يَٰٓأَيُّهَا ٱلَّذِينَ ءَامَنُوٓا۟ إِذَا جَآءَكُمُ ٱلْمُؤْمِنَٰتُ مُهَٰجِرَٰتٍۢ فَٱمْتَحِنُوهُنَّ ۖ ٱللَّهُ أَعْلَمُ بِإِيمَٰنِهِنَّ ۖ فَإِنْ عَلِمْتُمُوهُنَّ مُؤْمِنَٰتٍۢ فَلَا تَرْجِعُوهُنَّ إِلَى ٱلْكُفَّارِ ۖ لَا هُنَّ حِلٌّۭ لَّهُمْ وَلَا هُمْ يَحِلُّونَ لَهُنَّ ۖ وَءَاتُوهُم مَّآ أَنفَقُوا۟ ۚ وَلَا جُنَاحَ عَلَيْكُمْ أَن تَنكِحُوهُنَّ إِذَآ ءَاتَيْتُمُوهُنَّ أُجُورَهُنَّ ۚ وَلَا تُمْسِكُوا۟ بِعِصَمِ ٱلْكَوَافِرِ وَسْـَٔلُوا۟ مَآ أَنفَقْتُمْ وَلْيَسْـَٔلُوا۟ مَآ أَنفَقُوا۟ ۚ ذَٰلِكُمْ حُكْمُ ٱللَّهِ ۖ يَحْكُمُ بَيْنَكُمْ ۚ وَٱللَّهُ عَلِيمٌ حَكِيمٌۭ
Hamidullah (rév. CRF 2000)O vous qui avez cru! Quand les croyantes viennent à vous en émigrées, éprouvez-les; Allah connaît mieux leur foi; si vous constatez qu'elles sont croyantes, ne les renvoyez pas aux mécréants. Elles ne sont pas licites [en tant qu'épouses] pour eux, et eux non plus ne sont pas licites [en tant qu'époux] pour elles. Et rendez-leur ce qu'ils ont dépensé (comme mahr). Il ne vous sera fait aucun grief en vous mariant avec elles quand vous leur aurez donné leur mahr. Et ne gardez pas de liens conjugaux avec les mécréantes. Réclamez ce que vous avez dépensé et que (les mécréants) aussi réclament ce qu'ils ont dépensé. Tel est le jugement d'Allah par lequel Il juge entre vous, et Allah est Omniscient et Sage.
Rashid MaachVous qui croyez ! Si des croyantes émigrent vers vous, éprouvez leur foi dont Allah seul, d’ailleurs, connaît la réalité. Si leur foi vous paraît sincère, ne les renvoyez pas à leurs époux impies pour lesquels elles ne sont plus licites, pas plus que ceux-ci ne sont licites pour ces femmes. Rendez toutefois à leurs anciens époux la dot qu’ils leur ont versée. Nul mal alors à ce que vous les épousiez contre le versement d’une dot. Mais rompez vous-mêmes tout lien conjugal avec les non croyantes. Réclamez alors[6] la dot que vous leur avez versée et qu’eux-mêmes[7] la réclament. Tel est le jugement d’Allah par lequel Il statue entre vous. Allah est Omniscient et infiniment Sage.
Al-Mukhtaṣar fī at-Tafsīr trad. officielle
Markaz at-Tafsīr (Centre d'études coraniques) — traduction officielle
Ô vous qui croyez en Allah et œuvrez selon ce qu’Il a prescrit, lorsque les croyantes migrent vers vous, venant d’une terre de mécréance pour prendre refuge dans une terre d’Islam, éprouvez la sincérité de leur foi même si Allah sait le mieux quel est le degré de leur foi et que rien de ce que renferment leurs cœurs ne Lui est inconnu. Après vous être assurés qu’elles sont croyantes, ne les rendez pas à leurs époux mécréants, car il n’est pas permis aux croyantes d’épouser des mécréants ni aux mécréants d’épouser des croyantes. Mais rendez à leurs époux les douaires qu’ils ont dépensés et il ne vous est pas reproché, ô croyants, de les épouser après l’écoulement de leurs délais de viduité après leur avoir remis leur douaire. Quiconque a une épouse mécréante ou qui renie l’Islam après s’y être convertie, ne doit pas la retenir, car leur lien conjugal s’est rompu du fait de sa mécréance et réclamez aux mécréants les douaires que vous avez dépensés au profit de vos épouses apostates et qu’ils réclament les douaires qu’ils ont dépensés au profit de leurs épouses qui se sont converties à l’Islam. Ceci est le jugement d’Allah qu’Il émet selon Sa volonté, car Il connaît le mieux les situations de Ses serviteurs et leurs agissements. Rien de leur situation ne Lui échappe, et Il est Sage dans ce qu’Il leur prescrit.
al-Muyassar — Le Commentaire facilité trad. IA non relue
Groupe de savants — Complex du Roi Fahd, Médine
Ô vous qui avez cru en Allah et en Son messager et œuvré selon Sa loi : quand les croyantes viennent à vous en émigrant du territoire de la mécréance au territoire de l'islam, éprouvez-les afin de connaître la sincérité de leur foi — Allah connaît mieux la réalité de leur foi. Si vous les constatez croyantes selon ce qui vous apparaît de leurs signes et preuves, ne les renvoyez pas à leurs époux mécréants : les croyantes ne sont pas licites aux mécréants, ni les mécréants licites aux croyantes. Et donnez à leurs époux ce qu'ils avaient dépensé comme dots. Et nul grief sur vous de les épouser quand vous leur avez donné leurs dots. Et ne retenez pas le lien matrimonial avec vos épouses mécréantes, et réclamez aux associateurs ce que vous avez dépensé comme dots de vos femmes qui ont apostasié de l'islam et les ont rejoints ; et qu'ils réclament ce qu'ils ont dépensé comme dots de leurs femmes musulmanes qui ont embrassé l'islam et vous ont rejoints. Ce jugement mentionné dans le verset est le jugement d'Allah, qu'Il prononce entre vous : ne le contredisez pas. Allah est savant — rien ne Lui échappe —, sage dans Ses paroles et Ses actes.
النص العربي — texte arabe original
يا أيها الذين صدَّقوا الله ورسوله وعملوا بشرعه، إذا جاءكم النساء المؤمنات مهاجرات من دار الكفر إلى دار الإسلام، فاختبروهن؛ لتعلموا صدق إيمانهن، الله أعلم بحقيقة إيمانهن، فإن علمتموهن مؤمنات بحسب ما يظهر لكم من العلامات والبينات، فلا تردُّوهن إلى أزواجهن الكافرين، فالنساء المؤمنات لا يحلُّ لهن أن يتزوجن الكفار، ولا يحلُّ للكفار أن يتزوجوا المؤمنات، وأعطوا أزواج اللاتي أسلمن مثل ما أنفقوا عليهن من المهور، ولا إثم عليكم أن تتزوجوهن إذا دفعتم لهنَّ مهورهن. ولا تمسكوا بنكاح أزواجكم الكافرات، واطلبوا من المشركين ما أنفقتم من مهور نسائكم اللاتي ارتددن عن الإسلام ولحقن بهم، وليطلبوا هم ما أنفقوا من مهور نسائهم المسلمات اللاتي أسلمن ولحقن بكم، ذلكم الحكم المذكور في الآية هو حكم الله يحكم به بينكم فلا تخالفوه. والله عليم لا يخفى عليه شيء، حكيم في أقواله وأفعاله.
al-Saʿdī — Taysīr al-Karīm al-Raḥmān trad. IA non relue
ʿAbd al-Raḥmān al-Saʿdī (m. 1376 H/1956)
Lors de la trêve d'al-Ḥudaybiyya, le Prophète — paix et bénédiction sur lui — traita avec les associeux que quiconque viendrait d'eux aux musulmans musulman serait rendu aux associeux — clause générale, absolue, y entrant femmes et hommes. Pour les hommes, Allah n'interdit pas à Son messager de les rendre aux négateurs, en exécution de la clause et perfection de la trêve, qui est des plus grands intérêts. Pour les femmes, leur retour comportant beaucoup de désordres, Il ordonna aux croyants, quand viendraient à eux {les croyantes émigrantes}, et qu'ils douteraient de la sincérité de leur foi, de les éprouver et tester par ce qui manifeste leur sincérité — serments renforcés et autre — : il se peut que leur foi ne soit pas sincère, mais aspiration à un mari, un pays ou autre visée mondaine ; telles, il faut les rendre, en exécution de la clause, sans désordre. S'ils les éprouvent et les trouvent sincères, ou le savent d'elles sans épreuve, qu'ils ne les rendent pas aux négateurs : {elles ne leur sont pas licites, ni eux ne leur sont licites} — grand désordre [au retour desquelles] que la Loi a considéré, considérant aussi l'exécution de la clause : donner aux négateurs leurs époux ce qu'ils dépensa sur elles de douaire et suites en échange d'elles ; et nul grief alors aux musulmans de les épouser, eussent-elles époux au pays de l'associanisme — à condition de leur donner leurs s… lire le passage entier →
النص العربي — texte arabe original
◆ V.10 لما كان صلح الحديبية؛ صالَحَ النبيُّ - صلى الله عليه وسلم - المشركين على أنَّ مَن جاء منهم إلى المسلمين مسلماً؛ أنَّه يردُّ إلى المشركين، وكان هذا لفظاً عامًّا مطلقاً يدخل في عمومه النساء والرجال، فأمَّا الرجال؛ فإنَّ الله لم ينه رسولَه عن ردِّهم إلى الكفار وفاءً بالشرط وتتميماً للصلح الذي هو من أكبر المصالح، وأمَّا النساءُ؛ فلمَّا كان ردُّهنَّ فيه مفاسد كثيرةٌ؛ أمرَ المؤمنين إذا جاءهم {المؤمناتُ مهاجراتٍ}: وشَكُّوا في صدق إيمانهنَّ أن يمتحنوهنَّ ويختبروهنَّ بما يظهر به من صدقهنَّ من أيمانٍ مغلظةٍ وغيرها؛ فإنَّه يُحْتمل أن يكون إيمانُها غيرَ صادقٍ، بل رغبةً في زوج أو بلدٍ أو غير ذلك من المقاصد الدنيويِّة؛ فإنْ كُنَّ بهذا الوصف؛ تعيَّن ردُّهنَّ وفاءً بالشرط من غير حصول مفسدةٍ؛ وإن امتحنوهنَّ فوجدنَ صادقاتٍ، أو علموا ذلك منهنَّ من غير امتحانٍ؛ فلا يَرْجِعوهنَّ إلى الكفار. {لا هنَّ حلٌّ لهم ولا هم يَحِلُّون لهنَّ}: فهذه مفسدةٌ كبيرةٌ [في ردهنَّ] راعاها الشارع وراعى أيضاً الوفاء بالشرط؛ بأن يُعطوا الكفار أزواجهنَّ ما أنفقوا عليهنَّ من المهر وتوابعه عوضاً عنهنَّ، ولا جناح حينئذٍ على المسلمين أن ينكحوهنَّ، ولو كان لهنَّ أزواجٌ في دار الشرك، ولكن بشرطِ أن يؤتوهنَّ أجورهنَّ من المهر والنفقة، وكما أنَّ المسلمة لا تحلُّ للكافر؛ فكذلك الكافرة لا تحلُّ للمسلم [أن يمسكها] ما دامت على كفرها؛ غير أهل الكتاب، ولهذا قال تعالى:{ولا تُمسِكوا بعِصَم الكَوافِرِ}. وإذا نهي عن الإمساك بعصمتها؛ فالنهي عن ابتداء تزويجها أولى، {واسألوا ما أنفقتم}: أيُّها المؤمنون حين ترجِعُ زوجاتكم مرتداتٍ إلى الكفار؛ فإذا كان الكفار يأخذون من المسلمين نفقة من أسلمت من نسائهم؛ استحقَّ المسلمون أن يأخذوا مقابلة ما ذهب من زوجاتهم إلى الكفار.
وفي هذا دليلٌ على أنَّ خُروجَ البُضْع من الزوج متقوَّمٌ؛ فإذا أفسد مفسدٌ نكاح امرأة رجل برضاع أو غيره؛ كان عليه ضمانُ المهرِ.
وقوله:{ذلكم حكم الله}؛ أي: ذلكم الحكم الذي ذكره الله وبيَّنه لكم حكمُ الله؛ بيَّنه لكم ووضَّحه. {والله عليمٌ حكيمٌ}: فيعلم تعالى ما يصلح لكم من الأحكام، فيشرعه بحسب حكمته ورحمته.
◆ V.11 وقوله: {وإن فاتَكم شيءٌ من أزواجِكم إلى الكفَّار}: بأن ذهبنَ مرتدَّاتٍ، {فعاقبتُم فآتوا الذين ذهبتۡ أزواجُهم مثل ما أنفقوا}: كما تقدَّم أنَّ الكفار إذا كانوا يأخذون بدل ما يفوت من أزواجهم إلى المسلمين؛ فمن ذهبت زوجتُه من المسلمين إلى الكفار، وفاتت عليه؛ فعلى المسلمين أن يعطوه من الغنيمة بدل ما أنفق. {واتَّقوا الله الذي أنتم به مؤمنونَ}: فإيمانكم بالله يقتضي منكم أن تكونوا ملازمين للتقوى على الدَّوام.