Hamidullah (rév. CRF 2000)N'as-tu pas vu ceux qui sortirent de leurs demeures, - il y en avait des milliers -, par crainte de la mort? Puis Allah leur dit: «Mourez». Après quoi Il les rendit à la vie. Certes, Allah est Détenteur de la Faveur, envers les gens; mais la plupart des gens ne sont pas reconnaissants.
Rashid MaachNe connais-tu pas l’histoire étonnante de ces hommes qui, redoutant la mort, ont quitté leurs foyers par milliers ? Mais Allah a décrété leur mort, avant de les ressusciter. Allah, en vérité, est toute bonté envers les hommes qui, pour la plupart, ne sont pas reconnaissants.
Tafsirs
Al-Mukhtaṣar fī at-Tafsīr trad. officielle
Markaz at-Tafsīr (Centre d'études coraniques) — traduction officielle
Ô Prophète, la nouvelle de ceux qui sortirent nombreux de leurs demeures par crainte de mourir d’une épidémie ou d’une autre cause ne t’est-elle pas parvenue ? C’était un groupe d’hommes issus des enfants d’Israël. Allah leur dit alors «Mourez» et ils moururent. Puis Il les fit revenir à la vie afin de leur démontrer qu’Il détient toute chose en Sa main et qu’ils ne détiennent pas le pouvoir d’être utiles ou nuisibles à eux-mêmes. Allah est Celui qui octroie Sa grâce aux hommes, mais la plupart ne sont pas reconnaissants envers Allah pour Ses bienfaits.
al-Muyassar — Le Commentaire facilité trad. IA non relue
Groupe de savants — Complex du Roi Fahd, Médine
N'as-tu pas su —ô Messager— l'histoire de ceux qui fuirent leur terre et leurs demeures par milliers, craignant la mort — de la peste ou du combat —, Allah leur dit : mourez, et ils moururent d'un seul coup, en punition de leur fuite du décret de Allah ; puis Allah les ressuscita après un temps, pour qu'ils accomplissent leurs termes, tirent leçon et se repentent. Allah est certes d'une faveur immense envers les gens par Ses bienfaits nombreux, mais la plupart des gens ne remercient pas la faveur de Allah sur eux.
النص العربي — texte arabe original
ألم تعلم -أيها الرسول- قصة الذين فرُّوا من أرضهم ومنازلهم، وهم ألوف كثيرة؛ خشية الموت من الطاعون أو القتال، فقال لهم الله: موتوا، فماتوا دفعة واحدة عقوبة على فرارهم من قدر الله، ثم أحياهم الله تعالى بعد مدة؛ ليستوفوا آجالهم، وليتعظوا ويتوبوا؟ إن الله لذو فضل عظيم على الناس بنعمه الكثيرة، ولكن أكثر الناس لا يشكرون فضل الله عليهم.
al-Saʿdī — Taysīr al-Karīm al-Raḥmān trad. IA non relue
ʿAbd al-Raḥmān al-Saʿdī (m. 1376 H/1956)
N'as-tu pas ouï cette histoire étrange, advenue à ceux d'avant vous parmi les enfants d'Israël : l'épidémie frappant leurs demeures, ils sortirent en foule fuyant la mort — la fuite ne les sauva pas et ne détourna pas ce qu'ils craignaient : Il les traita à l'inverse de leur but et les fit tous mourir, puis les gratifia en les ressuscitant — par l'invocation d'un prophète, selon beaucoup d'exégètes, ou autrement — par Sa faveur et bienfaisance, qui ne cesse d'être sur les gens : cela exige leur gratitude des faveurs d'Allah par la reconnaissance et leur emploi à Son agrément — et pourtant la plupart des gens manquent au devoir de gratitude.
Leçon de l'histoire : Il est puissant sur toute chose, signe sensible de la résurrection — l'histoire est connue, transmise de façon notoire chez les enfants d'Israël et leurs annexés : c'est pourquoi Il la propose sur le mode interrogatif établi chez les interlocuteurs. On peut comprendre : ils sortirent de leurs demeures par peur des ennemis, lâches au combat — appui : Allah mentionna après le commandement du combat et informa que les enfants d'Israël sortirent de leurs demeures et de leurs enfants ; aux deux sens : incitation au jihād et dissuasion de s'en retirer — cela n'écarte pas la mort : {Dis : fussiez-vous dans vos maisons, ceux pour qui la mort est écrite sortiraient vers leurs couches}.
النص العربي — texte arabe original
◆ V.243 أي: ألم تسمع بهذه القصة العجيبة الجارية على من قبلكم من بني
إسرائيل حيث حل الوباء بديارهم فخرجوا بهذه الكثرة فراراً من الموت فلم ينجِهِمُ الفرارُ ولا أغنى
عنهم من وقوع ما كانوا يحذرون، فعاملهم بنقيض مقصودهم وأماتهم الله عن آخرهم، ثم تفضل عليهم فأحياهم
إما بدعوة نبي كما قاله كثير من المفسرين وإما بغير ذلك، ولكن ذلك بفضله وإحسانه وهو لا يزال فضله
على الناس وذلك موجب لشكرهم لنعم الله بالاعتراف بها وصرفها في مرضاة الله ومع ذلك فأكثر الناس قد
قصروا بواجب الشكر.
وفي هذه القصة عبرة بأنه على كل شيء قدير وذلك آية محسوسة على البعث؛ فإن هذه القصة معروفة منقولة
نقلاً متواتراً عند بني إسرائيل ومن اتصل بهم، ولهذا أتى بها تعالى بأسلوب الأمر الذي قد تقرر عند
المخاطبين، ويحتمل أن هؤلاء الذين خرجوا من ديارهم خوفاً من الأعداء وجبناً عن لقائهم، ويؤيد هذا أن
الله ذكر بعدها الأمر بالقتال وأخبر عن بني إسرائيل أنهم كانوا مخرجين من ديارهم وأبنائهم، وعلى
الاحتمالين فإن فيها ترغيباً في الجهاد وترهيباً من التقاعد عنه وأن ذلك لا يغني عن الموت شيئاً
{قل لو كنتم في بيوتكم لبرز الذين كتب عليهم القتل إلى مضاجعهم}.
Tafsīr al-Qurʾān al-ʿAẓīm — Ibn Kathīr trad. humaine
trad. Harkat Abdou (traduction humaine) — exégèse complète de la sourate
Extrait du Tafsīr Ibn Kathīr (texte arabe). Sans jugement énoncé = Ibn Kathīr n'a pas gradé ce hadith — il n'est jamais présenté comme authentique sans grade.
✓ صحيح البخاري ; صحيح مسلمchaîne de transmission incluse
Ibn Abī Ḥātim rapporte : al-Ḥasan ibn ʿArafa nous a rapporté : Khalaf ibn Khalīfa nous a rapporté, d'après Ḥumayd al-Aʿraj, d'après ʿAbd Allah ibn al-Ḥārith, d'après ʿAbd Allah ibn Masʿūd, qui dit : Lorsque fut révélé : ﴾Qu'est-ce qu'Allah vous prête à usure gracieuse [bon prêt] afin de le multiplier pour vous﴿, Abū ad-Daḥdāḥ al-Anṣārī dit : « Ô Envoyé d'Allah, Allah donc veut de nous un prêt ? » Il dit : « Oui, ô Abū ad-Daḥdāḥ. » Il dit : « Montre-moi ta main, ô Envoyé d'Allah. » Il lui tendit sa main, et il dit : « Je prête à mon Seigneur mon jardin. » Il avait un jardin de six cents palmiers, où se trouvaient Umm ad-Daḥdāḥ et ses enfants. Abū ad-Daḥdāḥ vint et l'appela : « Ô Umm ad-Daḥdāḥ ! » Elle dit : « Me voici. » Il dit : « Sors, car je l'ai prêté à mon Seigneur, Puissant et Majestueux. » Et…