Hamidullah (rév. CRF 2000)Et Allah propose en parabole deux hommes: l'un d'eux est muet, dépourvu de tout pouvoir et totalement à la charge de son maître; Quelque lieu où celui-ci l'envoie, il ne rapporte rien de bon; serait-il l'égal de celui qui ordonne la justice et qui est sur le droit chemin?
Rashid MaachAllah propose également en parabole deux hommes, l’un muet et totalement impuissant, vivant à la charge des autres, incapable de remplir la moindre tâche qu’il se voit confiée. Cet homme est-il comparable à celui qui prône la justice et suit lui-même le droit chemin ?
Tafsirs
Al-Mukhtaṣar fī at-Tafsīr trad. officielle
Markaz at-Tafsīr (Centre d'études coraniques) — traduction officielle
Allah énonce une seconde parabole à l’attention des polythéistes: Que disent-ils des deux hommes suivants? Le premier est muet, sourd, incapable de comprendre en raison de ces deux handicaps et ne peut être utile, ni à lui-même ni à autrui. Cet homme est une lourde charge pour celui qui subvient à ses besoins et gère ses affaires puisque quand son tuteur s’en remet à lui pour accomplir quelque chose, il n’apporte rien de bon ni ne remplit sa mission. Le second a une ouïe saine et une bonne élocution, ce qui fait de lui quelqu’un d’utile à lui-même et à autrui. Il ordonne ainsi aux gens d’être justes et lui-même est droit, empruntant de ce fait une voie claire ne comportant ni ambigüité ni tortuosité. Ces deux hommes sont-ils égaux? Ô polythéistes, comment pouvez-vous mettre sur un même pied d’égalité, Allah, Celui qui détient les attributs de la majesté et de la perfection, et vos idoles, sourdes et muettes, incapable d’être d’une quelconque utilité ou d’une quelconque nuisance?
al-Muyassar — Le Commentaire facilité trad. IA non relue
Groupe de savants — Complex du Roi Fahd, Médine
Et Allah frappa une autre parabole de la nullité de l'association : deux hommes — l'un muet, sourd, incapable de comprendre ou de se faire comprendre, ne pouvant profiter à soi ni à autrui, charge lourde pour qui le prend en charge : envoyé en une affaire, il n'aboutit ni ne rapporte de bien ; l'autre sain d'organes, profitant à soi et à autrui, ordonnant la justice, sur une voie claire sans tortuosité. Les deux sont-ils égaux aux yeux des sensés ? Comment égalerez-vous l'idole muette et sourde avec Allah, le Capable, le Bienfaiteur de tout bien ?
النص العربي — texte arabe original
وضرب الله مثلًا آخر لبطلان الشرك رجلين: أحدهما أخرس أصم لا يَفْهَم ولا يُفْهِم، لا يقدر على منفعة نفسه أو غيره، وهو عبء ثقيل على مَن يَلي أمره ويعوله، إذا أرسله لأمر يقضيه لا ينجح، ولا يعود عليه بخير، ورجل آخر سليم الحواس، ينفع نفسه وغيره، يأمر بالإنصاف، وهو على طريق واضح لا عوج فيه، فهل يستوي الرجلان في نظر العقلاء؟ فكيف تُسَوُّون بين الصنم الأبكم الأصمِّ وبين الله القادر المنعم بكل خير؟
al-Saʿdī — Taysīr al-Karīm al-Raḥmān trad. IA non relue
ʿAbd al-Raḥmān al-Saʿdī (m. 1376 H/1956)
La seconde parabole : {deux hommes, dont l'un est muet}, n'entendant et ne parlant pas, {ne pouvant rien}, ni peu ni beaucoup, {et à la charge de son maître}, que son maître sert, incapable de se servir lui-même : il est déficient à tous égards. Est-il l'égal de celui {qui ordonne la justice et est sur un chemin droit} ? — ses paroles sont justice et ses actes droiture. Comme ils ne sont pas égaux, ne sont pas égaux ce qui est adoré en dehors d'Allah, incapable de rien de ses intérêts — sans l'entretien d'Allah, il n'en pourrait rien —, et Celui qui ne dit que le vrai et ne fait que ce dont on Le loue : nul égal ni émule.
النص العربي — texte arabe original
{73 ـ 74} يخبر تعالى عن جهل المشركين وظلمهم، أنَّهم يعبدون من دونه آلهة اتَّخذوها شركاءَ لله، والحال أنَّهم لا يملكون لهم رزقاً من السماوات والأرض؛ فلا يُنْزِلون مطراً ولا رزقاً، ولا يُنْبِتون من نبات الأرض شيئاً، ولا يملِكون مثقال ذرَّةٍ في السماواتِ والأرض، ولا يستطيعون لو أرادوا؛ فإنَّ غير المالك للشيء ربَّما كان له قوَّة واقتدارٌ على ما ينفع من يتَّصل به، وهؤلاء لا يملكون ولا يقدرون؛ فهذه صفة آلهتهم؛ كيف جعلوها مع الله وشبَّهوها بمالك الأرض والسماوات الذي له الملك كلُّه والحمد كلُّه والقوة كلُّها، ولهذا قال:{فلا تضرِبوا لله الأمثالَ}: المتضمِّنة للتسوية بينه وبين خلقه. {إنَّ الله يعلمُ وأنتمُ لا تعلمونَ}: فعلينا أن لا نقولَ عليه بلا علم، وأن نسمعَ ما ضَرَبُه العليم من الأمثال؛ فلهذا ضَرَبَ تعالى مَثَلَيْنِ له ولمن يُعْبَدُ من دونِهِ:
◆ V.75 أحدهما: عبدٌ مملوكٌ؛ أي: رقيق لا يملك نفسَه ولا يملكُ من المال والدُّنيا شيئاً، والثاني: حرٌّ غنيٌّ قد رزقه الله منه رزقاً حسناً من جميع أصناف المال، وهو كريمٌ محبٌّ للإحسان؛ فهو ينفِقُ منه سرًّا وجهراً؛ هل يستوي هذا وذاك؟! لا يستويانِ؛ مع أنَّهما مخلوقان، غير محال استواؤُهما؛ فإذا كانا لا يستويان؛ فكيف يستوي المخلوقُ العبدُ الذي ليس له ملكٌ ولا قدرةٌ ولا استطاعةٌ، بل هو فقير من جميع الوجوه، بالربِّ الخالق المالك لجميع الممالك، القادر على كلِّ شيءٍ؟! ولهذا حمد نفسه واختصَّ بالحمدِ بأنواعه، فقال:{الحمدُ لله}: فكأنَّه قيلَ: إذا كان الأمرُ كذلك؛ فلم سوَّى المشركون آلهتهم بالله؟! قال:{بل أكثرُهم لا يعلمونَ}: فلو علموا حقيقة العلم؛ لم يتجرَّؤوا على الشرك العظيم.
◆ V.76 والمثل الثاني: مَثَلُ {رجلين أحدُهما أبكمُ}: لا يسمعُ ولا ينطِقُ، و {لا يقدِرُ على شيءٍ}: لا قليل ولا كثير، {وهو كَلٌّ على مولاه}؛ أي: يخدمه مولاه ولا يستطيع هو أن يخدِمَ نفسه؛ فهو ناقصٌ من كلِّ وجه، فهل يَسْتَوي هذا ومَنْ كان {يأمُرُ بالعدل وهو على صراطٍ مستقيم}: فأقوالُهُ عدلٌ وأفعاله مستقيمةٌ؛ فكما أنهما لا يستويان؛ فلا يستوي مَنْ عُبِدَ من دون الله وهو لا يقدِرُ على شيء من مصالحه؛ فلولا قيامُ الله بها؛ لم يستطعْ شيئاً منها، لا يكون كفواً ولا ندًّا لمن لا يقولُ إلاَّ الحقَّ، ولا يفعلُ إلاَّ ما يُحْمَدُ عليه.
Tafsīr al-Qurʾān al-ʿAẓīm — Ibn Kathīr trad. humaine
trad. Harkat Abdou (traduction humaine) — exégèse complète de la sourate