Hamidullah (rév. CRF 2000)Nous n'avons envoyé de Messager que pour qu'il soit obéi par la permission d'Allah. Si, lorsqu'ils ont fait du tort à leurs propres personnes ils venaient à toi en implorant le pardon d'Allah et si le Messager demandait le pardon pour eux, ils trouveraient, certes, Allah, Très Accueillant au repentir, Miséricordieux.
Rashid MaachNous avons envoyé des Messagers uniquement pour que, par Notre volonté, ils soient obéis des leurs. Si donc, après s’être lésés eux-mêmes, ils étaient venus implorer devant toi le pardon d’Allah, et si tu avais toi-même supplié le Seigneur de leur pardonner, ils auraient trouvé Allah prêt à accueillir leur repentir et à leur faire miséricorde.
Tafsirs
Al-Mukhtaṣar fī at-Tafsīr trad. officielle
Markaz at-Tafsīr (Centre d'études coraniques) — traduction officielle
Nous n’avons envoyé de messager que dans la finalité qu’il soit obéi des hommes lorsqu’il leur transmet la volonté et le décret d’Allah.
Si seulement ils se rendaient auprès de toi de ton vivant, ô Messager, afin de confesser leurs fautes, de se repentir et d’implorer le pardon d’Allah… Si tu avais imploré le pardon d’Allah pour eux, ils auraient vu qu’Il accueille leur repentir et qu’Il se montre miséricordieux à leur égard.
al-Muyassar — Le Commentaire facilité trad. IA non relue
Groupe de savants — Complex du Roi Fahd, Médine
Nous n'avons envoyé nul messager des Nôtres si ce n'est pour qu'il soit obéi — par l'ordre et le décret de Allah Très-Haut. Si ces injustes envers eux-mêmes par la commission des mauvaises actions venaient à toi —ô Messager— de leur vivant, repentis, demandant à Allah de leur pardonner leurs péchés, et que tu sollicitasses le pardon pour eux, ils trouveraient Allah Accueillant au repentir, Miséricordieux.
النص العربي — texte arabe original
وما بعَثْنا مِن رسول مِن رسلنا، إلا ليستجاب له، بأمر الله تعالى وقضائه. ولو أن هؤلاء الذين ظلموا أنفسهم باقتراف السيئات، جاؤوك -أيها الرسول- في حياتك تائبين سائلين الله أن يغفر لهم ذنوبهم، واستغفرت لهم، لوجدوا الله توّابًا رحيمًا.
al-Saʿdī — Taysīr al-Karīm al-Raḥmān trad. IA non relue
ʿAbd al-Raḥmān al-Saʿdī (m. 1376 H/1956)
Allah informe, avec commandement et exhortation d'obéir au Messager et de se soumettre à lui : le but de l'envoi des messagers est qu'ils soient obéis, que les destinataires se soumettent à eux en tout ce qu'ils commandent et interdisent, et qu'ils soient magnifiés de la magnification de l'obéi par l'obéissant — affirmation de la préservation des messagers en ce qu'ils transmettent d'Allah et commandent et interdisent : Allah a commandé de leur obéir absolument : s'ils n'étaient pas préservés de légiférer l'erreur, Il n'eût point commandé absolument. {Par la permission d'Allah} : l'obéissance de l'obéissant procède du décret et de la prédestination d'Allah : affirmation du décret, exhortation à demander l'aide d'Allah, et exposition que l'homme ne peut, sans l'aide d'Allah, obéir au Messager. Puis Son immense noblesse et générosité et Son appel aux auteurs de méfaits de confesser, se repentir et implorer le pardon : {s'ils avaient, après avoir lésé leurs âmes, venu à toi} — confessant leurs fautes, accablés — {et imploré le pardon d'Allah, et le Messager eût imploré pour eux, ils auraient trouvé Allah agréeur, miséricordieux} : Se repentant sur eux en pardonnant leur injustice, leur faisant miséricorde en acceptant le repentir, y rendant capables et les rétribuant. Cette venue au Messager — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix — est propre à sa vie : le contexte l'indique… lire le passage entier →
النص العربي — texte arabe original
◆ V.64 يخبر تعالى خبراً في ضمنِهِ الأمرُ والحثُّ على طاعة الرسول والانقيادِ له، وأنَّ الغاية من إرسال الرسل أن يكونوا مطاعين ينقادُ لهم المرسَل إليهم في جميع ما آمروا به ونَهوا عنه، وأن يكونوا معظَّمين تعظيمَ المطاع للمطيع ، وفي هذا إثبات عصمة الرُّسل فيما يبلِّغونَهُ عن اللهِ وفيما يأمرونَ به ويَنْهَوْنَ عنه؛ لأنَّ الله أمر بطاعتهم مطلقاً؛ فلولا أنهم معصومون لا يشرعون ما هو خطأ؛ لما أمر بذلك مطلقاً. وقوله:{بإذن الله}؛ أي: الطاعة من المطيع صادرة بقضاء الله وقدرِهِ؛ ففيه إثباتُ القضاء والقَدَر، والحثُّ على الاستعانة بالله، وبيان أنَّه لا يمكَّنُ الإنسان إن لم يُعِنْه الله أن يطيع الرسول.
ثم أخبر عن كرمِهِ العظيم وجُودِهِ ودعوته لمن اقترف السيِّئات أن يعترِفوا ويتوبوا ويستغفِروا الله، فقال:{ولو أنَّهم إذ ظَلَموا أنفُسَهم جاؤوك}؛ أي: معترفين بذنوبهم باخِعين بها. {فاستَغۡفَروا الله واستغفرَ لهم الرسولُ لوجدوا الله توَّاباً رحيماً}؛ أي: لتاب عليهم بمغفرتِهِ ظُلْمَهم ورَحِمَهُم بقَبول التوبة والتوفيق لها والثواب عليها. وهذا المجيء إلى الرسول - صلى الله عليه وسلم - مختصٌّ بحياتِهِ؛ لأنَّ السياق يدلُّ على ذلك؛ لكون الاستغفار من الرسول لا يكون إلاَّ في حياتِهِ، وأمَّا بعد موتِهِ؛ فإنَّه لا يطلب منه شيءٌ، بل ذلك شركٌ.
◆ V.65 ثم أقسم تعالى بنفسِهِ الكريمة أنَّهم لا يؤمنون حتَّى يحكِّموا رسولَهُ فيما شَجَرَ بينَهم؛ أي: في كل شيء يحصُلُ فيه اختلافٌ؛ بخلاف مسائل الإجماع؛ فإنَّها لا تكون إلاَّ مستندةً للكتاب والسنَّة، ثم لا يكفي هذا التحكيم حتى ينتفي الحرجُ من قلوبِهِم والضيقُ. وكونُهم يحكِّمونه على وجه الإغماض، ثم لا يكفي هذا التحكيم حتى يسلِّموا لحكمِهِ تسليماً بانشراح صدرٍ وطمأنينةِ نفس وانقيادٍ بالظاهر والباطن؛ فالتحكيم في مقام الإسلام، وانتفاء الحرج في مقام الإيمان، والتسليم في مقام الإحسان؛ فمَن استكمل هذه المراتبَ وكمَّلها؛ فقد استكمل مراتبَ الدِّينِ كلَّها، فمَن ترك هذا التحكيم المذكورَ غير ملتزم له؛ فهو كافر، ومَن تركه مع التزامه؛ فله حكمُ أمثالِهِ من العاصين.
Tafsīr al-Qurʾān al-ʿAẓīm — Ibn Kathīr trad. humaine
trad. Harkat Abdou (traduction humaine) — exégèse complète de la sourate
Extrait du Tafsīr Ibn Kathīr (texte arabe). Sans jugement énoncé = Ibn Kathīr n'a pas gradé ce hadith — il n'est jamais présenté comme authentique sans grade.
✓ صحيح البخاري ; صحيح مسلمchaîne de transmission incluse
Ibn Abī Ḥātim rapporte : Yūnus ibn ʿAbd al-Aʿlā nous a rapporté par lecture : Ibn Wahb nous a informé : ʿAbd Allah ibn Lahīʿa m'a informé, d'après Abū al-Aswad, qui dit : Deux hommes portèrent leur différend devant l'Envoyé d'Allah ﷺ, et il jugea entre eux. Celui contre qui le jugement fut rendu dit : « Renvoie-nous à ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb. » L'Envoyé d'Allah ﷺ dit : « Allez [[في ر، أ: "نعم انطلقا".]] à lui. » Lorsqu'ils vinrent à lui, l'homme dit : « Ô fils d'al-Khaṭṭāb, l'Envoyé d'Allah ﷺ a jugé en ma faveur contre celui-ci, et il a dit : renvoyez-nous à ʿUmar, et il nous a renvoyés à toi. » Il dit : « Est-ce ainsi ? » Il dit : « Oui. » ʿUmar dit : « Restez en place jusqu'à ce que je sorte vers vous et juge entre vous. » Il sortit vers eux enveloppé de son sabre, frappa celui qui avait dit « renvoyez-nous à ʿUmar » et le tua, et l'autre s'enfuit vers l'Envoyé d'Allah ﷺ et dit : « Ô Envoyé d'Allah, ʿUmar a tué mon compagnon, par Allah ! Si je ne l'avais pas devancé, il m'aurait tué. » L'Envoyé d'Allah ﷺ dit : « Je ne pensais pas qu'ʿUmar oserait tuer un croyant. » Allah fit alors descendre : ﴾Non ! Par ton Seigneur ! Ils ne croiront pas qu'ils t'aient pris pour juge﴿ [[في ر، أجاءت الآية تامة.]], jusqu'à la fin du verset. Le sang de cet homme fut déclaré nul, et ʿUmar fut blanchi de son meurtre ; Allah répugna que cela devînt sunna par la suite, et dit : ﴾Si Nous leur avions prescrit : tuez-vous, ou sortez de vos demeures, ils ne l'auraient pas fait, sauf un petit nombre d'entre eux…﴿ [an-Nisāʾ : 66].