Hamidullah (rév. CRF 2000)Et si deux groupes de croyants se combattent, faites la conciliation entre eux. Si l'un d'eux se rebelle contre l'autre, combattez le groupe qui se rebelle, jusqu'à ce qu'il se conforme à l'ordre d'Allah. Puis, s'il s'y conforme, réconciliez-les avec justice et soyez équitables car Allah aime les équitables.
Rashid MaachSi deux groupes de croyants entrent en conflit, efforcez-vous de rétablir la paix entre eux. Si, refusant votre conciliation, l’un des deux groupes agresse injustement l’autre, combattez les agresseurs jusqu’à ce qu’ils reviennent à la loi d’Allah. S’ils y consentent, réconciliez-les avec justice et équité, car Allah aime les hommes équitables.
Tafsirs
Al-Mukhtaṣar fī at-Tafsīr trad. officielle
Markaz at-Tafsīr (Centre d'études coraniques) — traduction officielle
Lorsque deux groupes de musulmans se combattent, réconciliez-les ô croyants en les appelant à soumettre leur litige au jugement du Livre d’Allah. Si l’un des groupes refuse la réconciliation et agresse l’autre, combattez-la jusqu’à ce qu’il se résigne à accepter le jugement d’Allah et lorsqu’il l’accepte, réconciliez les deux groupes de manière juste et équitable. Soyez justes dans votre arbitrage car Allah aime ceux qui arbitrent avec justice.
al-Muyassar — Le Commentaire facilité trad. IA non relue
Groupe de savants — Complex du Roi Fahd, Médine
Si deux groupes de croyants se combattent, réconciliez-les ; si l'un opprime l'autre, combattez l'oppresseur jusqu'à ce qu'il revienne à l'ordre de Allah ; s'il revient, réconciliez-les avec équité et soyez équitables — Allah aime les équitables.
النص العربي — texte arabe original
وإن طائفتان من أهل الإيمان اقتتلوا فأصلحوا -أيها المؤمنون- بينهما بدعوتهما إلى الاحتكام إلى كتاب الله وسنة رسوله ﷺ، والرضا بحكمهما، فإن اعتدت إحدى الطائفتين وأبت الإجابة إلى ذلك، فقاتلوها حتى ترجع إلى حكم الله ورسوله، فإن رجعت فأصلحوا بينهما بالإنصاف، واعدلوا في حكمكم بأن لا تتجاوزوا في أحكامكم حكم الله وحكم رسوله، إن الله يحب العادلين في أحكامهم القاضين بين خلقه بالقسط. وفي الآية إثبات صفة المحبة لله على الحقيقة، كما يليق بجلاله سبحانه.
al-Saʿdī — Taysīr al-Karīm al-Raḥmān trad. IA non relue
ʿAbd al-Raḥmān al-Saʿdī (m. 1376 H/1956)
Ceci contient l'interdit aux croyants de s'agresser et s'entre-tuer, et que si deux factions de croyants combattent, aux autres croyants de réparer ce grand mal en réconciliant et médiatisant de la plus parfaite façon où advient la paix, empruntant les voies qui y mènent — réconciliées, tant mieux. {Si l'une des deux outrepasse l'autre, combattez celle qui outrepasse jusqu'à ce qu'elle revienne à l'ordre d'Allah} — revienne à ce qu'Allah et Son messager limitèrent : faire le bien et délaisser le mal, dont le plus grand est l'entre-tuer. Sa parole {si elle revient, réconciliez-les avec justice} : ordre de la paix et de la justice en la paix — la paix peut être sans justice, dans l'injustice et le parti pris contre l'un des deux plaideurs : ce n'est pas la paix ordonnée. Il ne faut avoir égard à l'un pour parenté, patrie ou autre but et dessein obligeant de quitter la justice. {Allah aime les équitables}, les justes dans leur jugement entre les gens et dans toutes charges assumées — y entre la justice de l'homme en sa famille et sa maisonnée en l'acquittement de leurs droits ; au ṣaḥīḥ : « les équitables seront auprès d'Allah sur des chaires de lumière : ceux qui sont justes dans leur jugement, leurs familles et ce dont ils sont chargés. »
النص العربي — texte arabe original
◆ V.9 هذا متضمِّنٌ لنهي المؤمنين عن أن يبغيَ بعضُهم على بعض ويقتلَ بعضُهم بعضاً، وأنه إذا اقتتلتْ طائفتان من المؤمنين؛ فإن على غيرهم من المؤمنين أن يتلافَوْا هذا الشرَّ الكبير بالإصلاح بينهم والتوسُّط على أكمل وجه يقع به الصلحُ ويسلكوا الطرق الموصلة إلى ذلك؛ فإن صلحتا؛ فبها ونعمت. {فإن بغتۡ إحداهُما على الأخۡرى فقاتِلوا التى تبغي حتى تفيءَ إلى أمرِ اللهِ}؛ أي: ترجع إلى ما حدَّ الله ورسولُه من فعل الخير وترك الشرِّ الذي من أعظمه الاقتتال. وقولُه:{فإن فاءتۡ فأصۡلِحوا بينَهما بالعَدۡلِ}: هذا أمرٌ بالصُّلح وبالعدل في الصلح؛ فإنَّ الصُّلح قد يوجد، ولكن لا يكون بالعدل، بل بالظُّلم والحيف على أحد الخصمين؛ فهذا ليس هو الصُّلح المأمورُ به، فيجب أن لا يراعَى أحدهما لقرابةٍ أو وطنٍ أو غير ذلك من المقاصد والأغراض، التي توجب العدول عن العدل. {إنَّ اللهَ يحبُّ المُقۡسِطينَ}؛ أي: العادلين في حكمهم بين الناس، وفي جميع الولايات التي تولوها، حتى إنه قد يدخل في ذلك عدلُ الرجل في أهله وعيالِه في أداء حقوقهم، وفي الحديث الصحيح:«المقسِطون عند الله على منابرَ من نورٍ؛ الذين يعدِلون في حكمِهم وأهليهم وما ولوا».
◆ V.10 {إنَّما المؤمنونَ إخوةٌ}: هذا عقدٌ عقدَه الله بين المؤمنين؛ أنَّه إذا وجد من أيِّ شخصٍ كان في مشرق الأرض ومغربها الإيمانُ بالله وملائكته وكتبه ورسله واليوم الآخر؛ فإنَّه أخٌ للمؤمنين أخوَّةً توجبُ أن يحبَّ له المؤمنون ما يحبُّون لأنفسهم، ويكرهوا له ما يكرهون لأنفسهم، ولهذا قال النبيُّ - صلى الله عليه وسلم - آمراً بالأخوَّة الإيمانيَّة:«لا تَحاسدوا ولا تَناجشوا ولا تَباغضوا ولا تَدابروا، وكونوا عبادَ اللهِ إخواناً. المسلمُ أخو المسلم؛ لا يظلمُه ولا يخذُلُه ولا يكذبه». متفقٌ عليه. وفيهما عن النبيِّ - صلى الله عليه وسلم -: «المؤمنُ للمؤمن كالبنيان يشدُّ بعضُه بعضاً، وشبك - صلى الله عليه وسلم - بين أصابعه».
ولقد أمر اللهُ ورسولُه بالقيام بحقوق المؤمنين بعضهم لبعض وبما يحصُلُ به التآلفُ والتوادُدُ والتواصُلُ بينهم، كل هذا تأييدٌ لحقوق بعضهم على بعض؛ فمن ذلك إذا وقع الاقتتال بينهم الموجب لتفرُّق القلوب وتباغُضها وتدابُرها؛ فَلْيُصْلِح المؤمنون بين إخوانهم، ولْيَسْعَوا فيما به يزول شَنَآنهم.
ثم أمر بالتقوى عموماً، ورتب على القيام بالتقوى وبحقوق المؤمنين الرحمةَ، فقال:{لعلَّكم تُرۡحَمونَ}، وإذا حصلت الرحمةُ؛ حصل خيرُ الدنيا والآخرة. ودلَّ ذلك على أنَّ عدم القيام بحقوق المؤمنين من أعظم حواجب الرحمة.
وفي هاتين الآيتين من الفوائد غير ما تقدم: أنَّ الاقتتال بين المؤمنين منافٍ للأخوَّة الإيمانيَّة، ولهذا كان من أكبر الكبائر. وأنَّ الإيمان والأخوَّة الإيمانيَّة لا يزولان مع وجود الاقتتال؛ كغيره من الذنوب الكبائر، التي دون الشرك، وعلى ذلك مذهب أهل السنة والجماعة. وعلى وجوب الإصلاح بين المؤمنين بالعدل. وعلى وجوب قتال البُغاة حتى يرجِعوا إلى أمر الله، وعلى أنهم لو رجعوا لغير أمرِ الله؛ بأن رجعوا على وجهٍ لا يجوز الإقرار عليه والتزامه؛ أنَّه لايجوز ذلك. وأنَّ أموالهم معصومةٌ؛ لأنَّ الله أباح دماءهم وقت استمرارهم على بَغْيِهم خاصةً دون أموالهم.
Tafsīr al-Qurʾān al-ʿAẓīm — Ibn Kathīr trad. humaine
trad. Harkat Abdou (traduction humaine) — exégèse complète de la sourate
Extrait du Tafsīr Ibn Kathīr (texte arabe). Sans jugement énoncé = Ibn Kathīr n'a pas gradé ce hadith — il n'est jamais présenté comme authentique sans grade.
✓ صحيح البخاريchaîne de transmission incluse
L'imam Ahmad dit : ʿĀrim nous a rapporté, d'après Muʿtamir, qui dit : J'ai entendu mon père rapporter qu'Anas dit : On dit au Prophète ﷺ : « Si tu rendais visite à ʿAbdullāh ibn Ubayy ? » Le Prophète d'Allah ﷺ partit à lui, monté sur un âne, et les musulmans marchaient à pied : c'était une terre salée. Lorsque le Prophète ﷺ vint à lui, il dit : « Éloigne-toi de moi ! Par Allah, l'odeur de ton âne m'a incommodé. » Un homme des Anṣār dit : « Par Allah, l'âne du Messager d'Allah sent plus agréablement que toi. » Des hommes de son peuple se fâchèrent pour ʿAbdullāh, et les compagnons de chacun des deux se fâchèrent pour lui. Il y eut entre eux des coups de rameaux de palmier, de mains et de sandales. Il nous parvint qu'il fut révélé à leur sujet : ﴾ Et si deux groupes de croyants se combattent, réconciliez-les ﴿.
Aḥmad dit : Aḥmad ibn al-Ḥajjāj nous a rapporté, d'après ʿAbdullāh — Muṣʿab ibn Thābit nous a informés —, d'après Abū Ḥāzim, qui dit : J'ai entendu Sahl ibn Saʿd al-Sāʿidī rapporter du Messager d'Allah ﷺ : « Le croyant, à l'égard des gens de la foi, est à la place de la tête à l'égard du corps : le croyant souffre pour les gens de la foi comme le corps souffre de ce qui atteint la tête. » [[Musnad (5/340) ; al-Haythamī dit dans al-Majmaʿ (8/187) : « Les rapporteurs d'Aḥmad sont ceux du Ṣaḥīḥ. »]] Il est seul à l'avoir produit ; il n'y a pas de mal dans sa chaîne.