Coran › Sourate 8 — Al-Anfaal › Verset 6
يُجَٰدِلُونَكَ فِى ٱلْحَقِّ بَعْدَمَا تَبَيَّنَ كَأَنَّمَا يُسَاقُونَ إِلَى ٱلْمَوْتِ وَهُمْ يَنظُرُونَ
Hamidullah (rév. CRF 2000)Ils discutent avec toi au sujet de la vérité après qu'elle fut clairement apparue; comme si on les poussait vers la mort et qu'ils (la) voyaient.
Rashid Maachqui rechignaient à engager les combats - de toute évidence inévitables[2] - comme s’ils étaient menés vers la mort qu’ils voyaient de leurs propres yeux[3].
Tafsirs

Al-Mukhtaṣar fī at-Tafsīr trad. officielle

Markaz at-Tafsīr (Centre d'études coraniques) — traduction officielle

Ô Messager, ce groupe de croyants négocient avec toi afin de ne pas combattre les polythéistes dès qu’ils ont compris que ce combat aura bien lieu. C’est comme si on les conduisait à la mort et qu’ils la voyaient de leurs propres yeux, tellement la répulsion qu’ils avaient de sortir combattre était intense. Ils ne s’étaient pas préparés au combat et n’avaient pas fait les préparatifs nécessaires.

al-Muyassar — Le Commentaire facilité trad. IA non relue

Groupe de savants — Complex du Roi Fahd, Médine

Ils discutent avec toi —ô Prophète— au sujet du combat, après qu'il leur fut manifeste qu'il aurait lieu, comme s'ils étaient conduits à la mort en la voyant de leurs yeux.

النص العربي — texte arabe original
يجادلك -أيها النبي- فريق من المؤمنين في القتال مِن بعد ما تبيَّن لهم أن ذلك واقع، كأنهم يساقون إلى الموت، وهم ينظرون إليه عِيانًا.

al-Saʿdī — Taysīr al-Karīm al-Raḥmān trad. IA non relue

ʿAbd al-Raḥmān al-Saʿdī (m. 1376 H/1956)

{5 ـ 6} De même que leur foi est la foi véritable et que leur récompense est la vérité qu'Allah leur a promise, de même Allah fit sortir Son Prophète — paix et bénédiction sur lui — de sa maison pour rencontrer les polythéistes à Badr, conformément à la vérité qu'Allah — exalté soit-Il — aime et qu'Il avait décrétée et prescrite. Les croyants n'avaient certes pas imaginé, en sortant, qu'un combat les opposerait à leur ennemi ; quand il leur apparut que cela allait avoir lieu, une partie des croyants se mit à discuter avec le Prophète — paix et bénédiction sur lui — et à répugner à rencontrer l'ennemi, comme si on les menait à la mort pendant qu'ils regardaient ! Or cela ne seyait pas de leur part, surtout après qu'il leur fut clair que leur sortie relevait de la vérité, de l'ordre d'Allah et de Son agrément ; dans un tel état, la discussion n'a pas lieu d'être, car elle n'a sa place et son utilité que lorsque le vrai et le faux se confondent ; mais quand la vérité est manifeste, il n'y a plus qu'obéissance et soumission. Cela dit, beaucoup de croyants n'eurent aucune part à cette discussion et ne répugnèrent pas à rencontrer l'ennemi ; et ceux qu'Allah a blâmés se soumirent ensuite au combat avec la plus totale obéissance ; Allah les affermit et leur procura des causes d'apaisement du cœur, dont une partie sera mentionnée plus loin. ◆ V.7 À l'origine, ils étaient sortis pour… lire le passage entier →

النص العربي — texte arabe original
{5 ـ 6} فكما أنَّ إيمانهم هو الإيمان الحقيقي وجزاءهم هو الحقُّ الذي وعدهم الله به؛ كذلك أخرج الله رسوله - صلى الله عليه وسلم - من بيته إلى لقاء المشركين في بدرٍ بالحقِّ الذي يحبُّه الله تعالى وقد قدَّره وقضاه، وإنْ كان المؤمنون لم يخطُرْ ببالهم في ذلك الخروج أنَّه يكون بينهم وبين عدوِّهم قتالٌ؛ فحين تبيَّن لهم أنَّ ذلك واقعٌ؛ جعل فريقٌ من المؤمنين يجادلون النبي - صلى الله عليه وسلم - في ذلك ويكرهون لقاء عدوِّهم كأنَّما يُساقونَ إلى الموت وهم ينظُرون! والحال أن هذا لا ينبغي منهم، خصوصاً بعدما تبيَّن لهم أن خروجهم بالحقِّ ومما أمر الله به ورضيه؛ فبهذه الحال ليس للجدال فيها محلٌّ؛ لأنَّ الجدال محلُّه وفائدته عند اشتباه الحقِّ والتباس الأمر، فأما إذا وَضَحَ وبان؛ فليس إلا الانقياد والإذعان. هذا؛ وكثير من المؤمنين لم يجرِ منهم من هذه المجادلة شيءٌ ولا كرهوا لقاء عدوِّهم، وكذلك الذين عاتبهم الله انقادوا للجهاد أشدَّ الانقياد، وثبَّتهم الله، وقيَّض لهم من الأسباب ما تطمئنُّ به قلوبهم كما سيأتي ذكرُ بعضها. ◆ V.7 وكان أصلُ خروجهم يتعرَّضون لعير خرجت مع أبي سفيان بن حرب لقريش إلى الشام قافلة كبيرة، فلما سمعوا برجوعها من الشام؛ ندب النبيُّ - صلى الله عليه وسلم - الناس، فخرج معه ثلاثمائة وبضعة عشر رجلاً معهم سبعون بعيراً يعتقبون عليها ويحملون عليها متاعَهم، فسمع بخبرهم قريشٌ، فخرجوا لمنع عيرهم في عَدَدٍ كثيرٍ وعُدَدٍ وافرة من السلاح والخيل والرجال، يبلغ عددهم قريباً من الألف، فوعد الله المؤمنين إحدى الطائفتين: إما أن يظفروا بالعير، أو بالنفير، فأحبوا العير لقلَّة ذات يد المسلمين ولأنَّها غير ذات الشوكة. ولكن الله تعالى أحبَّ لهم وأراد أمراً أعلى مما أحبُّوا، أراد أن يظفروا بالنَّفير الذي خرج فيه كبراء المشركين وصناديدُهم. فيريد اللهُ أن يُحِقَّ الحقَّ بكلماتِهِ فينصر أهله، {ويقطَعَ دابرَ الكافرين}؛ أي: يستأصل أهلَ الباطل ويُري عبادَهُ من نصرِهِ للحقِّ أمراً لم يكن يخطر ببالهم. ◆ V.8 {لِيُحِقَّ الحقَّ}: بما يُظْهِرُ من الشواهد والبراهين على صحته وصدقه، {ويُبۡطِل الباطل}: بما يقيم من الأدلة والشواهد على بطلانه، {ولو كره المجرمون}: فلا يبالي الله بهم.

Tafsīr al-Qurʾān al-ʿAẓīm — Ibn Kathīr trad. humaine

trad. Harkat Abdou (traduction humaine) — exégèse complète de la sourate

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