Coran › Sourate 2 — Al-Baqara › Verset 263
۞ قَوْلٌۭ مَّعْرُوفٌۭ وَمَغْفِرَةٌ خَيْرٌۭ مِّن صَدَقَةٍۢ يَتْبَعُهَآ أَذًۭى ۗ وَٱللَّهُ غَنِىٌّ حَلِيمٌۭ
Hamidullah (rév. CRF 2000)Une parole agréable et un pardon valent mieux qu'une aumône suivie d'un tort. Allah n'a besoin de rien, et Il est Indulgent.
Rashid MaachDes paroles convenables adressées au solliciteur et une attitude indulgente valent bien mieux qu’une aumône suivie de paroles blessantes. Allah peut parfaitement se passer des hommes envers lesquels Il est si Longanime.
Tafsirs

Al-Mukhtaṣar fī at-Tafsīr trad. officielle

Markaz at-Tafsīr (Centre d'études coraniques) — traduction officielle

Prononcer une noble parole qui réjouit le cœur d’un croyant et pardonner celui qui t’offense est préférable au fait de donner une aumône et d’en faire le rappel à celui qui en bénéficie. Allah se passe de Ses serviteurs et se montre indulgent avec eux en ne s’empressant pas de les punir.

al-Muyassar — Le Commentaire facilité trad. IA non relue

Groupe de savants — Complex du Roi Fahd, Médine

Une parole aimable adressée au demandeur, et le pardon de l'insistance qu'il a montrée dans sa requête, valent mieux qu'une aumône que le donateur fait suivre d'un tort et d'un offense. Et Allah se passe des aumônes des serviteurs, Longanime [Celui qui ne hâte pas le châtiment des pécheurs] qu'Il ne surprend pas par le châtiment.

النص العربي — texte arabe original
كلام طيب يُرَدُّ به السائل، وعفو عما بدر منه مِن إلحاحٍ في السؤال، خير من صدقة يتبعها من المتصدق أذى وإساءة. والله غني عن صدقات العباد، حليم لا يعاجلهم بالعقوبة.

al-Saʿdī — Taysīr al-Karīm al-Raḥmān trad. IA non relue

ʿAbd al-Raḥmān al-Saʿdī (m. 1376 H/1956)

Allah mentionna quatre degrés de la bienfaisance : Le degré suprême : la dépense issue d'une intention saine, que le dépensant ne suit ni d'obligeance ni de nuisance. Puis la parole convenable : la bienfaisance verbale en toutes ses formes, réjouissant le musulman, l'excuse au demandeur quand on n'a rien, et les autres paroles de bien. La troisième : la bienfaisance du pardon à qui t'a fait du mal, en parole ou en acte. Ces deux-là valent mieux que la quatrième : celle que le donateur suit de la nuisance au bénéficiaire, car il a troublé sa bienfaisance : il a fait un bien et un mal. Le bien pur, même moindre, vaut mieux que le bien mêlé de mal, même supérieur — terrible avertissement à qui nuit à son bénéficiaire, comme font les gens de vilenie, sottise et ignorance. {Allah} — exalté soit-Il — est {riche} : de leurs aumônes et de toutes leurs adorations, {indulgent} : dans la plénitude de Sa richesse et l'ampleur de Ses dons, Il use d'indulgence envers les désobéissants, ne hâte pas la punition, les préserve, les pourvoit et fait affluer Son bien sur eux, eux qui L'affrontent en désobéissances. Puis Il interdit avec l'extrême force l'obligeance et la nuisance, et en frappa la parabole :

النص العربي — texte arabe original
◆ V.263 ذكر الله أربع مراتب للإحسان: المرتبة العليا: النفقة الصادرة عن نية صالحة ولم يتبعها المنفق منًّا ولا أذى. ثم يليها قول المعروف وهو الإحسان القولي بجميع وجوهه الذي فيه سرور المسلم، والاعتذار من السائل إذا لم يوافق عنده شيئاً، وغير ذلك من أقوال المعروف. والثالثة الإحسان بالعفو والمغفرة عمن أساء إليك بقول أو فعل. وهذان أفضل من الرابعة وخير منها وهي: التي يتبعها المتصدق الأذى للمعطي لأنه كدر إحسانه وفعل خيراً وشرًّا. فالخير المحض وإن كان مفضولاً خير من الخير الذي يخالطه شرٌّ وإن كان فاضلاً، وفي هذا التحذير العظيم لمن يؤذي من تصدق عليه كما يفعله أهل اللؤم والحمق والجهل، {والله}؛ تعالى {غني}؛ عن صدقاتهم وعن جميع عباده {حليم}؛ مع كمال غناه وسعة عطاياه يحلم عن العاصين، ولا يعاجلهم بالعقوبة بل يعافيهم، ويرزقهم، ويدر عليهم خيره، وهم مبارزون له بالمعاصي. ثم نهى أشد النهي عن المنِّ والأذى وضرب لذلك مثلاً:

Tafsīr al-Qurʾān al-ʿAẓīm — Ibn Kathīr trad. humaine

trad. Harkat Abdou (traduction humaine) — exégèse complète de la sourate

Lire l'exégèse complète de la sourate (trad. Harkat) →