إيمانه فعمي بعدما أبصر، ورجع إلى الضلال بعدما اهتدى، وشَرَحَ صدرَه بالكفر راضياً به مطمئنًّا: أنَّ لهم الغضبَ الشديدَ من الربِّ الرحيم، الذي إذا غَضِبَ؛ لم يَقُمْ لغضبِهِ شيء وغضب عليهم كلُّ شيء. {ولهم عذابٌ عظيمٌ}؛ أي: في غاية الشدَّة، مع أنَّه دائمٌ أبداً. وذلك أنَّهم {استحبُّوا الحياة الدُّنيا على الآخرة}: حيث ارتدُّوا على أدبارهم؛ طمعاً في شيء من حطام الدُّنيا، ورغبةً فيه، وزهداً في خير الآخرة. فلمَّا اختاروا الكفر على الإيمان؛ منعهم الله الهداية، فلم يهدِهم؛ لأنَّ الكفر وصفُهم، فطبع على قلوبهم؛ فلا يدخُلُها خيرٌ، وعلى سمعهم وعلى أبصارهم؛ فلا ينفذُ منها ما ينفعهم ويصل إلى قلوبهم، فشملتْهم الغفلةُ وأحاط بهم الخِذْلان وحُرِموا رحمة الله التي وسعت كلَّ شيء، وذلك أنَّها أتتهم فردُّوها وعُرِضَتْ عليهم فلم يقبَلوها. ◆ V.109 {لا جرم أنهم في الآخرة هم الخاسرون}: الذين خسروا أنفسهم وأموالهم وأهليهم يوم القيامة، وفاتهم النعيمُ المقيمُ، وحصلوا على العذاب الأليم، وهذا بخلاف من أُكْرِه على الكفر وأُجْبِر عليه، وقلبُهُ مطمئنٌ بالإيمان راغبٌ فيه؛ فإنَّه لا حرج عليه ولا إثم، ويجوزُ له النُّطق بكلمة الكفر عند الإكراه عليها. ودلَّ ذلك على أنَّ كلام المكره على الطلاق أو العتاق أو البيع أو الشراء أو سائر العقود أنَّه لا عبرةَ به ولا يترتَّب عليه حكمٌ شرعيٌّ؛ لأنَّه إذا لم يعاقَبْ على كلمة الكفر إذا أكره عليها؛ فغيرُها من باب أولى وأحرى.

Tafsīr al-Qurʾān al-ʿAẓīm — Ibn Kathīr trad. humaine

trad. Harkat Abdou (traduction humaine) — exégèse complète de la sourate

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