قَالُوا۟ مَآ أَخْلَفْنَا مَوْعِدَكَ بِمَلْكِنَا وَلَٰكِنَّا حُمِّلْنَآ أَوْزَارًۭا مِّن زِينَةِ ٱلْقَوْمِ فَقَذَفْنَٰهَا فَكَذَٰلِكَ أَلْقَى ٱلسَّامِرِىُّ
Hamidullah (rév. CRF 2000)Ils dirent: «Ce n'est pas de notre propre gré que nous avons manqué à notre engagement envers toi. Mais nous fûmes chargés de fardeaux d'ornements du peuple (de Pharaon); nous les avons donc jetés (sur le feu) tout comme le Sâmirî les a lancés.
Rashid MaachIls dirent : « Nous n’avons pas manqué à notre parole de notre plein gré. Mais nous étions chargés de bijoux appartenant aux Egyptiens que Nous avons jetés au feu, comme le fit le Samiri. »
Al-Mukhtaṣar fī at-Tafsīr trad. officielle
Markaz at-Tafsīr (Centre d'études coraniques) — traduction officielle
Les compatriotes de Moïse répondirent: Ô Moïse, nous n’avons pas manqué délibérément à cette promesse. Nous y avons plutôt été contraints. En effet, nous avons rassemblé quantité de bijoux appartenant aux gens de Pharaon et les avons jetés dans un trou afin de nous en défaire mais le Samaritain jeta par-dessus de la terre provenant du sabot de la jument de Gabriel.
al-Muyassar — Le Commentaire facilité trad. IA non relue
Groupe de savants — Complex du Roi Fahd, Médine
Ils dirent : « Nous n'avons pas manqué à notre promesse de plein gré : on nous a chargé des parures du peuple de Pharaon, nous les avons jetées — le Sāmirī y jeta aussi ce qu'il portait de la trace du sabot du cheval de Gabriel. »
النص العربي — texte arabe original
قالوا: يا موسى ما أخلفنا موعدك باختيارنا، ولكنّا حُمِّلنا أثقالًا مِن حليِّ قوم فرعون، فألقيناها في حفرة فيها نار بأمر السامري، فكذلك ألقى السامري ما كان معه من تربة حافر فرس جبريل عليه السلام.
al-Saʿdī — Taysīr al-Karīm al-Raḥmān trad. IA non relue
ʿAbd al-Raḥmān al-Saʿdī (m. 1376 H/1956)
C'est-à-dire qu'ils lui dirent : nous n'avons pas fait ce fait délibérément et de notre propre maîtrise, mais la cause en fut que nous fûmes interdits des parures du peuple qui étaient chez nous — ils avaient, dit-on, emprunté beaucoup de joyaux aux Coptes, sortirent avec eux, les jetèrent et les réunirent au départ de Mūsā pour le consulter à son retour. Le Sāmirī avait vu, au jour de la noyade, la trace du Messager, et son âme lui enjoliva de prendre une poignée de sa trace, et que s'il la jetait sur quelque chose, il vivrait — tentation et épreuve. Il la jeta sur ce veau qu'il avait façonné en forme de veau : le veau bougea et eut mugissement et voix, et ils dirent : Mūsā est allé chercher son dieu — le voici, il l'avait oublié.
النص العربي — texte arabe original
{87 ـ 88} أي: قالوا له: ما فعلنا الذي فعلنا عن تعمُّدٍ منَّا وملكٍ منَّا لأنفسنا، ولكن السبب الداعي لذلك أنَّنا تأثَّمنا من زينة القوم التي عندنا، وكانوا فيما يَذْكُرون استعاروا حُلِيًّا كثيراً من القبط، فخرجوا وهو معهم، وألقوه وجمعوه حين ذهب موسى ليراجعوه فيه إذا رجع، وكان السامريُّ قد بصر يومَ الغرق بأثر الرسول، فسوَّلت له نفسُه أن يأخُذَ قبضةً من أثرِهِ، وأنَّه إذا ألقاها على شيءٍ حَيِيَ فتنة وامتحاناً، فألقاها على ذلك العجل الذي صاغه بصورة عجل، فتحرَّك العجلُ وصار له خُوارٌ وصوتٌ، وقالوا: إنَّ موسى ذهب يطلُبُ ربَّه، وهو هاهنا، فنسِيَه.
◆ V.89 وهذا من بلادتهم وسخافة عقولهم؛ حيث رأوا هذا الغريب الذي صار له خُوارٌ بعد أن كان جماداً، فظنُّوه إله الأرض والسماوات، أفلا يَرَوْنَ أنَّ العجل لا {يرجِعُ إليهم قولاً}؛ أي: لا يتكلَّم ويراجعهم ويراجعونه، {ولا يملكُ لهم ضرًّا ولا نفعاً}؛ فالعادم للكمال والكلام والفعال لا يستحقُّ أن يُعْبَدَ، وهو أنقصُ من عابديه؛ فإنَّهم يتكلَّمون ويقدِرون على بعض الأشياء من النفع والدفع بإقدارِ الله لهم.