ضَرَبَ لَكُم مَّثَلًۭا مِّنْ أَنفُسِكُمْ ۖ هَل لَّكُم مِّن مَّا مَلَكَتْ أَيْمَٰنُكُم مِّن شُرَكَآءَ فِى مَا رَزَقْنَٰكُمْ فَأَنتُمْ فِيهِ سَوَآءٌۭ تَخَافُونَهُمْ كَخِيفَتِكُمْ أَنفُسَكُمْ ۚ كَذَٰلِكَ نُفَصِّلُ ٱلْءَايَٰتِ لِقَوْمٍۢ يَعْقِلُونَ
Hamidullah (rév. CRF 2000)Il vous a cité une parabole de vous-mêmes: Avez-vous associé vos esclaves à ce que Nous vous avons attribué en sorte que vous soyez tous égaux [en droit de propriété] et que vous les craignez [autant] que vous vous craignez mutuellement? C'est ainsi que Nous exposons Nos versets pour des gens qui raisonnent.
Rashid MaachAllah vous propose une parabole tirée de vous-mêmes. Accepteriez-vous que certains de vos esclaves soient associés, à part égale, aux biens que Nous vous avons attribués au point que vous les redouteriez de la même manière que vous craignez les hommes libres[7] ? C’est ainsi que Nous exposons clairement Nos arguments à des gens capables de raisonner.
Al-Mukhtaṣar fī at-Tafsīr trad. officielle
Markaz at-Tafsīr (Centre d'études coraniques) — traduction officielle
Ô polythéistes, Allah vous énonce une parabole ayant pour objet un exemple de vous-mêmes: Avez-vous un associé qui, parmi vos esclaves, possède vos biens à égalité avec vous et dont vous redoutez qu'il prenne la part qu'il possède comme peut le faire un associé libre ? Acceptez-vous qu’un de vos esclaves soit votre associé ? Il ne fait aucun doute que non. Il est donc à plus forte raison exclu qu’Allah ait un associé parmi Ses créatures et Ses serviteurs dans Son Royaume. C’est par cette parabole et d’autres que Nous explicitons les arguments et les preuves à l’attention des gens doués de raison car ce sont eux qui en tirent profit.
al-Muyassar — Le Commentaire facilité trad. IA non relue
Groupe de savants — Complex du Roi Fahd, Médine
Il vous a proposé de vous-mêmes une parabole : avez-vous des associés parmi vos esclaves dans ce que Nous vous avons attribué, tels que vous y soyez égaux et que vous les craigniez comme vous craigniez vos égaux ? Ainsi exposons-Nous les signes pour un peuple qui comprend.
النص العربي — texte arabe original
ضرب الله مثلًا لكم -أيها المشركون- من أنفسكم: هل لكم من عبيدكم وإمائكم مَن يشارككم في رزقكم، وترون أنكم وإياهم متساوون فيه، تخافونهم كما تخافون الأحرار الشركاء في مقاسمة أموالكم؟ إنكم لن ترضوا بذلك، فكيف ترضون بذلك في جنب الله بأن تجعلوا له شريكًا من خلقه؟ بمثل هذا البيان نبيِّن البراهين والحجج لأصحاب العقول السليمة الذين ينتفعون بها.
al-Saʿdī — Taysīr al-Karīm al-Raḥmān trad. IA non relue
ʿAbd al-Raḥmān al-Saʿdī (m. 1376 H/1956)
Voici une parabole qu'Allah frappe pour la laideur de l'association et son enlaidissement — une parabole prise de vous-mêmes, qui n'exige ni enquête ni voyage ni exercice de l'imagination. {Avez-vous, parmi ce que possèdent vos mains, des associés en ce que Nous vous avons donné ?} — quelqu'un de vos esclaves et de vos servantes participe-t-il à votre subsistance, au point que vous les teniez, vous et eux, à égalité — {que vous les craigniez comme vous vous craignez vous-mêmes ?} comme les libres associés de fait, dont on craint le partage et l'attribution de chaque chose à son état ? Il n'en est rien : nul de ce que possèdent vos mains n'est votre associé en ce qu'Allah, exalté soit-Il, vous a donné — et ce, alors que ce n'est pas vous qui les avez créés et nourris, et qu'ils sont vos possessions pareils à vous. Comment agréez-vous de donner à Allah un associé de Sa création, de le mettre à Son rang et à Son égal dans l'adoration, vous qui n'agréez pas l'égalité de vos possessions avec vous ?! Voilà une des choses les plus étonnantes, et la plus démonstrative de la sottise de qui a pris un associé avec Allah : ce qu'il a pris est néant évanoui, nul égal d'Allah et n'ayant rien de l'adoration. {Ainsi détaillons-Nous les signes}, en les éclaircissant par leurs paraboles, {pour un peuple qui comprend} les réalités et connaît. Quant à qui ne comprend pas : fussent-les les signes d… lire le passage entier →
النص العربي — texte arabe original
◆ V.28 هذا مثلٌ ضربَه الله لِقُبح الشرك وتهجينه، مثلاً من أنفسكم لا يحتاجُ إلى حلٍّ وترحال وإعمال الجِمال. {هل لكم ممَّا ملكتۡ أيمانُكم من شُرَكاء فيما رَزَقۡناكم}؛ أي: هل أحدٌ من عبيدكم وإمائِكم الأرقاءِ يشارِكُكم في رزقكم، وتَرَوْنَ أنَّكم وهم فيه على حدٍّ سواء. {تخافونَهم كخيفَتِكم أنفسَكُم}؛ أي: كالأحرار الشركاء في الحقيقة، الذين يُخاف من قسمه واختصاص كل شيء بحاله؟! ليس الأمر كذلك؛ فإنَّه ليس أحدٌ مما ملكت أيمانُكم شريكاً لكم فيما رَزَقَكم الله تعالى، هذا؛ ولستُم الذين خَلَقْتُموهم ورزَقْتُموهم، وهم أيضاً مماليكُ مثلُكم؛ فكيفَ تَرْضَوْنَ أن تجعلوا لله شريكاً من خلقه، وتجعلونَه بمنزلتِهِ وعديلاً له في العبادة، وأنتُم لا تَرْضَوْنَ مساواة مماليككم لكم؟! هذا من أعجب الأشياء، ومن أدلِّ شيءٍ على سَفَهِ من اتَّخذ شريكاً مع الله، وأنَّ ما اتَّخذه باطل مضمحلٌّ، ليس مساوياً لله ولا له من العبادة شيء. {كذلك نفصِّلُ الآيات}: بتوضيحها بأمثلتها {لقوم يَعۡقِلونَ}: الحقائقَ ويعرِفون. وأمَّا مَنْ لا يعقِلُ؛ فلو فُصلت له الآياتُ وبينتْ له البيِّناتُ؛ لم يكن له عقلٌ يبصِرُ به ما تبيَّن، ولا لبٌّ يعقِل به ما توضَّح؛ فأهلُ العقول والألباب هم الذين يُساق إليهم الكلام، ويوجَّه الخطاب.
◆ V.29 وإذا عُلِمَ من هذا المثال أنَّ من اتَّخذ من دون الله شريكاً يعبُدُه ويتوكَّل عليه في أموره؛ فإنه ليس معه من الحقِّ شيءٌ؛ فما الذي أوجبَ لهم الإقدامَ على أمرٍ باطل توضَّح بطلانُه وظهر برهانُه؟ أوجب لهم ذلك اتِّباع الهوى، فلهذا قال:{بل اتَّبَعَ الذين ظَلَموا أهواءَهم بغيرِ علم}: هويت أنفسُهم الناقصةُ التي ظهر من نقصها ما تعلَّق به هواها أمراً يجزِمُ العقل بفسادِهِ والفِطَرُ بردِّه بغير علم دلَّهم عليه ولا برهان قادَهُم إليه، {فمن يهدي مَن أضلَّ الله}؛ أي: لا تعجبوا من عدم هدايتهم؛ فإنَّ الله تعالى أضلَّهم بظلمهم، ولا طريقَ لهداية من أضلَّ الله؛ لأنَّه ليس أحدٌ معارضاً لله أو منازعاً له في ملكه، {ومالهم من ناصِرينَ}: ينصُرونَهم حين تحقُّ عليهم كلمةُ العذاب، وتنقطِعُ بهم الوصل والأسباب.