Coran › Sourate 16 — An-Nahl › Verset 112
وَضَرَبَ ٱللَّهُ مَثَلًۭا قَرْيَةًۭ كَانَتْ ءَامِنَةًۭ مُّطْمَئِنَّةًۭ يَأْتِيهَا رِزْقُهَا رَغَدًۭا مِّن كُلِّ مَكَانٍۢ فَكَفَرَتْ بِأَنْعُمِ ٱللَّهِ فَأَذَٰقَهَا ٱللَّهُ لِبَاسَ ٱلْجُوعِ وَٱلْخَوْفِ بِمَا كَانُوا۟ يَصْنَعُونَ
Hamidullah (rév. CRF 2000)Et Allah propose en parabole une ville: elle était en sécurité, tranquille; sa part de nourriture lui venait de partout en abondance. Puis elle se montra ingrate aux bienfaits d'Allah. Allah lui fit alors goûter la violence de la faim et de la peur [en punition] de ce qu'ils faisaient.
Rashid MaachAllah propose l’exemple d’une cité[27] qui vivait dans la paix et la sérénité, et voyait sa nourriture affluer vers elle de tous côtés, jusqu’au jour où ses habitants ont renié les bienfaits d’Allah qui, pour prix de leur impiété, les exposa aux affres de la faim et de la peur.
Tafsirs

Al-Mukhtaṣar fī at-Tafsīr trad. officielle

Markaz at-Tafsīr (Centre d'études coraniques) — traduction officielle

Allah énonce la parabole suivante: Prenons le cas d’une cité sure –la Mecque– dont les habitants sont en sécurité, tandis que les gens aux alentours subissent toutes sortes d’agressions, et dont la subsistance parvient à ses portes de toutes part sans difficulté. Comme ses habitants ont opposé de l’ingratitude à ces bienfaits et ne se sont pas montrés reconnaissants, Allah les rétribua par une faim et une terreur telles qu’on en voyait les effets sur leurs corps maigres et leurs visages apeurés. La faim et la peur devinrent ainsi pour eux de seconds vêtements, tel est ce qu’ils ont mérités pour leur mécréance et leur démenti.

al-Muyassar — Le Commentaire facilité trad. IA non relue

Groupe de savants — Complex du Roi Fahd, Médine

Et Allah frappa la parabole de la cité de La Mecque, sûre contre l'agression, tranquille, sans étroitesse de vie, sa subsistance lui venant aisée de tous côtés : ses habitants nièrent les bienfaits de Allah, Lui associèrent et ne Le remercièrent pas. Allah les punit par la famine et la peur des colonnes du messager de Allah ﷺ et de ses armées, pour ce qu'ils faisaient comme mécréance et œuvre vaine.

النص العربي — texte arabe original
وضرب الله مثلًا بلدة «مكة» كانت في أمان من الاعتداء، واطمئنان مِن ضيق العيش، يأتيها رزقها هنيئًا سهلًا من كل جهة، فجحد أهلُها نِعَمَ الله عليهم، وأشركوا به، ولم يشكروا له، فعاقبهم الله بالجوع، والخوف من سرايا رسول الله ﷺ وجيوشه، التي كانت تخيفهم؛ وذلك بسبب كفرهم وصنيعهم الباطل.

al-Saʿdī — Taysīr al-Karīm al-Raḥmān trad. IA non relue

ʿAbd al-Raḥmān al-Saʿdī (m. 1376 H/1956)

Cette cité est La Mecque vénérée, qui était sûre et tranquille — nul n'y était attaqué, et la jāhiliyya ignorante la respectait : l'un d'eux y trouvait le meurtrier de son père ou de son frère sans s'émouvoir, malgré l'extrême vindicte et le fanatisme arabe parmi eux. Elle eut de la sécurité parfaite ce qu'aucune autre n'eut, et de même l'ample subsistance : c'était une ville sans culture ni arbres, mais Allah lui facilita la subsistance lui venant de partout. Leur vint un messager des leurs, dont ils connaissaient la fiabilité et la véracité, appelant aux plus parfaites choses et les détournant des mauvaises : ils le traitèrent de menteur et mécruèrent en la faveur d'Allah sur eux. Allah leur fit goûter le contraire de ce où ils étaient, et les vêtit {du vêtement de la faim}, contraire de l'aisance, {et de la crainte}, contraire de la sécurité — à cause de leur fait, leur mécréance et leur ingratitude. Allah ne les a pas lésés : ce sont eux qui léserent leurs propres âmes.

النص العربي — texte arabe original
{112 ـ 113} وهذه القرية هي مكَّة المشرَّفة التي كانت آمنةً مطمئنةً لا يُهاج فيها أحدٌ، وتحترِمها الجاهليَّةُ الجَهْلاءُ، حتى إنَّ أحدهم يجد قاتلَ أبيه وأخيه فلا يَهيجُهُ مع شدَّة الحميَّة فيهم والنعرة العربيَّة، فحصل لها من الأمن التامِّ ما لم يحصلْ لسواها، وكذلك الرزق الواسع، كانت بلدة ليس فيها زرعٌ ولا شجرٌ، ولكنْ يسَّرَ الله لها الرزقَ يأتيها من كلِّ مكان، فجاءهم رسولٌ منهم يعرِفون أمانته وصدقَه؛ يدعُوهم إلى أكمل الأمور، وينهاهم عن الأمور السيِّئة، فكذَّبوه وكفروا بنعمة الله عليهم، فأذاقهم الله ضدَّ ما كانوا فيه، وألبسهم {لباس الجوع} الذي هو ضدُّ الرَّغَدِ، {والخوفِ} الذي هو ضدُّ الأمن، وذلك بسبب صنيعهم وكفرِهم وعدم شُكْرِهم، وما ظَلَمَهُمُ الله ولكنْ كانوا أنفسَهم يظلمِونَ.

Tafsīr al-Qurʾān al-ʿAẓīm — Ibn Kathīr trad. humaine

trad. Harkat Abdou (traduction humaine) — exégèse complète de la sourate

Lire l'exégèse complète de la sourate (trad. Harkat) →