Hamidullah (rév. CRF 2000)Et faites que ces femmes habitent où vous habitez, et suivant vos moyens. Et ne cherchez pas à leur nuire en les contraignant à vivre à l'étroit. Et si elles sont enceintes, pourvoyez à leurs besoins jusqu'à ce qu'elles aient accouché. Puis, si elles allaitent [l'enfant né] de vous, donnez-leur leurs salaires. Et concertez vous [à ce sujet] de façon convenable. Et si vous rencontrez des difficultés réciproques, alors, une autre allaitera pour lui.
Rashid MaachHébergez, dans vos foyers et selon vos moyens, les femmes que vous avez répudiées, sans chercher à leur nuire pour rendre leur séjour insupportable. Si elles sont enceintes, subvenez à leurs besoins jusqu’à l’accouchement. Et si elles allaitent vos enfants, versez-leur une pension, fixée d’un commun accord et conforme à l’usage. Si vous ne parvenez pas à vous entendre, que l’allaitement soit confié à une nourrice.
Tafsirs
Al-Mukhtaṣar fī at-Tafsīr trad. officielle
Markaz at-Tafsīr (Centre d'études coraniques) — traduction officielle
Ô époux, logez vos épouses répudiées là où vous logez dans la limite de vos moyens, car Allah ne vous impose pas plus que vous ne pouvez. Ne cherchez pas à leur nuire en leur menant la vie difficile. Si l’épouse répudiée est enceinte, subvenez à ses besoins jusqu’à ce qu’elle accouche et si elle allaite un enfant qu’elle a eu de vous, donnez-lui un salaire rétribuant cet allaitement. Négociez ce salaire de manière convenable et si l’époux se montre avare de ce que réclame l’épouse répudiée ou que celle-ci n’accepte pas moins que ce qu’elle réclame, que le père paie alors une nourrice pour allaiter son enfant.
al-Muyassar — Le Commentaire facilité trad. IA non relue
Groupe de savants — Complex du Roi Fahd, Médine
Installez les répudiées de vos épouses, durant leur retraite, dans des conditions de logement semblables aux vôtres, selon vos moyens et votre capacité, sans leur causer de tort pour leur restreindre le logement. Si vos épouses répudiées sont enceintes, pourvoyez à leur entretien durant leur retraite jusqu'à leurs couches. Si elles allaitent pour vous vos enfants, payez-leur leur salaire ; et que les uns enjoignent aux autres la concorde et la bonne grâce. Si vous vous mettez d'accord pour une autre nourrice que la mère, l'enfant sera allaité pour le père par une nourrice autre que la mère répudiée.
النص العربي — texte arabe original
أسكنوا المطلقات من نسائكم في أثناء عدتهن مثل سكناكم على قدر سَعَتكم وطاقتكم، ولا تلحقوا بهن ضررًا؛ لتضيِّقوا عليهن في المسكن، وإن كان نساؤكم المطلقات ذواتِ حَمْل، فأنفقوا عليهن في عدتهن حتى يضعن حَمْلهن، فإن أرضعن لكم أولادهن منكم بأجرة، فوفوهن أجورهن، وليأمر بعضكم بعضًا بما عرف من سماحة وطيب نفس، وإن لم تتفقوا على إرضاع الأم، فسَتُرضع للأب مرضعة أخرى غير الأم المطلقة.
al-Saʿdī — Taysīr al-Karīm al-Raḥmān trad. IA non relue
ʿAbd al-Raḥmān al-Saʿdī (m. 1376 H/1956)
Il a été dit plus haut qu'Allah interdit de faire sortir les répudiées des maisons ; ici, Il ordonne de les loger et fixe ce logement en convenance : la maison que logent ses semblables et les siens, selon l'aisance ou la gêne du mari. {Et ne les lésiez pas pour les restreindre} : ne leur causez pas de préjudice, pendant leur séjour, en paroles ou en actes, afin qu'elles s'ennuient et sortent des maisons avant le terme du délai, et que vous soyez alors ceux-là mêmes qui les auront fait sortir. Le fond est qu'Il interdit de les expulser, leur interdit de sortir, et ordonna de les loger d'une façon sans dommage ni dureté pour elles — ce qui renvoie à l'usage. {Et si elles sont} — les répudiées — {enceintes, dépensez pour elles jusqu'à ce qu'elles accouchent de leur grossesse} : pour la grossesse qu'elle porte si elle est irrévocablement répudiée, pour elle et sa grossesse si elle est révocable ; le terme de la dépense est l'accouchement. Quand elles ont accouché, elles allaitent leurs enfants ou non : {si elles allaitent pour vous, donnez-leur leur salaire}, celui qui leur est stipulé s'il l'est, sinon le salaire d'usage ; {et entendez-vous en convenance entre vous} : que chacun des époux et les autres commande à l'autre le convenable, qui est tout ce qui comporte utilité et intérêt en ce monde et dans l'au-delà ; car de l'oubli du commandement du convenable résultent un dommage … lire le passage entier →
النص العربي — texte arabe original
◆ V.6 تقدَّم أنَّ الله نهى عن إخراج المطلَّقات عن البيوت، وهنا أمر بإسكانهنَّ وقدر إسكانهنَّ بالمعروف، وهو البيت الذي يسكنه مثلُه ومثلُها؛ بحسب وُجْد الزوج وعسره، {ولا تُضارُّوهنَّ لِتُضَيِّقوا عليهنَّ}؛ أي: لا تضاروهنَّ عند سكناهنَّ بالقول أو الفعل؛ لأجل أن يمللنَ فيخرجنَ من البيوت قبل تمام العدة، فتكونوا أنتم المخرِجين لهنَّ. وحاصل هذا أنَّه نهى عن إخراجهنَّ ونهاهنَّ عن الخروج، وأمر بسكناهنَّ على وجهٍ لا يحصلُ عليهن ضررٌ ولا مشقَّة، وذلك راجعٌ إلى العرف. {وإن كنَّ}؛ أي: المطلَّقات {أولاتِ حَمۡلٍ فأنفقوا عليهنَّ حتى يَضَعۡنَ حَمۡلَهُنَّ}: وذلك لأجل الحمل الذي في بطنها إن كانت بائناً، ولها ولحملها إن كانت رجعيةً، ومنتهى النَّفقة إلى وضع الحمل ؛ فإذا وضَعْنَ حملَهُنَّ؛ فإمَّا أن يرضِعْن أولادهنَّ أو لا، {فإنۡ أرۡضَعۡنَ لكم فآتوهنَّ أجورهنَّ}: المسمَّاة لهنَّ إن كان مسمًّى، وإلاَّ؛ فأجر المثل، {وائۡتَمِروا بينكم بمعروفٍ}؛ أي: ليأمر كلُّ واحدٍ من الزوجين وغيرهما الآخر بالمعروف، وهو كلُّ ما فيه منفعةٌ ومصلحةٌ في الدُّنيا والآخرة؛ فإنَّ الغفلة عن الائتمار بالمعروف يحصُلُ فيها من الضَّرر والشرِّ ما لا يعلمه إلاَّ الله، وفي الائتمار تعاونٌ على البرِّ والتَّقوى. ومما يناسب هذا المقام أنَّ الزوجين عند الفراق وقت العدَّة، خصوصاً إذا ولد بينهما ولدٌ، في الغالب يحصُلُ من التنازع والتشاجر لأجل النفقة عليها وعلى الولد مع الفراق الذي لا يحصُلُ في الغالب إلاَّ مقروناً بالبغض، فيتأثَّر من ذلك شيءٌ كثيرٌ، فكلٌّ منهما يؤمر بالمعروف والمعاشرة الحسنة وعدم المشاقَّة والمنازعة وينصحُ على ذلك، {وإن تعاسَرۡتُم}: بأن لم يتَّفق الزوجان على إرضاعها لولدها، {فسترضِعُ له أخرى}: غيرها، و {لا جُناح عليكم إذا سلَّمتم ما آتيتم بالمعروف}، وهذا حيثُ كان الولد يقبلُ ثدي غير أمِّه؛ فإنْ لم يقبلْ إلاَّ ثدي أمِّه؛ تعينتْ لإرضاعه، ووجب عليها، وأجْبِرَتْ إن امتنعتْ، وكان لها أجرة المثل إن لم يتَّفقا على مسمًّى. وهذا مأخوذ من الآية الكريمة من حيث المعنى؛ فإنَّ الولد لمَّا كان في بطن أمِّه مدةَ الحمل لا خروج له منه ؛ عيَّن تعالى على وليِّه النفقة، فلما ولد وكان يتمكَّن أن يتقوَّت من أمِّه ومن غيرها؛ أباح تعالى الأمرين؛ فإذا كان بحالة لا يمكن أن يتقوَّت إلاَّ من أمِّه؛ كان بمنزلة الحمل، وتعينت أمُّه طريقاً لِقُوتِه.
◆ V.7 ثم قدَّر تعالى النفقة بحسب حال الزوج، فقال:{لِيُنفِقۡ ذو سَعةٍ من سعتِهِ}؛ أي: لينفق الغنيُّ من غناه؛ فلا ينفق نفقة الفقراء، {ومن قُدِرَ عليه رزقُه}؛ أي: ضيِّق عليه، {فلينفِقۡ ممَّا آتاه الله}: من الرزق. {لا يكلِّفُ الله نفساً إلاَّ ما آتاها}: وهذا مناسبٌ للحكمة والرحمة الإلهية؛ حيث جعل كلاًّ بحسبه، وخفَّف عن المعسر، وأنَّه لا يكلِّفه إلاَّ ما آتاه؛ فلا يكلِّف الله نفساً إلا وسعها في باب النفقة وغيرها، {سيجعلُ الله بعد عسرٍ يُسۡراً}: وهذه بشارةٌ للمعسرين أنَّ الله تعالى سيزيلُ عنهم الشدَّة ويرفع عنهم المشقَّة؛ فإنَّ مع العسر يسراً، إنَّ مع العسر يسراً.
Tafsīr al-Qurʾān al-ʿAẓīm — Ibn Kathīr trad. humaine
trad. Harkat Abdou (traduction humaine) — exégèse complète de la sourate