Hamidullah (rév. CRF 2000)Nous l'avons certes, fait descendre (le Coran) pendant la nuit d'Al-Qadr.
Rashid MaachNous l’avons révélé[1] au cours de la Nuit des décrets divins[2].
Cause de révélation — Asbāb al-Nuzūl
Asbāb al-Nuzūl trad. IA non relue
Abū al-Ḥasan ʿAlī al-Wāḥidī (m. 468 H/1075)
Abū Bakr al-Tamīmī nous a informés : ʿAbd Allāh ibn Ḥayyān nous a informés ; Abū Yaḥyā al-Rāzī nous a rapporté ; Sahl al-ʿAskarī nous a rapporté ; Yaḥyā ibn Abī Zāʾida nous a rapporté, d'après Muslim, d'après Ibn Abī Najīḥ, d'après Mujāhid, qui dit : Le Prophète ﷺ évoqua un homme des Banū Isrāʾīl qui porta les armes dans la voie d'Allāh pendant mille mois. Les musulmans s'en émerveillèrent, et Allāh le Très-Haut fit descendre : « Nous l'avons fait descendre en la Nuit de la Destinée (1). Et qui te dira ce qu'est la Nuit de la Destinée (2) ? La Nuit de la Destinée vaut mieux que mille mois (3). » Il dit : « Elle vaut mieux que les mois durant lesquels cet homme porta les armes. »
Markaz at-Tafsīr (Centre d'études coraniques) — traduction officielle
Nous avons fait descendre la totalité du Coran vers le Ciel le plus bas et Nous avons commencé à le révéler au Prophète la Nuit du Destin (laylatu l-qadri) du mois de Ramadan.
al-Muyassar — Le Commentaire facilité trad. IA non relue
Groupe de savants — Complex du Roi Fahd, Médine
Nom de la sourate
• Elle fut nommée « Al-Qadr » car la Nuit du Destin [laylat al-qadr] y revient — celle où commença la descente du Coran, nuit bénie au rang immense.
Des buts de la sourate
• La mise en relief du mérite et de la grandeur du Coran par l'attribution de sa descente à Allah le Très-Haut, la mise en relief du mérite du temps de sa descente, l'exposé du mérite de la Nuit du Destin dans le mois de Ramadan et de la récompense de l'œuvre pie en elle.
[Commentaire]
Nous avons fait descendre le Coran dans la nuit de l'honneur et du mérite : l'une des nuits du mois de Ramadan.
النص العربي — texte arabe original
تسمية السورة
• سميت القدر؛ لتَكرار ليلة القدر فيها، التي ابتدئ نزول القرآن فيها، وهي ليلة مباركة عظيمة القَدْر.
من مقاصد السورة
• التنويه بفضل القرآن وعظمته بإسناد إنزاله إلى الله تعالى، والتنويه بفضل وقت نزوله، وبيانُ فضل ليلة القدر في شهر رمضان، وأجرِ العمل الصالح فيها.
[التفسير]
إنا أنزلنا القرآن في ليلة الشرف والفضل، وهي إحدى ليالي شهر رمضان.
al-Saʿdī — Taysīr al-Karīm al-Raḥmān trad. IA non relue
ʿAbd al-Raḥmān al-Saʿdī (m. 1376 H/1956)
Elle est mecquoise.
Au nom d'Allah, le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux.
◆ V.1 Allah — exalté soit-Il — dit, exposant l'excellence du Coran et l'élévation de sa valeur : {Nous l'avons fait descendre en la Nuit du Décret} [comme Allah — exalté soit-Il — dit : {Nous l'avons fait descendre en une nuit bénie}] : Allah — exalté soit-Il — commença la descente du Coran au ramadan, en la Nuit du Décret, et fit par elle miséricorde aux serviteurs, miséricorde générale à laquelle les serviteurs ne peuvent rendre grâce. Elle fut nommée Nuit du Décret pour la grandeur de sa valeur et son excellence auprès d'Allah, et parce qu'y sont décrétées les choses de l'année : termes, subsistances et mesures de destinée.
◆ V.2 Puis Il en magnifia l'affaire et la grandeur : {et qu'est-ce qui te fait savoir ce qu'est la Nuit du Décret ?} Son affaire est auguste, son rang immense.
◆ V.3 {La Nuit du Décret est meilleure que mille mois} : elle équivaut, par son excellence, à mille mois — l'œuvre qui y tombe est meilleure que l'œuvre de mille mois qui en sont privés. De quoi faire perdre le Nord aux intelligences et saisir d'étonnement les esprits : Allah — [béni et] exalté — a gratifié cette communauté faible, en force et en énergies, d'une nuit où l'œuvre équivaut et excède mille mois — la vie d'un homme longuement vécu, plus de quatre-vingts ans.
◆ V.4 {Les anges et l'Esprit y de… lire le passage entier →
النص العربي — texte arabe original
وهي مكية
بِسْمِ اللَّهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيمِ
◆ V.1 يقول تعالى مبيناً لفضل القرآن وعلوِّ قدره: {إنَّا أنزَلۡناهُ في ليلةِ القَدۡرِ}: [كما قال تعالى: {إنّا أنزلناه في ليلةٍ مباركة}] وذلك أنَّ الله تعالى ابتدأ بإنزال القرآن في رمضان في ليلة القدر، ورحم الله بها العباد رحمةً عامّةً لا يقدر العباد لها شكراً، وسميت ليلة القدر لعظم قدرها وفضلها عند الله، ولأنَّه يقدِّر فيها ما يكون في العام من الآجال والأرزاق والمقادير القدريَّة.
◆ V.2 ثم فخَّم شأنها وعظَّم مقدارها، فقال:{وما أدراكَ ما ليلةُ القَدۡرِ}؛ أي: فإنَّ شأنها جليلٌ، وخطرها عظيمٌ.
◆ V.3 {ليلةُ القدرِ خيرٌ من ألفِ شهرٍ}؛ أي: تعادل من فضلها ألف شهرٍ، فالعمل الذي يقع فيها خيرٌ من العمل في ألف شهرٍ خاليةٍ منها، وهذا مما تتحيَّر فيه الألباب، وتندهش له العقول؛ حيث منَّ [تبارك و] تعالى على هذه الأمَّة الضعيفة، القوَّة والقوى بليلةٍ يكون العمل فيها يقابل ويزيد على ألف شهر، عمر رجل معمَّرٍ عمراً طويلاً نيفاً وثمانين سنةً.
◆ V.4 {تَنَزَّلُ الملائكةُ والرُّوحُ فيها}؛ أي: يكثر نزولهم فيها، {من كلِّ أمرٍ}.
◆ V.5 {سلامٌ هي}؛ أي: سالمةٌ من كل آفةٍ وشرٍّ، وذلك لكثرة خيرها، {حتَّى مطلعِ الفجرِ}؛ أي: مبتداها من غروب الشمس ومنتهاها طلوع الفجر. وقد تواترت الأحاديث في فضلها ، وأنَّها في رمضان، وفي العشر الأواخر منه، خصوصاً في أوتاره، وهي باقيةٌ في كلِّ سنةٍ إلى قيام الساعة، ولهذا كان النبيُّ - صلى الله عليه وسلم - يعتكف ويكثرُ من التعبُّد في العشر الأواخر من رمضان رجاء ليلة القدر. والله أعلم.
* * *
Tafsīr al-Qurʾān al-ʿAẓīm — Ibn Kathīr trad. humaine
trad. Harkat Abdou (traduction humaine) — exégèse complète de la sourate
Ibn Kathīr ne cite pas de hadith propre à ce verset ; voici les hadiths liés à l'ensemble de la sourate (Tafsīr Ibn Kathīr, texte arabe).
✓ صحيح البخاري ; صحيح مسلمchaîne de transmission incluse
Ibn Abī ʿĀṣim al-Nabīl a rapporté, par sa chaîne, d'après Jābir ibn ʿAbdillāh, que le Messager d'Allah ﷺ a dit : « J'ai vu la nuit du Destin, puis on me la fit oublier ; elle est dans les dix dernières [nuits]. Parmi ses nuits, une nuit [[Dans le manuscrit a : « لياليها وهي ليلة » (ses nuits — et c'est une nuit).]] douce, tempérée, ni chaude ni froide, comme si elle contenait une lune ; son diable n'en sort pas jusqu'à ce que son aube luise. » [[L'auteur du Kanz (8/540) no 24069 le lui a attribué ; je ne l'ai pas trouvé dans al-Sunna ; Ibn Khuzayma l'a rapporté dans son Ṣaḥīḥ no 2190, via ʿAbdullāh ibn ʿUthmān ibn Khuthaym, d'après Abū al-Zubayr, d'après Jābir, en des termes proches.]]
النص العربي — texte arabe original
وَرَوَى ابْنُ أَبِي عَاصِمٍ النَّبِيلِ بِإِسْنَادِهِ عَنْ جَابِرِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ ﷺ قَالَ: "إِنِّي رَأَيْتُ لَيْلَةَ الْقَدْرِ فَأُنْسِيتُهَا، وَهِيَ فِي الْعَشْرِ الْأَوَاخِرِ، مِنْ لَيَالِيهَا لَيْلَةٌ [[في أ: "لياليها وهي ليلة".]] طَلْقَةٌ بِلُجَةٌ، لَا حَارَةً وَلَا بَارِدَةٌ، كَأَنَّ فِيهَا قَمَرًا، لَا يَخْرُجُ شَيْطَانُهَا حَتَّى يُضِيءَ فَجْرُهَا" [[عزاه إليه صاحب الكنز (٨/٥٤٠) برقم (٢٤٠٦٩) ولم أقع عليه في السنة، ورواه ابن خزيمة في صحيحه برقم (٢١٩٠) من طريق عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عُثْمَانَ بْنِ خُثَيْمٍ، عَنْ أبي الزبير، عن جابر بنحوه.]] .
✓ صحيح مسلمchaîne de transmission incluse
Mon père nous a rapporté, d'après ʿAbdullāh ibn Abī Ziyād al-Qaṭwānī, d'après Sayyār ibn Ḥātim, d'après Mūsā ibn Saʿīd — c'est al-Rāsibī —, d'après Hilāl Abū Jabala, d'après Abū ʿAbd al-Salām, d'après son père, d'après Kaʿb, qui dit : « Le lotus de la limite (sidrat al-muntahā) est à la lisière du septième ciel, du côté du Paradis : il est à la limite de l'air de ce bas-monde et de l'air de l'au-delà ; sa cime est au Paradis, et ses racines et ses branches sont sous le Trône. Il abrite des anges dont nul ne connaît le nombre [[Dans les manuscrits m et a : « عددهم » (leur nombre).]] sinon Allah, qu'Il soit exalté et glorifié ; ils adorent Allah, qu'Il soit exalté et glorifié, sur ses branches : à chaque place d'un poil de lui [se tient] un ange. La station de Jibrīl, paix sur lui, est en son milieu. Allah appelle Jibrīl pour qu'il descende chaque nuit du Destin avec les anges qui habitent le lotus de la limite ; il n'en est pas un ange à qui n'aient été données la tendresse et la miséricorde envers les croyants. Ils descendent avec [[Dans le manuscrit a : « مع » (avec).]] Jibrīl en la nuit du Destin, quand le soleil se couche : il ne reste pas une parcelle de terre, en la nuit du Destin, sans qu'un ange n'y soit, prosterné ou debout, invoquant pour les croyants et les croyantes — sauf s'il s'agit d'une église, d'une synagogue, d'une maison de feu, d'une idole, de certains de vos lieux où vous jetez les impuretés, d'une maison où se trouve un ivrogne ou de la boisson enivrante, d'une maison où se dresse une idole, d'une maison où pend une clochette, d'un lieu d'aisance, ou d'un endroit où l'on balaye la maison. Toute cette nuit-là, ils invoquent pour les croyants et les croyantes, et Jibrīl ne laisse aucun croyant [[Dans le manuscrit a : « من الناس » (des gens).]] sans lui serrer la main. Le signe en est : quiconque a la chair de poule, le cœur attendri et les yeux en larmes — c'est là l'effet de la poignée de main de Jibrīl. »