Coran › Sourate 2 — Al-Baqara › Verset 13
وَإِذَا قِيلَ لَهُمْ ءَامِنُوا۟ كَمَآ ءَامَنَ ٱلنَّاسُ قَالُوٓا۟ أَنُؤْمِنُ كَمَآ ءَامَنَ ٱلسُّفَهَآءُ ۗ أَلَآ إِنَّهُمْ هُمُ ٱلسُّفَهَآءُ وَلَٰكِن لَّا يَعْلَمُونَ
Hamidullah (rév. CRF 2000)Et quand on leur dit: «Croyez comme les gens ont cru», ils disent: «Croirons-nous comme ont cru les faibles d'esprit?» Certes, ce sont eux les véritables faibles d'esprit, mais ils ne le savent pas.
Rashid MaachExhortés à adhérer pleinement à la foi, à l’image des vrais croyants, ils disent : « Allons-nous croire comme ces ignorants ? » Ce sont pourtant eux, sans le savoir, qui sont ignorants.
Tafsirs

Al-Mukhtaṣar fī at-Tafsīr trad. officielle

Markaz at-Tafsīr (Centre d'études coraniques) — traduction officielle

Lorsqu’on leur ordonne d’avoir la foi comme l’ont eu les Compagnons de Muħammad, ils répondent avec déni et moquerie, disant: Allons-nous croire comme le font les faibles d’esprit ? La vérité est qu’eux-mêmes sont des faibles d’esprit mais ils l’ignorent.

al-Muyassar — Le Commentaire facilité trad. IA non relue

Groupe de savants — Complex du Roi Fahd, Médine

Et quand on dit aux hypocrites : « Croyez comme ont cru les Compagnons » — c'est-à-dire la foi du cœur, de la langue et des membres —, ils ergotent et disent : « Croirions-nous comme croient les faibles d'esprit et de jugement, au point d'être leur égaux dans la sottise ? » Allah leur répond que la sottise leur est propre, et ils ne savent pas que ce dans quoi ils se trouvent est égarement et ruine.

النص العربي — texte arabe original
وإذا قيل للمنافقين: آمِنوا -مثل إيمان الصحابة، وهو الإيمان بالقلب واللسان والجوارح- جادَلوا وقالوا: أنُصَدِّق مثل تصديق ضعاف العقل والرأي، فنكون نحن وهم في السَّفَهِ سواء؟ فردَّ الله عليهم بأن السَّفَهَ مقصور عليهم، وهم لا يعلمون أنَّ ما هم فيه هو الضلال والخسران.

al-Saʿdī — Taysīr al-Karīm al-Raḥmān trad. IA non relue

ʿAbd al-Raḥmān al-Saʿdī (m. 1376 H/1956)

C'est-à-dire : quand il est dit aux hypocrites : croyez comme ont cru les gens, c'est-à-dire comme la foi des Compagnons — qu'Allah les agrée —, à savoir la foi du cœur et de la langue, ils disent, dans leur prétention vaine : « Croirions-nous comme ont cru les insensés ? » — visant, qu'Allah les maudisse, les Compagnons — qu'Allah les agrée —, car ils prétendaient que c'était leur insensé qui les avait conduits à la foi, à l'abandon de la patrie et à l'inimitié des mécréants, tandis que la raison, selon eux, exigeait le contraire ; ils les accusèrent donc d'insensé — impliquant qu'eux-mêmes étaient les sensés, détenteurs de discernement et d'intellect. Allah a rejeté cela sur eux et a informé que ce sont eux, en vérité, les insensés, car la réalité de l'insensé (safah) est l'ignorance de l'homme des intérêts de son âme et son empressement à ce qui lui nuit — description qui leur convient parfaitement et qui s'applique à eux —, de même que la raison et le discernement consistent à connaître les intérêts de son âme, s'employer à ce qui la profite et repousser ce qui lui nuit — description qui convient parfaitement aux Compagnons et aux croyants. Ce qui compte, ce sont les descriptions et la preuve, non les prétentions toutes nues et les paroles vides.

النص العربي — texte arabe original
◆ V.13 أي: إذا قيل للمنافقين آمنوا كما آمن الناس، أي: كإيمان الصحابة رضي الله عنهم وهو: الإيمان بالقلب واللسان، قالوا بزعمهم الباطل: أنؤمن كما آمن السفهاء؟ يعنون ـ قبحهم الله ـ الصحابة رضي الله عنهم؛ لزعمهم أن سفههم أوجب لهم الإيمان، وترك الأوطان، ومعاداة الكفار، والعقل عندهم يقتضي ضد ذلك، فنسبوهم إلى السَفَه، وفي ضمن ذلك أنهم هم العقلاء أرباب الحجى والنُهى؛ فرد الله ذلك عليهم وأخبر أنهم هم السفهاء على الحقيقة؛ لأن حقيقة السفه جهل الإنسان بمصالح نفسه، وسعيه فيما يضرها، وهذه الصفة منطبقة عليهم، [وصادقة عليهم] كما أن العقل والحجى معرفة الإنسان بمصالح نفسه والسعي فيما ينفعه وفي دفع ما يضره، وهذه الصفة منطبقة على الصحابة والمؤمنين؛ فالعبرة بالأوصاف والبرهان، لا بالدعاوي المجردة والأقوال الفارغة.

Tafsīr al-Qurʾān al-ʿAẓīm — Ibn Kathīr trad. humaine

trad. Harkat Abdou (traduction humaine) — exégèse complète de la sourate

Lire l'exégèse complète de la sourate (trad. Harkat) →