Coran › Sourate 60 — Al-Mumtahana › Verset 1
بِسْمِ ٱللَّهِ ٱلرَّحْمَٰنِ ٱلرَّحِيمِ يَٰٓأَيُّهَا ٱلَّذِينَ ءَامَنُوا۟ لَا تَتَّخِذُوا۟ عَدُوِّى وَعَدُوَّكُمْ أَوْلِيَآءَ تُلْقُونَ إِلَيْهِم بِٱلْمَوَدَّةِ وَقَدْ كَفَرُوا۟ بِمَا جَآءَكُم مِّنَ ٱلْحَقِّ يُخْرِجُونَ ٱلرَّسُولَ وَإِيَّاكُمْ ۙ أَن تُؤْمِنُوا۟ بِٱللَّهِ رَبِّكُمْ إِن كُنتُمْ خَرَجْتُمْ جِهَٰدًۭا فِى سَبِيلِى وَٱبْتِغَآءَ مَرْضَاتِى ۚ تُسِرُّونَ إِلَيْهِم بِٱلْمَوَدَّةِ وَأَنَا۠ أَعْلَمُ بِمَآ أَخْفَيْتُمْ وَمَآ أَعْلَنتُمْ ۚ وَمَن يَفْعَلْهُ مِنكُمْ فَقَدْ ضَلَّ سَوَآءَ ٱلسَّبِيلِ
Hamidullah (rév. CRF 2000)O vous qui avez cru! Ne prenez pas pour alliés Mon ennemi et le vôtre, leur offrant l'amitié, alors qu'ils ont nié ce qui vous est parvenu de la vérité. Ils expulsent le Messager et vous-mêmes parce que vous croyez en Allah, votre Seigneur. Si vous êtes sortis pour lutter dans Mon chemin et pour rechercher Mon agrément, leur témoignerez-vous secrètement de l'amitié, alors que Je connais parfaitement ce que vous cachez et ce que vous divulguez? Et quiconque d'entre vous le fait s'égare de la droiture du sentier.
Rashid MaachVous qui croyez ! Ne vous liez pas à Mes ennemis, qui sont également les vôtres, leur offrant votre amitié alors qu’ils ont renié la vérité qui vous a été apportée et forcé le Messager et vous-mêmes à l’exil, vous reprochant uniquement de croire en Allah, votre Seigneur. Si vraiment vous avez émigré pour Ma cause et pour obtenir Mon agrément, ne leur donnez pas secrètement des marques d’amitié[1]. Je connais, en effet, aussi bien ce que vous dissimulez que ce que vous exprimez. Quiconque, parmi vous, agirait ainsi s’écarterait du droit chemin.
Cause de révélation — Asbāb al-Nuzūl

Asbāb al-Nuzūl trad. IA non relue

Abū al-Ḥasan ʿAlī al-Wāḥidī (m. 468 H/1075)

Parole du Puissant et Majestueux : « Ô vous qui croyez ! Ne prenez pas pour alliés Mon ennemi et le vôtre. » La communauté des exégètes dit : [Ce verset] descendit au sujet de Ḥāṭib ibn Abī Baltaʿa. Voici ce qui advint : Sāra, la cliente [mawlāya, esclave affranchie] d'Abū ʿAmr ibn Ṣayfī ibn Hāshim ibn ʿAbd Manāf, vint trouver l'Envoyé d'Allāh ﷺ de La Mecque à Médine tandis que l'Envoyé d'Allāh ﷺ se préparait à la conquête de La Mecque. Il lui dit : « Viens-tu en musulmane ? » Elle dit : « Non. » Il dit : « Qu'est-ce qui t'amène ? » Elle dit : « C'est vous qui êtes la famille, le clan et les maîtres ; j'ai été saisie d'un grand besoin, et je suis venue vers vous pour que vous me donniez et me vêtissiez. » Il lui dit : « Et que deviens-tu des jeunes gens de La Mecque ? » — or elle était chanteuse. Elle dit : « On n'a plus rien demandé de moi depuis la bataille de Badr. » L'Envoyé d'Allāh ﷺ exhorta alors les Banū ʿAbd al-Muṭṭalib et les Banū al-Muṭṭalib à lui faire don, et ils la vêtirent, la chargèrent [de présents] et lui donnèrent. Ḥāṭib ibn Abī Baltaʿa vint la trouver et écrivit, [pour qu'elle le portât] aux habitants de La Mecque ; il lui donna dix dinars à condition qu'elle remette la lettre aux habitants de La Mecque. Il avait écrit dans la lettre : « De Ḥāṭib ibn Abī Baltaʿa aux habitants de La Mecque : l'Envoyé d'Allāh ﷺ marche contre vous ; prenez vos précautions. » Sāra partit, et Jibrīl — sur lui la paix — descendit et informa le Prophète ﷺ de ce qu'avait fait Ḥāṭib. L'Envoyé d'Allāh ﷺ envoya alors ʿAlī, ʿAmmār, ʿUmar, al-Zubayr, Ṭalḥa, al-Miqdād ibn al-Aswad et Abū Marthad — ils étaient tous cavaliers — et leur dit : « Partez jusqu'à arriver à la prairie de Khākh : il s'y trouve une femme montée sur une litière [ʿaẓīna, chameau avec palanquin] qui porte une lettre de Ḥāṭib destinée aux polythéistes ; prenez-la-lui et laissez-la poursuivre sa route ; si elle ne vous la remet pas, frappez-lui le cou. » Ils partirent et la joignirent en ce lieu. Ils lui dirent : « Où est la lettre ? » Elle jura par Allāh qu'elle ne portait aucune lettre. Ils fouillèrent ses bagages sans y trouver de lettre et furent sur le point de revenir, mais ʿAlī dit : « Par Allāh, nous n'avons pas menti et l'on ne nous a pas menti. » Il tira son épée et dit : « Sors la lettre, sinon, par Allāh, je te dépouillerai de tes vêtements et je te frapperai le cou. » Lorsqu'elle vit qu'il était résolu, elle tira la lettre de sa tresse [de cheveux], car elle l'avait cachée dans sa chevelure. Ils la laissèrent partir et rapportèrent la lettre à l'Envoyé d'Allāh ﷺ. L'Envoyé d'Allāh ﷺ envoya quérir Ḥāṭib, qui vint. Il lui dit : « Reconnais-tu cette lettre ? » Il dit : « Oui. » Il dit : « Qu'est-ce qui t'a poussé à agir ainsi ? » Il dit : « Ô Envoyé d'Allāh, par Allāh ! Je n'ai pas mécru depuis que j'ai embrassé l'islam, je ne t'ai pas trompé depuis que je t'ai conseillé sincèrement, et je ne les ai pas aimés depuis que je les ai quittés. Mais aucun des émigrants n'était sans avoir, à La Mecque, des proches qui protégeassent sa famille ; j'étais, moi, étranger parmi eux, et ma famille se trouvait en leur sein. Je craignis pour les miens et voulus me créer un mérite auprès d'eux — alors que je savais qu'Allāh ferait descendre Son châtiment sur eux et que ma lettre ne leur serait d'aucune utilité. » L'Envoyé d'Allāh ﷺ le crut sur parole et excusa son geste, et cette sourate descendit : « Ô vous qui croyez ! Ne prenez pas pour alliés Mon ennemi et le vôtre. » ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb se leva et dit : « Laisse-moi, ô Envoyé d'Allāh, lui frapper le cou, car c'est un hypocrite. » L'Envoyé d'Allāh ﷺ dit : « Et qu'en sais-tu, ô ʿUmar ? Peut-être Allāh S'est-Il penché sur les gens de Badr et leur a-t-Il dit : Faites ce que vous voulez, Je vous ai pardonné. » Abū Bakr Aḥmad ibn al-Ḥasan ibn ʿAmr nous a informés : Muḥammad ibn Yaʿqūb nous a rapporté ; al-Rabīʿ nous a rapporté ; al-Shāfiʿī nous a rapporté ; Sufyān ibn ʿUyayna nous a informés, d'après ʿAmr ibn Dīnār, d'après al-Ḥasan ibn Muḥammad ibn ʿAlī, d'après ʿUbayd Allāh ibn Abī Rāfiʿ, qui dit : J'entendis ʿAlī dire : L'Envoyé d'Allāh ﷺ nous envoya, moi, al-Zubayr et al-Miqdād ibn al-Aswad, en disant : « Partez jusqu'à arriver à la prairie de Khākh : il s'y trouve une femme montée qui porte une lettre. » Nous partîmes, nos chevaux se relayant sous nous, et voici que nous trouvâmes une femme montée. Nous dîmes : « Sors la lettre. » Elle dit : « Je ne porte aucune lettre. » Nous lui dîmes : « Tu sortiras la lettre, sinon nous te jetterons tes vêtements [pour te fouiller]. » Elle la tira alors de ses tresses nouées, et nous l'apportâmes à l'Envoyé d'Allāh ﷺ : elle était de Ḥāṭib ibn Abī Baltaʿa, adressée à des polythéistes de La Mecque, dans laquelle il les informait de certaines affaires du Prophète ﷺ. Il dit : « Qu'est-ce que cela, ô Ḥāṭib ? » Il dit : « Ne te hâte pas de me juger : j'étais un homme rattaché [mulaṣaq, allié attaché] à Quraysh sans être des leurs, alors que les émigrants qui étaient avec toi avaient, eux, des liens de parenté par lesquels ils protégeaient leurs familles. Je n'avais à La Mecque aucune parenté ; lorsqu'un tel avantage m'a fait défaut, j'ai voulu acquérir un mérite auprès d'eux. Par Allāh, je ne l'ai pas fait par doute envers ma religion, ni par satisfaction de la mécréance après l'islam. » L'Envoyé d'Allāh ﷺ dit : « Il a dit la vérité. » ʿUmar dit : « Laisse-moi, ô Envoyé d'Allāh, frapper le cou de cet hypocrite. » Il dit : « Il a assisté à Badr ; et qu'en sais-tu ? Peut-être Allāh S'est-Il penché sur les gens de Badr et leur a-t-Il dit : Faites ce que vous voulez, Je vous ai pardonné. » Et [le verset] descendit : « Ô vous qui croyez ! Ne prenez pas pour alliés Mon ennemi et le vôtre, en leur témoignant de l'affection. » Al-Bukhārī l'a rapporté d'après al-Ḥumaydī, et Muslim d'après Abū Bakr ibn Abī Shayba et d'autres, tous deux d'après Sufyān.

Texte arabe original
قَوْلُهُ عَزَّ وجَلَّ: ﴿يا أيُّها الَّذِينَ آمَنُوا لا تَتَّخِذُوا عَدُوِّي وعَدُوَّكم أوْلِياءَ﴾ قالَ جَماعَةُ المُفَسِّرِينَ: نَزَلَتْ في حاطِبِ بْنِ أبِي بَلْتَعَةَ، وذَلِكَ أنَّ سارَةَ مَوْلاةَ أبِي عَمْرِو بْنِ صَيْفِيِّ بْنِ هاشِمِ بْنِ عَبْدِ مَنافٍ أتَتْ رَسُولَ اللَّهِ ﷺ مِن مَكَّةَ إلى المَدِينَةِ، ورَسُولُ اللَّهِ ﷺ يَتَجَهَّزُ لِفَتْحِ مَكَّةَ، فَقالَ لَها: ”أمُسْلِمَةً جِئْتِ ؟“ . قالَتْ: لا. قالَ: ”فَما جاءَ بِكِ ؟“ . قالَتْ: أنْتُمْ كُنْتُمُ الأهْلَ والعَشِيرَةَ والمَوالِيَ، وقَدِ احْتَجْتُ حاجَةً شَدِيدَةً، فَقَدِمْتُ عَلَيْكم لِتُعْطُونِي وتَكْسُونِي. قالَ لَها: ”فَأيْنَ أنْتِ مِن شَبابِ أهْلِ مَكَّةَ ؟“ . وكانَتْ مُغَنِّيَةً. قالَتْ: ما طُلِبَ مِنِّي شَيْءٌ بَعْدَ وقْعَةِ بَدْرٍ. فَحَثَّ رَسُولُ اللَّهِ ﷺ بَنِي عَبْدِ المُطَّلِبِ وبَنِي المُطَّلِبِ عَلى إعْطائِها، فَكَسَوْها وحَمَلُوها وأعْطَوْها. فَأتاها حاطِبُ بْنُ أبِي بَلْتَعَةَ، وكَتَبَ مَعَها إلى أهْلِ مَكَّةَ وأعْطاها عَشَرَةَ دَنانِيرَ عَلى أنْ تُوصِلَ الكِتابَ إلى أهْلِ مَكَّةَ، وكَتَبَ في الكِتابِ: مِن حاطِبِ بْنِ أبِي بَلْتَعَةَ إلى أهْلِ مَكَّةَ، إنَّ رَسُولَ اللَّهِ ﷺ يُرِيدُكم فَخُذُوا حِذْرَكم. فَخَرَجَتْ سارَةُ، ونَزَلَ جِبْرِيلُ عَلَيْهِ السَّلامُ فَأخْبَرَ النَّبِيَّ ﷺ بِما فَعَلَ حاطِبٌ، فَبَعَثَ رَسُولُ اللَّهِ ﷺ عَلِيًّا وعَمّارًا وعُمَرَ والزُّبَيْرَ وطَلْحَةَ والمِقْدادَ بْنَ الأسْوَدِ وأبا مَرْثَدٍ - وكانُوا كُلُّهم فُرْسانًا - وقالَ لَهم: ”انْطَلِقُوا حَتّى تَأْتُوا رَوْضَةَ خاخٍ؛ فَإنَّ فِيها ظَعِينَةً مَعَها كِتابٌ مِن حاطِبٍ إلى المُشْرِكِينَ، فَخُذُوهُ مِنها وخَلُّوا سَبِيلَها، فَإنْ لَمْ تَدْفَعْهُ إلَيْكم فاضْرِبُوا عُنُقَها“ . فَخَرَجُوا حَتّى أدْرَكُوها في ذَلِكَ المَكانِ، فَقالُوا لَها: أيْنَ الكِتابُ ؟ فَحَلَفَتْ بِاللَّهِ ما مَعَها مِن كِتابٍ. فَفَتَّشُوا مَتاعَها فَلَمْ يَجِدُوا مَعَها كِتابًا، فَهَمُّوا بِالرُّجُوعِ، فَقالَ عَلِيٌّ: واللَّهِ ما كَذَبْنا ولا كُذِبْنا. وسَلَّ سَيْفَهُ وقالَ: أخْرِجِي الكِتابَ وإلّا واللَّهِ لَأُجَرِّدَنَّكِ ولَأضْرِبَنَّ عُنُقَكِ. فَلَمّا رَأتِ الجِدَّ أخْرَجَتِ الكِتابَ مِن ذُؤابَتِها، وكانَتْ قَدْ خَبَأتْهُ في شَعْرِها، فَخَلَّوْا سَبِيلَها، ورَجَعُوا بِالكِتابِ إلى رَسُولِ اللَّهِ ﷺ، فَأرْسَلَ رَسُولُ اللَّهِ ﷺ إلى حاطِبٍ فَأتاهُ، فَقالَ لَهُ: ”هَلْ تَعْرِفُ الكِتابَ ؟“ . قالَ: نَعَمْ. قالَ: ”فَما حَمَلَكَ عَلى ما صَنَعْتَ ؟“ . فَقالَ: يا رَسُولَ اللَّهِ، واللَّهِ ما كَفَرْتُ مُنْذُ أسْلَمْتُ، ولا غَشَشْتُكَ مُنْذُ نَصَحْتُكَ، ولا أحْبَبْتُهم مُنْذُ فارَقْتُهم، ولَكِنْ لَمْ يَكُنْ أحَدٌ مِنَ المُهاجِرِينَ إلّا ولَهُ بِمَكَّةَ مَن يَمْنَعُ عَشِيرَتَهُ، وكُنْتُ غَرِيبًا فِيهِمْ، وكانَ أهْلِي بَيْنَ ظَهْرانَيْهِمْ، فَخَشِيتُ عَلى أهْلِي، فَأرَدْتُ أنْ أتَّخِذَ عِنْدَهم يَدًا، وقَدْ عَلِمْتُ أنَّ اللَّهَ يُنْزِلُ بِهِمْ بَأْسَهُ، وأنَّ كِتابِي لا يُغْنِي عَنْهم شَيْئًا. فَصَدَّقَهُ رَسُولُ اللَّهِ ﷺ وعَذَرَهُ، فَنَزَلَتْ هَذِهِ السُّورَةُ: ﴿يا أيُّها الَّذِينَ آمَنُوا لا تَتَّخِذُوا عَدُوِّي وعَدُوَّكم أوْلِياءَ﴾ . فَقامَ عُمَرُ بْنُ الخَطّابِ وقالَ: دَعْنِي يا رَسُولَ اللَّهِ أضْرِبْ عُنُقَهُ فَإنَّهُ مُنافِقٌ. فَقالَ رَسُولُ اللَّهِ ﷺ: ”وما يُدْرِيكَ يا عُمَرُ، لَعَلَّ اللَّهَ قَدِ اطَّلَعَ عَلى أهْلِ بَدْرٍ فَقالَ لَهُمُ: اعْمَلُوا ما شِئْتُمْ فَقَدْ غَفَرْتُ لَكم“ . أخْبَرَنا أبُو بَكْرٍ أحْمَدُ بْنُ الحَسَنِ بْنِ عَمْرٍو، قالَ: حَدَّثَنا مُحَمَّدُ بْنُ يَعْقُوبَ، قالَ: حَدَّثَنا الرَّبِيعُ، قالَ: حَدَّثَنا الشّافِعِيُّ، قالَ: أخْبَرَنا سُفْيانُ بْنُ عُيَيْنَةَ، عَنْ عَمْرِو بْنِ دِينارٍ، عَنِ الحَسَنِ بْنِ مُحَمَّدِ بْنِ عَلِيٍّ، عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ أبِي رافِعٍ قالَ: سَمِعْتُ عَلِيًّا يَقُولُ: بَعَثَنا رَسُولُ اللَّهِ ﷺ أنا والزُّبَيْرَ والمِقْدادَ بْنَ الأسْوَدِ، قالَ: ”انْطَلِقُوا حَتّى تَأْتُوا رَوْضَةَ خاخٍ؛ فَإنَّ بِها ظَعِينَةً مَعَها كِتابٌ“ . فَخَرَجْنا تَعادى بِنا خَيْلُنا، فَإذا نَحْنُ بِظَعِينَةٍ، فَقُلْنا: أخْرِجِي الكِتابَ. فَقالَتْ: ما مَعِي كِتابٌ. فَقُلْنا لَها: لَتُخْرِجِنَّ الكِتابَ أوْ لَنُلْقِيَنَّ الثِّيابَ. فَأخْرَجَتْهُ مِن عِقاصِها، فَأتَيْنا بِهِ رَسُولَ اللَّهِ ﷺ فَإذا فِيهِ: مِن حاطِبِ بْنِ أبِي بَلْتَعَةَ إلى أُناسٍ مِنَ المُشْرِكِينَ مِمَّنْ كانَ بِمَكَّةَ. يُخْبِرُ بِبَعْضِ أمْرِ النَّبِيِّ ﷺ، فَقالَ: ”ما هَذا يا حاطِبُ ؟“ . فَقالَ: لا تَعْجَلْ عَلَيَّ، إنِّي كُنْتُ امْرَأً مُلْصَقًا في قُرَيْشٍ، ولَمْ أكُنْ مِن أنْفُسِها، وكانَ مَن مَعَكَ مِنَ المُهاجِرِينَ لَهم قَراباتٌ يَحْمُونَ بِها قَراباتِهِمْ، ولَمْ يَكُنْ لِي بِمَكَّةَ قَرابَةٌ، فَأحْبَبْتُ إذْ فاتَنِي ذَلِكَ أنْ أتَّخِذَ عِنْدَهم يَدًا، واللَّهِ ما فَعَلْتُهُ شاكًّا في دِينِي، ولا رِضًا بِالكُفْرِ بَعْدَ الإسْلامِ. فَقالَ رَسُولُ اللَّهِ ﷺ: ”إنَّهُ قَدْ صَدَقَ“ . فَقالَ عُمَرُ: دَعْنِي يا رَسُولَ اللَّهِ أضْرِبْ عُنُقَ هَذا المُنافِقِ. فَقالَ: ”إنَّهٌ قَدْ شَهِدَ بَدْرًا، وما يُدْرِيكَ لَعَلَّ اللَّهَ اطَّلَعَ عَلى أهْلِ بَدْرٍ فَقالَ: اعْمَلُوا ما شِئْتُمْ فَقَدْ غَفَرْتُ لَكم“ . فَنَزَلَتْ: ﴿يا أيُّها الَّذِينَ آمَنُوا لا تَتَّخِذُوا عَدُوِّي وعَدُوَّكم أوْلِياءَ تُلْقُونَ إلَيْهِم بِالمَوَدَّةِ﴾ . رَواهُ البُخارِيُّ عَنِ الحُمَيْدِيِّ، ورَواهُ مُسْلِمٌ عَنْ أبِي بَكْرِ بْنِ أبِي شَيْبَةَ وجَماعَةٍ، كُلُّهم عَنْ سُفْيانَ.
Tafsirs

Al-Mukhtaṣar fī at-Tafsīr trad. officielle

Markaz at-Tafsīr (Centre d'études coraniques) — traduction officielle

Ô vous qui croyez en Allah et œuvrez selon ce qu’Il vous a prescrit, ne prenez pas mes ennemis et les vôtres pour alliés et ne leur vouez pas de l’affection alors qu’ils mécroient en la religion que votre Messager vous a apportée, expulsent le Messager de sa demeure et vous expulsent également de vos demeures de la Mecque, n’accordant aucune considération aux liens de parenté, pour la seule raison que vous croyez en Allah votre Seigneur. N’agissez pas ainsi, si vous êtes sortis afin de lutter pour ma cause et de remporter Mon agrément. Ne leur divulguez pas les renseignements relatifs aux musulmans par amour pour eux, alors que Je sais ce que vous manifestez de votre attitude et ce que vous dissimulez. Rien de tout cela ou de toute autre chose ne M’échappe. Quiconque s’allie aux mécréants et leur voue de l’affection dévie de la voie modérée, s’égare de la vérité et passe à côté de ce qui est juste.

al-Muyassar — Le Commentaire facilité trad. IA non relue

Groupe de savants — Complex du Roi Fahd, Médine

Nom de la sourate • Elle fut nommée « Al-Mumtaḥana » car elle mentionne le verset de l'épreuve des femmes émigrées de La Mecque vers Médine. Des buts de la sourate • L'avertissement aux croyants contre l'alliance aux ennemis, et le rappel que leurs ennemis saisissent toute occasion de les atteindre, et que les liens de parenté qui les unissent aux associateurs ne comptent pas face à l'inimitié religieuse. • L'obligation d'éprouver les croyantes qui viennent émigrer, l'exposé de ce qui découle de cette épreuve quand leur foi est établie, le jugement du pacte d'allégeance des croyantes émigrées, et les conditions de cette allégeance. [Commentaire] Ô vous qui avez cru en Allah et en Son messager et œuvré selon Sa loi : ne prenez pas pour intimes et bien-aimés Mon ennemi et le vôtre, leur prodiguant affection au point de les informer des nouvelles du Messager ﷺ et des secrets des musulmans, alors qu'ils ont mécru à ce qui vous est venu de la vérité — la foi en Allah et en Son messager et le Coran descendu sur lui —, qu'ils ont expulsé le Messager et vous expulsent, ô croyants, de La Mecque, parce que vous croyez en Allah votre Seigneur et L'unifiez. Si vous avez émigré, ô croyants, en combattant dans Ma voie et recherchant Ma satisfaction, ne prenez pas pour alliés Mes ennemis et les vôtres, leur prodiguant secrètement affection, alors que Je sais parfaitement ce que vous cac… lire le passage entier →

النص العربي — texte arabe original
تسمية السورة • سميت الممتحنة؛ لذكر آية امتحان النساء المهاجرات من مكة إلى المدينة فيها. من مقاصد السورة • تحذير المؤمنين من موالاة الأعداء، وتنبيهُهم على انتهاز أعدائهم فرصة الوقيعة بهم، وأنَّ ما بينهم وبين المشركين من أواصر القرابة لا يُعتَدُّ به تُجاه العداوة في الدين. • وجوبُ امتحانِ المؤمنات اللاتي يأتين مهاجراتٍ، وبيانُ ما يترتب على ذلك الامتحان إن ثبت إيمانُهنَّ، وحكمُ مبايعةِ المؤمنات المهاجرات، وشروطُ هذه البيعة. [التفسير] يا أيها الذين صدَّقوا الله ورسوله وعملوا بشرعه، لا تتخذوا عدوي وعدوكم خلصاء وأحباء، تُفْضون إليهم بالمودة، فتخبرونهم بأخبار الرسول ﷺ، وسرائر المسلمين، وهم قد كفروا بما جاءكم من الحق من الإيمان بالله ورسوله وما نزل عليه من القرآن، يخرجون الرسول ويخرجونكم -أيها المؤمنون- من «مكة»؛ لأنكم تصدقون بالله ربكم، وتوحدونه، إن كنتم -أيها المؤمنون- هاجرتم مجاهدين في سبيلي، طالبين مرضاتي عنكم، فلا توالوا أعدائي وأعداءكم، تُفْضون إليهم بالمودة سرًّا، وأنا أعلم بما أخفيتم وما أظهرتم، ومن يفعل ذلك منكم فقد أخطأ طريق الحق والصواب، وضلَّ عن قصد السبيل.

al-Saʿdī — Taysīr al-Karīm al-Raḥmān trad. IA non relue

ʿAbd al-Raḥmān al-Saʿdī (m. 1376 H/1956)

Elle est médinoise [révélée après l'Hégire]. Au nom d'Allah, le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux. Beaucoup d'exégètes — qu'Allah leur fasse miséricorde — mentionnèrent que ces nobles versets descendirent à l'occasion de l'histoire de Ḥāṭib ibn Abī Baltaʿa : quand le Prophète — paix et bénédiction sur lui — partit en campagne pour la Conquête [de La Mecque], Ḥāṭb écrivit aux associeux de La Mecque pour les informer de la marche du messager d'Allah — paix et bénédiction sur lui — contre eux, pour s'en faire un mérite auprès d'eux — non par doute ni hypocrisie — et confia la lettre à une femme. Le Prophète — paix et bénédiction sur lui — en fut informé, envoya quérir la femme avant son arrivée, prit la lettre, et fit reproche à Ḥāṭib, qui s'excusa d'une excuse que le Prophète — paix et bénédiction sur lui — accepta. Ces versets interdisent avec gravité l'alliance des négateurs, associeux et autres, et de leur témoigner affection : cela contredit la foi, s'oppose à la religion d'Ibrāhīm le Très-cher — sur lui la prière et la paix — et va contre la raison, qui commande de se garder du tout de l'ennemi qui n'épargne rien de son effort dans l'inimitié et saisit l'occasion de nuire à son ennemi. Allah, exalté soit-Il, dit : {ô vous qui croyez} : œuvrez selon votre foi — l'alliance de qui se tient dans la foi, l'inimitié de qui La hostilise, car il est l'ennemi d'Allah et … lire le passage entier →

النص العربي — texte arabe original
وهي مدنية بسم الله الرحمن الرحيم ذكَرَ كثيرٌ من المفسِّرين رحمهم الله أنَّ سبب نزول هذه الآيات الكريمات في قصَّة حاطب بن أبي بلتعة؛ حين غزا النبيُّ - صلى الله عليه وسلم - غزاة الفتح ، فكتب حاطبٌ إلى المشركين من أهل مكَّة يخبرهم بمسير رسول الله - صلى الله عليه وسلم - إليهم؛ ليتَّخِذَ بذلك يداً عندهم، لا شكًّا ونفاقاً، وأرسله مع امرأةٍ، فأُخْبِرَ النبيُّ - صلى الله عليه وسلم - بشأنه، فأرسل إلى المرأة قبل وصولها، وأخذ منها الكتاب، وعاتب حاطباً، فاعتذر بعذرٍ قبله النبيُّ - صلى الله عليه وسلم -. وهذه الآيات فيها النهيُ الشديد عن موالاة الكفَّار من المشركين وغيرهم وإلقاءِ المودَّةِ إليهم، وأنَّ ذلك منافٍ للإيمان ومخالفٌ لملَّة إبراهيم الخليل عليه الصلاة والسلام، ومناقضٌ للعقل الذي يوجِبُ الحذر كلَّ الحذر من العدوِّ الذي لا يُبقي من مجهوده في العداوة شيئاً وينتهز الفرصة في إيصال الضرر إلى عدوِّه. ◆ V.1 فقال تعالى: {يا أيُّها الذين آمنوا}؛ أي: اعملوا بمقتضى إيمانكم من ولايةِ مَنْ قام بالإيمان ومعاداة من عاداه؛ فإنَّه عدوٌّ لله وعدوٌّ للمؤمنين، فـ {لا تتَّخذوا عدوِّي وعدوَّكم أولياءَ تُلۡقون إليهم بالمودَّة}؛ أي: تسارعون في مودَّتهم والسعي في أسبابها؛ فإنَّ المودَّة إذا حصلت؛ تبعتْها النصرةُ والموالاةُ، فخرج العبد من الإيمان، وصار من جملة أهل الكفران [وانفصل عن أهل الإيمان]. وهذا المتَّخذُ للكافر وليًّا عادمُ المروءة أيضاً؛ فإنَّه كيف يوالي أعدى أعدائه، الذي لا يريد له إلاَّ الشرَّ، ويخالف ربَّه ووليَّه الذي يريد به الخير، ويأمره به ويحثُّه عليه. ومما يدعو المؤمن أيضاً إلى معاداة الكفار أنَّهم قد كفروا بما جاء المؤمنين من الحقِّ، ولا أعظم من هذه المخالفة والمشاقَّة؛ فإنَّهم قد كفروا بأصل دينكم، وزعموا أنَّكم ضلاَّلٌ على غير هدىً، والحالُ أنَّهم كفروا بالحقِّ الذي لا شكَّ فيه ولا مريةَ، ومن ردَّ الحقَّ؛ فمحالٌ أن يوجد له دليلٌ أو حجَّةٌ تدلُّ على صحة قوله. بل مجرَّد العلم بالحقِّ يدلُّ على بطلان قول من ردَّه وفساده. ومن عداوتهم البليغة أنَّهم {يُخۡرِجون الرسولَ وإيَّاكم}: أيُّها المؤمنون من دياركم ويشرِّدونكم من أوطانكم ولا ذنبَ لكم في ذلك عندهم إلاَّ أنكم تؤمنون {بالله ربِّكم}: الذي يتعيَّن على الخلق كلِّهم القيام بعبوديَّته؛ لأنَّه ربَّاهم، وأنعم عليهم بالنِّعم الظاهرة والباطنة [وهو اللَّه تعالى]، فلمَّا أعرضوا عن هذا الأمر الذي هو أوجبُ الواجبات وقمتُم به؛ عادَوْكم وأخرجوكم من أجله من دياركم، فأيُّ دين وأيُّ مروءة وعقل يبقى مع العبد إذا والى الكفار الذين هذا وصفُهم في كلِّ زمانٍ أو مكان، ولا يمنعهم منه إلاَّ خوفٌ أو مانعٌ قويٌّ. {إن كنتُم خرجتُم جهاداً في سبيلي وابتغاء مرضاتي}؛ أي:إن كان خروجُكم مقصودُكم به الجهادُ في سبيل الله لإعلاء كلمة الله وابتغاء رضاه؛ فاعملوا بمقتضى هذا من موالاة أولياء الله ومعاداة أعدائهِ؛ فإنَّ هذا من أعظم الجهاد في سبيله، ومن أعظم ما يتقرَّب به المتقرِّبون إلى الله ويبتغون به رضاه.{تُسِرُّون إليهم بالمودَّةِ وأنا أعلمُ بما أخفيتُم وما أعلنتُم}؛ أي: كيف تسرُّون المودَّة للكافرين وتخفونها مع علمكم أنَّ الله عالمٌ بما تخفون وما تعلنون؛ فهو وإن خفي على المؤمنين؛ فلا يخفى على الله تعالى، وسيجازي العباد بما يعلمه منهم من الخير والشرِّ. {ومن يَفۡعَلۡه منكم}؛ أي: موالاة الكافرين بعدما حذَّركم الله منها، {فقد ضلَّ سواءَ السبيل}: لأنَّه سلك مسلكاً مخالفاً للشرع وللعقل والمروءة الإنسانيَّة. ◆ V.2 ثم بيَّن تعالى شدَّة عداوتهم تهييجاً للمؤمنين على عداوتهم: {إن يَثۡقَفوكم}؛ أي: يجدوكم وتسنح لهم الفرصة في أذاكم، {يكونوا لكم أعداءً}: ظاهرين، {ويَبۡسُطوا إليكم أيدِيَهم}: بالقتل والضَّرب ونحو ذلك، {وألسنَتَهم بالسوءِ}؛ أي: بالقول الذي يسوء من شَتْمٍ وغيره، {وودُّوا لو تكفُرون}: فإنَّ هذا غاية ما يريدون منكم. ◆ V.3 فإن احتجَجْتُم وقلتُم: نوالي الكفار لأجل القرابة والأموال؛ فلن تغنيَ عنكم أَموالُكم ولا أولادُكم من الله شيئاً {والله بما تعملون بصيرٌ} فلذلك حذَّركم من موالاة الكافرين الذين تضرُّكم موالاتهم. ◆ V.4 {قد} كان {لكم}: يا معشر المؤمنينَ، {أسوةٌ حسنةٌ}؛ أي: قدوةٌ صالحةٌ وائتمامٌ ينفعكم {في إبراهيم والذين معه}: من المؤمنين؛ لأنَّكم قد أمرتم أن تتَّبعوا ملَّة إبراهيم حنيفاً، {إذۡ قالوا لقومهم إنا بُرءَاءُ منكم وممَّا تعبُدون من دونِ اللهِ}؛ أي: إذ تبرأ إبراهيم عليه السلام ومَنْ معه من المؤمنين من قومهم المشركين وممَّا يعبُدون من دون الله، ثم صرَّحوا بعداوتهم غاية التصريح، فقالوا:{كَفَرۡنا بكم وبدا}؛ أي: ظهر وبان {بينَنا وبينَكم العداوةُ والبغضاءُ}؛ أي: البغض بالقلوب وزوال مودَّتها والعداوة بالأبدان. وليس لتلك العداوة والبغضاء وقتٌ ولا حدٌّ، بل ذلك {أبداً} ما دمتم مستمرِّين على كفركم، {حتى تؤمِنوا بالله وحدَه}؛ أي: فإذا آمنتم بالله وحده؛ زالت العداوةُ والبغضاءُ وانقلبتْ مودَّةً وولايةً؛ فلكم أيُّها المؤمنون أسوةٌ حسنةٌ في إبراهيم ومن معه في القيام بالإيمان والتوحيد ولوازم ذلك ومقتضياته وفي كلِّ شيءٍ تَعَبَّدُوا به لله وحده، {إلاَّ}: في خصلةٍ واحدةٍ، وهي:{قولَ إبراهيمَ لأبيه}: آزر المشرك الكافر المعاند حين دعاه إلى الإيمان والتوحيدِ، فامتنع، فقال إبراهيمُ له:{لأستغفرنَّ لك و}: الحال أني لا {أملِكُ لك من اللهِ من شيءٍ}: ولكنِّي أدعو ربِّي عسى أن لا أكونَ بدعاءِ ربِّي شقيًّا، فليس لكم أن تقتدوا بإبراهيم في هذه الحالة التي دعا بها للمشرك، فليس لكم أن تدعوا للمشركين وتقولوا: إنَّا في ذلك متَّبِعون لملَّة إبراهيم؛ فإنَّ الله ذَكَرَ عذرَ إبراهيم في ذلك بقوله:{وما كان استغفارُ إبراهيمَ لأبيهِ إلاَّ عن مَوۡعِدَةٍ وَعَدَها إيَّاه فلمَّا تَبَيَّنَ له أنَّه عدوٌّ لله تبرَّأ منه ... } الآية، ولكم أسوةٌ حسنةٌ في إبراهيم ومن معه حين دَعَوُا الله وتوكَّلوا عليه وأنابوا إليه واعترفوا بالعجز والتقصير، فقالوا:{ربَّنا عليك توكَّلۡنا}؛ أي: اعتمدنا عليك في جلب ما ينفعنا ودفع ما يضرُّنا ووثقنا بك يا ربَّنا في ذلك، {وإليك أنَبۡنا}؛ أي: رجعنا إلى طاعتك ومرضاتك وجميع ما يقرِّبُ إليك؛ فنحن في ذلك ساعون، وبفعل الخيرات مجتهدون، ونعلم أنَّا إليك نصيرُ، فسنستعدُّ للقدوم عليك، ونعمل ما يزلفنا إليك. ◆ V.5 {ربَّنا لا تجعَلۡنا فتنةً للذين كفروا}؛ أي: لا تسلِّطْهم علينا بذنوبنا، فيفتنونا، ويمنعونا مما يقدرون عليه من أمور الإيمان، ويفتتنون أيضاً بأنفسهم؛ فإنَّهم إذا رأوا لهم الغلبة؛ ظنُّوا أنَّهم على الحقِّ وأنَّا على الباطل، فازدادوا كفراً وطغياناً، {واغفِرۡ لنا}: ما اقترفنا من الذُّنوب والسيئات وما قصَّرْنا به من المأمورات. {ربَّنا إنَّك أنت العزيز}: القاهر لكلِّ شيءٍ. {الحكيمُ}: الذي يضع الأشياء مواضعها؛ فبعزَّتك وحكمتك انصُرْنا على أعدائنا، واغفر لنا ذنوبنا، وأصلِحْ عيوبنا. ◆ V.6 ثم كرَّر الحثَّ لهم على الاقتداء بهم وقال: {لقد كان لكم فيهم أسوةٌ حسنةٌ}: وليس كلُّ أحدٍ تسهُلُ عليه هذه الأسوة، وإنما تسهل على من {كان يرجو اللهَ واليومَ الآخرَ}: فإنَّ الإيمان واحتساب الأجر والثواب يسهِّل على العبد كلَّ عسير، ويقلِّل لديه كلَّ كثير، ويوجِبُ له [الإكثار مِن] الاقتداء بعباد الله الصالحين والأنبياء والمرسلين؛ فإنَّه يرى نفسه مفتقراً [و] مضطرًّا إلى ذلك غاية الاضطرار، {ومن يتولَّ}: عن طاعة الله والتأسِّي برسل الله؛ فلن يضرَّ إلاَّ نفسه، ولا يضرُّ الله شيئاً، {فإنَّ الله هو الغنيُّ}: الذي له الغنى التامُّ المطلقُ من جميع الوجوه؛ فلا يحتاج إلى أحدٍ من خلقه بوجه. {الحميدُ}: في ذاته [وأسمائه] وصفاته وأفعاله؛ فإنَّه محمود على ذلك كله. ◆ V.7 ثم أخبر تعالى أنَّ هذه العداوة التي أمَرَ [اللَّهُ] بها المؤمنين للمشركين ووصفهم بالقيام بها؛ أنَّهم ما داموا على شركهم وكفرهم، وأنَّهم إن انتقلوا إلى الإيمان؛ فإنَّ الحكم يدور مع علته، والمودَّة الإيمانيَّة ترجع؛ فلا تيأسوا أيُّها المؤمنون من رجوعهم إلى الإيمان؛ {فعسى اللهُ أن يجعلَ بينكم وبين الذين عادَيۡتُم منهم مودةً}: سببها رجوعهم إلى الإيمان. {والله قديرٌ}: على كلِّ شيءٍ، ومن ذلك هداية القلوب وتقليبها من حال إلى حال. {والله غفورٌ رحيمٌ}: لا يتعاظمُهُ ذنبٌ أن يغفِرَه ولا [يكبر عليه] عيبٌ أن يستُرَه، {قلۡ يا عبادي الذين أسۡرَفوا على أنفسِهِم لا تَقۡنَطوا من رحمةِ الله إنَّ اللهَ يغفرُ الذُّنوب جميعاً إنَّه هو الغفورُ الرحيمُ}. وفي هذه الآية إشارةٌ وبشارةٌ بإسلام بعض المشركين، الذين كانوا إذ ذاك أعداء للمؤمنين، وقد وقع ذلك، ولله الحمد والمنة. ◆ V.8 ولمَّا نزلت هذه الآيات الكريمات المهيِّجةُ على عداوة الكافرين؛ وقعتْ من المؤمنين كلَّ موقع، وقاموا بها أتمَّ القيام، وتَأثَّموا من صِلَةِ بعض أقاربهم المشركين، وظنُّوا أنَّ ذلك داخل فيما نهى الله عنه، فأخبرهم الله أن ذلك لا يدخُلُ في المحرم، فقال:{لا ينهاكُمُ الله عن الذين لم يقاتِلوكم في الدِّينِ ولم يُخۡرِجُوكم من دياركُم أن تَبَرُّوهم وتُقۡسِطوا إليهم إنَّ الله يحبُّ المقسِطينَ}؛ أي: لا ينهاكم الله عن البرِّ والصِّلة والمكافأة بالمعروف والقسطِ للمشركين من أقاربكم وغيرهم؛ حيث كانوا بحالٍ لم ينتصبوا لقتالكم في الدين والإخراج من دياركم؛ فليس عليكم جناحٌ أن تَصِلوهم؛ فإنَّ صِلَتَهم في هذه الحالة لا محذورَ فيها ولا تَبِعَةَ ؛ كما قال تعالى في الأبوين الكافرين إذا كان ولدهما مسلماً:{وإن جاهَداك على أن تشرِكَ بي ما ليس لك به علمٌ فلا تُطِعۡهما وصاحِبۡهما في الدُّنيا معروفاً}. ◆ V.9 وقوله: {إنَّما ينهاكُم اللهُ عن الذين قاتَلوكم في الدِّين}؛ أي: لأجل دينكم؛ عداوةً لدين الله ولِمَنْ قام به، {وأخۡرَجوكم من دِياركم وظاهَروا}؛ أي: عاونوا غيرهم {على إخراجِكم}: نهاكم الله {أن تَوَلَّوهم}: بالنصرة والموَّدة بالقول والفعل، وأما بِرُّكم وإحسانُكم الذي ليس بتولٍّ للمشركين؛ فلم ينهكم الله عنه، بل ذلك داخلٌ في عموم الأمر بالإحسان إلى الأقارب وغيرهم من الآدميين وغيرهم، {ومن يَتَوَلَّهم} منكم {فأولئك هم الظالمونَ}: وذلك الظلمُ يكون بحسب التولِّي؛ فإنْ كان تولياً تامًّا؛ كان ذلك كفراً مخرجاً عن دائرة الإسلام وتحت ذلك من المراتب ما هو غليظٌ وما هو دونه.

Tafsīr al-Qurʾān al-ʿAẓīm — Ibn Kathīr trad. humaine

trad. Harkat Abdou (traduction humaine) — exégèse complète de la sourate

Lire l'exégèse complète de la sourate (trad. Harkat) →