وَٱلسَّارِقُ وَٱلسَّارِقَةُ فَٱقْطَعُوٓا۟ أَيْدِيَهُمَا جَزَآءًۢ بِمَا كَسَبَا نَكَٰلًۭا مِّنَ ٱللَّهِ ۗ وَٱللَّهُ عَزِيزٌ حَكِيمٌۭ
Hamidullah (rév. CRF 2000)Le voleur et la voleuse, à tous deux coupez la main, en punition de ce qu'ils se sont acquis, et comme châtiment de la part d'Allah. Allah est Puissant et Sage.
Rashid MaachAu voleur et à la voleuse, vous couperez la main, sanction prescrite par Allah en punition de leurs méfaits. Allah est Tout-Puissant et infiniment Sage.
Al-Mukhtaṣar fī at-Tafsīr trad. officielle
Markaz at-Tafsīr (Centre d'études coraniques) — traduction officielle
Ô dirigeants, coupez la main droite du voleur et de la voleuse. Telle est la punition voulue par Allah pour la spoliation qu’ils ont commise et la frayeur qu’ils ont suscitée chez leur prochain.
Punissez-les ainsi afin de les dissuader de recommencer et de dissuader d’autres voleurs.
Allah est Puissant et rien ne s’oppose à Sa volonté. Il est Sage dans Son Décret et Ses prescriptions.
al-Muyassar — Le Commentaire facilité trad. IA non relue
Groupe de savants — Complex du Roi Fahd, Médine
Le voleur et la voleuse : coupez-leur —ô détenteurs de l'autorité— la main, conformément à la loi, en rétribution de leur prise des biens des gens sans droit, et en punition par laquelle Allah empêche d'autres de faire comme eux. Allah est Puissant en Son royaume, Sage dans Son ordre et Son interdit.
النص العربي — texte arabe original
والسارق والسارقة فاقطعوا -يا ولاة الأمر- أيديهما بمقتضى الشرع؛ مجازاة لهما على أَخْذهما أموال الناس بغير حق، وعقوبةً يمنع الله بها غيرهما أن يصنع مثل صنيعهما. والله عزيز في ملكه، حكيم في أمره ونهيه.
al-Saʿdī — Taysīr al-Karīm al-Raḥmān trad. IA non relue
ʿAbd al-Raḥmān al-Saʿdī (m. 1376 H/1956)
Le voleur (sāriq) : qui prend le bien protégé d'autrui en secret sans son agrément — des péchés majeurs entraînant la punition monstrueuse : couper la main droite — selon la lecture de certains compagnons —, la main, en absolu, du poignet : ayant volé, sa main coupée au poignet et cautérisée à l'huile, les veines fermées, le sang arrêté. Mais la Sunna restreignit la généralité du verset de plusieurs façons : le coffre (ḥirz) : le vol doit être d'un coffre, le coffre de chaque bien étant ce dont on le garde coutumièrement : volé hors coffre, point de coupe ; la valeur (niṣāb) : le volé doit valoir quart de dīnār, trois dirhams ou l'équivalent — en deçà, point de coupe : peut-être tiré du terme et sens de vol : prendre la chose d'une façon dont on ne peut se préserver — le bien étant coffré ; non coffré, pas de vol légal. Et la sagesse : ne point couper la main pour la chose infime : l'évaluation étant nécessaire, l'évaluation légale restreint le Livre. La sagesse de la coupe au vol : conserver les biens et les garantir, et couper le membre d'où le crime émana. Le voleur récidivant : pied gauche coupé ; récidivant : on a dit main gauche puis pied droit ; on a dit : emprisonné jusqu'à la mort. {En rétribution de ce qu'ils ont gagné} : la coupe rétribue le voleur de ce qu'il vola des biens des gens — {un châtiment exemplaire d'Allah} (nakāl) : punition et intimidation du voleur et … lire le passage entier →
النص العربي — texte arabe original
◆ V.38 السارق: هو مَن أخذ مال غيره المحترم خفية بغير رضاه، وهو من كبائر الذنوب الموجبة لترتُّب العقوبة الشنيعة، وهو قطع اليد اليمنى؛ كما هو في قراءة بعض الصحابة، وحدُّ اليد عند الإطلاق من الكوع؛ فإذا سَرَقَ؛ قُطِعَتْ يدُهُ من الكوع وحُسِمَتْ في زيت لتنسدَّ العروق فيقف الدم. ولكنَّ السنَّة قيَّدت عموم هذه الآية من عدة أوجه: منها الحرز؛ فإنه لا بدَّ أن تكون السرقة من حرز، وحرز كل مال ما يُحفظ به عادة؛ فلو سَرَقَ من غير حرزٍ؛ فلا قطع عليه. ومنها: أنه لا بدَّ أن يكون المسروق نصاباً، وهو ربع دينار أو ثلاثة دراهم أو ما يساوي أحدهما؛ فلو سرق دون ذلك؛ فلا قطع عليه، ولعل هذا يؤخذ من لفظ السرقة ومعناها؛ فإنَّ لفظ السرقة أخذ الشيء على وجهٍ لا يمكن الاحترازُ منه، وذلك أن يكون المال محرزاً؛ فلو كان غير مُحْرَزٍ؛ لم يكن ذلك سرقة شرعية.
ومن الحكمة أيضاً أن لا تُقطع اليد في الشيء النَّزْر التافه، فلما كان لا بدَّ من التقدير؛ كان التقدير الشرعيُّ مخصِّصاً للكتاب. والحكمة في قطع اليد في السرقة: أنَّ ذلك حفظٌ للأموال واحتياطٌ لها وليقطع العضو الذي صدرت منه الجنايةُ. فإنْ عاد السارقُ؛ قُطعت رجله اليسرى، فإن عاد؛ فقيلَ: تُقطع يده اليسرى ثم رجله اليمنى. وقيلَ: يُحبس حتى يموت.
وقوله:{جزاءً بما كسبا}؛ أي: ذلك القطع جزاء للسارق بما سرقه من أموال الناس {نكالاً من الله}؛ أي: تنكيلاً وترهيباً للسارق ولغيرِهِ؛ ليرتدعَ السُّرَّاق إذا علموا أنهم سيُقْطَعون إذا سرقوا. {والله عزيزٌ حكيم}؛ أي: عزَّ وحَكَم فقطع السارقَ.
◆ V.39 {فمن تاب من بعد ظُلۡمِهِ وأصلحَ فإنَّ الله يتوبُ عليه إنَّ الله غفور رحيم}: فيغفر لمن تاب، فتَرَكَ الذنوب، وأصلح الأعمال والعيوب.
◆ V.40 وذلك أنَّ الله له ملك السماوات والأرض؛ يتصرَّف فيهما بما شاء من التصاريف القدريَّة والشرعيَّة والمغفرة والعقوبة؛ بحسب ما اقتضتْه حكمتُهُ ورحمتُهُ الواسعة ومغفرته.