Hamidullah (rév. CRF 2000)Allah n'a pas placé à l'homme deux cœurs dans sa poitrine. Il n'a point assimilé à vos mères vos épouses [à qui vous dites en les répudiant]: «Tu es [aussi illicite] pour moi que le dos de ma mère». Il n'a point fait de vos enfants adoptifs vos propres enfants. Ce sont des propos [qui sortent] de votre bouche. Mais Allah dit la vérité et c'est Lui qui met [l'homme] dans la bonne direction.
Rashid MaachDe même qu’Allah n’a pas placé deux cœurs dans la poitrine d’un seul homme, de même Il n’a pas fait de vos épouses des mères pour vous, épouses que vous répudiez pourtant en affirmant qu’elles vous sont interdites comme le sont vos propres mères. Et Il n’a pas fait des enfants que vous adoptez vos véritables enfants[1]. Simples allégations qui ne reposent sur rien. Allah, quant à Lui, énonce la vérité et indique le droit chemin.
Tafsirs
Al-Mukhtaṣar fī at-Tafsīr trad. officielle
Markaz at-Tafsīr (Centre d'études coraniques) — traduction officielle
Tout comme Allah n’a pas n’a pas créé deux cœurs dans la poitrine d’un homme, Il n’a pas donné le même degré d’interdiction aux épouses et aux mères, ni n’a donné aux fils adoptifs le même degré de parenté qu’aux fils biologiques. Le ẓihâr( ), qui consiste à ce que l’époux déclare que son épouse lui est désormais illicite, ainsi que le tabannî (l’adoption plénière) sont deux traditions de la période préislamique que l’Islam a abrogées. Le ẓihâr et le tabannî ne sont au final que des paroles que vous prononcez et qui n’ont aucune réalité puisque vos épouses ne sont pas vos mères et les fils que vous adoptez n’ont aucun lien de parenté avec vous.
al-Muyassar — Le Commentaire facilité trad. IA non relue
Groupe de savants — Complex du Roi Fahd, Médine
Allah n'a donné à aucun homme deux cœurs dans sa poitrine ; Il n'a pas fait de vos épouses, d'avec qui vous vous êtes séparés par la formule du ẓihār, [des interdits] au titre de l'interdit — car le ẓihār consiste à dire à son épouse : « Tu es [aussi illicite] pour moi que le dos de ma mère » ; au temps de l'ignorance, c'était une répudiation, et Allah a établi que l'épouse ne devient en aucun cas une mère — et Il n'a pas fait des enfants adoptés des fils sur le plan légal : le ẓihār et l'adoption n'ont aucune réalité quant à l'interdit perpétuel. L'épouse répudiée par ẓihār n'est pas une mère par son interdit, pas plus que la filiation ne s'établit par l'adoption, quand on dit de l'enfant adopté : « C'est mon fils » : ce sont des paroles en bouche sans réalité, qui ne sont pas prises en compte. Allah, glorifié soit-Il, dit la vérité et clarifie à Ses serviteurs Sa voie, les guidant vers le chemin du bon sens.
النص العربي — texte arabe original
ما جعل الله لأحد من البشر من قلبين في صدره، وما جعل زوجاتكم اللاتي تظاهرون منهن - في الحرمة - كحرمة أمهاتكم، (والظِّهار: أن يقول الرجل لامرأته: أنت عليَّ كظهر أمي، وقد كان هذا طلاقًا في الجاهلية، فبيَّن الله أن الزوجة لا تصير أُمًّا بحال)، وما جعل الله الأولاد المتَبَنَّيْنَ أبناء في الشرع، بل إن الظهار والتبني لا حقيقة لهما في التحريم الأبدي، فلا تكون الزوجة المظاهَر منها كالأم في الحرمة، ولا يثبت النسب بالتبني من قول الشخص للدَّعِيِّ: هذا ابني، فهو كلام بالفم لا حقيقة له، ولا يُعتَدُّ به، والله سبحانه يقول الحق ويبيِّن لعباده سبيله، ويرشدهم إلى طريق الرشاد.
al-Saʿdī — Taysīr al-Karīm al-Raḥmān trad. IA non relue
ʿAbd al-Raḥmān al-Saʿdī (m. 1376 H/1956)
Allah, exalté soit-Il, reprend Ses serviteurs de parler de ce qui n'a pas de réalité parmi les dires — Allah, exalté soit-Il, ne l'a pas fait comme ils disent : cette parole de vous est mensonge et forfaiture, dont découlent des interdits de la loi. C'est une règle générale pour parler de toute chose et annoncer la survenance et l'existence de ce qu'Allah, exalté soit-Il, n'a pas fait ; mais Il particularise ces choses mentionnées pour leur survenance et le grand besoin de les exposer : {Allah n'a pas fait pour un homme deux cœurs dans sa cavité} : cela n'existe pas — gardez-vous de dire de quiconque qu'il a deux cœurs dans sa cavité, vous seriez menteurs sur la création divine. {Et Il n'a pas fait vos épouses dont vous vous écartez par le ẓihār [répudiation jurée : « tu es pour moi comme le dos de ma mère »]}, quand l'un de vous dit à son épouse : tu es pour moi comme le dos de ma mère, ou comme ma mère — Allah ne les a pas faites {vos mères} : ta mère est celle qui t'a enfanté et est devenue des femmes celle qui t'est la plus sacrée et interdite, et ton épouse t'est la plus licite des femmes : comment compares-tu l'un des deux contradictoires à l'autre ? Cela ne se peut — comme Allah, exalté soit-Il, dit : {ceux d'entre vous qui s'écartent de leurs épouses par le ẓihār — elles ne sont pas leurs mères ; leurs mères ne sont que celles qui les ont enfantés ; ils disent certes un… lire le passage entier →
النص العربي — texte arabe original
◆ V.4 يعاتِبُ تعالى عبادَه عن التكلُّم بما لا حقيقةَ له من الأقوال، ولم يجعلْه الله تعالى كما قالوا؛ فإنَّ ذلك القول منكم كذبٌ وزورٌ يترتَّب عليه منكراتٌ من الشرع، وهذه قاعدةٌ عامةٌ في التكلُّم في كلِّ شيء والإخبار بوقوع ووجود ما لَمْ يَجْعَلْه الله تعالى، ولكن خصَّ هذه الأشياء المذكورة لوقوعها وشدة الحاجة إلى بيانها، فقال:{ما جَعَلَ الله لرجل مِن قَلۡبَيۡنِ في جَوۡفِهِ}: هذا لا يوجد؛ فإيَّاكم أن تقولوا عن أحدٍ: إنَّ له قلبينِ في جوفه، فتكونوا كاذبين على الخلقة الإلهية، {وما جعل أزواجَكم اللاَّئي تظاهِرون منهنَّ}: بأن يقولَ أحدكم لزوجتِهِ أنتِ عليَّ كظهر أمي أو كأمي؛ فما جعلهنَّ الله {أمَّهاتِكم}: أمُّك مَنْ وَلَدَتْكَ وصارتْ أعظم النساءِ عليك حرمةً وتحريماً، وزوجتُك أحلُّ النساء لك؛ فكيف تشبِّه أحد المتناقضين بالآخر؟! هذا أمرٌ لا يجوز؛ كما قال تعالى:{الذين يُظاهِرون منكم مِن نسائِهِم ما هنَّ أمَّهاتِهم إنۡ أمهاتُهم إلا اللاَّئي وَلَدۡنَهُمۡ وإنَّهم ليقولون مُنكراً من القول وزوراً}.{وما جَعَلَ أدۡعِياءَكم أبناءَكم}: والأدعياء: الولد الذي كان الرجل يدَّعيه وهو ليس له، أو يُدعى إليه بسبب تبنِّيه إيَّاه؛ كما كان الأمر في الجاهلية وأول الإسلام، فأراد الله تعالى أن يُبْطِلَه ويزيلَه، فقدَّم بين يدي ذلك بيانَ قُبحه، وأنَّه باطلٌ وكذبٌ، وكل باطلٍ وكذبٍ لا يوجد في شرع الله ولا يتَّصف به عبادُ الله، يقول تعالى: فالله لم يجعل الأدعياءَ الذين تَدَّعونَهم أو يُدعونَ إليكم أبناءكم؛ فإنَّ أبناءكم في الحقيقة مَنْ وَلَدْتُموهم وكانوا منكم، وأمَّا هؤلاء الأدعياء من غيركم؛ فلا جعل الله هذا كهذا، {ذلكم}: القول الذي تقولون في الدَّعِيِّ: إنَّه ابنُ فلان الذي ادَّعاه، أو والده فلان، {قولُكم بأفواهِكم}؛ أي: قولٌ لا حقيقةَ له ولا معنى له، {واللهُ يقولُ الحقَّ}؛ أي: اليقين والصدق؛ فلذلك أمركم باتِّباعه على قوله وشرعِهِ؛ فقولُه حقٌّ، وشرعُهُ حقٌّ، والأقوال والأفعال الباطلة لا تُنسب إليه بوجه من الوجوه، وليست من هدايته؛ لأنه لا يَهْدي إلاَّ إلى السبيل المستقيمة والطرق الصادقة، وإنْ كان ذلك واقعاً بمشيئتِهِ؛ فمشيئته عامَّةٌ لكلِّ ما وجد من خيرٍ وشرٍّ.
◆ V.5 ثم صرح لهم بترك الحالة الأولى المتضمِّنة للقول الباطل، فقال:{ادۡعوهُم}؛ أي: الأدعياء {لآبائِهِم}: الذين ولدوهم {هو أقسطُ عند الله}؛ أي: أعدلُ وأقوم وأهدى، {فإن لم تَعلَموا آباءَهم}: الحقيقيين {فإخوانكم في الدين وَمَواليكُم}؛ أي:إخوتكم في دين الله ومواليكم في ذلك؛ فادْعوهم بالأخوة الإيمانيَّة الصادقة والموالاة على ذلك؛ فترك الدعوة إلى من تبنَّاهم حَتْمٌ لا يجوز فعلها، وأما دعاؤهم لآبائهم؛ فإنْ علموا؛ دعوا إليهم، وإن لم يعلموا؛ اقتُصِر على ما يُعْلَمُ منهم، وهو أخوة الدين والموالاة؛ فلا تظنُّوا أنَّ حالة عدم علمكم بآبائهم عذرٌ في دعوتهم إلى مَن تبنَّاهم؛ لأن المحذور لا يزول بذلك.{وليس عليكم جُناحٌ فيما أخطأتُم به}: بأنْ سَبَقَ على لسان أحدِكم دعوتُهُ إلى مَنْ تبنَّاه؛ فهذا غير مؤاخذٍ به، أو علم أبوه ظاهراً فدعوتُموه إليه، وهو في الباطن غير أبيه ؛ فليس عليكم في ذلك حَرَجٌ إذا كان خطأ. {ولكنۡ} يؤاخِذُكُم بما تعمَّدَتْ قلوبُكُم من الكلام بما لا يجوزُ. {وكان الله غفوراً رحيماً}: غفر لكم ورحمكم؛ حيث لم يعاقِبْكم بما سَلَفَ، وسمح لكم بما أخطأتُم به، ورحِمَكُم؛ حيث بين لكم أحكامَه التي تُصْلِحُ دينَكم ودُنياكم؛ فله الحمد تعالى.
Tafsīr al-Qurʾān al-ʿAẓīm — Ibn Kathīr trad. humaine
trad. Harkat Abdou (traduction humaine) — exégèse complète de la sourate
Extrait du Tafsīr Ibn Kathīr (texte arabe). Sans jugement énoncé = Ibn Kathīr n'a pas gradé ce hadith — il n'est jamais présenté comme authentique sans grade.
✓ صحيح مسلمchaîne de transmission incluse
L'imam Ahmad et les auteurs des Sunan — sauf al-Tirmidhī — l'ont rapporté, d'après le hadith de Sufyān al-Thawrī, d'après Salama ibn Kuhayl, d'après al-Ḥasan al-ʿUrnī, d'après Ibn ʿAbbās, qu'Allah les agrée, qui dit : Nous, les jeunes garçons des Banū ʿAbd al-Muṭṭalib, arrivâmes auprès du Messager d'Allah ﷺ sur nos ânes, venant de Jamʿ [Muzdalifa] ; il se mit à toucher nos cuisses [de caresses] en disant : « Mes petits fils, ne lapidez pas la stèle [[Dans le manuscrit f : « جمرة العقبة » (la stèle de ʿAqaba).]] avant le lever du soleil. » [[Musnad (1/311) ; Sunan Abī Dāwūd no 1940 ; Sunan al-Nasāʾī (5/270) ; Sunan Ibn Mājah no 3025.]] Abū ʿUbayd et d'autres disent : « Ubayyayya » est le diminutif de « mes fils » [[Dans les manuscrits t, f, a : « ابني » (mon fils).]]. Et c'est là un sens manifeste : cela se passait lors du Pèlerinage d'Adieu, l'an dix, et Sa parole : ﴾ Appelez-les d'après leurs pères ﴿ concerne Zayd ibn Ḥāritha, tué au jour de Muʾta l'an huit. De plus, dans le Ṣaḥīḥ de Muslim, d'après le hadith d'Abū ʿAwāna al-Waḍḍāḥ ibn ʿAbdillāh al-Yashkurī, d'après al-Jaʿd Abū ʿUthmān al-Baṣrī, d'après Anas ibn Mālik, qu'Allah l'agrée, qui dit : Le Messager d'Allah ﷺ me dit : « ô mon fils. »