Coran › Sourate 6 — Al-An'aam › Verset 107
وَلَوْ شَآءَ ٱللَّهُ مَآ أَشْرَكُوا۟ ۗ وَمَا جَعَلْنَٰكَ عَلَيْهِمْ حَفِيظًۭا ۖ وَمَآ أَنتَ عَلَيْهِم بِوَكِيلٍۢ
Hamidullah (rév. CRF 2000)Si Allah voulait, ils ne seraient point associateurs! Mais Nous ne t'avons pas désigné comme gardien sur eux; et tu n'es pas leur garant.
Rashid MaachSi Allah l’avait voulu, ils n’auraient jamais associé de faux dieux à Son culte. Nous ne t’avons nullement chargé de les surveiller, ni de veiller à leur salut.
Tafsirs

Al-Mukhtaṣar fī at-Tafsīr trad. officielle

Markaz at-Tafsīr (Centre d'études coraniques) — traduction officielle

Si Allah avait voulu qu’ils ne Lui associent aucune divinité, ils ne Lui auraient rien associé. Ô Messager, Nous n’avons pas fait de toi un observateur ou un contrôleur qui consigne leurs œuvres. Tu n’es qu’un messager et tu n’es tenu que de transmettre.

al-Muyassar — Le Commentaire facilité trad. IA non relue

Groupe de savants — Complex du Roi Fahd, Médine

Si Allah Très-Haut avait voulu que ces polythéistes n'associent pas, ils n'auraient pas associé ; mais Il sait ce que sera leur mauvais choix et le suivi de leurs passions dévoyées. Nous ne t'avons pas fait —ô Messager— leur surveillant pour consigner leurs actes, ni préposé à gérer leurs affaires.

النص العربي — texte arabe original
ولو شاء الله تعالى أن لا يشرك هؤلاء المشركون لما أشركوا، لكنه تعالى عليم بما سيكون من سوء اختيارهم واتباعهم أهواءهم المنحرفة. وما جعلناك -أيها الرسول- عليهم رقيبًا تحفظ عليهم أعمالهم، وما أنت بقَيِّمٍ عليهم تدبر مصالحهم.

al-Saʿdī — Taysīr al-Karīm al-Raḥmān trad. IA non relue

ʿAbd al-Raḥmān al-Saʿdī (m. 1376 H/1956)

◆ V.108 Allah interdit aux croyants une chose en soi permise, plutôt légiférée : injurier les dieux des associateurs, pris pour idoles et divinités avec Allah, auxquels on s'approche d'Allah en les avilissant et les injuriant — mais cette injure étant voie à l'injure des associateurs envers le Seigneur des mondes, dont le noble être doit être transcendant de tout défaut, atteinte, injure et attaque : Allah interdit d'injurier leurs dieux — eux défendant leur religion et s'y entêtant : toute peuplade à qui Allah a embelli son œuvre la voyant belle, la défendant par toute voie — au point d'injurier Allah Seigneur des mondes, dont la grandeur est enracinée aux cœurs des probes et des scélérats, quand les musulmans injurient leurs dieux. Mais la création entière a son retour et aboutissement à Allah au Jour de la résurrection, présentée à Lui, leurs œuvres exposées : Il les informera de ce qu'elles faisaient de bien et de mal. En ce noble verset, preuve du principe légal : les moyens sont estimés des choses auxquelles ils mènent, et les moyens de l'interdit — dussent-ils être permis — deviennent interdits s'ils mènent au mal.

النص العربي — texte arabe original
◆ V.108 ينهى الله المؤمنين عن أمر كان جائزاً بل مشروعاً في الأصل، وهو سبُّ آلهة المشركين التي اتُّخذت أوثاناً وآلهة مع الله، التي يُتَقَرَّب إلى الله بإهانتها وسبها، ولكن لمَّا كان هذا السبُّ طريقاً إلى سبِّ المشركين لربِّ العالمين، الذي يجب تنزيه جنابه العظيم عن كل عيبٍ وآفةٍ وسبٍّ وقدح؛ نهى الله عن سبِّ آلهة المشركين؛ لأنهم يحمون لدينهم ويتعصَّبون له؛ لأن كلَّ أمة زين الله لهم عملهم فرأوه حسناً وذبوا عنه ودافعوا بكل طريق، حتى إنهم يسبُّون الله ربَّ العالمين الذي رسخت عظمتُهُ في قلوب الأبرار والفجار إذا سبَّ المسلمون آلهتهم، ولكن الخلقَ كلَّهم مرجعُهم ومآلُهم إلى الله يوم القيامة، يعرَضون عليه وتعرَضُ أعمالهم، فينبِّئهم بما كانوا يعملون من خيرٍ وشرٍّ. وفي هذه الآية الكريمة دليلٌ للقاعدة الشرعيَّة، وهو أن الوسائل تُعتبر بالأمور التي توصِلُ إليها، وأن وسائل المحرم ـ ولو كانت جائزة ـ تكون محرمةً إذا كانت تفضي إلى الشرِّ.

Tafsīr al-Qurʾān al-ʿAẓīm — Ibn Kathīr trad. humaine

trad. Harkat Abdou (traduction humaine) — exégèse complète de la sourate

Lire l'exégèse complète de la sourate (trad. Harkat) →