Coran › Sourate 33 — Al-Ahzaab › Verset 53
يَٰٓأَيُّهَا ٱلَّذِينَ ءَامَنُوا۟ لَا تَدْخُلُوا۟ بُيُوتَ ٱلنَّبِىِّ إِلَّآ أَن يُؤْذَنَ لَكُمْ إِلَىٰ طَعَامٍ غَيْرَ نَٰظِرِينَ إِنَىٰهُ وَلَٰكِنْ إِذَا دُعِيتُمْ فَٱدْخُلُوا۟ فَإِذَا طَعِمْتُمْ فَٱنتَشِرُوا۟ وَلَا مُسْتَـْٔنِسِينَ لِحَدِيثٍ ۚ إِنَّ ذَٰلِكُمْ كَانَ يُؤْذِى ٱلنَّبِىَّ فَيَسْتَحْىِۦ مِنكُمْ ۖ وَٱللَّهُ لَا يَسْتَحْىِۦ مِنَ ٱلْحَقِّ ۚ وَإِذَا سَأَلْتُمُوهُنَّ مَتَٰعًۭا فَسْـَٔلُوهُنَّ مِن وَرَآءِ حِجَابٍۢ ۚ ذَٰلِكُمْ أَطْهَرُ لِقُلُوبِكُمْ وَقُلُوبِهِنَّ ۚ وَمَا كَانَ لَكُمْ أَن تُؤْذُوا۟ رَسُولَ ٱللَّهِ وَلَآ أَن تَنكِحُوٓا۟ أَزْوَٰجَهُۥ مِنۢ بَعْدِهِۦٓ أَبَدًا ۚ إِنَّ ذَٰلِكُمْ كَانَ عِندَ ٱللَّهِ عَظِيمًا
Hamidullah (rév. CRF 2000)O vous qui croyez! N'entrez pas dans les demeures du Prophète, à moins qu'invitation ne vous soit faite à un repas, sans être là à attendre sa cuisson. Mais lorsqu'on vous appelle, alors, entrez. Puis, quand vous aurez mangé, dispersez-vous, sans chercher à vous rendre familiers pour causer. Cela faisait de la peine au Prophète, mais il se gênait de vous (congédier), alors qu'Allah ne se gêne pas de la vérité. Et si vous leur demandez (à ses femmes) quelque objet, demandez-le leur derrière un rideau: c'est plus pur pour vos cœurs et leurs cœurs; vous ne devez pas faire de la peine au Messager d'Allah, ni jamais vous marier avec ses épouses après lui; ce serait, auprès d'Allah, un énorme péché.
Rashid MaachVous qui croyez ! N’entrez dans les demeures du Prophète où vous avez été conviés à un repas qu’avec son autorisation. Et évitez de vous présenter avant l’heure. Si donc vous êtes invités, vous pouvez entrer, mais une fois le repas terminé, vous devez vous retirer sans vous engager dans d’interminables discussions. Un tel comportement gêne le Prophète qui, par pudeur, n’ose vous l’avouer. Allah, quant à Lui, ne s’embarrasse nullement de la vérité. Et lorsque vous demandez quelque chose aux épouses du prophète, qu’un voile vous sépare d’elles. Vos cœurs et les leurs n’en demeureront que plus purs. Il ne vous est pas permis d’offenser le Messager d’Allah, ni de prendre ses épouses pour femmes après sa mort. Ce serait, pour Allah, un grave péché.
Tafsirs

Al-Mukhtaṣar fī at-Tafsīr trad. officielle

Markaz at-Tafsīr (Centre d'études coraniques) — traduction officielle

Ô vous qui croyez en Allah et mettez en pratique ce qu’Il vous a prescrit, n’entrez dans les demeures du Prophète que s’il vous y autorise comme lorsqu’il vous invite à manger et ne restez pas longuement à attendre la cuisson du repas. Entrez plutôt lorsqu’il vous invite et dès que vous finissez de manger, partez et ne restez pas à prendre plaisir à discuter les uns avec les autres. Ceci contrarie en effet le Prophète et il est gêné de vous demander de partir tandis qu’Allah ne ressent pas de gêne à ordonner la vérité. Il vous a ainsi ordonné de partir afin que vous ne contrariiez pas le Prophète en restant chez lui. En outre, lorsque vous demandez aux épouses du Prophète un ustensile ou autre, demandez-le leur derrière un rideau et ne leur faite pas face afin que vous ne les voyiez pas par égard pour elles et pour le rang du Prophète. L’ordre de vous adresser à elles derrière un rideau est plus pur pour vos cœurs et pour les cœurs des épouses du Prophète, car il empêche Satan de vous insuffler le mal et de vous l’embellir. Ô croyants, il ne convient pas que vous contrariiez le Prophète en restant discuter chez lui et en épousant ses épouses après sa mort car elles sont les Mères des Croyants. Or il n’est permis à personne d’épouser sa mère. Contrarier le Prophète en épousant ses épouses après sa mort, entre autres, est illicite et est un péché immense auprès d’Allah.

al-Muyassar — Le Commentaire facilité trad. IA non relue

Groupe de savants — Complex du Roi Fahd, Médine

Ô vous qui croyez : n'entrez pas dans les maisons du Prophète, sauf permission pour un repas, sans en attendre la cuisson ; quand vous êtes invités, entrez, puis quand vous avez mangé, dispersez-vous sans vous attarder à converser — cela nuit au Prophète qui a pudeur de vous le dire. Et si vous demandez un objet aux épouses du Prophète, demandez-le derrière un rideau : cela est plus pur pour vos cœurs et les leurs. Vous ne devez pas nuire au messager de Allah, ni épouser ses épouses après lui : ce serait, auprès de Allah, une immense faute.

النص العربي — texte arabe original
يا أيها الذين صدَّقوا الله ورسوله وعملوا بشرعه لا تدخلوا بيوت النبي إلا بإذنه لتناول طعام غير منتظرين نضجه، ولكن إذا دعيتم فادخلوا، فإذا أكلتم فانصرفوا غير مستأنسين لحديث بينكم؛ فإن انتظاركم واستئناسكم يؤذي النبي، فيستحيي من إخراجكم من البيوت مع أن ذلك حق له، والله لا يستحيي من بيان الحق وإظهاره. وإذا سألتم نساء رسول الله ﷺ حاجة من أواني البيت ونحوها فاسألوهن من وراء سِتْر؛ ذلكم أطهر لقلوبكم وقلوبهن من الخواطر التي تعرض للرجال في أمر النساء، وللنساء في أمر الرجال؛ فالرؤية سبب الفتنة، وما ينبغي لكم أن تؤذوا رسول الله، ولا أن تتزوجوا أزواجه من بعد موته أبدًا؛ لأنهن أمهاتكم، ولا يحلُّ للرجل أن يتزوج أمَّه، إنَّ أذاكم رسول الله ﷺ ونكاحكم أزواجه من بعده إثم عظيم عند الله. وقد امتثلت هذه الأمة هذا الأمر، واجتنبت ما نهى الله عنه منه.

al-Saʿdī — Taysīr al-Karīm al-Raḥmān trad. IA non relue

ʿAbd al-Raḥmān al-Saʿdī (m. 1376 H/1956)

Allah, exalté soit-Il, ordonne à Ses serviteurs croyants la bienséance envers Son messager — paix et bénédiction sur lui — dans l'entrée de ses maisons : {ô vous qui croyez, n'entrez pas dans les maisons du prophète, sauf qu'il vous soit donné permission vers un repas} : n'y entrez pas sans permission d'entrée en vue du repas, et ne soyez pas non plus {à en attendre la cuisson} : à attendre et patienter qu'il soit cuit, ou à vous attarder après en avoir fini. Le sens : vous n'entrez dans les maisons du prophète qu'à deux conditions : la permission d'entrer, et que votre séance soit à la mesure du besoin. C'est pourquoi Il dit : {mais quand vous êtes invités, entrez ; puis quand vous avez mangé, dispersez-vous, sans vous attarder à conversation}, avant le repas et après. Puis Il expose la sagesse de l'interdit et son utilité : {cela}, votre attente excédant le besoin, {peinait le prophète} : votre retenue de lui sur les affaires de sa maison et ses occupations là l'ennuyait et lui pesait, {et il avait pudeur de vous} de vous dire : sortez ! — comme il est d'usage que les gens, surtout les généreux, ont pudeur de faire sortir les gens de leurs demeures. {Mais Allah n'a pas pudeur de la vérité} : l'ordre religieux, quand même on supposerait qu'y renoncer fût bienséance et pudeur — la fermeté même est de suivre l'ordre religieux et de trancher que ce qui le contredit n'a rien de bi… lire le passage entier →

النص العربي — texte arabe original
◆ V.53 يأمر تعالى عبادَه المؤمنين بالتأدُّب مع رسول الله - صلى الله عليه وسلم - في دخول بيوتِهِ، فقال:{يا أيُّها الذين آمنوا لا تدخُلوا بيوت النبيِّ إلاَّ أن يُؤۡذَنَ لكم إلى طعام}؛ أي: لا تدخُلوها بغير إذنٍ للدخول فيها لأجل الطعام، وأيضاً لا تكونوا {ناظرينَ إناه}؛ أي: منتظرين ومتأنين لانتظار نضجه أو سعة صدرٍ بعد الفراغ منه. والمعنى: أنكم لا تدخُلوا بيوتَ النبيِّ إلاَّ بشرطين: الإذن لكم بالدخول، وأنْ يكون جلوسُكم بمقدارِ الحاجة، ولهذا قال:{ولكنۡ إذا دُعيتُم فادۡخُلوا فإذا طَعِمۡتُم فانتَشِروا ولا مُسۡتَأنِسينَ لحديثٍ}؛ أي: قبل الطعام وبعده. ثم بيَّن حكمةَ النهي وفائدتَه، فقال:{إنَّ ذلكم}؛ أي: انتظاركم الزائد على الحاجة {كان يؤذي النبيَّ}؛ أي: يتكلَّف منه ويشقُّ عليه حبسُكم إيَّاه عن شؤون بيتِهِ وأشغاله فيه، {فيَسۡتَحيي منكم}: أن يقولَ لكم: اخرُجوا! كما هو جاري العادة أن الناس ـ خصوصاً أهل الكرم منهم ـ يَسْتَحْيونَ أن يُخْرِجوا الناس من مساكنهم، {و} لكن {الله لا يَسۡتَحۡيي من الحقِّ}: فالأمر الشرعيُّ، ولو كان يُتَوَهَّم أنَّ في تركِهِ أدباً وحياءً؛ فإنَّ الحزم كلَّ الحزم اتِّباعُ الأمر الشرعيِّ، وأنْ يجزمَ أنَّ ما خالفه ليس من الأدب في شيءٍ، والله تعالى لا يستحيي أنْ يأمُرَكم بما فيه الخيرُ لكم والرفقُ لرسوله كائناً ما كان. فهذا أدبُهم في الدخول في بيوته، وأما أدبُهم معه في خطاب زوجاتِهِ؛ فإنَّه: إمَّا أن يحتاجَ إلى ذلك، أو لا يحتاجُ إليه؛ فإن لم يحتج إليه؛ فلا حاجة إليه، والأدب تركُه، وإن احتيج إليه، كأنْ يسألهنَّ متاعاً أو غيره من أواني البيت أو نحوها؛ فإنَّهنَّ يُسْألْنَ {من وراءِ حجابٍ}؛ أي: يكون بينكم وبينهنَّ سترٌ يستر عن النظر؛ لعدم الحاجة إليه، فصار النظر إليهنَّ ممنوعاً بكلِّ حال، وكلامهنَّ فيه التفصيلُ الذي ذكره الله. ثم ذكر حكمةَ ذلك بقوله:{ذلكُم أطهرُ لقلوبكم وقلوبهنَّ}؛ لأنَّه أبعدُ عن الريبة، وكلَّما بَعُدُ الإنسان عن الأسباب الداعيةِ إلى الشرِّ؛ فإنَّه أسلمُ له وأطهرُ لقلبِهِ؛ فلهذا من الأمور الشرعيَّة التي بيَّن الله كثيراً من تفاصيلها أنَّ جميعَ وسائل الشرِّ وأسبابه ومقدِّماته ممنوعةٌ، وأنه مشروعٌ البعد عنها بكلِّ طريق. ثم قال كلمةً جامعةً وقاعدةً عامةً:{وما كان لكم}: يا معشر المؤمنين؛ أي: غير لائقٍ ولا مستحسنٍ منكم، بل هو أقبحُ شيء، {أن تُؤذوا رسولَ الله}؛ أي: أذيَّة قوليَّة أو فعليَّة بجميع ما يتعلَّق به، {ولا أن تَنكِحوا أزواجَه من بعده أبداً}: هذا من جملة ما يؤذيه؛ فإنَّه - صلى الله عليه وسلم - له مقامُ التعظيم والرفعةِ والإكرام، وتزوُّجُ زوجاتِهِ بعدَه مخلٌّ بهذا المقام، وأيضاً؛ فإنهنَّ زوجاتُه في الدُّنيا والآخرة، والزوجيَّةُ باقيةٌ بعد موته؛ فلذلك لا يحلُّ نكاحُ زوجاتِهِ بعده لأحدٍ من أمته. {إنَّ ذلكم كان عند الله عظيماً}: وقد امتثلتْ هذه الأمة هذا الأمر، واجتنبتْ ما نهى الله عنه منه، ولله الحمد والشكر. ◆ V.54 ثم قال تعالى: {إن تُبۡدوا شيئاً}؛ أي: تظهروه، {أوۡ تُخفوه فإنَّ الله كان بكلِّ شيءٍ عليماً}: يعلم ما في قلوبكم، وما أظهرتموه؛ فيجازيكم عليه.

Tafsīr al-Qurʾān al-ʿAẓīm — Ibn Kathīr trad. humaine

trad. Harkat Abdou (traduction humaine) — exégèse complète de la sourate

Lire l'exégèse complète de la sourate (trad. Harkat) →

Hadiths cités à propos de ce verset

Extrait du Tafsīr Ibn Kathīr (texte arabe). Sans jugement énoncé = Ibn Kathīr n'a pas gradé ce hadith — il n'est jamais présenté comme authentique sans grade.

✓ صحيح مسلمchaîne de transmission incluse
Al-Bukhārī dit [[Dans le manuscrit t : « وروى » (il a rapporté également).]] : Musaddad nous a rapporté, d'après Yaḥyā, d'après Ḥumayd, qu'Anas ibn Mālik dit : ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb dit : « ô Messager d'Allah, le vertueux comme le pervers entrent chez toi : si tu ordonnais aux mères des croyants le voile ? » Allah fit alors descendre le verset du voile [[Ṣaḥīḥ Muslim no 2399.]].
النص العربي — texte arabe original
قَالَ [[في ت: "وروى".]] الْبُخَارِيُّ: حَدَّثَنَا مُسَدَّد، عَنْ يَحْيَى، عَنْ حُمَيْد، أَنَّ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ قَالَ: قَالَ عُمَرُ بْنُ الْخِطَابِ: يَا رَسُولَ اللَّهِ، يَدْخُلُ عَلَيْكَ الْبَرُّ وَالْفَاجِرُ، فَلَوْ أَمَرْتَ أُمَّهَاتِ الْمُؤْمِنِينَ بِالْحِجَابِ؟ فَأَنْزَلَ اللَّهُ آيَةَ الْحِجَابِ [[صحيح مسلم برقم (٢٣٩٩) .]] .
✓ صحيح البخاريchaîne de transmission incluse
Al-Bukhārī l'a rapporté seul, d'après le hadith d'Ayyūb, d'après Abū Qilāba, d'après Anas ibn Mālik, qu'Allah l'agrée, [en des termes semblables [[Ṣaḥīḥ al-Bukhārī no 4792.]]. Puis il dit [[Dans le manuscrit t : « قال البخاري » (al-Bukhārī dit).]] : Abū Maʿmar nous a rapporté, d'après ʿAbd al-Wārith, d'après ʿAbd al-ʿAzīz ibn Ṣuhayb, d'après Anas ibn Mālik] [[Addition des manuscrits t, f, a.]], qui dit : Le Prophète ﷺ consomma son mariage avec Zaynab bint Jaḥsh avec du pain et de la viande. J'envoyai [quelqu'un] appeler [les gens] pour le repas : des groupes venaient, mangeaient et sortaient, puis d'autres venaient, mangeaient et sortaient. J'appelai jusqu'à ne plus trouver personne à appeler, et je dis : « ô Prophète d'Allah, je ne trouve plus personne à appeler. » Il dit : « Retirez votre nourriture. » Restèrent trois hommes qui conversaient dans la maison. Le Prophète ﷺ sortit et se rendit à la chambre de ʿĀʾisha, disant : « Que la paix soit sur vous, gens de la maison, ainsi que la miséricorde d'Allah et Ses bénédictions. » Elle dit : « Et sur toi la paix et la miséricorde d'Allah. Comment as-tu trouvé ton épouse ? Qu'Allah te bénisse. » Il fit alors le tour des chambres de toutes ses épouses, leur disant comme à ʿĀʾisha, et elles lui répondant comme ʿĀʾisha. Puis le Messager d'Allah [[Dans le manuscrit t : « النبي » (le Prophète).]] ﷺ revint : voici les trois hommes [dans la maison] [[Addition des manuscrits t, f, a et d'al-Bukhārī.]] conversant encore. Le Prophète ﷺ était d'une grande pudeur ; il sortit, se dirigeant vers la chambre de ʿĀʾisha. Je ne sais si je l'informai ou s'il fut informé que les gens étaient sortis. Il revint ; comme il posait un pied sur le seuil de la porte, l'autre dehors, il laissa tomber le rideau entre moi et lui, et le verset du voile fut révélé.
النص العربي — texte arabe original
رَوَاهُ الْبُخَارِيُّ مُنْفَرِدًا بِهِ مِنْ حَدِيثِ أَيُّوبَ، عَنْ أَبِي قِلابة، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ، رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ، [بِنَحْوِهِ [[صحيح البخاري برقم (٤٧٩٢) .]] . ثُمَّ قَالَ [[في ت: "قال البخاري".]] : حَدَّثَنَا أَبُو مَعْمَرٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْوَارِثِ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْعَزِيزِ بْنُ صُهَيْبٍ، عَنْ أَنَسٍ بْنِ مَالِكٍ] [[زيادة من ت، ف، أ.]] قَالَ: بُني [عَلَى] [[زيادة من ت، ف، والبخاري، وفي أ: "بنى الله على النبي".]] النَّبِيِّ ﷺ بِزَيْنَبَ بِنْتِ جَحْشٍ بِخُبْزٍ وَلَحْمٍ، فأرسلْتُ عَلَى الطَّعَامِ دَاعِيًا، فَيَجِيءُ قَوْمٌ فَيَأْكُلُونَ وَيَخْرُجُونَ، ثُمَّ يَجِيءُ قَوْمٌ فَيَأْكُلُونَ وَيَخْرُجُونَ. فدعوتُ حَتَّى مَا أَجِدُ أَحَدًا أَدْعُوهُ، فَقُلْتُ: يَا نَبِيَّ اللَّهِ، مَا أَجِدُ أَحَدًا أَدْعُوهُ. قَالَ: "ارْفَعُوا طَعَامَكُمْ"، وَبَقِيَ ثَلَاثَةُ رَهْطٍ يَتَحَدَّثُونَ فِي الْبَيْتِ، فَخَرَجَ النَّبِيُّ ﷺ فَانْطَلَقَ إِلَى حُجْرَةِ عَائِشَةَ، فَقَالَ: "السَّلَامُ عَلَيْكُمْ أَهْلَ الْبَيْتِ وَرَحْمَةُ اللَّهِ وَبَرَكَاتُهُ". قَالَتْ: وَعَلَيْكَ السَّلَامُ وَرَحْمَةُ اللَّهِ، كَيْفَ وَجَدْتَ أَهْلَكَ، بَارَكَ اللَّهُ لَكَ؟ فَتَقَرّى حُجَرَ نِسَائِهِ كُلّهن، يَقُولُ لَهُنَّ كَمَا يَقُولُ لِعَائِشَةَ، وَيَقُلْنَ لَهُ كَمَا قَالَتْ عَائِشَةُ. ثُمَّ رَجَعَ رَسُولُ اللَّهِ [[في ت: "النبي".]] ﷺ فَإِذَا رَهْطٌ ثَلَاثَةٌ [فِي الْبَيْتِ] [[زيادة من ت، ف، أ، والبخاري.]] يَتَحَدَّثُونَ. وَكَانَ النَّبِيُّ ﷺ شَدِيدَ الْحَيَاءِ، فَخَرَجَ مُنْطَلِقًا نَحْوَ حُجْرة عَائِشَةَ، فَمَا أَدْرِي أخبرتُه أَمْ أُخْبِرَ أَنَّ الْقَوْمَ خَرَجُوا؟ فَرَجَعَ حَتَّى إِذَا وَضَعَ رِجْلَهُ فِي أُسْكُفة الْبَابِ دَاخِلَهُ، وَأُخْرَى خَارِجَهُ، أرْخَى السِّتْرَ بيني وبينه، وأنزلت آية الحجاب.
✓ صحيح البخاري ; صحيح مسلمchaîne de transmission incluse
L'imam Ahmad, al-Bukhārī et Muslim l'ont rapporté, d'après le hadith de Hishām ibn ʿUrwa, d'après son père, d'après ʿĀʾisha, qu'Allah l'agrée, qui dit : Sawda sortit, après l'institution du voile, pour un besoin : c'était une femme corpulente, que ne pouvait méconnaître qui la connaissait. ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb la vit et dit : « ô Sawda, par Allah, tu ne peux te cacher de nous ; prends garde à la manière dont tu sors. » Elle dit : Je rebroussai chemin, tandis que le Messager d'Allah ﷺ était dans ma maison, prenant son repas du soir, tenant un os [à ronger]. Elle entra et dit : « ô Messager d'Allah, je suis sortie pour un besoin, et ʿUmar m'a dit ceci et cela. » Elle dit : La révélation se fit sur lui, puis se retira, tandis que l'os était encore en sa main, qu'il n'avait pas posé. Il dit : « Il vous a été permis de sortir pour vos besoins. » — version d'al-Bukhārī [[Musnad (6/56) ; Ṣaḥīḥ al-Bukhārī no 4795 ; Ṣaḥīḥ Muslim no 2170.]].
النص العربي — texte arabe original
رَوَاهُ الْإِمَامُ أَحْمَدُ وَالْبُخَارِيُّ وَمُسْلِمٌ، مِنْ حَدِيثِ هِشَامِ بْنِ عُرْوَة، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ، رضي اللَّهُ عَنْهَا، قَالَتْ: خَرَجَتْ سَوْدَةُ بَعْدَمَا ضُرِبَ الْحِجَابُ لِحَاجَتِهَا، وَكَانَتِ امْرَأَةً جَسيمَةً لَا تخفَى عَلَى مَنْ يَعْرِفُهَا، فَرَآهَا عُمَرُ بْنُ الْخَطَّابِ فَقَالَ: يَا سَوْدَةُ، أَمَا وَاللَّهِ مَا تَخْفَين عَلَيْنَا، فَانْظُرِي كَيْفَ تَخْرُجِينَ؟ قَالَتْ: فَانْكَفَأْتُ رَاجِعَةً، ورسولُ اللَّهِ ﷺ فِي بَيْتِي، وَإِنَّهُ لَيَتَعَشَّى، وَفِي يَدِهِ عَرْق، فَدَخَلَتْ فَقَالَتْ: يَا رَسُولَ اللَّهِ، إِنِّي خَرَجْتُ لِبَعْضِ حَاجَتِي، فَقَالَ لِي عُمَرُ كَذَا وَكَذَا. قَالَتْ: فَأَوْحَى اللَّهُ إِلَيْهِ، ثُمَّ رُفعَ عَنْهُ وَإِنَّ العَرْق فِي يَدِهِ، مَا وَضَعَهُ. فَقَالَ: "إِنَّهُ قَدْ أذنَ لَكُنَّ أَنْ تَخْرُجْنَ لِحَاجَتِكُنَّ". لَفَظُ الْبُخَارِيِّ [[المسند (٦/٥٦) وصحيح البخاري برقم (٤٧٩٥) وصحيح مسلم برقم (٢١٧٠) .]] .
✓ رواه البخاري ; مسلم في صحيحهchaîne de transmission incluse
Ibn Jarīr dit [[Dans le manuscrit t : « وروى » (il a rapporté également).]] : [Muḥammad] [[Addition des manuscrits f, a et d'al-Ṭabarī.]] ibn al-Muthannā m'a rapporté, d'après ʿAbd al-Wahhāb, d'après Dāwūd, d'après ʿĀmir : Le Prophète d'Allah ﷺ mourut alors qu'il avait pour épouse Qīla bint [[Dans le manuscrit a : « قتيلة ابنة » (Qutīla fille de).]] al-Ashʿath — c'est-à-dire ibn Qays — ; ʿIkrima ibn Abī Jahl l'épousa ensuite, ce qui affligea fort Abū Bakr. ʿUmar lui dit : « ô successeur du Messager d'Allah, elle n'est pas de ses épouses : le Messager d'Allah ﷺ ne lui a pas donné le choix et ne l'a pas mise derrière le voile, et Allah l'a déclarée pure de lui en raison de l'apostasie où elle suivit son peuple. » Abū Bakr, qu'Allah les agrée [[Dans les manuscrits t et f : « عنه » (l'agrée).]], s'apaisa et se tranquillisa [[Tafsīr al-Ṭabarī (22/29).]].
النص العربي — texte arabe original
وَقَالَ [[في ت: "وروى".]] ابْنُ جَرِيرٍ: حَدَّثَنِي [مُحَمَّدُ] [[زيادة من ف، أ، والطبري.]] بْنُ الْمُثَنَّى، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْوَهَّابِ، حَدَّثَنَا دَاوُدُ، عَنْ عَامِرٍ؛ أَنَّ نَبِيَّ اللَّهِ ﷺ مَاتَ وَقَدْ مَلَكَ قَيْلَةَ بِنْتَ [[في أ: "قتيلة ابنة".]] الْأَشْعَثِ -يَعْنِي: ابْنَ قَيْسٍ -فَتَزَوَّجَهَا عِكْرِمَةُ بْنُ أَبِي جَهِلَ بَعْدَ ذَلِكَ، فَشَقَّ ذَلِكَ عَلَى أَبِي بَكْرٍ مَشَقَّةً شَدِيدَةً، فَقَالَ لَهُ عُمَرُ: يَا خَلِيفَةَ رَسُولِ اللَّهِ، إِنَّهَا لَيْسَتْ مِنْ نِسَائِهِ، إِنَّهَا لَمْ يُخَيّرها رَسُولُ اللَّهِ ﷺ، وَلَمْ يَحْجُبْهَا، وَقَدْ بَرَّأَهَا اللَّهُ مِنْهُ بِالرِّدَّةِ الَّتِي ارْتَدَتْ مَعَ قَوْمِهَا. قَالَ: فَاطْمَأَنَّ أَبُو بَكْرٍ، رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُمَا [[في ت، ف: "عنه".]] وَسَكَنَ [[تفسير الطبري (٢٢/٢٩) .]] .