Hamidullah (rév. CRF 2000)Le Prophète a plus de droit sur les croyants qu'ils n'en ont sur eux-mêmes; et ses épouses sont leurs mères. Les liens de consanguinité ont [dans les successions] la priorité [sur les liens] unissant les croyants [de Médine] et les émigrés [de la Mecque] selon le livre d'Allah, à moins que vous ne fassiez un testament convenable en faveur de vos frères en religion. Et cela est inscrit dans le Livre.
Rashid MaachLe Prophète a plus de droits sur les croyants que ceux-ci n’en ont les uns sur les autres[3] et ses épouses sont comme leurs mères[4]. Selon la loi d’Allah, consignée de toute éternité dans le Livre[5], les liens de consanguinité ont la priorité, en cas de succession, sur les liens de fraternité unissant les croyants de Médine aux émigrés[6]. Rien ne vous empêche néanmoins de faire un acte de charité envers vos frères croyants.
Tafsirs
Al-Mukhtaṣar fī at-Tafsīr trad. officielle
Markaz at-Tafsīr (Centre d'études coraniques) — traduction officielle
Le Prophète Muħammad a plus de droit sur les croyants qu’ils en ont sur eux-mêmes dans tout ce qu’il les appelle, même s’ils penchent vers des choses différentes de celles auxquelles il les appelle. Ses épouses sont les mères de tous les croyants et il est illicite à tout croyant d’épouser l’une d’entre elles après sa mort. Dans le jugement d’Allah, concernant l’héritage, les liens du sang prévalent sur les liens de la foi et de la migration pour la cause d’Allah. Des gens ont en effet hérité sur la base des liens de la foi et de la migration pour la cause d’Allah et dorénavant, cette forme d’héritage est abrogée sauf si, ô croyants, vous faites une faveur à vos affranchis qui n’héritent pas de vous et êtes bienfaisants envers eux, vous êtes libres d’agir ainsi. Ce jugement est tracé dans la Table Préservée et il doit être exécuté.
al-Muyassar — Le Commentaire facilité trad. IA non relue
Groupe de savants — Complex du Roi Fahd, Médine
Le Prophète Muhammad ﷺ a plus de droit sur les croyants et leur est plus proche qu'eux-mêmes, dans les affaires de la religion et de ce monde ; les épouses du Prophète ﷺ sont pour sa communauté aussi sacrées que leurs propres mères : il n'est pas permis d'épouser les épouses du Messager d'Allah après lui. Les parents, parmi les musulmans, ont plus de droit les uns que les autres à l'héritage, selon le jugement d'Allah et Sa Loi, que l'héritage par la foi et l'émigration (les musulmans, aux débuts de l'islam, héritaient par l'émigration et la foi, sans lien de parenté ; cette règle fut ensuite abrogée par le verset des partages), sauf si vous faites, ô musulmans, du bien à des non-héritiers : secours, bienveillance, lien, générosité et legs. Ce jugement était décrété et consigné dans la Tablette gardée : il vous est donc obligatoire d'agir selon lui. Le verset implique l'obligation d'aimer le Prophète ﷺ plus que sa propre âme, celle d'une soumission totale envers lui, ainsi que le devoir de vénérer les mères des croyants, ses épouses ﷺ : quiconque les insulte a encouru la perte.
النص العربي — texte arabe original
النبي محمد ﷺ أولى بالمؤمنين، وأقرب لهم من أنفسهم في أمور الدين والدنيا، وحرمة أزواج النبي ﷺ على أُمَّته كحرمة أمهاتهم، فلا يجوز نكاح زوجات الرسول ﷺ من بعده. وذوو القرابة من المسلمين بعضهم أحق بميراث بعض في حكم الله وشرعه من الإرث بالإيمان والهجرة، (وكان المسلمون في أول الإسلام يتوارثون بالهجرة والإيمان دون الرحم، ثم نُسخ ذلك بآية المواريث)، إلا أن تفعلوا - أيها المسلمون- إلى غير الورثة معروفًا بالنصر والبر والصلة والإحسان والوصية، كان هذا الحكم المذكور مقدَّرًا مكتوبًا في اللوح المحفوظ، فيجب عليكم العمل به. وفي الآية وجوب كون النبي ﷺ أحبَّ إلى العبد من نفسه، ووجوب كمال الانقياد له، وفيها وجوب احترام أمهات المؤمنين زوجاته ﷺ، وأن من سبَّهن فقد باء بالخسران.
al-Saʿdī — Taysīr al-Karīm al-Raḥmān trad. IA non relue
ʿAbd al-Raḥmān al-Saʿdī (m. 1376 H/1956)
Allah, exalté soit-Il, informe les croyants d'une nouvelle par laquelle ils connaissent l'état du messager — paix et bénédiction sur lui — et son rang, pour le traiter selon cet état : {le Prophète est plus proche des croyants que leurs propres âmes}. Ce que l'homme a de plus proche et de plus cher est son âme : le messager lui est plus proche que son âme, car lui, paix et bénédiction sur lui, leur a donné du conseil, de la sollicitude et de la tendresse ce qui fit de lui le plus miséricordieux et le plus compatissant des créatures. Le messager d'Allah est la créature qui a le plus grand titre sur eux : il ne leur est parvenu le poids d'un atome de bien, ni n'a été écarté d'eux le poids d'un atome de mal, sinon par ses mains et à cause de lui. C'est pourquoi il leur incombe, quand le désir de l'âme ou le désir de qui que ce soit contredit le désir du messager, de faire primer le désir du messager, de ne pas opposer la parole du messager à la parole de quiconque, de le racheter par leurs personnes, biens et enfants, de faire primer son amour sur l'amour de toutes les créatures, de ne pas parler avant qu'il parle ni de devancer devant lui. Lui — paix et bénédiction sur lui — est un père pour les croyants, selon la lecture de certains Compagnons : il les éduque comme le père éduque ses enfants. Il suit de cette paternité que ses épouses sont leurs mères — en interdit, respect et h… lire le passage entier →
النص العربي — texte arabe original
◆ V.6 يخبر تعالى المؤمنين خبراً يعرِفون به حالة الرسول - صلى الله عليه وسلم - ومرتَبَتَه، فيعامِلونه يمقتضى تلك الحالة، فقال:{النبيُّ أولى بالمؤمنين من أنفُسِهم}: أقرب ما للإنسان وأولى ما له نفسُه؛ فالرسولُ أولى به من نفسِهِ؛ لأنَّه عليه الصلاة والسلام بَذَلَ لهم من النُّصح والشفقة والرأفة ما كان به أرحم الخلق وأرأفهم؛ فرسولُ الله أعظمُ الخلق مِنَّةً عليهم من كلِّ أحدٍ؛ فإنَّه لم يصل إليهم مثقالُ ذرَّةٍ من الخير ولا اندفَعَ عنهم مثقالُ ذرَّةٍ من الشرِّ إلاَّ على يديه وبسببه؛ فلذلك وجب عليهم إذا تعارض مرادُ النفس أو مرادُ أحدٍ من الناس مع مرادِ الرسول أنْ يقدم مراد الرسول، وأنْ لا يعارِضَ قول الرسول بقول أحدٍ كائناً ما كان، وأنْ يَفْدوه بأنفسهم وأموالهم وأولادهم، ويقدِّموا محبَّته على محبة الخلقِ كلِّهم، وألاَّ يقولوا حتى يقولَ، ولا يتقدَّموا بين يديه، وهو - صلى الله عليه وسلم - أبٌ للمؤمنين؛ كما في قراءة بعضِ الصحابة يربِّيهم كما يربِّي الوالدُ أولاده، فترتَّب على هذه الأبوَّة أنْ كان نساؤه أمهاتِهِم؛ أي: في الحرمة والاحترام والإكرام، لا في الخلوة والمحرميَّة، وكأنَّ هذا مقدِّمة لما سيأتي في قصة زيد بن حارثة، الذي كان يُدْعى قبلُ زيد بن محمد، حتى أنزل الله:{ما كانَ محمدٌ أبا أحدٍ من رجالِكم}، فقطع نَسَبَه وانتسابَه منه.
فأخبر في هذه الآية أنَّ المؤمنين كلَّهم أولادٌ للرسول؛ فلا مزيَّة لأحدٍ عن أحدٍ، وإن انقطعَ عن أحدِهم انتسابُ الدعوة؛ فإنَّ النسبَ الإيمانيَّ لم ينقطعْ عنه؛ فلا يحزنْ ولا يأسفْ، وترتَّب على أنَّ زوجات الرسول أمهاتُ المؤمنين:أنَّهنَّ لا يحللنَ لأحدٍ من بعده؛ كما سيصرّح بذلك، ولا يحلُّ لكم أن تَنْكِحوا أزواجَه من بعدِهِ أبدا.{وأولو الأرحام}؛ أي: الأقارب قَرُبوا أو بعدوا {بعضُهم أولى ببعضٍ في كتاب الله}؛ أي: في حكمه، فيرثُ بعضُهم بعضاً ويبرُّ بعضُهم بعضاً؛ فهم أولى من الحلف والنصرة، والأدعياءُ الذين كانوا من قبلُ يرثون بهذه الأسباب دون ذوي الأرحام، فقطع تعالى التوارُثَ بذلك، وجعله للأقارب لطفاً منه وحكمةً؛ فإنَّ الأمر لو استمرَّ على العادة السابقة؛ لحصل من الفساد والشرِّ والتحيُّل لحرمان الأقارب من الميراث شيءٌ كثيرٌ، {من المؤمنينَ والمهاجرينَ}؛ أي: سواء كان الأقاربُ مؤمنين مهاجرين أو غيرَ مهاجرين؛ فإنَّ ذوي الأرحام مقدَّمون في ذلك. وهذه الآية حجَّة على ولاية ذوي الأرحام في جميع الولايات؛ كولاية النكاح والمال وغير ذلك، {إلاَّ أن تَفۡعَلوا إلى أوليائِكُم معروفاً}؛ أي: ليس لهم حقٌّ مفروضٌ، وإنَّما هو بإرادتِكم، إنْ شئتُم أن تتبرَّعوا لهم تبرُّعاً وتُعطوهم معروفاً منكم، {كان}: ذلك الحكم المذكور {في الكتابِ مسطوراً}؛ أي: قد سُطِرَ وكُتبَ وقدَّره الله؛ فلا بدَّ من نفوذه.
Tafsīr al-Qurʾān al-ʿAẓīm — Ibn Kathīr trad. humaine
trad. Harkat Abdou (traduction humaine) — exégèse complète de la sourate
Extrait du Tafsīr Ibn Kathīr (texte arabe). Sans jugement énoncé = Ibn Kathīr n'a pas gradé ce hadith — il n'est jamais présenté comme authentique sans grade.
✓ صحيح البخاريchaîne de transmission incluse
L'imam Ahmad l'a rapporté, d'après le hadith d'Abū Ḥuṣayn, d'après Abū Ṣāliḥ, d'après Abū Hurayra, d'après le Messager d'Allah ﷺ, en des termes semblables [[Musnad (2/334).]].
L'imam Ahmad dit : ʿAbd al-Razzāq nous a rapporté, d'après Maʿmar, d'après al-Zuhrī — au sujet de la parole d'Allah, qu'Il soit exalté : ﴾ Le Prophète est plus proche des croyants qu'ils ne le sont d'eux-mêmes ﴿ —, d'après Abū Salama, d'après Jābir ibn ʿAbdillāh : Le Prophète ﷺ disait : « Je suis plus proche de tout croyant que lui-même : quiconque meurt en laissant une dette, c'est à moi [d'en répondre] ; et quiconque laisse des biens, ils reviennent à ses héritiers. » [[Dans le manuscrit f : « فهو لورثته » (il revient à ses héritiers).]]