Coran › Sourate 5 › al-Saʿdī — Taysīr al-Karīm al-Raḥmān

al-Saʿdī — Taysīr al-Karīm al-Raḥmān

ʿAbd al-Raḥmān al-Saʿdī (m. 1376 H/1956) · Sourate 5 complète · trad. IA non relue

Verset 1

Elle est médinoise. ◆ V.1 Commandement d'Allah à Ses serviteurs croyants de ce qu'exige la foi : tenir les pactes : les accomplir, les parfaire, ne point les rompre ni diminuer — embrassant les pactes entre le serviteur et son Seigneur : assumer Sa servitude, s'en acquitter parfaitement, n'en rien diminuer ; entre lui et le Messager : obéir et suivre ; entre lui et parents et proches : piété, lien, ne point rompre ; entre lui et ses compagnons : tenir les droits de la compagnie dans la richesse et la pauvreté, l'aise et la gêne ; entre lui et les créatures : les contrats de commerce — vente, location et semblables — et les libéralités — donation et autres —, plutôt tenir les droits des musulmans qu'Allah a conclus entre eux : {les croyants ne sont que frères} : [l'entraide] au vrai, coopérer à lui, s'unir, ne point se couper — le commandement embrasse les fondements et les détails de la religion : tous entrent aux pactes dont Allah commanda la tenue [on tire du verset que le principe des pactes et conditions est la permission, et qu'ils se forment par tout ce qui les indique, parole ou acte, vu leur absolutisme]. Puis Sa faveur : {vous sont rendues licites} : pour vous, par miséricorde, {les bêtes des troupeaux} : chameaux, bovins et ovins — peut-être y entrent le sauvage d'entre elles : gazelles, onagres et semblables gibiers. Certains compagnons en tirèrent la licéité du fœtus mort dans le ventre de sa mère abattue. {Sauf ce qui vous sera récité} d'interdit : {vous sont interdits la charogne, le sang, la chair de porc...} : ces choses, des bêtes des troupeaux, sont interdites. La permission étant générale en tous états et temps, Il en excepta la chasse en sacralisation : {ne considérant pas licite la chasse quand vous êtes sacralisés} : les bêtes vous sont permises en tout état, sauf quand vous êtes dans l'état de non-permettre la chasse en sacralisation : vous hardir à la tuer en état d'iḥrām ne vous est pas permis, s'il s'agit de gibier : gazelle et semblable — le gibier : l'animal sauvage comestible. {Allah juge ce qu'Il veut} : ce qu'Il veut, Il le juge d'un jugement convenant à Sa sagesse : vous commandant de tenir les pactes — vos intérêts obtenus, vos nuisances écartées —, vous permettant les bêtes par miséricorde, vous interdisant ce qu'Il en excepta pour accident — charogne et semblable — par préservation et honoration, et le gibier en sacralisation par égard et magnification de l'iḥrām.

Verset 2

{Ô vous qui croyez, ne rendez point licites les rites d'Allah} : Ses interdits qu'Il vous a commandé de magnifier et ne point faire — l'interdit embrasse le faire et le croire licite : interdit du malfait et de la croyance — y entrant les interdits de l'iḥrām et du territoire sacré, dont : {ni le mois sacré} : ne le violez pas par le combat et autre injustice : {le nombre des mois auprès d'Allah est de douze dans le livre d'Allah... dont quatre sacrés : telle est la religion droite : ne vous lésiez pas en eux-mêmes}. La majorité : le combat aux mois sacrés abrogé par {quand les mois sacrés s'écoulent, tuez les associateurs où vous les trouvez} et les généralités commandant absolument le combat des mécréants et menaçant absolument de s'en abstenter — et le Prophète — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix — combattit les gens de Ṭā'if en dhū al-qa'da, mois sacré. D'autres : l'interdit n'est pas abrogé, ce verset et ses pareils le particularisant : l'absolu se rapporte au restreint. D'autres détaillèrent : initier le combat aux mois sacrés ne se peut, mais le continuer et l'achever, commencé hors d'eux, se peut — le combat du Prophète — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix — de Ṭā'if relevant de cela, commencé à Ḥunayn en shawwāl. Tout cela du combat non défensif : le combat défensif, les mécréants attaquant les musulmans, est permis aux musulmans en tout mois, au consensus. {Ni l'offrande ni les colliers} : ne rendez point licite l'offrande destinée à la Maison d'Allah — pèlerinage, 'umra ou autre, bétail et autre : ne l'empêchez point d'atteindre son lieu, ne le prenez point par vol ou autre, ne l'écourtez ni ne le chargez au-delà de sa force, craignant sa perte avant le lieu : magnifiez-le et magnifiez qui l'amène. {Ni les colliers} : sorte particulière d'offrande : celle à qui on tord colliers ou boucles aux cous, manifestant les rites d'Allah, portant les gens à l'imitation, leur enseignant la sunna, et pour qu'on sache que c'est offrande, donc protégée : le collier de l'offrande est des sunna et rites recommandés. {Ni les visants la Maison sacrée} : s'y dirigeant, {cherchant faveur de leur Seigneur et agrément} : quiconque vise cette Maison — visant la faveur d'Allah par commerce et gains permis, ou Son agrément par pèlerinage, 'umra, ṭawāf, prière et autres adorations — ne l'atteignez pas de mal, ne l'humiliez pas : honorez-le, magnifiez les venants visiteurs de la Maison de votre Seigneur — y entre le commandement d'assurer les routes menant à la Maison d'Allah, les venants tranquilles et reposés, sans crainte sur leurs personnes de mort ou moins, ni sur leurs biens de taxation, pillage et semblable. Ce noble verset est restreint par {les associateurs sont impurs : qu'ils n'approchent plus la Mosquée sacrée après leur année} : l'associateur n'entre pas au territoire sacré. Et la restriction de l'interdit à qui vise la Maison cherchant faveur ou agrément d'Allah prouve : quiconque la vise pour y commettre les désobéissances : de la plénitude du respect du sacré, l'empêcher de corrompre la Maison d'Allah : {quiconque y veut l'impiété par injustice, Nous lui ferons goûter un châtiment douloureux}. Ayant interdit la chasse en sacralisation : {quand vous êtes désacralisés, chassez} : désacralisés de l'iḥrām du pèlerinage et de la 'umra, [sortis du territoire sacré], la chasse est permise, l'interdit tombe : le commandement après l'interdit rend les choses à leur état premier. {Que la haine d'un peuple qui vous a empêchés de la Mosquée sacrée ne vous porte point à transgresser} : que la haine, l'inimitié et l'agression d'un peuple vous ayant empêchés de la Mosquée ne vous portent pas à transgresser contre eux, recherchant assouvissement : le serviteur doit tenir l'ordre d'Allah et la voie de la justice, dussions-nous être lésé, opprimé, agressé : il ne lui est pas permis de mentir à qui lui mentit, ni de trahir qui le trahit. {Et coopérez à la piété et à la bienveillance} : que l'un aide l'autre à la piété (birr) : terme englobant tout ce qu'Allah aime et agrée des œuvres extérieures et intérieures, droits d'Allah et des hommes ; la bienveillance (taqwā) ici : terme englobant le délaissement de tout ce qu'Allah et Son messager réprouvent des œuvres extérieures et intérieures ; tout trait de bien commandé, tout trait de mal commandé d'abandonner : le serviteur est commandé de le faire soi et d'aider son frère croyant à le faire, de toute parole qui y pousse et anime, et de tout acte de même. {Et ne coopérez point au péché} : la hardiesse aux désobéissances dont l'auteur faute et se trouve en faute {et à l'agression} : la transgression aux créatures en leurs sangs, biens et honneurs — toute désobéissance et injustice, le serviteur doit s'en retenir, puis aider autrui à l'abandonner. {Craignez Allah : Allah est dur en punition} de qui Lui désobéit et se hardit à Ses interdits : gardez-vous des interdits, pour qu'il ne vous advienne Sa punition immédiate et différée.

Verset 3

Ce qu'Allah a détourné vers Lui en {sauf ce qui vous sera récité}. Sache : Allah — béni et exalté — n'interdit ce qu'Il interdit que pour préserver Ses serviteurs et les protéger du mal existant dans les interdits — Il l'expose parfois aux serviteurs, parfois non. Il informa interdire {la charogne} : ce qui a perdu la vie sans abattage légal : interdite pour son mal : l'accumulation du sang dans son ventre et sa chair nuisant au mangeur — souvent elle meurt d'une maladie cause de sa perte nuisant au mangeur — excepté la charogne du criquet et du poisson : licites. {Le sang} : répandu, restreint en l'autre verset. {La chair de porc} : embrassant toutes ses parties — nommé entre les immondices parce que des gens du Livre, chrétiens, prétendent qu'Allah la leur permit : ne vous y laissez pas prendre : elle est interdite parmi les immondices. {Et ce sur quoi a été invoqué un autre qu'Allah} : immolé du nom d'un autre [qu'Allah] — idoles, saints, astres et autre créatures : comme le nom d'Allah purifie la bête, le nom d'un autre la rend immonde spirituellement : association à Allah. {La suffoquée} : morte par strangulation — main, corde, ou tête coincée en un lieu étroit dont elle ne put sortir jusqu'à mourir. {Assommée} : morte de coups — bâton, pierre, pièce de bois — ou d'écroulement, visé ou non. {Victime de chute} : tombée d'une hauteur — mont, mur, toit et semblable — en mourant. {La tuée par coup de corne} : une autre la frappant de corne, en mourant. {Et ce qu'a dévoré la bête sauvage} : loup, lion, léopard, ou oiseaux rapaces : morte d'être dévorée : point licite. {Sauf ce que vous abattez} : retourne aux cas dits — suffoquée, assommée, tombée, frappée, dévorée — abattues avec vie stable réalisant l'abattage : les juristes dirent : la bête sauvage ou autre ayant séparé sa tripe ou tranché sa gorge, sa vie est comme nulle : l'abattage inutile ; d'autres ne requièrent que la vie : abattue vivante, licite, dût la tripe être séparée — l'apparent du noble verset. {Et de tirer au sort par les flèches} (azlām) : interdit du recours aux flèches divinatoires : chercher ce qui vous est départi et fixé par elles : trois dés de la Jāhiliyya — l'un « fais », l'autre « ne fais pas », le troisième nu — voulant voyager, marier ou autre, on brassait les dés égaux de forme, en tirait un : « fais », il agissait ; « ne fais pas », il s'abstenait ; le nu, on recommençait jusqu'à l'un des deux, et on œuvrait : Allah le leur interdit en cela et semblable, et leur donna en échange la consultation (istikhāra) de leur Seigneur en toutes leurs affaires. {Cela est perversité} : visant tous les interdits dits, interdits par Allah en préservation de Ses serviteurs : perversité, sortie de Son obéissance vers celle de Satan. Puis Sa faveur : {aujourd'hui les mécréants désespèrent de votre religion : ne les craignez point, craignez-Moi. Aujourd'hui J'ai parfait pour vous votre religion, parachevé sur vous Ma faveur et agréé l'islam pour religion. Quiconque est contraint à la famine, sans incliner au péché : Allah est pardonneur, miséricordieux.} Le jour visé : le jour de 'Arafa — Allah y paracheva Sa religion, secourut Son serviteur et messager, et les associateurs furent magnifiquement abandonnés, après leur empressement à détourner les croyants de leur religion et leur espoir : voyant la gloire de l'islam, sa victoire et son triomphe, ils désespérèrent absolument que les croyants reviennent à leur religion, et les craignirent : cette année du pèlerinage du Prophète — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix —, l'an dix, pèlerinage d'adieu, nul associateur n'y pèlerina ni ne tourna nu autour de la Maison. {Ne les craignez point, craignez-Moi} : ne craignez pas les associateurs, craignez Allah qui vous a donnés vainqueurs, les a abandonnés et retourné leur ruse contre eux. {Aujourd'hui J'ai parfait pour vous votre religion} : par la victoire complète et la perfection des lois apparentes et cachées, fondements et détails. D'où le Livre et la Sunna suffisant absolument aux règles de la religion, ses fondements et détails : quiconque se donne peine prétendant que les gens ont besoin, pour connaître leurs croyances et règles, de sciences autres que celle du Livre et de la Sunna — théologie spéculative et autre — est ignorant spoliateur en sa prétention, prétendant que la religion n'est parfaite que par son dire et son appel : des plus grandes injustices et ignorantises d'Allah et de Son messager. {Et parachevé sur vous Ma faveur} : apparente et cachée ; {et agréé l'islam pour religion} : Je l'ai choisi et préféré pour vous, comme Je vous ai agréés pour lui : tenez-le en remerciement de votre Seigneur, louez Celui qui vous a comblés de la meilleure, plus noble et plus parfaite des religions. {Quiconque est contraint} : la nécessité l'ayant poussé à manger des interdits dits : {en une famine}, sans incliner au péché : ne point manger jusqu'à la contrainte, ne point excéder la suffisance — {Allah est pardonneur, miséricordieux} : Il lui a permis de manger en cet état et lui a fait miséricorde de ce qui soutient sa structure, sans perte en sa religion.

Verset 4

Allah dit à Son prophète Muhammad — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix : {ils t'interrogent ce qui leur est permis} des aliments — {dis : vous sont permises les bonnes choses} : tout ce qui contient profit ou plaisir sans nuisance au corps ni à la raison — y entrent toutes céréales et fruits des villes et déserts, tous animaux de la mer et tous animaux de terre, sauf ce que le Législateur excepta : bêtes sauvages et immondices — le sens impliqué : l'interdit des immondices, explicite en {il leur permet les bonnes choses et leur interdit les immondices}. {Et ce que vous avez appris des bêtes de chasse} : permises, jusqu'à la fin du verset. Le verset prouve : 1. La finesse et miséricorde d'Allah envers Ses serviteurs : élargir les voies du licite, permettant ce qu'ils n'abattent point, capturé par les bêtes de chasse — chiens, guépards, faucons et semblables chassant par croc ou serre. 2. La condition d'être entraînées selon l'usage : se relâcher quand on lâche, s'arrêter quand on l'arrête, et ne point manger quand elles saisissent : {entraînées, vous les entraînez de ce qu'Allah vous a enseigné : mangez de ce qu'elles ont retenu pour vous} : retenu pour vous — ce dont la bête a mangé : on ne sait si elle a retenu pour son maître ou pour soi. 3. La condition que le chien ou l'oiseau blesse : {des bêtes de chasse} (jawāriḥ) — avec l'interdit de la suffoquée : si le chien l'a suffoquée ou tuée de son poids, point permis — les jawāriḥ étant celles qui blessent de crocs ou serres ; le connu : jawāriḥ vaut les gagnantes (kāsibāt) : obtenant le gibier et l'atteignant : nulle indication alors. Allah sait mieux. 4. La permission de posséder le chien de chasse, comme au hadith authentique, la possession du chien étant interdite : la permission de sa chasse et de son entraînement entraîne la permission de le posséder. 5. La pureté de ce qu'atteint la gueule du chien au gibier : Allah l'a permis sans lavage : preuve de pureté. 6. L'excellence du savoir : la bête entraînée par savoir, sa chasse permise ; l'ignorante de l'entraînement, sa chasse interdite. 7. Occuper à entraîner chien, oiseau ou semblable n'est pas blâmable ni futilité : chose visée, moyen de la licéité de sa chasse et du profit. 8. Argument pour qui permit la vente du chien de chasse : on ne l'obtient parfois que par là. 9. La condition du nom d'Allah au lancement : sans l'avoir nommé délibérément, ce que la bête a tué n'est pas permis. 10. Manger ce qu'a chassé la bête, l'ayant tuée ou non ; et si son maître l'atteint vivante de vie stable, non permise que par l'abattage. Puis exhortation à Sa crainte et avertissement du compte au Jour de la résurrection, proche : {craignez Allah : Allah est prompt au compte}.

Verset 5

Réitération de la permission des purs pour exposer la faveur et appeler les serviteurs à Le remercier et multiplier Son rappel : leur ayant permis ce dont le besoin les presse et dont ils profitent des purs. {Et la nourriture des gens du Livre est licite pour vous} : les abattages des juifs et chrétiens sont licites à vous, musulmans — non des autres mécréants : leurs abattages illicites — les gens du Livre se rattachant aux prophètes et aux livres, tous les messagers s'accordant sur l'interdit de l'abattage pour un autre qu'Allah : association ; juifs et chrétiens tiennent religieusement cet interdit : leurs abattages permises, non ceux des autres. Preuve que leur nourriture vise leurs abattages : la nourriture hors abattage — céréales, fruits — n'est pas leur particularité : permise, dût-elle venir d'autres ; et la nourriture leur est attribuée : donc nourriture par leur abattage — non pour la propriété : par spoliation ni des musulmans, cela ne se peut. {Et votre nourriture leur est licite} : il vous est permis de les en nourrir. {Et les femmes préservées} : libres et chastes {d'entre les croyantes}, et libres et chastes {de ceux qui ont reçu le Livre avant vous} : juives et chrétiennes — restreignant {n'épousez pas les associatrices jusqu'à ce qu'elles croient} ; le sens impliqué : les esclaves croyantes ne sont pas permises aux libres ; les scripturaires esclaves en aucun cas permises aux libres : {de vos servantes croyantes} ; les musulmanes esclaves : aux libres non permises qu'à deux conditions : défaut de moyen et crainte de la peine ; les débauchées non chastes : non permises, musulmanes ou scripturaires, jusqu'au repentir : {le fornicateur n'épouse qu'une fornicatrice ou une associatrice...}. {Si vous leur donnez leurs salaires} : le mariage permis si vous donnez leurs douaires : qui résout de ne point donner, elle ne lui est pas permise ; commandé de donner si elle est sage, sinon l'époux donne à son tuteur ; l'attribution des salaires prouve que la femme possède tout son douaire, nul n'y a part sinon ce qu'elle agrée à son époux, tuteur ou autre. {En vous préservant, non débauchés} : époux préservant leurs femmes en gardant vos sexes hors elles, {non débauchés} : fornicateurs avec quiconque, {ni prenant des amants} : fornication avec les maîtresses — à la Jāhiliyya, qui forniquait avec quiconque : débauché ; qui forniquait avec sa maîtresse : autre : Allah informa que tout cela contredit la chasteté, et que la condition du mariage est que l'homme soit chaste de la fornication. {Quiconque mécroit en la foi, son œuvre est vaine} : quiconque mécroit en Allah et ce qu'il faut croire — Ses livres, Ses messagers ou quelque loi —, son œuvre est vaine, à condition de mourir mécréant : {quiconque parmi vous apostasie de sa religion et meurt mécréant : leurs œuvres sont vaines en ce monde et dans la Dernière Demeure} — {et dans la Dernière Demeure il est des perdants} : ayant perdu leurs âmes, biens et familles au Jour de la résurrection, et obtenu le malheur éternel.

Verset 6

Immense verset contenant maintes règles, dont ce qu'Allah a rendu facile : 1. Ces dits, leur accomplissement, est exigence de la foi, parfaite seulement par eux : ouvert par {ô vous qui croyez...} : œuvrez selon votre foi en ce que Nous avons légiféré. 2. Le commandement de la prière : {quand vous vous levez à la prière}. 3. Le commandement de l'intention : se lever la visant. 4. La condition de la pureté à la validité de la prière : commandée en s'y levant, le principe du commandement étant l'obligation. 5. La pureté n'est pas obligée à l'entrée du temps, mais à la volonté de prier. 6. Toute prière — devoir, surérogatoire, de suffisance, funèbre, et la prosternation seule chez beaucoup de savants : récitation et gratitude — exige la pureté. 7. Laver le visage : ce par quoi on fait face, des racines des cheveux coutumières au menton en long, d'oreille à oreille en large — y entrant rinçage de bouche et nez par Sunna, et ses poils : clairsemés, l'eau doit atteindre la peau ; épais, la surface suffit. 8. Laver les mains jusqu'aux coudes — « ilā » valant « avec » : le devoir n'est accompli qu'en lavant tout le coude. 9. Essuyer la tête. 10. Tout essuyer : le « bā' » de contact, non de partie : l'essuyage embrasse toute la tête. 11. L'essuyage suffit en toute façon : une main, deux, tissu, bois — Allah l'ayant dit absolu, sans forme : permission. 12. Le devoir est l'essuyage : laver la tête sans y passer la main ne suffit pas : il n'a pas fait ce qu'Allah a commandé. 13. Laver les pieds aux chevilles : comme les mains. 14. Réfutation des rāfiḍites selon la lecture de la majorité à l'accusatif : point d'essuyage des pieds découverts. 15. Allusion à l'essuyage des bottines selon la lecture au génitif : chaque lecture portant un sens — accusatif : laver découverts ; génitif : essuyer couverts de bottines. 16. L'ordre des membres : Allah les dits ordonnés, le mouillé — la tête — entre deux lavés : nul profit sinon l'ordre. 17. L'ordre propre aux quatre membres dits ; l'ordre entre rinçage, nez et visage, ou entre droite et gauche : non obligatoire, recommandé plutôt : rinçage avant visage, droite avant gauche, tête avant oreilles. 18. Renouveler l'ablution à chaque prière : pour que la forme du commandé existe. 19. Le lavement de l'impureté majeure. 20. L'étendre à tout le corps : Allah a attribué la purification au corps sans restriction. 21. Laver le poil apparent et caché à l'impureté majeure. 22. L'impureté mineure englobée dans la majeure : visant l'intention puis étendre au corps suffit — Allah n'a dit que la purification, sans dire refaire l'ablution. 23. Le junub vaut qui a émis le sperme, en veille ou songe, ou uni sans émission. 24. Qui se souvient d'un songe polluant sans humidité : point de lavement : l'impureté majeure non réalisée. 25. La faveur d'Allah : la législation de la tayammum. 26. Cause de permission : la maladie nuisant du lavage à l'eau : tayammum permise. 27. Autres causes : le voyage, la sortie d'urine et selle faute d'eau — la maladie permettant la tayammum avec eau par le mal ; le reste par l'absence d'eau, en résidence aussi. 28. La sortie des deux voies, urine et selle, rompt l'ablution. 29. Qui dit : rien ne rompt l'ablution sinon ces deux : ni toucher le sexe ni autre. 30. Recommandation du langage voilé des choses répugnantes : {ou venu des latrines}. 31. Toucher la femme avec plaisir et désir rompt l'ablution. 32. La condition de l'absence d'eau à la validité de la tayammum. 33. L'eau trouvée, même en prière, annule la tayammum : Allah ne l'a permise qu'à l'absence d'eau. 34. Le temps entré sans eau : il faut la chercher en son camp et le proche : on ne dit « n'a pas trouvé » de qui n'a pas cherché. 35. Trouver de l'eau insuffisante à une partie de sa purification : l'employer, puis tayammum. 36. L'eau altérée par des pures vaut avant la tayammum : pure — l'eau altérée est eau, entrant en {vous ne trouvez point d'eau}. 37. L'intention est requise : {faites tayammum} : visez. 38. La tayammum vaut de tout ce qui s'élève sur la face de la terre, terre et autre — {essuyez-en vos visages et mains} : soit prééminence du poussiéreux, soit direction au meilleur : la poussière possible étant préférable. 39. La tayammum de terre impure ne vaut pas : non pure, mais immonde. 40. On essuie au tayammum visage et mains seulement, non le reste. 41. {Vos visages} embrasse tout le visage à essuyer — la terre entrant à la bouche, au nez et sous les poils, même clairsemés, excusée. 42. Les mains essuyées aux poignets seulement : les mains, en absolu, ainsi — l'essuyage jusqu'aux avant-bras eût été restreint comme à l'ablution. 43. Le verset est général : la tayammum vaut toutes impuretés, majeure et mineure, voire la souillure du corps : Allah l'a faite remplaçante de la purification d'eau, absolu sans restriction — on dit que la souillure du corps n'entre pas au tayammum : le contexte aux impuretés d'état, dire de la majorité. Allah sait mieux. 44. Le lieu de la tayammum, impureté mineure et majeure, un : visage et mains. 45. Visant la tayammum de deux impuretés ensemble : il suffit — de la généralité et absolutisme du verset. 46. L'essuyage suffit de toute chose, main ou autre : {essuyez} sans dire l'essuyoir : permission de tout. 47. L'ordre requis au tayammum comme à l'ablution : Allah commença par le visage avant les mains. 48. Allah, en Ses lois, n'a mis sur nous ni gêne ni peine ni difficulté : miséricorde envers Ses serviteurs pour les purifier et parfaire Sa faveur. 49. La pureté de l'extérieur par eau et terre parachève celle de l'intérieur par l'unicité et le repentir sincère. 50. La tayammum, sans propreté sensible, contient pureté spirituelle née de l'obéissance au commandement d'Allah. 51. Le serviteur doit méditer les sagesses et secrets des lois d'Allah, purification et autre : croître en connaissance et science, en gratitude et amour d'Allah des lois menant le serviteur aux rangs élevés.

Verset 7

Allah commande à Ses serviteurs de rappeler Ses faveurs religieuses et mondaines, de leurs cœurs et langues : le rappel constant appelle la gratitude, l'amour d'Allah et le cœur plein de Sa bienfaisance, ôte l'auto-émerveillement des faveurs religieuses et accroît la faveur et bienfaisance d'Allah. {Et Son pacte} : rappelez Son pacte {qu'Il a pris avec vous} : Son engagement pris sur vous — non qu'ils l'aient prononcé et articulé : leur foi en Allah et Son messateur les a engagés à leur obéissance : {quand vous avez dit : nous avons entendu et obéi} : entendu ce vers quoi Tu nous as appelés de Tes versets coraniques et cosmiques, d'ouïe de compréhension, soumission et docilité ; obéi à Ton commandement en l'accomplissant et à Ton interdit en l'évitant — embrassant toutes les lois de la religion, apparentes et cachées ; les croyants s'en souviennent, l'engagement et le pacte d'Allah sur eux leur étant présents, s'appliquant à accomplir le commandé complet sans manque : {craignez Allah} en tous vos états : {Allah sait ce que contiennent les poitrines} : pensées, secrets, motions — gardez-vous qu'Il ne trouve en vos cœurs ce qui ne L'agrée pas, ou de vous ce qu'Il réprouve ; peuples vos cœurs de Sa connaissance, Son amour et le conseil à Ses serviteurs : ainsi, Il vous pardonne les méfaits et double les bienfaits, sachant vos cœurs droits.

Verset 8

{Ô vous qui croyez} en ce qu'il faut croire : tenez l'exigence de votre foi : {tenant pour Allah, témoins en équité} : animez-vous au maintien de l'équité en vos mouvements extérieurs et intérieurs, ce maintien étant pour Allah seul, nul dessein mondain, visant l'équité — la justice — ni excès ni manquement en vos dits et faits, la tenant au proche et au loin, à l'ami et à l'ennemi. {Que la haine d'un peuple ne vous porte point à ne point être équitables} : comme qui n'a ni justice ni équité : témoignez contre votre allié comme pour lui, pour votre ennemi comme contre lui, dût-il être mécréant ou innovateur : l'équité envers lui est obligée et recevoir le vrai qu'il apporte — [parce que vrai] — non parce qu'il le dit : le vrai n'est pas rejeté pour sa parole : ce serait injustice au vrai. {Soyez équitables : plus proche de la piété} : plus vous vous appliquez à la justice, plus proche la piété de vos cœurs : la justice parfaite parachève la piété : {Allah est informé de ce que vous faites} : rétribuant vos œuvres, bien et mal, petit et grand, rétribution immédiate et différée.

Verset 9

{Allah a promis} — Lui qui ne manque pas à Sa promesse, le plus véridique des disants — {à ceux qui croient} en Lui, Ses livres, Ses messagers et au Jour dernier, {et font les œuvres pies} : obligations et recommandations — {le pardon} de leurs fautes et leurs suites, {et l'immense récompense} dont nul ne connaît la grandeur sinon Allah : {nulle âme ne sait ce qui leur est caché de réjouissance des yeux, en rétribution de leurs œuvres}.

Verset 10

{Et ceux qui ont mécru et traité de menteurs Nos versets} : indiquant le vrai manifeste, démentis après avoir exposé les réalités — {ceux-là sont les compagnons de la Fournaise} : lui demeurant attachés comme le compagnon à son compagnon.

Verset 11

Allah rappelle à Ses serviteurs croyants Ses immenses faveurs et les presse de s'en souvenir du cœur et de la langue : comme ils comptent pour faveur tuer leurs ennemis, prendre leurs biens, pays et captifs, qu'ils comptent aussi Sa faveur d'avoir retenu leurs mains d'eux et retourné leur ruse contre eux : l'ennemi ayant résolu une affaire se croyant capable, ne l'obtenant pas des croyants : victoire d'Allah à Ses serviteurs croyants, à remercier, adorer et rappeler — embrassant quiconque, mécréant, hypocrite ou tyran, a résolu du mal aux croyants et dont Allah a retenu le mal des musulmans : il entre en ce verset. Puis ce qui aide à vaincre l'ennemi et toutes leurs affaires : {c'est sur Allah que les croyants doivent se remettre} : appuyer sur Lui pour leurs intérêts religieux et mondains, quitter leur force et puissance, confier en Allah d'obtenir l'aimé : le remise proportionné à la foi, obligation du cœur au consensus.

Verset 12

Allah informe qu'Il prit des enfants d'Israël le pacte lourd confirmé, exposant sa description, leur rétribution s'ils le tenaient et leur faute sinon, puis qu'ils ne le tinrent pas et ce dont Il les punit : {Allah prit l'engagement des enfants d'Israël} : leur pacte confirmé et lourd — {et Nous suscitâmes d'entre eux douze responsables} (nuqabā') : chefs et intendants sur leurs subordonnés, les surveillant, les pressant de tenir le commandé et les y appelant — {et Allah dit} aux responsables porteurs des charges portées : {Je suis avec vous} : d'aide et de secours, l'aide à la mesure de la charge. Puis ce qu'Il leur pactisa : {si vous établissez la prière} : extérieurement et intérieurement, avec l'obligatoire et le convenable, et constamment — {et acquittez la zakāt} à ses ayants droit, {et croyez à Mes messagers} : tous, dont le meilleur et plus parfait Muhammad — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix — {et les magnifiez} : les honorer de l'honneur et l'obéissance dus — {et faites à Allah un beau prêt} : l'aumône et la bienfaisance issues de sincérité et de gain pur — {J'effacerai vos méfaits et vous ferai entrer aux jardins sous lesquels coulent les rivières} : l'aimé obtenu — le Paradis et sa félicité — et le mal écarté — l'effacement des méfaits et de leurs punitions. {Quiconque mécroit après cela} — le pacte confirmé par serments et engagements, joint à l'encouragement par la récompense — {s'est égaré du droit chemin} : délibérément et en science : méritant ce que méritent les égarés : privation de la récompense et punition.

Verset 13

On dirait : que firent-ils ? Tinrent-ils le pacte d'Allah ou le rompirent-ils ? Il exposa qu'ils le rompirent : {de ce qu'ils rompirent leur engagement} : à cause de cela Nous les punîmes de maintes punitions : La première : {Nous les maudîmes} : chassés et éloignés de Notre miséricorde, s'étant fermé les portes de la miséricorde et n'ayant point tenu le pacte pris sur eux, sa plus grande cause. La deuxième : {et Nous fîmes leurs cœurs durs} : épais, où les exhortations ne servent et les signes et avertissements ne profitent : nul encouragement ne les attire, nulle peur ne les ébranle — des plus grandes punitions du serviteur : le cœur en cet état ne tirant de la guidée et du bien que du mal. La troisième : ils altèrent les paroles de leurs places : éprouvés du changement et de la substitution, donnant à la parole qu'Allah a voulue un sens qu'Allah et Son messager n'ont pas voulu. La quatrième : {ils oublièrent une part de ce dont ils furent rappelés} : rappelés de la Torah et de ce qu'Allah fit descendre sur Mūsā, ils en oublièrent une part — embrassant l'oubli du savoir : perdu, une grande part de ce qu'Allah leur fit oublier en punition n'existant plus ; et l'oubli de l'œuvre : le délaissement, n'ayant pas été rendus capables du commandé — preuve contre les gens du Livre niant ce qui fut mentionné dans leur livre ou advint en leur temps : partie de ce qu'ils oublièrent. La cinquième : la trahison continuelle : {tu ne cesse de découvrir d'eux une trahison} : envers Allah et Ses serviteurs croyants — des plus grandes : cacher à qui les exhorte et pense bien d'eux le vrai, les laisser en leur mécréance : trahison immense. Ces traits vils reviennent à quiconque se pare de leurs descriptions : quiconque ne tient pas ce qu'Allah a commandé et engagé sur lui a part à la malédiction, la dureté du cœur, l'épreuve de l'altération des paroles, la privation de la réussite, l'oubli d'une part du rappel, l'épreuve de la trahison — nous demandons à Allah la préservation. Allah nomma part (ḥaẓẓ) ce dont ils furent rappelés : la plus grande des parts, le reste étant parts mondaines : {il sortit à son peuple en sa parure ; ceux qui veulent la vie présente dirent : puissions-nous avoir pareil à ce qui fut donné à Qārūn : il détient une immense part} ; et de la part profitable : {nul ne la reçoit que les patients, nul ne la reçoit que le détenteur d'une immense part}. {Sauf peu d'entre eux} : ils tinrent le pacte, Allah les rendit capables et guida au droit chemin : {pardonnes-leur et passe} : ne les reprends pas du mal émanant d'eux qu'il convient d'excuser — passe : cela est bienfaisance : {Allah aime les bienfaisants} : la bienfaisance : adorer Allah comme si tu Le voyais : si tu ne Le vois pas, Lui te voit ; envers les créatures : leur donner le profit religieux et mondain.

Verset 14

Comme Nous prîmes des juifs l'engagement et le pacte, de même de ceux qui dirent : nous sommes chrétiens — se déclarant purs de la foi en Allah et Ses messagers et ce qu'ils apportèrent — ils rompirent le pacte et oublièrent une part du rappel, oubli de savoir et d'œuvre : {Nous semâmes entre eux l'inimitié et la haine jusqu'au Jour de la résurrection} : les uns lâchés sur les autres, advenant entre eux maux et rancunes entraînant haine et inimitié mutuelles jusqu'au Jour de la résurrection — chose vue : les chrétiens ne cessent et ne cessent d'être en haine, inimitié et discorde — {et Allah les informera de ce qu'ils faisaient} : et les en punira.

Verset 15

Après l'engagement pris des gens du Livre, juifs et chrétiens, et leur rupture, sauf peu — Il commanda à tous de croire en Muhammad — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix —, argumentant d'une preuve décisive de sa prophétie : il leur expose beaucoup de ce qu'ils cachent aux gens, jusqu'au commun de leur religion — eux étant les visés du savoir, nul à ce temps ne sachant sinon eux : l'empressé du savoir n'y accédant que par eux — que le Messager — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix — vienne avec ce immense Coran exposant ce qu'ils se cachaient entre eux, lui illettré ne lisant ni n'écrivant : des preuves les plus décisives de sa mission — telle la description de Muhammad en leurs livres, les annonces de lui, l'exposé du verset de la lapidation et semblables. {Et pardonne beaucoup} : laisse exposer ce que la sagesse n'exige pas. {Vous est venue d'Allah une lumière} : le Coran, dont on s'éclaire aux ténèbres de l'ignorance et de la cécité de l'égarement, {et un livre manifeste} : de tout ce dont la création a besoin de sa religion et de son monde : la science d'Allah, Ses noms, attributs et actes, et Ses jugements légaux et rétributifs.

Verset 16

Puis qui se guide par ce Coran et la cause du serviteur en cela : {Allah guide par lui quiconque suit Son agrément aux voies de la paix} : guide quiconque s'applique et s'empresse à l'agrément d'Allah, son dessein étant bon, aux voies de la paix dont le détenteur est sauvé du châtiment et mené à la demeure de la paix : la science du vrai et l'œuvre selon lui, en globalité et détail — et les fait sortir des ténèbres de la mécréance, de l'innovation, de la désobéissance, de l'ignorance et de l'insouciance, vers la lumière de la foi, de la Sunna, de l'obéissance, du savoir et du rappel — tout cela de la guidée par la permission d'Allah, ce qu'Il veut étant, ce qu'Il ne veut pas n'étant pas — {et les guide vers un droit chemin}.

Verset 17

Après le pacte des deux gens du Livre et sa rupture, Il exposa leurs dits monstrueux : le dire des chrétiens, que nul autre ne dit : Allah est le Messie fils de Marie — leur illusion : né sans père, ils crurent en lui cette croyance vaine, alors qu'Ève son pareil fut créée sans mère, et Adam plus en droit : créé sans père ni mère — pourquoi ne prétendent-ils pas la divinité d'eux deux comme du Messie ? Preuve que leur dire est passion sans preuve ni illusion. Allah réfuta par preuves rationnelles claires : {dis : qui pourrait quelque chose contre Allah, s'Il voulait faire périr le Messie fils de Marie, sa mère et tous ceux qui sont sur terre ?} : les nommés n'ayant nul empêchement si Allah voulait les faire périr, nul pouvoir : preuve de la nullité de la divinité de qui n'échappe pas à l'anéantissement et n'a en sa force rien de se dégager. Preuve : {à Allah la royauté des cieux et de la terre} : disposant d'eux de Son jugement cosmique, légal et rétributif, eux possédés et administrés : convient-il que le possédé, l'esclave, le pauvre soit dieu adoré, riche sous tous rapports ? Le plus grand des impossibles. Et nul lieu de s'étonner de la création du Messie Jésus fils de Marie sans père : {Allah crée ce qu'Il veut} : d'un père et d'une mère comme les enfants d'Adam ; d'un père sans mère comme Ève ; d'une mère sans père comme Jésus ; sans père ni mère comme Adam : Allah varia Sa création par Sa volonté traversante à qui rien ne résiste : {Allah est puissant sur toute chose}.

Verset 18

Des dires des juifs et chrétiens : chacun prétendit une prétention vaine s'auto-purifiant : {nous sommes les fils d'Allah et Ses aimés} — « fils » en leur langue : aimé, non la filiation réelle, qui n'est pas leur doctrine, sinon des chrétiens au Messie. Allah répondit : {dis : pourquoi donc vous châtie-t-Il de vos fautes ?} : Ses aimés, Il ne vous châtierait pas, Allah n'aimant que qui tient Ses agréments. {Vous êtes des humains d'entre ceux qu'Il a créés} : vous courent les règles de la justice et de la faveur : {Il pardonne à qui Il veut et châtie qui Il veut} : venant aux causes du pardon ou du châtiment — {à Allah la royauté des cieux et de la terre et ce qui est entre eux, et vers Lui le retour} : quelle chose vous a-t-Il particularisée de cette vertu, vous étant du nombre des possédés et de ceux qui retournent à Allah en la Dernière Demeure pour être rétribués de vos œuvres ?

Verset 19

Allah — béni et exalté — appelle les gens du Livre, en raison de la faveur de Son livre, à croire en Son messager Muhammad — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix — et à remercier Allah qui l'envoya à eux [au temps] d'{une interruption des messagers} et d'extrême besoin de lui — appelant à croire en lui : il leur expose toutes les visées divines et les règles légales, Allah tranchant par là leur argument : qu'ils ne disent point {nul annonciateur ni avertisseur ne nous vint — vous est venu annonciateur et avertisseur} : annonçant la récompense immédiate et différée, les œuvres l'obtenant et la description de leurs auteurs ; avertissant de la punition immédiate et différée, des œuvres l'entraînant et de leurs auteurs. {Allah est puissant sur toute chose} : les choses obéissent de gré et soumission à Sa puissance : rien ne Lui résiste ; de Sa puissance : envoyer les messagers, faire descendre les livres, rétribuer qui leur obéit, punir qui les contredit.

Verset 20

Allah ayant comblé Mūsā et son peuple du salut de Pharaon et son peuple, de leur captivité et servitude, ils allèrent visant leurs patries et demeures — Jérusalem et les environs — approchant d'y arriver, Allah ayant prescrit de combattre leur ennemi pour l'expulser de leurs demeures, Mūsā — sur lui la paix — les exhorta et rappela pour qu'ils avancent au combat : {rappelez la faveur d'Allah sur vous} : de vos cœurs et langues : son rappel appelant Son amour et animant l'adoration — {quand Il fit de vous des prophètes} : vous appelant à la guidée, vous avertissant de la perdition, vous pressant vers votre bonheur éternel, vous enseignant ce que vous ne saviez — {et vous fit des rois} : possédant votre affaire, la servitude de votre ennemi ôtée, possédant votre affaire, pouvant établir votre religion — {et vous donna} des faveurs religieuses et mondaines {ce qu'Il n'a donné à personne des mondes} : en ce temps, l'élite de la création, la plus honorée d'Allah, comblée de faveurs d'autrui sans pareilles — leur rappelant les faveurs religieuses et mondaines, appelant leur foi et sa constance, leur constance au combat et leur avancée.

Verset 21

{ô mon peuple, entrez en la terre sainte} : purifiée, {qu'Allah vous a prescrite} : Il les informa d'une information rassurant leurs âmes s'ils sont croyants authentifiant l'information d'Allah : Allah a prescrit leur entrée et leur victoire sur l'ennemi — {ne retournez point sur vos talons} : ne revenez pas {retournés perdants} : perdant votre monde — la victoire manquée sur l'ennemi, l'ouverture de votre pays — et votre Dernière Demeure — la récompense manquée, la punition méritée par la désobéissance.

Verset 22

Ils dirent un dire indiquant la faiblesse de leurs cœurs, l'abattement de leurs âmes et l'insouciance de l'affaire d'Allah et Son messager : {"ô Moïse, il y a là un peuple de géants"} : de force et courage extrêmes : empêchement d'entrer — {"nous n'y entrerons point qu'ils n'en sortent : s'ils en sortent, nous entrerons"} : lâcheté et peu de certitude — la raison présente, ils sauraient qu'eux tous sont enfants d'Adam, le fort étant qui Allah aide de Sa force — nulle force ni puissance qu'en Allah — et qu'ils vaincraient : Allah le leur avait promis promesse particulière.

Verset 23

{Deux hommes de ceux qui craignaient} Allah — exalté soit-Il — dirent, enhardissant leur peuple, l'exhortant au combat de l'ennemi et l'occupation de leur pays, {qu'Allah avait comblés} : de la réussite et de la parole vraie en ce lieu nécessitant leur dire, et de la patience et de la certitude : {"entrez sur eux par la porte : une fois entrés, vous serez vainqueurs"} : entre vous et la victoire rien sinon résoudre et entrer par la porte : entrés, ils débanderont. Puis ils commandèrent la plus forte des munitions : {"remettez-vous à Allah, si vous êtes croyants"} : la confiance en Allah, surtout ici, aysant l'affaire et donnant la victoire sur l'ennemi — preuve de l'obligation du remise, proportionné à la foi.

Verset 24

La parole ne servit ni le reproche : ils dirent le dire des avilis : {"ô Moïse, nous n'y entrerons jamais tant qu'ils y sont : va, toi et ton Seigneur, combattez : nous restons ici assis"} : dire monstrueux, affrontant leur prophète au lieu critique et étroit où besoin et nécessité pressaient de secourir leur prophète et glorifier eux-mêmes ! Par cela et semblables paraît la différence des autres communautés et de la communauté de Muhammad — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix : les compagnons dirent au messager d'Allah — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix — quand il les consulta du combat au jour de Badr, sans leur imposer : « ô Messager, dusses-tu nous faire traverser cette mer, nous la traverserions avec toi ; dusses-tu nous mener à Bark al-Ghimād, nul ne resterait en arrière ; et nous ne disons pas comme dit le peuple de Moïse à Moïse : "va, toi et ton Seigneur, combattez : nous restons ici assis" — mais : va, toi et ton Seigneur, combattez : avec vous deux nous combattons, devant toi, derrière toi, à ta droite, à ta gauche. »

Verset 25

Mūsā — sur lui la paix — voyant leur rébellion : {"Seigneur, je ne dispose que de moi et mon frère"} : nous ne pouvons les combattre, je ne suis pas tyran sur eux — {"décide entre nous et le peuple pervers"} : juge entre nous et eux, faisant descendre sur eux la punition qu'exige Ta sagesse — preuve que leur dire et acte sont des péchés majeurs entraînant la perversité.

Verset 26

{Il dit} — Allah répondant à l'invocation de Mūsā : {"elle leur est interdite quarante ans : ils erreront sur terre"} : leur punition : leur interdire l'entrée de cette cité qu'Allah [leur avait prescrite] quarante ans, errant en terre durant ce temps, sans trouver chemin ni repos — punition terrestre : peut-être Allah en efface pour eux et écarte une punition plus grande. Preuve : la punition du péché peut être la perte d'une faveur existante ou l'empêchement d'une faveur dont la cause est nouée, ou son ajournement — la sagesse de cette durée : que meure la plupart de ceux qui tinrent ce dire issu de cœurs sans patience ni constance, accoutumés à la servitude de l'ennemi, sans ambitions les élevant ; et que paraisse une génération nouvelle éduquée à vouloir vaincre l'ennemi et refuser la servitude et l'avilissement empêchant le bonheur. Allah sachant Son serviteur Mūsā d'extrême miséricorde envers la création, surtout son peuple, pouvant s'attendrir, la compassion le portant à s'affliger de leur punition ou invoquer sa levée — Allah l'ayant décrétée : {"ne t'afflige pas du peuple pervers"} : ne t'afflige ni ne t'attriste : ils ont perverti, leur perversion entraînant ce qui les atteignit, non une injustice de Nous.

Verset 27

Récite aux gens et informe-les de l'affaire advenue aux deux fils d'Adam, avec le vrai, d'une récitation où les méditants méditent — vérité non mensonge, sérieux non jeu. L'apparent : les deux fils d'Adam sont ses fils propres, à preuve l'apparent du verset et le contexte — dire de la majorité des exégètes : récite-leur leur nouvelle en l'état de leur approche de l'offrande qui les mena à l'état dit : {quand ils offrirent une offrande} : chacun sortit quelque chose de son bien pour se rapprocher d'Allah — {elle fut reçue de l'un d'eux et non reçue de l'autre} : su par une nouvelle du ciel ou l'usage antérieur des nations : le signe de la réception de l'offrande par Allah étant qu'un feu descende du ciel et la consumme. {Le fils} duquel elle ne fut pas reçue {dit} à l'autre, par envie et tyrannie : {"je te tuerai certes"} — l'autre lui dit, l'élevant au-dessus de cela : {"Allah ne reçoit que des pieux"} : quelle faute à moi et quel crime t'oblige à me tuer, sinon ma piété envers Allah dont la crainte m'est obligée, à toi et à chacun. Le plus juste des dires sur {les pieux} ici : les pieux envers Allah en cette œuvre : l'œuvre sincère pour la Face d'Allah, suivant la sunna du messager d'Allah — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix.

Verset 28

Puis il lui dit, l'informant qu'il ne veut l'affronter ni en initiative ni en défense : {"si tu étends vers moi ta main pour me tuer, moi je n'étends pas ma main vers toi pour te tuer"} — non lâcheté ni impuissance, mais parce que {"je crains Allah, le Seigneur des mondes"} : qui craint Allah ne s'avance pas aux péchés, surtout les majeurs — et menace à qui veut tuer : crains Allah et redoute-Le.

Verset 29

{"Je veux que tu portes ma faute et ta faute"} : l'affaire oscillant entre tuer ou te tuer : je préfère que tu me tues et portes les deux poids — {"et sois des compagnons du Feu : telle est la rétribution des injustes"} : preuve que le meurtre est des péchés majeurs, entraînant l'entrée au Feu.

Verset 30

Le criminel ne s'en retint pas, ne fut contenu, ne cessa d'exciter son âme et de la résoudre, jusqu'à ce qu'elle lui rendit facile le meurtre de son frère que loi et nature exigent d'honorer : {il le tua et devint des perdants} : du monde et de la Dernière Demeure — il institua cette sunna à tout tueur : quiconque institue une mauvaise sunna porte son poids et le poids de qui l'œuvre jusqu'au Jour de la résurrection — d'où le hadith authentique : « nulle âme tuée sans qu'au premier fils d'Adam en soit la moitié du sang, lui le premier instituteur du meurtre ».

Verset 31

Ayant tué son frère, il ne sut qu'en faire : premier mort des enfants d'Adam — {Allah envoya un corbeau grattant la terre} : l'excavant pour enfouir un autre corbeau mort — {pour lui montrer} par cela {comment couvrir la nudité de son frère} : son corps, le corps du mort étant nu — {et il devint des repentants} : telle l'issue des désobéissances : regret et perte.

Verset 32

Allah dit : {de cela} — ce que Nous avons mentionné de l'histoire des deux fils d'Adam, l'un tuant son frère et instituant le meurtre à ceux après lui, et que le meurtre a issue funestre et perte en ce monde et dans la Dernière Demeure — {Nous avons prescrit aux enfants d'Israël} — gens des livres célestes — {que quiconque tue une âme, sans âme ni corruption sur terre} : sans droit — {c'est comme s'il avait tué tous les gens} : n'ayant point de moteur l'appelant à discerner et ne s'avancant au meurtre qu'à droit : s'étant hardi à tuer l'âme ne méritant pas la mort, il est su qu'à ses yeux nulle différence entre ce tué et autre, selon ce que son âme commandant le mal l'appelle : sa hardiesse à le tuer vaut tuer tous les gens ; de même quiconque fait vivre une âme : épargne quelqu'un ne le tuant pas alors que son âme l'y appelle, la crainte d'Allah l'en empêchant : c'est comme s'il avait fait vivre tous les gens : la crainte en lui l'empêchant de tuer qui ne mérite point la mort. Le verset prouve que le meurtre se permet en deux cas : tuer une âme sans droit délibérément : sa mise à mort permise s'il est responsable égal, non parent du tué ; ou être corrupteur sur terre, corrompant les religions, corps ou biens des gens — mécréants apostats, brigands, hérauts d'innovations dont le mal ne se contient que par la mort, coupeurs de route et semblables fonçant sur les gens pour les tuer ou prendre leurs biens. {Nos messagers leur vinrent avec les preuves} : sans qu'il reste argument à personne — {puis beaucoup d'entre eux}, des gens, {après cela} — l'exposé tranchant l'argument, obligeant la droiture sur terre — {sont outranciers} : œuvrant les désobéissances et contredisant les messagers venus avec preuves et arguments.

Verset 33

Les ennemis en guerre contre Allah et Son messager : qui L'ont affronté en inimitié et corrompu sur terre par mécréance, meurtre, prise des biens et intimidation des routes ; le connu : ce noble verset des règles des coupeurs de route accostant les gens aux villes et campagnes, spoliant leurs biens, les tuant, les effrayant — les gens s'abstenant de la route où ils sont, elle se coupant. Allah informa que leur rétribution et châtiment exemplaire, la peine établie sur eux, est l'une de ces choses. Les exégètes divergèrent : option — l'imam ou son délégué fait du coupeur de route ce qu'il voit d'intérêt des dites choses, l'apparent du terme ; ou punition selon leurs crimes : chaque crime sa part — à preuve la sagesse du verset et sa convenance à la sagesse d'Allah : ayant tué et pris des biens : mise à mort et crucifixion indispensables, pour notoriété, effroi et retenue d'autrui ; ayant tué sans prendre : mise à mort seulement ; ayant pris sans tuer : main et pied coupés en opposition — main droite, pied gauche ; ayant effrayé sans tuer ni prendre : exil de la terre, sans qu'on les laisse s'établir en un pays jusqu'à repentir apparent — dire d'Ibn 'Abbās — qu'Allah l'agrée — et de beaucoup d'imams, divergence en certains détails. {Cela} — le châtiment exemplaire — {est pour eux ignominie en ce monde} : flétrissure et opprobre — {et à eux, dans la Dernière Demeure, un immense châtiment} : preuve que la coupe de route est des plus grands péchés, entraînant flétrissure de ce monde et châtiment de l'autre, son auteur étant en guerre contre Allah et Son messager. Tel étant le rang de ce crime, on sait que purger la terre des corrupteurs et assurer routes et chemins contre meurtre, prise des biens et intimidation est des plus grandes vertus et nobles obéissances, réforme de la terre — son contraire étant corruption.

Verset 34

{Sauf ceux qui se repentent avant que vous n'ayez pouvoir sur eux} — de ces ennemis — {sachez qu'Allah est pardonneur, miséricordieux} : tombent de lui ce qui est à Allah — mise à mort, crucifixion, coupe, exil indispensables — et le droit de l'homme aussi si l'ennemi était mécréant puis s'islamisa ; s'il était musulman, le droit de l'homme — meurtre, prise du bien — ne tombe pas ; le sens impliqué : le repentir de l'ennemi après le pouvoir ne fait rien tomber — la sagesse claire ; le repentir avant le pouvoir empêchant la peine de la guerre (ḥirāba), les autres peines à plus forte raison tombent si repentir avant le pouvoir.

Verset 35

Commandement d'Allah à Ses serviteurs croyants de ce qu'exige la foi : craindre Allah et se garder de Sa colère et Son courroux : le serviteur s'appliquant et dépensant l'extrême du possible à éviter ce qui Le courrouce — désobéissances du cœur, de la langue, des membres apparents et cachés — et demandant l'aide d'Allah pour les quitter, sauvé de Sa colère et Son châtiment. {Et cherchez le moyen (wasīla) vers Lui} : la proximité de Lui, la faveur auprès de Lui, l'amour de Lui — par l'accomplissement de Ses obligations du cœur : amour pour Lui et en Lui, crainte, espoir, retour, confiance ; du corps : zakāt, pèlerinage ; composées : prière et semblables lectures et rappels ; et les sortes de bienfaisance à la création : bien, savoir, influence, corps, conseil aux serviteurs d'Allah — toutes ces œuvres rapprochent d'Allah, et le serviteur ne cesse de s'en rapprocher jusqu'à ce qu'Il l'aime : aimé, son ouïe devient celle dont il entend, sa vue celle dont il voit, sa main celle dont il saisit, sa jambe celle dont il marche, et Allah exauce son invocation. Puis Il particularisa des adorations rapprochantes le combat dans Sa voie : dépenser l'effort à combattre les mécréants — bien, personne, avis, langue — et s'employer au secours de la religion d'Allah de tout le pouvoir : ce genre est des plus nobles obéissances et meilleures proximités, et qui le tient est à plus forte raison tenant le reste : {puissiez-vous réussir} : craignant Allah en quittant les désobéissances, cherchant le moyen vers Allah en faisant les obéissances, combattant dans Sa voie recherchant Son agrément. La réussite (falāḥ) : obtenir et vaincre en tout but désiré, et le salut de toute crainte : sa réalité : le bonheur éternel et la félicité durable.

Verset 36

Allah informe de la monstruosité de l'état des mécréants [en Allah] au Jour de la résurrection et de leur issue affreuse : dussent-ils se racheter du châtiment d'Allah d'une terre pleine d'or et autant encore, cela ne serait point reçu d'eux ni ne servirait : le lieu du rachat étant passé, ne restant que le châtiment douloureux, poignant, durable, dont ils ne sortent jamais, y demeurant à perpétuité.

Verset 37

Allah informe de la monstruosité de l'état des mécréants [en Allah] au Jour de la résurrection et de leur issue affreuse : dussent-ils se racheter du châtiment d'Allah d'une terre pleine d'or et autant encore, cela ne serait point reçu d'eux ni ne servirait : le lieu du rachat étant passé, ne restant que le châtiment douloureux, poignant, durable, dont ils ne sortent jamais, y demeurant à perpétuité.

Verset 38

Le voleur (sāriq) : qui prend le bien protégé d'autrui en secret sans son agrément — des péchés majeurs entraînant la punition monstrueuse : couper la main droite — selon la lecture de certains compagnons —, la main, en absolu, du poignet : ayant volé, sa main coupée au poignet et cautérisée à l'huile, les veines fermées, le sang arrêté. Mais la Sunna restreignit la généralité du verset de plusieurs façons : le coffre (ḥirz) : le vol doit être d'un coffre, le coffre de chaque bien étant ce dont on le garde coutumièrement : volé hors coffre, point de coupe ; la valeur (niṣāb) : le volé doit valoir quart de dīnār, trois dirhams ou l'équivalent — en deçà, point de coupe : peut-être tiré du terme et sens de vol : prendre la chose d'une façon dont on ne peut se préserver — le bien étant coffré ; non coffré, pas de vol légal. Et la sagesse : ne point couper la main pour la chose infime : l'évaluation étant nécessaire, l'évaluation légale restreint le Livre. La sagesse de la coupe au vol : conserver les biens et les garantir, et couper le membre d'où le crime émana. Le voleur récidivant : pied gauche coupé ; récidivant : on a dit main gauche puis pied droit ; on a dit : emprisonné jusqu'à la mort. {En rétribution de ce qu'ils ont gagné} : la coupe rétribue le voleur de ce qu'il vola des biens des gens — {un châtiment exemplaire d'Allah} (nakāl) : punition et intimidation du voleur et d'autrui : les voleurs retenus sachant qu'ils seront coupés s'ils volent. {Allah est puissant, sage} : puissant et sage, Il coupa la main du voleur.

Verset 39

{Quiconque se repent après son injustice et répare : Allah agréera son repentir — Allah est pardonneur, miséricordieux} : pardonnant à qui se repentit, quitta les fautes et répara œuvres et défauts.

Verset 40

Allah a la royauté des cieux et de la terre : y disposant à Son gré des dispositions décrétales, légales, du pardon et de la punition, selon ce qu'exigèrent Sa sagesse, Sa vaste miséricorde et Son pardon.

Verset 41

Le Messager — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix —, de son extrême désir de la création, s'affligeait fort de qui affiche la foi puis retourne à la mécréance : Allah le dirigea : ne t'afflige ni ne t'attriste des pareils : eux ni à la caravane ni à la levée : présents, ils ne servent ; absents, on ne les sent point. Il exposa la cause de ne point s'affliger d'eux : {de ceux qui dirent : nous croyons, de leurs bouches, et leurs cœurs ne croient pas} : on s'afflige de qui est compté des croyants — croyants en dehors et au-dedans — à Dieu ne plaise qu'ils reviennent de leur religion : la foi, sa douceur mêlée aux cœurs, son détenteur n'en change ni n'en veut d'autre. {Et de ceux qui judaïsent} : les juifs, {écouteurs du mensonge, écouteurs d'un autre peuple qui ne vient pas à toi} : répondants et imitateurs de leurs chefs, dont l'affaire est bâtie sur mensonge, égarement et déviation. Ces chefs suivis {ne viennent pas à toi} : ils se détournent, joyeux de leur vain : l'altération des paroles de leurs places : donner aux termes des sens qu'Allah n'a pas voulus ni visés, pour égarer la création et repousser le vrai. Ces soumis aux hérauts de l'égarement, suivant les introuvables, amenant tout mensonge, sans raisons ni ambitions : ne t'attriste pas qu'ils ne te suivent pas : ils sont à l'extrême déficience, et le déficient ne compte pas. {Ils disent : si on vous le donne, prenez-le ; sinon, gardez-vous-en} : leur dire quand ils recourent à toi : nulle visée sinon suivre la passion : l'un dit à l'autre : si Muhammad juge pour vous ce jugement agréeant votre passion, acceptez son jugement ; sinon, gardez-vous de le suivre — tentation et suivi des passions. {Et quiconque Allah veut la tentation, tu ne peux rien pour lui contre Allah} : {tu ne guides pas qui tu aimes : Allah guide qui Il veut} ; {ceux-là, Allah n'a pas voulu purifier leurs cœurs} : de là ce qui émana d'eux. Preuve : quiconque recourt au jugement légal visant sa passion — juge-t-on pour lui, il agrée ; sinon, il répugne — a le cœur non pur ; et quiconque juge et recourt à la loi, l'agréant, convenant ou non à sa passion, a le cœur pur : preuve que la pureté du cœur est cause de tout bien, le plus grand moteur à toute parole droite et œuvre saine. {À eux ignominie en ce monde} : flétrissure et opprobre, {et à eux, dans la Dernière Demeure, un immense châtiment} : le Feu et la colère du Tout-Puissant.

Verset 42

{Écouteurs du mensonge} : l'ouïe ici d'obéissance : de leur peu de religion et raison d'obéir à qui les appelle au mensonge ; {mangeurs de l'illicite} (suḥt) [gain interdit] : le bien interdit qu'ils prennent de leurs basses et de leur commun — taxes et gages sans droit — alliant suivre le mensonge et manger l'interdit. {S'ils viennent à toi, juge entre eux ou détourne-toi} : tu es libre — non abrogé : ce genre recourant à lui, il choisit de juger ou se détourner, car leur visée du jugement légal n'est que la convenance à leurs passions. Ainsi quiconque consulte ou recourt à un savant dont il sait que, jugé contre lui, il n'agréera pas : le jugement et la consultation ne sont pas obligés ; s'il juge, il doit juger avec équité : {si tu te détourne, ils ne te nuiront en rien ; et si tu juges, juge entre eux avec équité : Allah aime les équitables} — dussent-ils être injustes et ennemis : rien ne t'empêche d'être juste envers eux : excellence de la justice en jugeant entre les gens : Allah l'aime.

Verset 43

Puis, s'étonnant d'eux : {comment te prennent-ils pour juge, quand ils ont la Torah où est le jugement d'Allah, puis se détourner après cela ? Ceux-là ne sont pas croyants} : croyants œuvrant ce qu'exige la foi, ils ne se seraient pas détournés du jugement d'Allah en la Torah entre leurs mains, sinon espérant trouver chez toi ce qui agrée leurs passions — et quand tu jugeas entre eux du jugement d'Allah conforme à ce qu'ils ont, ils n'agréèrent pas et s'en détournèrent : ne l'agréant pas non plus. {Ceux-là}, dont tel est le fait, {ne sont pas croyants} : tel n'est pas le faire des croyants, ils ne sont pas aptes à la foi : ils ont fait de leurs passions leurs dieux, et les jugements de la foi les suivant de leurs passions.

Verset 44

{Nous avons fait descendre la Torah} sur Mūsā fils de 'Imrān — sur lui la prière et la paix — {en guidée} : guidant à la foi et au vrai, préservant de l'égarement, {et lumière} éclairant aux ténèbres de l'ignorance, perplexité, doutes, illusions et désirs : {Nous avons donné à Moïse et Aaron le Discernement, lumière et rappel pour les pieux} — {en jugent} entre ceux qui judaïsent — les juifs, en sentences et consultations — {les prophètes soumis} à Allah et dociles à Ses ordres, leur islam plus grand que l'islam d'autrui, l'élite d'Allah des serviteurs : ces nobles prophètes, seigneurs des hommes, s'y conformant, la suivant, marchant derrière elle — qu'est-ce qui empêcha ces viles gens des juifs de s'y conformer ? Qu'est-ce qui leur fit rejeter le plus noble de ce qu'elle contient : la foi en Muhammad — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix — sans laquelle nulle œuvre, apparente ou cachée, n'est reçue ? Ont-ils un imam en cela ? Oui : des imams dont la manière est l'altération, l'établissement de leur préséance et charges entre les gens, vivre de cacher le vrai et montrer le faux : imams de l'égarement appelant au Feu. {Et les seigneuriaux (rabbāniyyūn) [docteurs religieux] et les doctes (aḥbār)} : de même jugent selon la Torah pour les juifs les imams de la religion parmi les seigneuriaux : savants œuvrants enseignants, éduquant les gens de la meilleure éducation, suivant avec eux la voie des prophètes compatissants ; et les doctes : grands savants dont les dits sont suivis, les traces observées, la langue véridique parmi leurs nations. Ce jugement d'eux convenant au vrai : {de ce qu'on les a confiés du livre d'Allah, et ils en étaient témoins} : Allah leur ayant confié Son livre, les faisant probes envers lui — dépôt auprès d'eux — les obligeant à le garder de surcroît, retranchement et dissimulation, et à l'enseigner à qui l'ignore, et ils en sont témoins, étant les référés en lui et en ce qui s'y obscurcit aux gens. Allah a chargé les gens du savoir de ce qu'Il n'a pas chargé les ignorants : ils doivent en porter les charges, ne pas imiter les ignorants dans le loisir et la paresse, ne pas s'en tenir aux seules adorations restreintes — rappels, prière, zakāt, pèlerinage, jeûne et semblables, dont, accomplies par d'autres que les savants, on est sauf et sauvé — les gens du savoir, tenus de s'acquitter pour eux-mêmes, sont tenus d'enseigner les gens, de les avertir de ce dont ils ont besoin de leur religion, surtout les choses foncières et fréquentes, sans craindre les gens, mais leur Seigneur : {ne craignez point les gens, craignez-Moi ; et n'achetez pas Mes versets à un vil prix} : cacher le vrai, montrer le faux pour le peu de ce monde. Ces fléaux épargnés au savant, il est de sa réussite et félicité : son ambition s'appliquer au savoir et à l'enseigner, sachant qu'Allah l'a confié du savoir déposé et pris à témoin, craignant son Seigneur, la crainte des gens ne l'empêchant pas de tenir son dû, ne préférant pas le monde à la religion. La marque du malheur du savant : s'adonner au loisir, ne tenant pas le commandé, insoucieux de ce dont il fut confié, l'ayant négligé et perdu, vendu la religion pour le monde, corrompu en ses jugements, pris de l'argent pour ses consultations, n'enseignant les serviteurs d'Allah que pour salaire et gage — la faveur immense d'Allah sur lui, il l'a niée, et repoussé une part considérable dont d'autres sont privés — nous Te demandons, ô Allah, un savoir profitable, une œuvre reçue, et de nous accorder absolution et santé de toute épreuve, ô Généreux. {Et quiconque ne juge pas de ce qu'Allah a fait descendre} : du vrai manifeste, jugeant du vain qu'il connaît pour un dessein corrompu — {ceux-là sont les mécréants} : juger autrement que ce qu'Allah a fait descendre est œuvre des gens de la mécréance ; et cela peut être mécréance faisant sortir de la religion, s'il en croit la licéité et la permission ; et peut être péché majeur, œuvre de mécréance, son auteur méritant le châtiment sévère.

Verset 45

Ces règles sont de celles de la Torah, dont jugent entre les juifs les prophètes soumis, les seigneuriaux et les doctes : Allah leur prescrit : l'âme tuée est tuée par l'âme — à condition de délibération et d'égalité —, l'œil arraché par l'œil, l'oreille prise par l'oreille, la dent arrachée par la dent, et les pareils membres dont le talion se peut sans torsion. {Et les blessures en talion} : le talion : faire à l'auteur comme il fit : quiconque blesse autrui délibérément, talion du blessant d'une blessure pareille à celle du blessé — en étendue, lieu, longueur, largeur et profondeur. Sache : la loi de nos prédécesseurs est nôtre, sauf si notre loi la contredit. {Quiconque en fait charité} — du talion de l'âme et des membres et blessures : pardonnant à qui fauta contre lui, son droit établi — {c'est pour lui expiation} : du fautif : l'homme ayant pardonné son droit, Allah plus en droit de pardonner Son droit ; et expiation aussi du pardonnant : ayant pardonné à qui fauta contre lui ou les siens, Allah pardonne ses fautes et crimes. {Et quiconque ne juge pas de ce qu'Allah a fait descendre : ceux-là sont les injustes} : Ibn 'Abbās dit : mécréance sous la mécréance, injustice sous l'injustice, perversité sous la perversité : injustice majeure si cru licite, faute immense si fait sans le croire licite.

Verset 46

Nous fîmes succéder à ces prophètes et messagers jugeant selon la Torah Notre serviteur et messager Jésus fils de Marie, esprit d'Allah et Sa parole projetée à Marie : Allah l'envoya authentifiant la Torah devant lui : témoin de Mūsā et de ce qu'il apporta de la Torah, en vrai et véracité, soutien de son appel, jugeant selon sa loi, accordé en la plupart des lois — Jésus — sur lui la paix — pouvant alléger en certains jugements : {pour vous rendre licite une partie de ce qui vous fut interdit}. {Et Nous lui donnâmes l'Évangile} : l'immense livre parachevant la Torah, {en guidée et lumière} : guidant au droit chemin, distinguant le vrai du faux, {authentifiant ce qui est avant lui de la Torah} : la confirmant, lui témoignant, s'accordant, {et guidée et exhortation pour les pieux} : eux profitent de la guidée, s'exhortent des avertissements, s'abstiennent de l'inconvenant.

Verset 47

{Et que les gens de l'Évangile jugent de ce qu'Allah y a fait descendre} : tenir leur livre leur incombe, il ne leur est pas permis de s'en détourner — {quiconque ne juge pas de ce qu'Allah a fait descendre : ceux-là sont les pervers}.

Verset 48

Allah dit : {et Nous t'avons fait descendre le Livre} : l'immense Coran, le meilleur des livres, {avec le vrai} : descendu avec le vrai et le contenant en ses informations, commandements et interdictions, {authentifiant ce qui est avant lui du Livre} : il leur a témoigné, accordé, ses informations concordant les leurs, ses grandes lois les leurs, elles l'annoncèrent : son [existence] réalisation de leur information — {et dominateur sur lui} (muhaymin) [garant] : contenant ce que contiennent les livres antérieurs, plus les visées divines et les mœurs de l'âme : le livre suivant tout vrai apporté par les livres, le commandant, y pressant, multipliant les voies y menant ; le livre de la nouvelle des premiers et des derniers, du jugement, de la sagesse et des règles, auquel les livres antérieurs sont présentés : ce à quoi il témoigne véridique est reçu ; ce qu'il rejette est rejeté, altéré et substitué — sinon, venant d'Allah, il ne le contredirait pas. {Juge donc entre eux de ce qu'Allah a fait descendre} : du jugement légal qu'Allah a fait descendre sur toi — {et ne suis pas leurs passions contre ce qui t'est venu du vrai} : ne fais pas du suivi de leurs passions vaines opposées au vrai un remplaçant du vrai venu à toi, échangeant l'inférieur contre le meilleur. {À chacun de vous Nous avons assigné une voie et une route} (shir'a wa minhāj) : voie et sunna : ces lois variant selon les peuples sont celles changeant selon les temps et les états, toutes revenant à la justice au temps de leur législation ; les grands fondements, intérêt et sagesse en tout temps, ne varient point : légiférés en toutes lois. {Qu'Allah ait voulu, Il vous eût faits une communauté une} : suivant une loi une, sans divergence du dernier au premier — {mais pour vous éprouver en ce qu'Il vous a donné} : vous tester et voir comment vous œuvrez, éprouvant chaque peuple selon Sa sagesse, donnant à chacun ce qui convient, et pour la compétition des peuples : chacun s'empressant de devancer l'autre : {empressez-vous aux biens} : pressez-vous-y et parachevez-les : les biens embrassant tout devoir et recommandé, droits d'Allah et de Ses serviteurs — on ne devient devancier et maître qu'en deux choses : s'y empresser et saisir l'occasion venue le temps et l'occasion, et l'appliquer à l'accomplir complète selon le commandé. On en tire l'empressement à la prière et autre en premier temps ; et que le serviteur ne s'en tienne pas au suffisant de la prière et autres adorations, mais aux recommandés possibles, pour parfaire, compléter et devancer. {Vers Allah votre retour à tous} : peuples antérieurs et postérieurs, tous rassemblés au jour sans doute — {Il vous informera de ce en quoi vous divergiez} : lois et œuvres : récompensant les gens du vrai et de l'œuvre pie, punissant les gens du vain et de la mauvaise œuvre.

Verset 49

{Et juge entre eux de ce qu'Allah a fait descendre} : verset dit abrogeant {juge entre eux ou détourne-toi} — le sens correct : nullement abrogeant : ce verset-là donne le choix de juger ou non, faute de viser le vrai ; celui-ci : s'il juge, il juge de ce qu'Allah a fait descendre du Livre et de la Sunna — l'équité dite : {si tu juges, juge entre eux avec équité} : preuve de l'exposé de l'équité : sa matière est ce qu'Allah a légiféré des règles, contenant l'extrême justice et équité — le contraire est torsion et injustice. {Et ne suis pas leurs passions} : réitération de l'interdit, tant l'avertissement est fort — cela en jugement et consultation, plus large, ceci en jugement seul : en les deux, ne pas suivre leurs passions contre le vrai : {garde-toi qu'ils ne te tentent de ce qu'Allah a fait descendre vers toi} : garde-toi de t'y laisser prendre, qu'ils ne te détournent d'une partie de ce qu'Allah t'a fait descendre : suivre leurs passions devient cause de quitter le devoir — {s'ils se détournent} de te suivre et suivre le vrai, {sache} que c'est punition pour eux, Allah voulant les atteindre de partie de leurs fautes : les fautes ont punitions immédiates et différées, et des plus grandes : que le serviteur soit éprouvé de l'embellissement du délaissement du Messager : pour sa perversité — {et beaucoup de gens sont pervers} : leur nature perversité et sortie de l'obéissance d'Allah et du suivi de Son messager.

Verset 50

{Est-ce le jugement de la Jāhiliyya qu'ils cherchent ?} : cherchent-ils, te quittant et se détournant, le jugement de la Jāhiliyya ? Tout jugement contredisant ce qu'Allah a fait descendre sur Son messager : il n'y a que le jugement d'Allah et Son messager, ou le jugement de la Jāhiliyya : qui délaisse le premier est éprouvé du second, bâti sur ignorance, injustice et déviation — d'où Son attribution à la Jāhiliyya ; le jugement d'Allah est bâti sur science, justice, équité, lumière et guidée. {Qui est meilleur qu'Allah en jugement pour un peuple convaincu ?} : le convaincu connaît la différence des deux jugements et discerne par sa conviction la beauté et splendeur du jugement d'Allah, s'imposant en raison et en loi de le suivre — la certitude : science parfaite entraînant l'œuvre.

Verset 51

Allah, ayant exposé à Ses serviteurs croyants les états des juifs et chrétiens et leurs mauvais traits, les dirige : ne les prenez point pour alliés : {les uns des autres ils sont alliés} : s'entraidant entre eux, main contre les autres : ne les prenez pas pour alliés : eux les vrais ennemis, insoucieux de votre mal, n'épargnant aucun effort pour vous égarer : ne les allie que leur pareil : {quiconque parmi vous les prend pour alliés est des leurs} : l'alliance parfaite entraîne le passage à leur religion, la petite alliance appelle la grande, puis peu à peu, jusqu'à être des leurs. {Allah ne guide pas les injustes} : dont l'injustice est la description, le recours et l'appui : dusses-tu leur apporter tout signe, ils ne te suivraient ni ne se soumettraient.

Verset 52

Ayant interdit l'alliance, Il informa qu'un groupe des prétendants à la foi les allie : {tu vois ceux dans les cœurs desquels est une maladie} : doute, hypocrisie, foi faible — dire : notre alliance est par besoin : {nous craignons qu'un revers ne nous atteigne} : le revers aux juifs et chrétiens : revers leur advenant, nous aurions envers eux une main nous rétribuant — mauvaise opinion de l'islam. Allah répondit : {peut-être Allah fera-t-Il venir l'ouverture} : par quoi Allah glorifie l'islam sur juifs et chrétiens, les musulmans les dominant — {ou une affaire de Sa part} : dont désespéreront les hypocrites du triomphe des mécréants, juifs et autres — {et ils deviendront, ce qu'ils cachaient en eux-mêmes, repentants} : regretteurs : leur alliance leur ayant nui sans profit — l'ouverture vint, Allah en secourant l'islam et les musulmans, avilissant la mécréance et les mécréants : ils regrettèrent, leur vint le chagrin qu'Allah connaît.

Verset 53

{Et les croyants diront}, s'étonnant de l'état de ces malades du cœur : {"ceux-là qui juraient par Allah de toute leur force qu'ils étaient avec vous ?"} : ils jurèrent, confirmèrent leur serment, le durcirent de toutes confirmations, qu'ils étaient avec vous en la foi et ses suites — secours, amour, alliance : leur caché paru, leur secret manifesté, leur ruse et leur supposition sur l'islam et ses gens devenues vaines : leur ruse vaine et leurs {œuvres} vaines en ce monde — {ils devinrent perdants} : leur but manqué, le malheur et le châtiment venus.

Verset 54

Allah informe qu'Il Se passe des mondes : quiconque apostasie de Sa religion ne nuit en rien à Allah, ne nuit qu'à soi ; et qu'Allah a des serviteurs sincères et des hommes véridiques que le Miséricordieux a pris en charge de guider et promis d'amener — les plus parfaits des créatures en traits, les plus forts en âmes, les meilleurs en caractères : Le plus grand de leurs traits : Allah {les aime et ils L'aiment} — l'amour d'Allah pour le serviteur étant la plus grande faveur et la meilleure vertu d'Allah sur lui ; Allah aimant un serviteur, Il lui rend aisées les causes, allège tout le dur, le rend capable des biens et de quitter les blâmables, et tourne vers lui les cœurs de Ses serviteurs en amour et amitié. L'amour du serviteur pour son Seigneur entraîne de suivre le Messager — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix —, en dehors et au-dedans, en dits, œuvres et tous états : {dis : si vous aimez Allah, suivez-moi : Allah vous aimera} ; et l'amour d'Allah entraîne le serviteur à abonder en rapprochements, devoirs et surérogatoires — le hadith authentique d'après Allah : « rien ne M'est plus cher par quoi Mon serviteur se rapproche de Moi que ce que Je lui ai prescrit ; il ne cesse de se rapprocher de Moi par les surérogatoires jusqu'à ce que Je l'aime : aimé, Je suis son ouïe dont il entend, sa vue dont il voit, sa main dont il saisit, sa jambe dont il marche ; s'il Me demande, Je donne ; s'il Me demande protection, Je protège. » L'amour d'Allah entraîne Le connaître et abonder en Son rappel : sans connaissance d'Allah, l'amour est grandement déficient, plutôt inexistant, dussé-elle se prétendre ; qui aime Allah abonde en Son rappel ; Allah aimant un serviteur, reçoit de lui le peu d'œuvre et lui pardonne le beaucoup de fautes. De leurs traits : {humbles envers les croyants, durs envers les mécréants} : envers les croyants, humbles, de leur amour, leur conseil, leur douceur, leur ménagement, leur compassion et miséricorde, l'aisé de leur abord et le proche de ce qu'on leur demande ; envers les mécréants en Allah, obstinés à Ses versets, démenteurs de Ses messagers, durs : ambitions et résolutions réunies en leur inimitié, tout effort en toute cause de victoire sur eux : {préparez contre eux ce que vous pourrez de force} ; {durs envers les mécréants, miséricordieux entre eux} : la dureté extrême aux ennemis d'Allah rapproche le serviteur d'Allah et le fait s'accorder à son Seigneur en Sa colère — la dureté et la force n'empêchant point de les appeler à l'islam de la meilleure façon : la dureté envers eux et la douceur de l'appel se réunissent, toutes deux de leur intérêt, le profit leur revenant. {Combattant dans la voie d'Allah} : de leurs biens, personnes, dits et actes. {Sans craindre le blâme d'aucun blâmeur} : préférant l'agrément de leur Seigneur et Sa crainte au blâme des créatures : preuve de la force de leurs ambitions — le cœur faible à l'ambition faible : sa résolution se défait au blâme des blâmeurs, sa force faiblit au reproche des reprocheurs, et en leur cœur une adoration d'un autre qu'Allah, selon l'égard des créatures et la préférence de leur agrément et blâme à l'ordre d'Allah : le cœur n'est sauf de l'adoration d'un autre qu'Allah qu'en ne craignant en Allah le blâme d'aucun blâmeur. Les ayant loués des beaux traits et hauts mérites entraînant les biens non dits, Il informa que cela est Sa faveur et bienfaisance — pour qu'ils ne s'auto-émerveillent pas, remercient qui les en a comblés pour qu'Il accroisse, et que l'autre sache que la faveur d'Allah n'a point de voile : {cela est la faveur d'Allah : Il la donne à qui Il veut — Allah est immense, savant} : immense de faveur et bienfaisance, abondant de dons, Sa miséricorde embrassant toute chose, élargissant à Ses alliés de Sa faveur ce qui n'est pas à autrui, savant de

Verset 55

Ayant interdit l'alliance des mécréants, juifs, chrétiens et autres, et exposé que son issue est la perte manifeste, Il informa de qui allier nécessairement, et du profit : {votre allié est Allah, Son messager} : l'alliance d'Allah s'obtient par foi et piété : tout croyant pieux est allié d'Allah, tout allié d'Allah est allié de Son messager ; ayant allié Allah et Son messateur, le parachèvement est d'allier qui Il a allié : les croyants tenant la foi en dehors et au-dedans, sincères envers l'Adoré établissant la prière avec ses conditions, obligations et compléments, bienfaisants à la création, donnant la zakāt de leurs biens à ses ayants droit — {et eux humbles} (rāki'ūn) : soumis à Allah, humiliés. La restriction de {votre allié n'est qu'Allah, Son messager et les croyants} oblige de borner l'alliance aux dits et de se déclarer quitte de l'alliance des autres.

Verset 56

Puis le profit : {quiconque prend pour alliés Allah, Son messager et les croyants : le parti d'Allah est les vainqueurs} : du parti attribué à Allah, attribution de servitude et d'alliance — Son parti les vainqueurs, à qui l'issue en ce monde et dans la Dernière Demeure : {Nos soldats sont les vainqueurs} : immense annonce à qui tient l'ordre d'Allah, devenant de Son parti et Son armée : la victoire, dussé-t-il être dominé par fois pour une sagesse qu'Allah veut : sa fin la victoire et le triomphe — qui est plus véridique qu'Allah en parole ?

Verset 57

Allah interdit à Ses serviteurs croyants de prendre pour alliés les gens du Livre, juifs et chrétiens, et le reste des mécréants : les aimer, les allier, leur livrer les secrets des croyants, les aider en certaines de leurs affaires nuisant à l'islam et aux musulmans — leur foi les obligeant de quitter leur alliance et les pressant à leur inimitié ; leur piété — accomplir Ses ordres, éviter Ses interdits — appelant à leur inimitié ; et les associateurs et mécréants contredisant les musulmans critiquant leur religion, la prenant pour jeu, dérision, mépris et rabaissement, surtout la prière, l'apparent des rites des musulmans et la plus grande de leurs adorations : appelés à elle, ils la prennent pour jeu et dérision — défaut de raison et immense ignorance : la raison présente, ils s'y seraient soumis et sue plus grande que toutes les vertus des âmes. Sachant leur état et leur ardente inimitié à vous et à votre religion : qui ne les traite pas en ennemi après cela, l'islam est bon marché chez lui, insoucieux de qui le critique ou critique par mécréance et égarement, sans noblesse ni humanité — comment prétendre à une religion droite, la vraie dont le reste est vain, et agréer l'alliance de qui la prend pour jeu et dérision, se moquant d'elle et de ses gens parmi les ignorants et sots ? Exhortation à leur inimitié, claire à quiconque a la moindre compréhension.

Verset 58

Allah interdit à Ses serviteurs croyants de prendre pour alliés les gens du Livre, juifs et chrétiens, et le reste des mécréants : les aimer, les allier, leur livrer les secrets des croyants, les aider en certaines de leurs affaires nuisant à l'islam et aux musulmans — leur foi les obligeant de quitter leur alliance et les pressant à leur inimitié ; leur piété — accomplir Ses ordres, éviter Ses interdits — appelant à leur inimitié ; et les associateurs et mécréants contredisant les musulmans critiquant leur religion, la prenant pour jeu, dérision, mépris et rabaissement, surtout la prière, l'apparent des rites des musulmans et la plus grande de leurs adorations : appelés à elle, ils la prennent pour jeu et dérision — défaut de raison et immense ignorance : la raison présente, ils s'y seraient soumis et sue plus grande que toutes les vertus des âmes. Sachant leur état et leur ardente inimitié à vous et à votre religion : qui ne les traite pas en ennemi après cela, l'islam est bon marché chez lui, insoucieux de qui le critique ou critique par mécréance et égarement, sans noblesse ni humanité — comment prétendre à une religion droite, la vraie dont le reste est vain, et agréer l'alliance de qui la prend pour jeu et dérision, se moquant d'elle et de ses gens parmi les ignorants et sots ? Exhortation à leur inimitié, claire à quiconque a la moindre compréhension.

Verset 59

{Dis}, ô Messager : {ô gens du Livre} — les accablant : l'islam est la religion vraie, leur critique d'elle étant critique de ce qui mérite louange — {nous reprochez-vous autre chose que d'avoir cru en Allah, en ce qui est descendu sur nous et ce qui fut descendu avant, et que la plupart d'entre vous sont pervers ?} : quel défaut à nous sinon notre foi en Allah, Ses livres antérieurs et postérieurs, Ses prophètes premiers et derniers, et notre certitude que qui ne croit pas de cette foi est mécréant pervers ? Nous reprochez-vous ce qui est des plus obligatoires à tous les responsables ? Et pourtant la plupart de vous {sont pervers} : sortis de l'obéissance d'Allah, hardis à Ses désobéissances : taisez-vous, pervers : votre critique de nous en votre perversité est pire que si vous critiquiez étant innocents de perversité — loin de là !

Verset 60

Leur critique des croyants supposant qu'ils croient le mal, Allah dit : {dis}, informant de la monstruosité de leur état : {vous annoncerai-Je pire que cela}, en descendant à votre niveau — {quiconque Allah a maudit} : éloigné de Sa miséricorde, {et courroucé} : puni en ce monde et dans la Dernière Demeure, {et parmi eux changés en singes et porcs, et adorateurs du ṭāghūt} : Satan — tout ce qui est adoré en dehors d'Allah étant ṭāghūt. {Ceux-là} — décrits de ces traits vils — {sont pires en station} que les croyants auprès de qui la miséricorde d'Allah est proche, qu'Allah agrée et rétribue aux deux mondes pour Lui avoir rendu la religion sincère : le comparatif hors de son rang ordinaire ; de même {plus égarés du droit chemin} : plus loin de viser la voie.

Verset 61

{Quand ils viennent à vous, ils disent : nous croyons} : hypocrisie et ruse — {ils sont entrés} avec la mécréance {et ils sont sortis avec elle} : entrée et sortie de mécréance, prétendant la foi : pire qu'eux et plus laid d'état ? {Allah sait ce qu'ils cachaient} : Il les rétribue de leurs œuvres, bien et mal.

Verset 62

Puis Il poursuit l'énumération de leurs défauts, secourant la critique de Ses serviteurs croyants : {tu vois beaucoup d'entre eux}, des juifs, {s'empresser au péché et à l'agression} : pressés, empressés aux désobéissances envers le Créateur et l'agression aux créatures, {et à manger l'illicite} : le suḥt [gain interdit] — Il ne s'est pas borné à dire qu'ils le font : ils s'y empressent — preuve de leur vilenie et malice, leurs âmes étant façonnées à aimer désobéissances et injustice, eux prétendant les rangs élevés : {détestable ce qu'ils faisaient !} — extrême blâme et critique d'eux.

Verset 63

{Si les seigneuriaux et les doctes ne les interdisent pas de leur parole fautive et de leur manger l'illicite} : si seulement les savants se chargeant du bien des gens, qu'Allah a comblés de savoir et sagesse, les interdisaient des désobéissances émanant d'eux — pour ôter leur ignorance et dresser la preuve d'Allah : aux savants le commandement du bien et l'interdiction du mal aux gens, leur exposer la voie légale, les encourager au bien, les effrayer du mal. {Détestable ce qu'ils faisaient !}

Verset 64

Allah informe du dire monstrueux des juifs et de leur croyance affreuse : {les juifs dirent : la main d'Allah est enchaînée} : du bien, de la bienfaisance et de la bonté ! {Que leurs mains soient enchaînées, et qu'ils soient maudits de ce qu'ils dirent} : invocation contre eux de l'espèce de leur dire : leur parole contenant la description du Généreux par l'avarice et l'absence de bienfaisance, Il les rétribua en faisant ce descriptif s'appliquer à eux : les plus avares des gens, les moins bienfaisants, les pires en opinion d'Allah, les plus loin de Sa miséricorde qui embrasse toute chose et remplit les contrées du monde supérieur et inférieur : {Ses deux mains sont déployées : Il dépense comme Il veut} : nul obstacle ni empêcheur de ce qu'Il veut : Il a déployé Sa faveur et bienfaisance religieuses et mondaines, commandé aux serviteurs de s'exposer aux souffles de Sa générosité et de ne pas se fermer les portes de Sa bienfaisance par leurs désobéissances : Sa main ruisselante nuit et jour, Son bien coulant en tout temps : dissipant détresse, ôtant chagrin, enrichissant pauvre, libérant captif, réparant brisé, exauçant demandeur, donnant au pauvre chargé de famille, répondant aux affligés, exauçant les demandeurs, comblant qui ne L'a pas demandé, préservant qui demande la santé, ne privant pas de Son bien le désobéissant — Son bien où paissent le probe et le scélérat, Sa générosité à Ses alliés : la réussite aux œuvres pies, puis Il les loue et les leur attribue — venant de Sa générosité — et les en rétribue, immédiate et différée, de ce que nul descriptif n'atteint ni ne passe par l'esprit du serviteur, usant de finesse en toutes leurs affaires, leur faisant parvenir de bienfaisance et écartant de vindicte ce dont beaucoup leur échappe. Gloire à Celui de qui toute faveur des serviteurs vient et vers qui ils crient contre les maux ; béni soit Celui que nul ne célèbre à Sa mesure, tel qu'Il S'est célébré Lui-même ; élevé soit Celui de la générosité de Qui les serviteurs ne se passent un clin d'œil — leur être et permanence n'étant que de Sa générosité. Qu'Allah avilisse qui, de son ignorance, se passe de son Seigneur et L'attribue ce qui ne sied pas à Sa majesté : dusses-Allah traiter les juifs tenants de ce dire et leurs pareils de partie de leur dire, ils périraient et malheureraient en leur monde — ils disent ces dits, et Lui use de clémence, absout, leur donne délai, sans les négliger. Sa parole : {et ce qui est descendu sur toi de ton Seigneur accroîtra chez beaucoup d'entre eux la tyrannie et la mécréance} : des plus grandes punitions du serviteur : que le rappel qu'Allah a fait descendre sur Son messateur — vie du cœur et de l'esprit, bonheur des deux mondes, réussite des deux demeures, la plus grande faveur d'Allah à Ses serviteurs obligeant empressement à l'accepter, soumission et gratitude — accroisse chez tel le déviation sur déviation, tyrannie sur tyrannie, mécréance sur mécréance, pour l'avoir délaissé, rejeté, contredit, opposé d'illusions vaines. {Et Nous avons jeté entre eux l'inimitié et la haine jusqu'au Jour de la résurrection} : point d'union, d'entraide ni d'accord sur un état de leur intérêt : haineux en leurs cœurs, ennemis en leurs actes, jusqu'au Jour de la résurrection. {Chaque fois qu'ils allument un feu de guerre} : pour nuire à l'islam et aux siens, revenant et revenant, amenant cavalerie et infanterie — {Allah l'éteint} : les abandonnant, dispersant leurs soldats, victoire des musulmans sur eux — {et ils s'emploient sur terre à la corruption} : s'appliquant de toutes forces, mais à la corruption : désobéissances, appel à leur religion vaine, empêchement d'entrer dans l'islam — {Allah n'aime pas les corrupteurs} : Il les hait de la plus grande haine et les en rétribuera.

Verset 65

{Si les gens du Livre croyaient et étaient pieux, Nous effacerions leurs méfaits et les ferions entrer aux jardins de félicité} : de Sa noblesse et générosité : après les laideurs des gens du Livre, leurs défauts et leurs dits vains, les appeler au repentir : croyant en Allah, Ses anges, tous Ses livres et tous Ses messagers, et craignant les désobéissances, Il effacerait leurs méfaits, dussent-ils être ce qu'ils soient, et les ferait entrer aux jardins de félicité où est ce que les âmes désirent et les yeux ravis.

Verset 66

{S'ils avaient établi la Torah et l'Évangile et ce qui leur a été descendu de leur Seigneur} : tenant leurs ordres [et interdits] comme Allah les y a appelés et pressés — y entrant la foi en Muhammad — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix — et au Coran — tenant cette immense faveur descendue par leur Seigneur : pour eux et par égard pour eux — {ils mangeraient de dessus eux et de sous leurs pieds} : Allah aurait fait affluer la subsistance, plû du ciel, poussé la terre : {si les gens des cités croyaient et craignaient, Nous ouvririons sur eux des bénédictions du ciel et de la terre} — {d'entre eux} : des gens du Livre, {une communauté mesurée} (mugtaṣida) : œuvrant selon la Torah et l'Évangile sans force ni élan — {et beaucoup d'entre eux : détestable ce qu'ils font !} : les mauvais sont la plupart, les devanciers d'entre eux fort peu.

Verset 67

Commandement d'Allah à Son messager Muhammad — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix — du plus grand et noble : transmettre ce qu'Allah lui a fait descendre — y entrant tout ce que la communauté a reçu de lui — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix — : croyances, œuvres, dits, règles légales et visées divines. Il transmit de la transmission parfaite, appela, avertit, annonça, aysa, enseigna les ignorants illettrés jusqu'à en faire des savants seigneuriaux ; transmit par sa parole, son acte, ses écrits et ses messagers : nul bien sans qu'il y dirige sa communauté, nul mal sans qu'il l'en avertisse — les meilleurs de la communauté, compagnons puis imams de la religion et hommes des musulmans, lui ont attesté la transmission. {Si tu ne le fais pas} : ne transmets pas ce qui t'est descendu de ton Seigneur — {tu n'as point transmis Son message} : tu n'as point accompli Son ordre. {Allah te protège des gens} : protection et préservation d'Allah pour Son messager contre les gens : ton empressement doit être à l'enseignement et à la transmission, la crainte des créatures ne t'en détourne pas : leurs fronts en la main d'Allah, Il S'est chargé de te préserver — à toi la transmission manifeste : qui se guide, pour soi ; les mécréants ne visant que leurs passions, Allah ne les guide pas et ne les rend pas capables du bien, à cause de leur mécréance.

Verset 68

Dis aux gens du Livre, proclamant leur égarement et annonçant leur vain : {vous n'êtes sur rien} des affaires religieuses : vous n'avez cru ni au Coran et Muhammad, ni authentifié votre prophète et votre livre, ni tenu un vrai, ni appuyé un fondement. {Jusqu'à établir la Torah et l'Évangile} : les tenir debout par la foi, le suivi, l'agrippement à tout ce à quoi ils appellent, {et} établir {ce qui est descendu sur vous de votre Seigneur} — qui vous a éduqués, comblés, dont la plus grande faveur est la descente des livres à vous : votre dû est la gratitude d'Allah, l'engagement à Ses règles, la tenue du dépôt d'Allah et Son pacte. {Et ce qui est descendu sur toi de ton Seigneur accroîtra chez beaucoup d'entre eux tyrannie et mécréance : ne t'afflige pas du peuple mécréant.}

Verset 69

Allah informe des gens du Livre — gens du Coran, de la Torah et de l'Évangile — que leur bonheur et salut sont en une voie et un fondement uniques : croire en Allah et au Jour dernier et faire l'œuvre pie : qui d'entre eux croit en Allah et au Jour dernier et fait l'œuvre pie : le salut, nulle crainte sur eux de l'avenir des choses craintes, ni affliction de ce qu'ils en laissent. Ce jugement embrasse tous les temps.

Verset 70

{Nous avons pris l'engagement des enfants d'Israël} : leur pacte lourd — croire en Allah et tenir Ses obligations, déjà exposé : {Allah prit l'engagement des enfants d'Israël et Nous suscitâmes douze responsables...} et les versets — {et leur envoyâmes des messagers} : se succédant dans l'appel et les tenant dirigés par l'exhortation — cela ne servit ni ne profita : {chaque fois qu'un messateur leur vint avec ce que leurs âmes ne désirent pas} du vrai, ils le démentirent, s'obstinèrent, le traitèrent au pire : {une partie ils démentirent, une partie ils tuèrent}.

Verset 71

{Ils pensèrent qu'il n'y aurait pas de tentation} : leur désobéissance et démenti n'entraîneraient châtiment ni punition — ils persévérèrent dans leur vain, devinrent {aveugles et sourds} au vrai ; {puis} Allah les ressuscita et {Se repentit sur eux} quand ils revinrent à Lui ; {puis} ils ne persévérèrent pas, la plupart retournant au mauvais état : {beaucoup d'entre eux devinrent aveugles et sourds} — le peu persévérant au repentir et à la foi. {Allah voit ce qu'ils font} : rétribuant chaque œuvrant, bien pour bien, mal pour mal.

Verset 72

Allah informe de la mécréance des chrétiens disant : {Allah est le Messie fils de Marie} — illusion : sorti d'une mère sans père, contrairement à l'usage de la création divine — lui, sur lui la prière et la paix, les démentit : {"ô enfants d'Israël, adorez Allah, mon Seigneur et le vôtre"} : s'affirmant la parfaite servitude et à son Seigneur la seigneurialité embrassant toute créature. {Quiconque associe à Allah} une des créatures — Jésus ou autre — {Allah lui interdit le Paradis, et son gîte est le Feu} : ayant égalé la création au Créateur, détourné de son Créateur ce qu'Il créa pour Lui — l'adoration pure — il mérite l'éternité au Feu. {Et pas d'auxiliaires pour les injustes} : les sauvant du châtiment d'Allah ou écartant d'eux partie de ce qui les atteignit.

Verset 73

{Ont mécru ceux qui dirent : Allah est un troisième de trois} — des dires des chrétiens tenus chez eux : Allah, Jésus et Marie ! Allah transcendant au-dessus de leur dire d'une élévation immense — plus grande preuve du peu de raison des chrétiens : comment reçurent-ils ce dire monstrueux et cette croyance laide ? Comment le Créateur s'est-il obscurci à eux dans la créature ? Comment le Seigneur des mondes leur a-t-il échappé ? Allah répondit à eux et leurs semblables : {il n'est de dieu qu'un dieu unique} : paré de toute perfection, transcendant tout défaut, Singulier de la création et de l'administration, toute faveur des créatures venant de Lui : comment faire de Lui un autre dieu ? Allah transcendant au-dessus de ce que disent les injustes d'une élévation immense. Puis la menace : {s'ils ne cessent de ce qu'ils disent, ceux d'entre eux qui mécroient toucheront un châtiment douloureux}.

Verset 74

Puis Il les appela au repentir de ce qui vint d'eux, exposant qu'Il agrée le repentir de Ses serviteurs : {ne se repentent-ils pas à Allah ?} : revenant à ce qu'Il aime et agrée : confesser l'unicité d'Allah, Jésus serviteur d'Allah et Son messager, et délaisser leurs dits — {et n'implorent-ils pas Son pardon} de ce qui vint d'eux — {Allah est pardonneur, miséricordieux} : pardonnant les fautes des repentis, dussent-elles atteindre le ciel, leur faisant miséricorde en recevant leur repentir et changeant leurs méfaits en bienfaits — Son appel au repentir ouvert de la présentation d'extrême finesse et douceur : {ne se repentent-ils pas à Allah ?}

Verset 75

Puis la réalité du Messie et de sa mère, la vraie : {le Messie fils de Marie n'est qu'un messager, avant qui passèrent les messagers} : son comble et terme : des serviteurs envoyés d'Allah, ne disposant du commandement et de la législation que ce qu'Allah leur a envoyé — du genre des messagers avant lui, sans excellence les sortant de l'humanité au rang de seigneurialité. {Et sa mère} Marie {véridique} (ṣiddīqa) : son comble aussi : des véridiques, plus haut rang des créatures après les prophètes — la véracité : le savoir profitable portant certitude et œuvre pie — preuve que Marie n'était pas prophétesse, son plus haut état la véracité, suffit comme faveur et noblesse ; de même les autres femmes : nulle prophétesse parmi elles, Allah ayant mis la prophétie dans le plus parfait des deux genres, les hommes : {Nous n'avons envoyé avant toi que des hommes à qui Nous révélions} — Jésus — sur lui la paix — étant du genre des prophètes et messagers, tous deux, lui et sa mère, étant deux serviteurs pauvres indigents comme les enfants d'Adam du manger et du boire — dieux, ils se passeraient du manger et du boire et n'auraient besoin de rien : le dieu est le Riche le Loué. La preuve exposée : {regarde comment Nous leur exposons les signes} éclaircissant le vrai, dévoilant la certitude — et cela ne leur sert en rien : ils demeurent en leur mensonge, forfait et invention : tyrannie et obstination d'eux.

Verset 76

{Dis}-leur, ô Messager : {adorez-vous en dehors d'Allah} des créatures pauvres indigentes {qui ne possèdent pour vous ni nuisance ni profit} — délaissant le Singulier de nuisance, profit, don et refus ? {Allah est l'Audient} de toutes les voix, en toutes langues, sur la diversité des besoins, {le Savant} des apparences et des intérieurs, de l'invisible et du visible, du passé et du futur — le Parfait tel est digne d'être réservé en toutes adorations et de recevoir la religion sincère.

Verset 77

Allah dit à Son prophète — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix : {dis : ô gens du Livre, ne dépassez point en votre religion le vrai} : ne dépassez pas et ne transgressez pas le vrai vers le vain — tel leur dire du Messie rapporté plus haut, et leur excès envers certains cheikhs suivant les passions {d'un peuple déjà égaré} : leur égarement antérieur, {qui a égaré beaucoup} : des gens, les appelant à leur religion, {et se sont égarés du droit chemin} : de la visée de la voie — alliant égarement et égarement : les imams de l'égarement dont Allah a averti, et de suivre leurs passions perdantes et leurs opinions égarantes.

Verset 78

{Ont été maudits ceux des enfants d'Israël qui mécrurent} : chassés et éloignés de la miséricorde d'Allah, {sur la langue de David et de Jésus fils de Marie} : de leur témoignage et confession que la preuve s'était dressée contre eux et qu'ils l'ont obstinée. {Cela} — la mécréance et la malédiction — {de ce qu'ils désobéirent et transgressèrent} : leur désobéissance à Allah et leur injustice aux serviteurs d'Allah devinrent cause de leur mécréance et éloignement de la miséricorde : les fautes et injustices ont punitions.

Verset 79

De leurs désobéissances qui leur valurent châtiments exemplaires : {ils ne s'interdisaient point un blâmable qu'ils faisaient} : ils faisaient le blâmable sans que les uns interdisent aux autres — l'exécutant et le silencieux capable de l'interdire y participant — preuve de leur insouciance de l'ordre d'Allah, Sa désobéissance leur étant légère : la magnification de leur Seigneur présente, ils se seraient indignés de Ses interdits et courroucés de Son courroux. Le silence sur le blâmable avec pouvoir entraîne la punition pour ses immenses corruptions : — le silence seul est désobéissance, l'exécutant absent : comme il faut éviter la désobéissance, il faut blâmer qui la fait ; — il indique l'insouciance des désobéissances et le peu d'égard ; — il enhardit désobéissants et pervers à multiplier les désobéissances, non retenus : le mal croît, l'épreuve religieuse et mondaine grandit, ils prennent force et dominance, puis les gens du bien faiblissent à résister aux gens du mal, incapables de ce qu'ils pouvaient d'abord ; — délaisser le blâme efface le savoir et croît l'ignorance : la désobéissance réitérée de beaucoup, non blâmée des gens de religion et de savoir, est crue non désobéissance, l'ignorant la croyant parfois adoration recommandée — quelle corruption plus grande que croire licite ce qu'Allah interdit, le renversement des réalités aux âmes, voir le faux vrai ? ; — le silence sur la désobéissance des désobéissants embellit la désobéissance aux poitrines des gens, les uns imitant les autres : l'homme enclin à imiter ses pareils ... et autres ... Le silence sur le blâme étant tel, Allah établît que les enfants d'Israël mécréants furent maudits de leurs désobéissances et transgressions, particularisant cet immense blâmable : {détestable ce qu'ils faisaient !}

Verset 80

{Tu vois beaucoup d'eux allier ceux qui ont mécru} : amour, alliance et secours — {détestable ce que leurs âmes ont avancé pour eux} : [cette] marchandise perdante et transaction ruineuse : la colère d'Allah, de qui toute chose se courrouce, et l'éternité au immense châtiment : leurs âmes les ont lésés, leur avançant ce gîte non généreux, et ils ont lésé leurs âmes, leur faisant manquer la félicité durable.

Verset 81

{S'ils croyaient en Allah, au prophète et à ce qui lui est descendu, ils ne les prendraient point pour alliés} : la foi en Allah, au prophète et à ce qui lui est descendu oblige le serviteur à allier son Seigneur et Ses alliés et traiter en ennemis qui mécroit en Lui, Lui est hostile et court à Ses désobéissances : condition de l'alliance d'Allah et de la foi en Lui : ne point prendre les ennemis d'Allah pour alliés — la condition n'existant pas d'eux, le conditionné s'absente. {Mais beaucoup d'entre eux sont pervers} : sortis de l'obéissance d'Allah et de la foi en Lui et au prophète — de leur perversité : l'alliance des ennemis d'Allah.

Verset 82

Allah expose les plus proches des deux groupes des musulmans, de leur alliance et amour, et les plus loin : {tu trouveras les plus hostiles aux croyants les juifs et les associateurs} : ces deux groupes absolument les plus hostiles à l'islam et aux musulmans, les plus empressés à leur nuire, de leur extrême haine — tyrannie, envie, obstination, mécréance. {Et tu trouveras les plus proches en affection des croyants ceux qui disent : nous sommes chrétiens} — plusieurs causes : — en eux {des prêtres (qissīsūn) [doctes] et des moines} : savants ascètes et adorants aux ermitages — le savoir avec ascétisme et l'adoration affinent le cœur, l'attendrissent, lui ôtent rudesse et dureté : la dureté des juifs et la violence des associateurs ne se trouvent point chez eux ; — {ils ne s'enorgueillissent point} : point d'orgueil ni de révolte contre la soumission au vrai — cause de leur proximité des musulmans et de leur amour : l'humble plus proche du bien que l'orgueilleux.

Verset 83

— quand ils entendirent ce qui fut descendu sur Muhammad — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix —, cela frappa leurs cœurs, ils s'y humilièrent, leurs yeux débordèrent selon le vrai dont ils se convinrent : ils crurent et confessèrent : {"Seigneur, nous croyons : écris-nous avec les témoins"} : la communauté de Muhammad — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix —, témoignant pour Allah de l'unicité, pour Ses messagers de la mission et de la véracité de ce qu'ils apportèrent, et sur les communautés antérieures d'authentification et démenti — probes, leur témoignage reçu : {ainsi Nous fîmes de vous une communauté médiane pour que vous soyez témoins sur les gens}.

Verset 84

On leur reprocha leur foi et leur empressement, ils dirent : {"qu'avons-nous à ne pas croire en Allah et au vrai qui nous est venu, et à ne pas espérer que notre Seigneur nous fasse entrer avec les vertueux ?"} : qu'est-ce qui nous empêche de croire en Allah — le vrai venu de notre Seigneur n'admettant doute ni perplexité — croyants et suivant le vrai, nous espérons qu'Allah nous fasse entrer au Paradis avec les vertueux : quel empêcheur nous empêche ? Cela n'exige-t-il pas l'empressement et la soumission à la foi, et de ne point rester en arrière ?

Verset 85

{Allah les a rétribués de ce qu'ils dirent} — de la foi prononcée, de l'adhésion au vrai dite — {de jardins sous lesquels coulent les rivières, y demeurant, et telle est la récompense des bienfaisants}. Ces versets descendirent sur les chrétiens qui crurent en Muhammad — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix —, comme le Négus et d'autres croyants d'entre eux ; et il ne cesse de s'en trouver qui choisissent l'islam, la nullité de leur état leur apparaissant — plus proches de la religion de l'islam que les juifs et les associateurs.

Verset 86

Après la récompense des bienfaisants, la punition des malfaisants : {et ceux qui ont mécru et traité de menteurs Nos versets : ceux-là sont les compagnons de la Fournaise} : ayant mécru en Allah et démenti Ses versets exposant le vrai.

Verset 87

{Ô vous qui croyez, n'interdisez point les bonnes choses qu'Allah vous a permises} : aliments et boissons — faveurs d'Allah sur vous : célébrez-Le de les avoir permises, remerciez-Le, ne rejetez pas Sa faveur par ingratitude, refus ou croyance d'interdit : vous alliez le mensonge sur Allah, l'ingratitude de la faveur, la croyance interdit de licite pur : cela est transgression, Allah l'interdisant : {ne transgressez point : Allah n'aime pas les transgresseurs}, les hait, les méprise et les punit.

Verset 88

Puis le contraire de ce que font les associateurs interdisant ce qu'Allah a permis : {et mangez de ce qu'Allah vous a attribué de licite et pur} : mangez de Son attribution conduite à vous par les causes rendues aisées — licite : vol, rapine et autres biens pris sans droit exclus ; et pur : sans immondice — bêtes sauvages et immondices exclus. {Et craignez Allah} : accomplir Ses ordres, éviter Ses interdits, {Lui en qui vous croyez} : votre foi en Allah oblige Sa crainte et l'égard de Son droit : sans cela elle n'est point parfaite. Le noble verset prouve : qui s'interdit un licite — nourriture, boisson, concubine, esclave et semblables — il n'en devient pas interdit ; le faisant, expiation de serment : {ô prophète, pourquoi t'interdis-tu ce qu'Allah t'a permis ?} — l'interdit de l'épouse étant expiation de ẓihār [vœu de retrait] ; et qu'il ne sied pas de fuir les purs et se les interdire, mais d'en user s'aidant à l'obéissance de son Seigneur.

Verset 89

Vos serments émanés par légèreté : le jurant sans intention ni visée, ou les contractant croyant dire vrai, apparu autrement — {mais Il vous tient pour ce que vous avez noué des serments} : ce dont vous avez résolu, les cœurs l'ayant noué : {Il vous tient pour ce que vos cœurs ont acquis} — {son expiation} : du serment contracté délibérément : {nourrir dix pauvres} {de la moyenne de ce dont vous nourrissez vos familles, ou les vêtir} : vêtement de dix pauvres, valant à la prière, {ou affranchir un esclave} : [esclave] croyant, restreint ailleurs — l'une des trois faite, le serment se dissout. {Quiconque ne trouve} pas l'une des trois : {jeûner trois jours — cela} expie {vos serments quand vous jurez} : l'efface, empêche la faute. {Et gardez vos serments} : de jurer par Allah mensongèrement et de la multiplicité, et, jurés, de la rupture — sauf si la rupture est meilleur : le garder parfaitement est faire le bien, le serment n'étant pas obstacle au bien. {Ainsi Allah vous expose Ses signes} : exposant licite et interdit, éclaircissant les règles — {puissiez-vous remercier} : Allah vous ayant enseigné ce que vous ne saviez : au serviteur de Le remercier des règles légal connues et exposées.

Verset 90

Allah blâme ces laideurs, informe qu'elles sont œuvre de Satan et impureté : {évitez-les} : quittez-les {— puissiez-vous réussir} : la réussite n'étant qu'en quittant ce qu'Allah a interdit, surtout ces turpitudes dites : le vin (khamr), tout ce qui couvre la raison de son ivresse ; le jeu (maysir), toutes les compétitions avec contrepartie des deux parts — paris et semblables ; les stèles (anṣāb), idoles et égaux et semblables dressés et adorés en dehors d'Allah ; les flèches (azlām) divinatoires. Ces quatre : Allah les interdit, en dissuada, exposant leurs corruptions appelant à les quitter : — impureté (rijz) : immonde en sens, dussé-elle être pure au sens : les choses immondes sont à éviter, sans s'en souiller ; — œuvre de Satan, le plus ennemi des ennemis de l'homme : l'ennemi, on s'en garde et garde ses pièges et œuvres — surtout celles faites pour y faire tomber son ennemi : sa perte : la sagesse est de fuir l'œuvre claire de l'ennemi, s'en garder, craindre d'y tomber ; — nulle réussite du serviteur sans les éviter : la réussie : obtenir l'aimé et échapper au craint — ces choses empêchent et retardent la réussite ; — elles entraînent inimitié et haine entre les gens, Satan empressé de les semer, surtout vin et jeu : entre croyants — le vin renversant la raison et ôtant sa vigueur, appelant haine envers ses frères croyants, surtout avec les [injures] inséparables du buveur : jusqu'au meurtre parfois ; le jeu : l'un vainquant l'autre et prenant son bien beaucoup sans contrepartie : des plus grandes causes d'inimitié et haine ; — elles détournent le cœur — le corps suivant — du rappel d'Allah et de la prière, pour quoi le serviteur fut créé et où son bonheur : vin et jeu en détournent au plus haut, occupant le cœur, abêtissant l'esprit dans leur occupation, de longues durées sans savoir où il est : quelle désobéissance plus grande et laide que celle souillant son auteur, le rendant des gens de l'immonde, le jetant dans les œuvres et filets de Satan, docile comme la bête humble à son berger, l'empêchant sa réussite, semant inimitié et haine entre croyants, détournant du rappel d'Allah et de la prière ? Y a-t-il au-dessus de ces corruptions plus grande ?! C'est pourquoi Allah proposa aux raisons saines l'interdit en {êtes-vous donc terminants ?} : le sensé, voyant partie de ces corruptions, s'en abstient, son âme contenue, sans grande exhortation ni fort avertissement.

Verset 91

Allah blâme ces laideurs, informe qu'elles sont œuvre de Satan et impureté : {évitez-les} : quittez-les {— puissiez-vous réussir} : la réussite n'étant qu'en quittant ce qu'Allah a interdit, surtout ces turpitudes dites : le vin (khamr), tout ce qui couvre la raison de son ivresse ; le jeu (maysir), toutes les compétitions avec contrepartie des deux parts — paris et semblables ; les stèles (anṣāb), idoles et égaux et semblables dressés et adorés en dehors d'Allah ; les flèches (azlām) divinatoires. Ces quatre : Allah les interdit, en dissuada, exposant leurs corruptions appelant à les quitter : — impureté (rijz) : immonde en sens, dussé-elle être pure au sens : les choses immondes sont à éviter, sans s'en souiller ; — œuvre de Satan, le plus ennemi des ennemis de l'homme : l'ennemi, on s'en garde et garde ses pièges et œuvres — surtout celles faites pour y faire tomber son ennemi : sa perte : la sagesse est de fuir l'œuvre claire de l'ennemi, s'en garder, craindre d'y tomber ; — nulle réussite du serviteur sans les éviter : la réussie : obtenir l'aimé et échapper au craint — ces choses empêchent et retardent la réussite ; — elles entraînent inimitié et haine entre les gens, Satan empressé de les semer, surtout vin et jeu : entre croyants — le vin renversant la raison et ôtant sa vigueur, appelant haine envers ses frères croyants, surtout avec les [injures] inséparables du buveur : jusqu'au meurtre parfois ; le jeu : l'un vainquant l'autre et prenant son bien beaucoup sans contrepartie : des plus grandes causes d'inimitié et haine ; — elles détournent le cœur — le corps suivant — du rappel d'Allah et de la prière, pour quoi le serviteur fut créé et où son bonheur : vin et jeu en détournent au plus haut, occupant le cœur, abêtissant l'esprit dans leur occupation, de longues durées sans savoir où il est : quelle désobéissance plus grande et laide que celle souillant son auteur, le rendant des gens de l'immonde, le jetant dans les œuvres et filets de Satan, docile comme la bête humble à son berger, l'empêchant sa réussite, semant inimitié et haine entre croyants, détournant du rappel d'Allah et de la prière ? Y a-t-il au-dessus de ces corruptions plus grande ?! C'est pourquoi Allah proposa aux raisons saines l'interdit en {êtes-vous donc terminants ?} : le sensé, voyant partie de ces corruptions, s'en abstient, son âme contenue, sans grande exhortation ni fort avertissement.

Verset 92

Obéir à Allah et à Son messager est un : qui obéit à Allah a obéi au Messager, qui obéit au Messager a obéi à Allah — embrassant tenir ce qu'Allah et Son messateur commandent d'œuvres et dits, apparents et cachés, obligatoires et recommandés, droits d'Allah et de Ses créatures, et cesser ce qu'ils interdisent de même — le plus général des commandements : tout commandement et interdit, apparent et caché, y entre. {Et prenez garde} : de désobéir à Allah et à Son messager : mal et perte manifeste. {Si vous vous détournez} du commandé et interdit : {sachez qu'il n'incombe à Notre messager que la transmission manifeste} — il s'en est acquitté : guidés, pour vous ; malfait, sur vous : Allah vous compte, le Messateur s'étant acquitté de sa charge.

Verset 93

L'interdit du vin et l'interdiction ferme descendus, des croyants voulurent savoir le sort de leurs frères morts en islam avant l'interdit, buvant le vin : Allah fit descendre ce verset : {nul grief à ceux qui ont cru et fait les œuvres pies} : ni embarras ni faute {en ce dont ils ont mangé} : vin et jeu avant leur interdit. La négation du grief embrassant les dites et autre chose, restreinte : {s'ils sont pieux, croient et font les œuvres pies} : à condition qu'ils quittent les désobéissances, croyant en Allah d'une foi saine entraînant les œuvres pies, et y persévérant — le serviteur s'en parant à un temps et non un autre ne suffit : qu'il soit tel jusqu'à son terme et demeure en sa bienfaisance : Allah aime les bienfaisants en l'adoration du Créateur et bienfaisants au profit des serviteurs. Et entre en ce noble verset quiconque mangea l'interdit ou fit autre après l'interdit puis confessa sa faute, se repentit à Allah, craignit, crut et fit l'œuvre pie : Allah lui pardonne, la faute s'élève.

Verset 94

Faveur d'Allah à Ses serviteurs : les informer de ce qu'Il fera, décret et prédestination, pour qu'ils L'obéissent, avancent en connaissance, et que périsse qui périt en preuve claire et vive qui vit en preuve claire : {ô vous qui croyez} : Allah ne manque pas de tester votre foi {— Allah vous éprouvera certes de quelque chose du gibier} : chose peu considérable : épreuve légère, allègement et finesse de Lui — le gibier de l'épreuve {que vos mains et vos lances atteignent} : vous pouvez le chasser : l'épreuve complète — non ce dont on ne peut ni main ni lance : l'épreuve sans profit. Puis la sagesse : {qu'Allah connaisse} : d'une science apparente aux créatures, dont découlent récompense et punition, {qui Le craint dans l'invisible} : s'abstenant de ce qu'Allah interdit, le pouvant et pouvant l'atteindre : immense récompense — à la différence de qui ne Le craint pas dans l'invisible : ne s'abstenant d'aucune désobéissance s'offrant, chassant ce qu'il peut. {Quiconque transgresse} — après cet exposé tranchant les arguments et éclaircissant la voie — {à lui un châtiment douloureux} : poignant et cuisant, que nul ne peut décrire sinon Allah : le transgresseur n'ayant point d'excuse ; l'égard est à qui Le craint dans l'invisible, sans présence des gens : montrer la crainte devant les gens peut venir de la crainte des gens : point de récompense.

Verset 95

Puis l'interdit explicite de tuer le gibier en sacralisation : {ô vous qui croyez, ne tuez point le gibier quand vous êtes sacralisés} : sacralisés du pèlerinage et de la 'umra — l'interdit de le tuer embrassant les préliminaires du meurtre, la participation, l'indication et l'aide — jusqu'à interdire au sacralisé de manger ce qui fut tué ou chassé pour lui : tout cela magnification de cet immense rite : interdit au sacralisé tuer et chasser ce qui lui était licite avant la sacralisation. {Quiconque d'entre vous le tue délibérément} : tue du gibier délibérément — {une rétribution pareille à ce qu'il a tué de bétail} : chameaux, bovins, ovins : il regarde ce que cela ressemble, il lui est dû son pareil, il l'égorge et en fait aumône — l'égard à la ressemblance — {en décident deux justes d'entre vous} : deux probes connaissant la règle et le point de ressemblance, comme firent les compagnons — qu'Allah les agrée : la colombe valant une brebis, l'autruche un chameau, le bovin sauvage en ses sortes une vache — tout ce qui ressemble au bétail : son pareil ; ne ressemblant à rien : sa valeur, règle des destructions — l'offrande devant {parvenir à la Ka'ba} : égorgée au Haram, ou donnée en nourriture à ses pauvres, ou sa valeur aux pauvres — {ou une expiation : nourrir des pauvres} : la rétribution estimée, achetée en nourriture, chaque pauvre un mudd de blé ou un demi-ṣā' d'autre {ou l'équivalent en jeûne} : jeûner un jour par pauvre à nourrir — {pour qu'il goûte} la gravité de son affaire, par la rétribution obligée ; qui récidive, Allah le châtie : Allah puissant, détenteur de vengeance. Le délibéré est nommé, la rétribution frappant délibéré et errant selon la règle — le destructeur de vies et biens protégés les garantit en tout état si destruction sans droit : Allah y suspendant rétribution, punition et vengeance pour le délibéré ; l'errant : rétribution sans punition (dire de la majorité ; le sens correct, explicite au verset : nulle rétribution pour le non-délibéré, comme nulle faute).

Verset 96

Le gibier embrassant terrestre et marin, Il excepta le marin : {vous est permise la pêche de la mer et sa nourriture} : permise en votre sacralisation — la pêche de la mer : le vivant de ses animaux ; sa nourriture : le mort d'entre eux : preuve de la licéité de la charogne marine {— jouissance pour vous et les voyageurs} : le profit de la permission : votre profit et celui de vos compagnons de route — {et vous est interdit le gibier de la terre tant que vous êtes sacralisés} : le terme gibier exige sauvage — le domestique n'est pas gibier — et comestible : le non comestible n'est pas chassé ni nommé gibier. {Craignez Allah vers qui vous serez rassemblés} : Le craignant en accomplissant le commandé et quittant l'interdit, aidés en Sa crainte de savoir que c'est vers Lui le rassemblement et la rétribution : L'ayant craint, l'immense récompense ; non, la punition.

Verset 97

Allah informe qu'Il a fait {de la Ka'ba, la Maison sacrée, un soutien pour les gens} : par sa magnification tiennent leur religion et leur monde : leur islam s'accomplit, leurs fautes tombent, sa visite obtenant les dons immenses et l'abondante bienfaisance ; par elle les biens sont dépensés et les périls affrontés, s'y réunissant de tout profond vallon tous les genres des musulmans : se connaissant, s'entraidant, consultant des intérêts généraux, se nouant des liens d'intérêts religieux et mondains : {pour assister à des profits et rappeler le nom d'Allah sur la bête des troupeaux qu'Il leur a attribuée} — de la Maison soutien des gens, certains savants dirent le pèlerinage obligation de suffisance chaque année : les gens le délaissant, tout capable faute — le délaissant, disparaîtrait ce par quoi ils tiennent, et se lèverait l'Heure. {Et l'offrande et les colliers} : de même l'offrande et les colliers — la plus noble offrande — soutien des gens, profitant et récompensés. {Pour que vous sachiez qu'Allah sait ce qui est dans les cieux et la terre} : de Sa science, Il vous a fait cette Maison sacrée, de ce qu'Il sait de vos intérêts religieux et mondains.

Verset 98

{Sachez qu'Allah est dur en punition et qu'Allah est pardonneur, miséricordieux} : ces deux sciences présentes à vos cœurs en fermeté et certitude : dur en punition immédiate et différée de qui Lui désobéit, pardonneur et miséricordieux envers qui revient à Lui et L'obéit : ce savoir porte la crainte de Sa punition et l'espoir de Son pardon et récompense, et vous œuvrez ce qu'exigent crainte et espoir.

Verset 99

{Il n'incombe au Messager que la transmission} — il transmit comme commandé, s'acquitta de sa charge : au-delà, il ne dispose de rien du commandement. {Et Allah sait ce que vous exposez et ce que vous cachez} : Il vous rétribue de ce qu'Il sait de vous.

Verset 100

{Dis} aux gens, les avertissant du mal et les appelant au bien : {l'immonde et le pur ne sont pas égaux} : en toute chose : foi et mécréance, obéissance et désobéissance, gens du Paradis et gens du Feu, œuvres immondes et œuvres pures, bien interdit et bien licite — {dussé l'abondance de l'immonde t'émerveiller} : elle ne profite en rien à son détenteur, lui nuit en sa religion et son monde — {craignez Allah, ô gens d'intelligence, puissiez-vous réussir} : interpellés les gens d'intelligence — aux raisons suffisantes et avis parfaits : Allah s'adresse à eux, eux dont on tient compte et de qui on espère le bien — la réussite suspendue à la piété, conformité à Allah en Son ordre et interdit : qui Le craint réussit toute réussite ; qui délaisse Sa crainte : perte et profits manqués.

Verset 101

Allah interdit à Ses serviteurs croyants de demander les choses qui, exposées, les affligent et attristent — comme des musulmans demandant au messager d'Allah — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix — leurs pères et leur sort au Paradis ou au Feu : exposées, nul bien pour le demandeur ; et demander les choses non advenues ; et la question entraînant durcissements de la loi embarrassant la communauté ; et demander ce qui ne regarde pas — ces questions et semblables sont interdites ; la question n'entraînant rien de cela est commandée : {interrogez les gens du rappel si vous ne savez pas}. {Si vous les leur demandez pendant que le Coran descend, elles vous seront exposées} : votre question convenant à son lieu, questionnant pendant que le Coran descend sur vous — un verset obscurci, une règle cachée, au temps où la révélation peut descendre — {elles vous seront exposées} : éclaircies, manifestées ; sinon, taisez-vous de ce dont Allah s'est tu. {Allah les a absoutes} : tu, absolvant Ses serviteurs d'elles : tout ce dont Allah s'est tu est permis et absous. {Allah est pardonneur, indulgent} : toujours décrit de pardon et connu de clémence et bienfaisance : exposez-vous à Son pardon et Sa bienfaisance, cherchez Sa miséricorde et Son agrément.

Verset 102

Ces questions interdites {un peuple avant vous les a posées} : leur genre et pareilles, de chicane non de guidée — exposées et venues, {ils devinrent par elles mécréants} — le Prophète — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix — au hadith authentique : « Ce dont je vous ai interdit, abstenez-vous ; ce dont je vous ai commandé, faites-en ce que vous pouvez : ce qui a perdu ceux avant vous, c'est la multiplicité de leurs questions et leurs contradictions à leurs prophètes. »

Verset 103

Blâme des associateurs ayant légiféré en religion ce qu'Allah n'a point permis et interdit ce qu'Il a permis : de leurs opinions vaines, ils interdirent des bestiaux selon leurs conventions contredisant ce qu'Allah a fait descendre : {Allah n'a point institué de baḥīra} : chamelle à l'oreille fendue qu'ils interdisaient de monter, la tenant sacrée ; {ni sā'iba} : chamelle, vache ou brebis atteignant un stade convenu : libérée, ni montée, ni chargée, ni mangée — certains vouaient de leur bien une chose la faisant sā'iba ; {ni ḥām} : chameau au dos protégé de monture et charge, parvenu à un état connu d'eux — tous ces cas interdits par les associateurs sans preuve ni argument : forfait sur Allah, issu de leur ignorance et défaut de raison : {les mécréants forgent le mensonge sur Allah, et la plupart ne raisonnent pas} : ni transmission ni raison.

Verset 104

Et pourtant satisfaits de leurs opinions bâties sur ignorance et injustice : appelés {à ce qu'Allah a fait descendre et au Messager}, ils se détournent, n'acceptent pas, {disant : il nous suffit ce que nous avons trouvé nos pères} — dussé-ce n'être ni droit ni religion sauvant du châtiment d'Allah ; leurs pères ayant science, connaissance et lucidité, l'affaire serait aisée — leurs pères ne raisonnent rien : ni raison, ni science, ni guidée : perte à qui imite qui n'a science saine ni raison solide, délaisse le suivi de ce qu'Allah a fait descendre et de Ses messagers, qui remplit les cœurs de savoir, foi, guidée et certitude.

Verset 105

{Ô vous qui croyez, vous êtes tenus de vos âmes} : appliquez-vous à leur réforme et perfection, à leur astreindre au droit chemin : droits, ne vous nuit point qui s'égare du droit chemin et ne trouve pas la religion droite : il nuit à soi. Cela ne signifie [pas] que le commandement du convenable et l'interdiction du blâmable ne nuisent pas à qui les délaisse et néglige : la guidée n'est parfaite qu'en accomplissant le commandement du convenable et l'interdiction du blâmable ; oui, incapable de blâmer du mal de main et langue et le blâmant du cœur, l'égarement d'autrui ne lui nuit pas. {Vers Allah votre retour à tous} : votre aboutissement au Jour de la résurrection, votre réunion devant Allah — {Il vous informera de ce que vous faisiez} : de bien et de mal.

Verset 106

Allah informe, avec commandement d'établir deux témoins au testament quand les prémices et signes de la mort viennent à l'homme : il écrit son testament et y établit deux témoins probes dont le témoignage vaut, {ou deux autres que les vôtres} : d'autre religion que la vôtre — juifs, chrétiens ou autres — au besoin et nécessité, faute de musulmans : {si vous parcourez la terre} : voyagez {et que vous atteigne le malheur de la mort} : établissez-les deux — Il n'en commanda l'établissement que parce que leur dire en cet état est reçu, et il est confirmé sur eux d'être retenus {après la prière} : qu'ils magnifient — {et de jurer par Allah} : qu'ils ont été véridiques, n'ont point altéré ni changé — {si vous doutez} : de leur témoignage : le croyant, nul besoin du serment. Et ils disent : {nous n'achèterons pas cela} — nos serments — {à un prix} : mentir pour un bien du monde, {dût-ce être un parent} : nul égard à sa proximité — {ni ne cacherons le témoignage d'Allah} : nous le rendons tel qu'entendu — {sinon nous serions des fauteurs}.

Verset 107

{S'il est découvert qu'ils ont mérité la faute} — les deux témoins : des indices montrant leur mensonge et trahison — {deux autres se lèveront à leur place, des plus proches parmi ceux dont le droit a été lésé} : deux hommes des héritiers du défunt, les plus proches, {et jureront par Allah : notre témoignage est plus vrai que leur témoignage} : eux ont menti, altéré, trahi — {et nous n'avons point transgressé : sinon nous serions des injustes}.

Verset 108

La sagesse de ce témoignage, sa confirmation et son renvoi aux héritiers quand la trahison des témoins paraît : {cela est plus proche qu'ils viennent au témoignage sur sa face} : ces confirmations sur eux, {ou qu'ils craignent que des serments soient rendus après leurs serments} : leurs serments non reçus et renvoyés aux héritiers — {Allah ne guide pas le peuple pervers} : leur description étant perversité, ne voulant ni guidée ni visée du droit chemin. En somme : le défunt approché de la mort en voyage et semblable lieu présumé du peu de témoins : qu'il institue deux témoins musulmans probes ; ne trouvant que deux témoins mécréants, il peut les instituer — leur mécréance faisant que les héritiers en doutant les font jurer après la prière : nulle trahison, mensonge, altération ni changement : ils s'en acquittent — ne les croyant pas et trouvant indice de leur mensonge : les héritiers veulent, deux d'entre eux se lèvent et jurent : notre témoignage est plus vrai que celui des deux premiers, ils ont trahi et menti : ils obtiennent d'eux ce qu'ils prétendent. Ces nobles versets descendirent sur l'histoire célèbre de Tamīm al-Dārī et 'Adī ibn Badā', le 'Adawī ayant testamenté en leur faveur. Allah sait mieux. On en tire maintes règles : — la recommandation (waṣiyya) est légiférée, et quiconque sent la mort approcher doit recommander ; — elle vaut, l'homme parvenu aux prémices et signes de la mort tant que sa raison tient ; — le témoignage de testament exige deux probes ; — le témoignage des mécréants en ce testament et semblable est reçu à nécessité : doctrine de l'imam Aḥmad — beaucoup de savants prétendent ce jugement abrogé : prétention sans preuve ; — l'allusion du jugement et son sens : le témoignage des mécréants faute d'autrui, en d'autres questions que celle-ci, est reçu — thèse du Cheikh de l'islam Ibn Taymiyya ; — la permission de voyager du musulman avec le mécréant sans danger ; — la permission du voyage de commerce ; — les deux témoins étant suspectés sans indice de trahison, les héritiers voulant confirmer le serment sur eux : les retenir après la prière, et ils jurent de la façon dite ; — sans soupçon ni doute : nul besoin de les retenir et confirmer le serment ; — la magnification du témoignage, attribué à Allah Lui-même : il faut s'en soucier et le tenir avec équité ; — la permission d'éprouver les deux témoins au soupçon et de les séparer pour examiner leur témoignage ; — les indices du mensonge des exécuteurs en cette affaire trouvés : deux des héritiers se lèvent et jurent : nos serments sont plus véridiques que les leurs, ils ont trahi et menti, puis leur est délivré ce qu'ils prétendent, l'indice avec leurs serments valant preuve.

Verset 109

Allah informe du Jour de la résurrection et de ses effrois immenses : Allah y réunit tous les messagers et les interroge : {qu'avez-vous reçu pour réponse ?} : que vous ont répondu vos communautés — ils dirent : {nous n'avons pas de science} : la science est à Toi, ô notre Seigneur : Tu sais mieux que nous — {c'est Toi le grand connaisseur des invisibles} : Tu sais les choses absentes et présentes.

Verset 110

{Quand Allah dit : ô Jésus fils de Marie, rappelle Ma faveur sur toi et sur ta mère} : rappelle-la du cœur et de la langue, et tiens-en le devoir en gratitude envers ton Seigneur — Il t'a comblé de faveurs accordées à nul autre : {quand Je t'ai fortifié de l'Esprit saint} : Je t'ai fortifié de l'esprit et de la révélation t'ayant purifié et épuré, force pour tenir l'ordre d'Allah et appeler à Sa voie — on a dit : l'Esprit saint est Gabriel — sur lui la paix —, Allah l'ayant aidé de lui, de sa compagnie et de son affermissement aux lieux difficiles — {parlant aux gens au berceau et à l'âge mûr} : la parole ici n'est pas le parler coutumier, mais le parler profitant au parlant et à l'interpellé : l'appel à Allah — Jésus — sur lui la paix — en a autant que ses frères messagers de haute résolution : le parler à l'âge mûr de la mission, de l'appel au bien et l'interdiction du mal ; et il excella : il parla aux gens au berceau : {"je suis le serviteur d'Allah : Il m'a donné le Livre et fait prophète ; Il m'a fait béni où que je sois, et m'a prescrit la prière et la zakāt tant que je vivrai..."} et le verset — {quand Je t'ai enseigné le Livre et la Sagesse} : le Livre embrasse les livres antérieurs, surtout la Torah — lui des plus savants des prophètes des enfants d'Israël après Mūsā — et l'Évangile qu'Allah fit descendre sur lui ; la Sagesse : connaître les secrets de la Loi, ses profits et sagesses, la belle façon d'appeler et d'enseigner, l'égard du convenable comme il convient — {quand tu créais de l'argile comme la forme de l'oiseau} : oiseau formé sans esprit — {tu y soufflais et il était oiseau par Ma permission, et tu guérissais l'aveugle-né} : sans vue ni yeux — {et le lépreux par Ma permission, quand tu faisais sortir les morts par Ma permission} : signes clairs et miracles éclatants où impuissent médecins et autres, dont Allah soutenait Jésus et fortifiait son appel — {quand Je retenais les enfants d'Israël de toi, quand tu leur venais avec les preuves} : le vrai venu soutenu des preuves obligeant d'y croire, {ceux d'entre eux qui mécru dirent : cela n'est que magie manifeste} : ils résolurent de le tuer et s'y employèrent : Allah retint leurs mains de lui, le garda d'eux et le présuma. Faveurs d'Allah à Son serviteur et messager Jésus fils de Marie, L'appelant à les remercier et à les tenir : il s'en acquitta — sur lui la prière et la paix — de l'acquittement parfait, et patienta comme patientèrent ses frères de haute résolution.

Verset 111

Rappelle Ma faveur sur toi : Je t'ai rendu aisés suivants et auxiliaires : Je révélai aux apôtres (ḥawāriyyūn) [compagnons dévoués de Jésus] — J'inspirai leurs cœurs de croire en Moi et Mon messager, ou Je leur révélai sur ta langue : Je les commandai de la révélation venue de Moi — ils répondirent et se soumirent : {"nous croyons : atteste que nous sommes soumis"} : alliant la soumission extérieure avec les œuvres pies et la foi intérieure sortant son détenteur de l'hypocrisie et de la foi faible. Les apôtres sont les auxiliaires : {"qui sont mes auxiliaires vers Allah ? Les apôtres dirent : nous sommes les auxiliaires d'Allah."} {Quand les apôtres dirent : ô Jésus fils de Marie, ton Seigneur peut-Il faire descendre sur nous une table du ciel ?} : une table avec nourriture — non doute de la puissance d'Allah et de Sa capacité, mais offre et courtoisie d'eux ; la demande des signes d'exigence contredisant la soumission au vrai, et ce dire des apôtres pouvant le suggérer, Jésus — sur lui la paix — les exhorta : {"craignez Allah, si vous êtes croyants"} : la foi portant le croyant à la piété constante, à se soumettre à l'ordre d'Allah, sans demander les signes d'exigence dont on ignore la suite. Les apôtres informèrent que ce n'était point leur visée : leur but était droit et le besoin pressait : {"nous voulons en manger"} : preuve du besoin, {et que nos cœurs s'apaisent} : dans la foi à la vue des signes oculaires, la foi devenant certitude du regard — [comme elle était certitude du savoir] : comme l'Ami — sur lui la prière et la paix — demanda à son Seigneur de lui montrer comment Il ressuscite les morts : {"dit-il : ne crois-tu pas ? — si, mais pour que s'apaise mon cœur"} : le serviteur a besoin de croître en savoir, certitude et foi en tout temps — {"et savoir que Tu nous as dit vrai"} : connaître la véracité de ce que tu as apporté, {"et en être témoins"} : profit à qui après nous, t'en témoignant : la preuve se dresse, le surcroît d'argument s'obtient. Jésus — sur lui la prière et la paix — entendant et connaissant leur but, exauça : {"ô Allah, notre Seigneur, fais descendre sur nous du ciel une table : fête pour notre premier et notre dernier, et signe de Toi"} : le temps de sa descente une fête et saison commémorant cet immense signe : conservé et non oublié au fil des temps et années — comme Allah fit des fêtes des musulmans et leurs rites un rappel de Ses signes, un avertissement des sunna des envoyés, de leurs voies droites et de Sa faveur et bienfaisance — {"et attribue-nous : Tu es le meilleur des pourvoyeurs"} : fais-la notre attribution. Jésus demanda sa descente et les deux intérêts : la religion — signe durable — et le monde — attribution. {Allah dit : Je la fais descendre sur vous ; quiconque d'entre vous mécroit après, Je le châtie d'un châtiment dont Je châtie personne des mondes} : ayant vu le signe éclatant et mécru par obstination et injustice : châtiment douloureux et punition sévère mérités. Sache : Allah promit de la faire descendre et les mena s'ils mécroient — sans dire qu'Il la fit descendre : Il se peut qu'Il ne l'ait point faite descendre, eux ne l'ayant point voulue — à preuve qu'elle n'est pas mentionnée dans l'Évangile en mains des chrétiens, n'y existant pas ; il se peut qu'elle descendît comme Allah le promit, Lui ne manquant pas à Sa promesse — son absence des Évangiles en leurs mains relevant de la part du rappel qu'ils oublièrent, ou n'ayant point été dans l'Évangile, transmise héréditairement des prédécesseurs, Allah s'en suffisant — à preuve : {"et en être témoins"}. Allah sait mieux la réalité. {Et quand Allah dit : ô Jésus fils de Marie, est-ce toi qui dis aux gens : prenez-moi et ma mère pour deux dieux en dehors d'Allah ?} : reproche aux chrétiens disant Allah un troisième de trois : Allah dira ce dire à Jésus, il s'en déclarera quitte : {"gloire à Toi"} de ce dire laid et de ce qui ne Te sied pas — {"il ne m'appartient pas de dire ce en quoi je n'ai point droit"} : il ne me convient ni ne me sied de dire ce qui n'est ni de mes descriptions ni de mes droits : nulle créature — anges rapprochés, prophètes envoyés ni autres — n'a droit ni titre au rang de divinité : tous esclaves administrés, créatures assujetties, pauvres et impuissants. {"Si je l'avais dit, Tu le saurais" : Tu sais ce qui est en moi, et je ne sais pas ce qui est en Toi} : Toi le mieux savant de ce qui émana de moi, Toi le grand connaisseur des invisibles — perfection de la courtoisie du Messie — sur lui la prière et la paix — envers son Seigneur : il ne dit pas « je n'ai rien dit », il informa par une parole niant de soi tout dire contredisant son noble rang, cela étant des impossibles, déclara son Seigneur transcendant de la transcendance parfaite et rendit la science au Connaisseur de l'invisible et du visible. Puis il explicita ce qu'il commanda aux enfants d'Israël : {"je ne leur dis que ce que Tu m'as commandé : adorez Allah, mon Seigneur et le vôtre"} : serviteur suivant Ton ordre, non hardi à Ta grandeur — commandant uniquement d'adorer Allah seul et de Lui rendre la religion sincère, ce qui inclut l'interdit de me prendre moi et ma mère pour deux dieux en dehors d'Allah, et l'exposé que je suis serviteur possédé : comme Il est votre Seigneur, Il est le mien — {"et je fus sur eux témoin tant que je fus parmi eux"} : témoignant de qui tint cet ordre et de qui ne le tint pas — {"puis quand Tu m'as reçu, Toi Tu fus l'Observateur sur eux"} : l'attentif à leurs secrets et consciences, {"Toi de toute chose témoin"} : science, ouïe et vue : Ta science embrassant le su, Ton ouïe l'ouï, Ta vue le vu : Toi qui rétribues Tes serviteurs de ce que Tu sais d'eux, bien et mal — {"si Tu les châties, ce sont Tes esclaves"} : Toi plus miséricordieux envers eux qu'eux-mêmes et mieux savant de leurs états : n'étant esclaves rebelles, Tu ne les châtierais pas — {"et si Tu leur pardonnes, c'est Toi le Puissant le Sage"} : Ton pardon procédant de la plénitude de puissance et de capacité, non de qui pardonne et absout par impuissance et défaut de pouvoir ; le Sage : Ta sagesse exigeant de pardonner à qui réalise les causes du pardon. {Allah dit} exposant l'état de Ses serviteurs au Jour de la résurrection, le gagnant, le perdant, le malheureux, l'heureux : {"ceci est un jour où le vrai profitera aux véridiques"} : les véridiques : ceux dont œuvres, dits et intentions se tiennent au droit chemin et à la guidée droite : au Jour de la résurrection ils trouvent le fruit de cette véracité, Allah les établissant en un siège de vérité auprès du Roi tout-puissant : {à eux des jardins sous lesquels coulent les rivières, y demeurant à jamais, Allah agrée d'eux et ils agréent de Lui : cela est l'immense triomphe} — les menteurs, le contraire : ils trouveront le dommage de leur mensonge, forfait et fruit de leurs œuvres corrompues. {À Allah la royauté des cieux et la terre} : leur Créateur et Dispositateur, du jugement décrétal, légal et rétributif : {Il est puissant sur toute chose} : rien ne Le rend impuissant, toutes choses dociles à Sa volonté et assujetties à Son ordre. Fin du commentaire de la sourate al-Mā'ida, par la faveur et bienfaisance d'Allah. Louange à Allah, Seigneur des mondes. * * *

Verset 112

Rappelle Ma faveur sur toi : Je t'ai rendu aisés suivants et auxiliaires : Je révélai aux apôtres (ḥawāriyyūn) [compagnons dévoués de Jésus] — J'inspirai leurs cœurs de croire en Moi et Mon messager, ou Je leur révélai sur ta langue : Je les commandai de la révélation venue de Moi — ils répondirent et se soumirent : {"nous croyons : atteste que nous sommes soumis"} : alliant la soumission extérieure avec les œuvres pies et la foi intérieure sortant son détenteur de l'hypocrisie et de la foi faible. Les apôtres sont les auxiliaires : {"qui sont mes auxiliaires vers Allah ? Les apôtres dirent : nous sommes les auxiliaires d'Allah."} {Quand les apôtres dirent : ô Jésus fils de Marie, ton Seigneur peut-Il faire descendre sur nous une table du ciel ?} : une table avec nourriture — non doute de la puissance d'Allah et de Sa capacité, mais offre et courtoisie d'eux ; la demande des signes d'exigence contredisant la soumission au vrai, et ce dire des apôtres pouvant le suggérer, Jésus — sur lui la paix — les exhorta : {"craignez Allah, si vous êtes croyants"} : la foi portant le croyant à la piété constante, à se soumettre à l'ordre d'Allah, sans demander les signes d'exigence dont on ignore la suite. Les apôtres informèrent que ce n'était point leur visée : leur but était droit et le besoin pressait : {"nous voulons en manger"} : preuve du besoin, {et que nos cœurs s'apaisent} : dans la foi à la vue des signes oculaires, la foi devenant certitude du regard — [comme elle était certitude du savoir] : comme l'Ami — sur lui la prière et la paix — demanda à son Seigneur de lui montrer comment Il ressuscite les morts : {"dit-il : ne crois-tu pas ? — si, mais pour que s'apaise mon cœur"} : le serviteur a besoin de croître en savoir, certitude et foi en tout temps — {"et savoir que Tu nous as dit vrai"} : connaître la véracité de ce que tu as apporté, {"et en être témoins"} : profit à qui après nous, t'en témoignant : la preuve se dresse, le surcroît d'argument s'obtient. Jésus — sur lui la prière et la paix — entendant et connaissant leur but, exauça : {"ô Allah, notre Seigneur, fais descendre sur nous du ciel une table : fête pour notre premier et notre dernier, et signe de Toi"} : le temps de sa descente une fête et saison commémorant cet immense signe : conservé et non oublié au fil des temps et années — comme Allah fit des fêtes des musulmans et leurs rites un rappel de Ses signes, un avertissement des sunna des envoyés, de leurs voies droites et de Sa faveur et bienfaisance — {"et attribue-nous : Tu es le meilleur des pourvoyeurs"} : fais-la notre attribution. Jésus demanda sa descente et les deux intérêts : la religion — signe durable — et le monde — attribution. {Allah dit : Je la fais descendre sur vous ; quiconque d'entre vous mécroit après, Je le châtie d'un châtiment dont Je châtie personne des mondes} : ayant vu le signe éclatant et mécru par obstination et injustice : châtiment douloureux et punition sévère mérités. Sache : Allah promit de la faire descendre et les mena s'ils mécroient — sans dire qu'Il la fit descendre : Il se peut qu'Il ne l'ait point faite descendre, eux ne l'ayant point voulue — à preuve qu'elle n'est pas mentionnée dans l'Évangile en mains des chrétiens, n'y existant pas ; il se peut qu'elle descendît comme Allah le promit, Lui ne manquant pas à Sa promesse — son absence des Évangiles en leurs mains relevant de la part du rappel qu'ils oublièrent, ou n'ayant point été dans l'Évangile, transmise héréditairement des prédécesseurs, Allah s'en suffisant — à preuve : {"et en être témoins"}. Allah sait mieux la réalité. {Et quand Allah dit : ô Jésus fils de Marie, est-ce toi qui dis aux gens : prenez-moi et ma mère pour deux dieux en dehors d'Allah ?} : reproche aux chrétiens disant Allah un troisième de trois : Allah dira ce dire à Jésus, il s'en déclarera quitte : {"gloire à Toi"} de ce dire laid et de ce qui ne Te sied pas — {"il ne m'appartient pas de dire ce en quoi je n'ai point droit"} : il ne me convient ni ne me sied de dire ce qui n'est ni de mes descriptions ni de mes droits : nulle créature — anges rapprochés, prophètes envoyés ni autres — n'a droit ni titre au rang de divinité : tous esclaves administrés, créatures assujetties, pauvres et impuissants. {"Si je l'avais dit, Tu le saurais" : Tu sais ce qui est en moi, et je ne sais pas ce qui est en Toi} : Toi le mieux savant de ce qui émana de moi, Toi le grand connaisseur des invisibles — perfection de la courtoisie du Messie — sur lui la prière et la paix — envers son Seigneur : il ne dit pas « je n'ai rien dit », il informa par une parole niant de soi tout dire contredisant son noble rang, cela étant des impossibles, déclara son Seigneur transcendant de la transcendance parfaite et rendit la science au Connaisseur de l'invisible et du visible. Puis il explicita ce qu'il commanda aux enfants d'Israël : {"je ne leur dis que ce que Tu m'as commandé : adorez Allah, mon Seigneur et le vôtre"} : serviteur suivant Ton ordre, non hardi à Ta grandeur — commandant uniquement d'adorer Allah seul et de Lui rendre la religion sincère, ce qui inclut l'interdit de me prendre moi et ma mère pour deux dieux en dehors d'Allah, et l'exposé que je suis serviteur possédé : comme Il est votre Seigneur, Il est le mien — {"et je fus sur eux témoin tant que je fus parmi eux"} : témoignant de qui tint cet ordre et de qui ne le tint pas — {"puis quand Tu m'as reçu, Toi Tu fus l'Observateur sur eux"} : l'attentif à leurs secrets et consciences, {"Toi de toute chose témoin"} : science, ouïe et vue : Ta science embrassant le su, Ton ouïe l'ouï, Ta vue le vu : Toi qui rétribues Tes serviteurs de ce que Tu sais d'eux, bien et mal — {"si Tu les châties, ce sont Tes esclaves"} : Toi plus miséricordieux envers eux qu'eux-mêmes et mieux savant de leurs états : n'étant esclaves rebelles, Tu ne les châtierais pas — {"et si Tu leur pardonnes, c'est Toi le Puissant le Sage"} : Ton pardon procédant de la plénitude de puissance et de capacité, non de qui pardonne et absout par impuissance et défaut de pouvoir ; le Sage : Ta sagesse exigeant de pardonner à qui réalise les causes du pardon. {Allah dit} exposant l'état de Ses serviteurs au Jour de la résurrection, le gagnant, le perdant, le malheureux, l'heureux : {"ceci est un jour où le vrai profitera aux véridiques"} : les véridiques : ceux dont œuvres, dits et intentions se tiennent au droit chemin et à la guidée droite : au Jour de la résurrection ils trouvent le fruit de cette véracité, Allah les établissant en un siège de vérité auprès du Roi tout-puissant : {à eux des jardins sous lesquels coulent les rivières, y demeurant à jamais, Allah agrée d'eux et ils agréent de Lui : cela est l'immense triomphe} — les menteurs, le contraire : ils trouveront le dommage de leur mensonge, forfait et fruit de leurs œuvres corrompues. {À Allah la royauté des cieux et la terre} : leur Créateur et Dispositateur, du jugement décrétal, légal et rétributif : {Il est puissant sur toute chose} : rien ne Le rend impuissant, toutes choses dociles à Sa volonté et assujetties à Son ordre. Fin du commentaire de la sourate al-Mā'ida, par la faveur et bienfaisance d'Allah. Louange à Allah, Seigneur des mondes. * * *

Verset 113

Rappelle Ma faveur sur toi : Je t'ai rendu aisés suivants et auxiliaires : Je révélai aux apôtres (ḥawāriyyūn) [compagnons dévoués de Jésus] — J'inspirai leurs cœurs de croire en Moi et Mon messager, ou Je leur révélai sur ta langue : Je les commandai de la révélation venue de Moi — ils répondirent et se soumirent : {"nous croyons : atteste que nous sommes soumis"} : alliant la soumission extérieure avec les œuvres pies et la foi intérieure sortant son détenteur de l'hypocrisie et de la foi faible. Les apôtres sont les auxiliaires : {"qui sont mes auxiliaires vers Allah ? Les apôtres dirent : nous sommes les auxiliaires d'Allah."} {Quand les apôtres dirent : ô Jésus fils de Marie, ton Seigneur peut-Il faire descendre sur nous une table du ciel ?} : une table avec nourriture — non doute de la puissance d'Allah et de Sa capacité, mais offre et courtoisie d'eux ; la demande des signes d'exigence contredisant la soumission au vrai, et ce dire des apôtres pouvant le suggérer, Jésus — sur lui la paix — les exhorta : {"craignez Allah, si vous êtes croyants"} : la foi portant le croyant à la piété constante, à se soumettre à l'ordre d'Allah, sans demander les signes d'exigence dont on ignore la suite. Les apôtres informèrent que ce n'était point leur visée : leur but était droit et le besoin pressait : {"nous voulons en manger"} : preuve du besoin, {et que nos cœurs s'apaisent} : dans la foi à la vue des signes oculaires, la foi devenant certitude du regard — [comme elle était certitude du savoir] : comme l'Ami — sur lui la prière et la paix — demanda à son Seigneur de lui montrer comment Il ressuscite les morts : {"dit-il : ne crois-tu pas ? — si, mais pour que s'apaise mon cœur"} : le serviteur a besoin de croître en savoir, certitude et foi en tout temps — {"et savoir que Tu nous as dit vrai"} : connaître la véracité de ce que tu as apporté, {"et en être témoins"} : profit à qui après nous, t'en témoignant : la preuve se dresse, le surcroît d'argument s'obtient. Jésus — sur lui la prière et la paix — entendant et connaissant leur but, exauça : {"ô Allah, notre Seigneur, fais descendre sur nous du ciel une table : fête pour notre premier et notre dernier, et signe de Toi"} : le temps de sa descente une fête et saison commémorant cet immense signe : conservé et non oublié au fil des temps et années — comme Allah fit des fêtes des musulmans et leurs rites un rappel de Ses signes, un avertissement des sunna des envoyés, de leurs voies droites et de Sa faveur et bienfaisance — {"et attribue-nous : Tu es le meilleur des pourvoyeurs"} : fais-la notre attribution. Jésus demanda sa descente et les deux intérêts : la religion — signe durable — et le monde — attribution. {Allah dit : Je la fais descendre sur vous ; quiconque d'entre vous mécroit après, Je le châtie d'un châtiment dont Je châtie personne des mondes} : ayant vu le signe éclatant et mécru par obstination et injustice : châtiment douloureux et punition sévère mérités. Sache : Allah promit de la faire descendre et les mena s'ils mécroient — sans dire qu'Il la fit descendre : Il se peut qu'Il ne l'ait point faite descendre, eux ne l'ayant point voulue — à preuve qu'elle n'est pas mentionnée dans l'Évangile en mains des chrétiens, n'y existant pas ; il se peut qu'elle descendît comme Allah le promit, Lui ne manquant pas à Sa promesse — son absence des Évangiles en leurs mains relevant de la part du rappel qu'ils oublièrent, ou n'ayant point été dans l'Évangile, transmise héréditairement des prédécesseurs, Allah s'en suffisant — à preuve : {"et en être témoins"}. Allah sait mieux la réalité. {Et quand Allah dit : ô Jésus fils de Marie, est-ce toi qui dis aux gens : prenez-moi et ma mère pour deux dieux en dehors d'Allah ?} : reproche aux chrétiens disant Allah un troisième de trois : Allah dira ce dire à Jésus, il s'en déclarera quitte : {"gloire à Toi"} de ce dire laid et de ce qui ne Te sied pas — {"il ne m'appartient pas de dire ce en quoi je n'ai point droit"} : il ne me convient ni ne me sied de dire ce qui n'est ni de mes descriptions ni de mes droits : nulle créature — anges rapprochés, prophètes envoyés ni autres — n'a droit ni titre au rang de divinité : tous esclaves administrés, créatures assujetties, pauvres et impuissants. {"Si je l'avais dit, Tu le saurais" : Tu sais ce qui est en moi, et je ne sais pas ce qui est en Toi} : Toi le mieux savant de ce qui émana de moi, Toi le grand connaisseur des invisibles — perfection de la courtoisie du Messie — sur lui la prière et la paix — envers son Seigneur : il ne dit pas « je n'ai rien dit », il informa par une parole niant de soi tout dire contredisant son noble rang, cela étant des impossibles, déclara son Seigneur transcendant de la transcendance parfaite et rendit la science au Connaisseur de l'invisible et du visible. Puis il explicita ce qu'il commanda aux enfants d'Israël : {"je ne leur dis que ce que Tu m'as commandé : adorez Allah, mon Seigneur et le vôtre"} : serviteur suivant Ton ordre, non hardi à Ta grandeur — commandant uniquement d'adorer Allah seul et de Lui rendre la religion sincère, ce qui inclut l'interdit de me prendre moi et ma mère pour deux dieux en dehors d'Allah, et l'exposé que je suis serviteur possédé : comme Il est votre Seigneur, Il est le mien — {"et je fus sur eux témoin tant que je fus parmi eux"} : témoignant de qui tint cet ordre et de qui ne le tint pas — {"puis quand Tu m'as reçu, Toi Tu fus l'Observateur sur eux"} : l'attentif à leurs secrets et consciences, {"Toi de toute chose témoin"} : science, ouïe et vue : Ta science embrassant le su, Ton ouïe l'ouï, Ta vue le vu : Toi qui rétribues Tes serviteurs de ce que Tu sais d'eux, bien et mal — {"si Tu les châties, ce sont Tes esclaves"} : Toi plus miséricordieux envers eux qu'eux-mêmes et mieux savant de leurs états : n'étant esclaves rebelles, Tu ne les châtierais pas — {"et si Tu leur pardonnes, c'est Toi le Puissant le Sage"} : Ton pardon procédant de la plénitude de puissance et de capacité, non de qui pardonne et absout par impuissance et défaut de pouvoir ; le Sage : Ta sagesse exigeant de pardonner à qui réalise les causes du pardon. {Allah dit} exposant l'état de Ses serviteurs au Jour de la résurrection, le gagnant, le perdant, le malheureux, l'heureux : {"ceci est un jour où le vrai profitera aux véridiques"} : les véridiques : ceux dont œuvres, dits et intentions se tiennent au droit chemin et à la guidée droite : au Jour de la résurrection ils trouvent le fruit de cette véracité, Allah les établissant en un siège de vérité auprès du Roi tout-puissant : {à eux des jardins sous lesquels coulent les rivières, y demeurant à jamais, Allah agrée d'eux et ils agréent de Lui : cela est l'immense triomphe} — les menteurs, le contraire : ils trouveront le dommage de leur mensonge, forfait et fruit de leurs œuvres corrompues. {À Allah la royauté des cieux et la terre} : leur Créateur et Dispositateur, du jugement décrétal, légal et rétributif : {Il est puissant sur toute chose} : rien ne Le rend impuissant, toutes choses dociles à Sa volonté et assujetties à Son ordre. Fin du commentaire de la sourate al-Mā'ida, par la faveur et bienfaisance d'Allah. Louange à Allah, Seigneur des mondes. * * *

Verset 114

Rappelle Ma faveur sur toi : Je t'ai rendu aisés suivants et auxiliaires : Je révélai aux apôtres (ḥawāriyyūn) [compagnons dévoués de Jésus] — J'inspirai leurs cœurs de croire en Moi et Mon messager, ou Je leur révélai sur ta langue : Je les commandai de la révélation venue de Moi — ils répondirent et se soumirent : {"nous croyons : atteste que nous sommes soumis"} : alliant la soumission extérieure avec les œuvres pies et la foi intérieure sortant son détenteur de l'hypocrisie et de la foi faible. Les apôtres sont les auxiliaires : {"qui sont mes auxiliaires vers Allah ? Les apôtres dirent : nous sommes les auxiliaires d'Allah."} {Quand les apôtres dirent : ô Jésus fils de Marie, ton Seigneur peut-Il faire descendre sur nous une table du ciel ?} : une table avec nourriture — non doute de la puissance d'Allah et de Sa capacité, mais offre et courtoisie d'eux ; la demande des signes d'exigence contredisant la soumission au vrai, et ce dire des apôtres pouvant le suggérer, Jésus — sur lui la paix — les exhorta : {"craignez Allah, si vous êtes croyants"} : la foi portant le croyant à la piété constante, à se soumettre à l'ordre d'Allah, sans demander les signes d'exigence dont on ignore la suite. Les apôtres informèrent que ce n'était point leur visée : leur but était droit et le besoin pressait : {"nous voulons en manger"} : preuve du besoin, {et que nos cœurs s'apaisent} : dans la foi à la vue des signes oculaires, la foi devenant certitude du regard — [comme elle était certitude du savoir] : comme l'Ami — sur lui la prière et la paix — demanda à son Seigneur de lui montrer comment Il ressuscite les morts : {"dit-il : ne crois-tu pas ? — si, mais pour que s'apaise mon cœur"} : le serviteur a besoin de croître en savoir, certitude et foi en tout temps — {"et savoir que Tu nous as dit vrai"} : connaître la véracité de ce que tu as apporté, {"et en être témoins"} : profit à qui après nous, t'en témoignant : la preuve se dresse, le surcroît d'argument s'obtient. Jésus — sur lui la prière et la paix — entendant et connaissant leur but, exauça : {"ô Allah, notre Seigneur, fais descendre sur nous du ciel une table : fête pour notre premier et notre dernier, et signe de Toi"} : le temps de sa descente une fête et saison commémorant cet immense signe : conservé et non oublié au fil des temps et années — comme Allah fit des fêtes des musulmans et leurs rites un rappel de Ses signes, un avertissement des sunna des envoyés, de leurs voies droites et de Sa faveur et bienfaisance — {"et attribue-nous : Tu es le meilleur des pourvoyeurs"} : fais-la notre attribution. Jésus demanda sa descente et les deux intérêts : la religion — signe durable — et le monde — attribution. {Allah dit : Je la fais descendre sur vous ; quiconque d'entre vous mécroit après, Je le châtie d'un châtiment dont Je châtie personne des mondes} : ayant vu le signe éclatant et mécru par obstination et injustice : châtiment douloureux et punition sévère mérités. Sache : Allah promit de la faire descendre et les mena s'ils mécroient — sans dire qu'Il la fit descendre : Il se peut qu'Il ne l'ait point faite descendre, eux ne l'ayant point voulue — à preuve qu'elle n'est pas mentionnée dans l'Évangile en mains des chrétiens, n'y existant pas ; il se peut qu'elle descendît comme Allah le promit, Lui ne manquant pas à Sa promesse — son absence des Évangiles en leurs mains relevant de la part du rappel qu'ils oublièrent, ou n'ayant point été dans l'Évangile, transmise héréditairement des prédécesseurs, Allah s'en suffisant — à preuve : {"et en être témoins"}. Allah sait mieux la réalité. {Et quand Allah dit : ô Jésus fils de Marie, est-ce toi qui dis aux gens : prenez-moi et ma mère pour deux dieux en dehors d'Allah ?} : reproche aux chrétiens disant Allah un troisième de trois : Allah dira ce dire à Jésus, il s'en déclarera quitte : {"gloire à Toi"} de ce dire laid et de ce qui ne Te sied pas — {"il ne m'appartient pas de dire ce en quoi je n'ai point droit"} : il ne me convient ni ne me sied de dire ce qui n'est ni de mes descriptions ni de mes droits : nulle créature — anges rapprochés, prophètes envoyés ni autres — n'a droit ni titre au rang de divinité : tous esclaves administrés, créatures assujetties, pauvres et impuissants. {"Si je l'avais dit, Tu le saurais" : Tu sais ce qui est en moi, et je ne sais pas ce qui est en Toi} : Toi le mieux savant de ce qui émana de moi, Toi le grand connaisseur des invisibles — perfection de la courtoisie du Messie — sur lui la prière et la paix — envers son Seigneur : il ne dit pas « je n'ai rien dit », il informa par une parole niant de soi tout dire contredisant son noble rang, cela étant des impossibles, déclara son Seigneur transcendant de la transcendance parfaite et rendit la science au Connaisseur de l'invisible et du visible. Puis il explicita ce qu'il commanda aux enfants d'Israël : {"je ne leur dis que ce que Tu m'as commandé : adorez Allah, mon Seigneur et le vôtre"} : serviteur suivant Ton ordre, non hardi à Ta grandeur — commandant uniquement d'adorer Allah seul et de Lui rendre la religion sincère, ce qui inclut l'interdit de me prendre moi et ma mère pour deux dieux en dehors d'Allah, et l'exposé que je suis serviteur possédé : comme Il est votre Seigneur, Il est le mien — {"et je fus sur eux témoin tant que je fus parmi eux"} : témoignant de qui tint cet ordre et de qui ne le tint pas — {"puis quand Tu m'as reçu, Toi Tu fus l'Observateur sur eux"} : l'attentif à leurs secrets et consciences, {"Toi de toute chose témoin"} : science, ouïe et vue : Ta science embrassant le su, Ton ouïe l'ouï, Ta vue le vu : Toi qui rétribues Tes serviteurs de ce que Tu sais d'eux, bien et mal — {"si Tu les châties, ce sont Tes esclaves"} : Toi plus miséricordieux envers eux qu'eux-mêmes et mieux savant de leurs états : n'étant esclaves rebelles, Tu ne les châtierais pas — {"et si Tu leur pardonnes, c'est Toi le Puissant le Sage"} : Ton pardon procédant de la plénitude de puissance et de capacité, non de qui pardonne et absout par impuissance et défaut de pouvoir ; le Sage : Ta sagesse exigeant de pardonner à qui réalise les causes du pardon. {Allah dit} exposant l'état de Ses serviteurs au Jour de la résurrection, le gagnant, le perdant, le malheureux, l'heureux : {"ceci est un jour où le vrai profitera aux véridiques"} : les véridiques : ceux dont œuvres, dits et intentions se tiennent au droit chemin et à la guidée droite : au Jour de la résurrection ils trouvent le fruit de cette véracité, Allah les établissant en un siège de vérité auprès du Roi tout-puissant : {à eux des jardins sous lesquels coulent les rivières, y demeurant à jamais, Allah agrée d'eux et ils agréent de Lui : cela est l'immense triomphe} — les menteurs, le contraire : ils trouveront le dommage de leur mensonge, forfait et fruit de leurs œuvres corrompues. {À Allah la royauté des cieux et la terre} : leur Créateur et Dispositateur, du jugement décrétal, légal et rétributif : {Il est puissant sur toute chose} : rien ne Le rend impuissant, toutes choses dociles à Sa volonté et assujetties à Son ordre. Fin du commentaire de la sourate al-Mā'ida, par la faveur et bienfaisance d'Allah. Louange à Allah, Seigneur des mondes. * * *

Verset 115

Rappelle Ma faveur sur toi : Je t'ai rendu aisés suivants et auxiliaires : Je révélai aux apôtres (ḥawāriyyūn) [compagnons dévoués de Jésus] — J'inspirai leurs cœurs de croire en Moi et Mon messager, ou Je leur révélai sur ta langue : Je les commandai de la révélation venue de Moi — ils répondirent et se soumirent : {"nous croyons : atteste que nous sommes soumis"} : alliant la soumission extérieure avec les œuvres pies et la foi intérieure sortant son détenteur de l'hypocrisie et de la foi faible. Les apôtres sont les auxiliaires : {"qui sont mes auxiliaires vers Allah ? Les apôtres dirent : nous sommes les auxiliaires d'Allah."} {Quand les apôtres dirent : ô Jésus fils de Marie, ton Seigneur peut-Il faire descendre sur nous une table du ciel ?} : une table avec nourriture — non doute de la puissance d'Allah et de Sa capacité, mais offre et courtoisie d'eux ; la demande des signes d'exigence contredisant la soumission au vrai, et ce dire des apôtres pouvant le suggérer, Jésus — sur lui la paix — les exhorta : {"craignez Allah, si vous êtes croyants"} : la foi portant le croyant à la piété constante, à se soumettre à l'ordre d'Allah, sans demander les signes d'exigence dont on ignore la suite. Les apôtres informèrent que ce n'était point leur visée : leur but était droit et le besoin pressait : {"nous voulons en manger"} : preuve du besoin, {et que nos cœurs s'apaisent} : dans la foi à la vue des signes oculaires, la foi devenant certitude du regard — [comme elle était certitude du savoir] : comme l'Ami — sur lui la prière et la paix — demanda à son Seigneur de lui montrer comment Il ressuscite les morts : {"dit-il : ne crois-tu pas ? — si, mais pour que s'apaise mon cœur"} : le serviteur a besoin de croître en savoir, certitude et foi en tout temps — {"et savoir que Tu nous as dit vrai"} : connaître la véracité de ce que tu as apporté, {"et en être témoins"} : profit à qui après nous, t'en témoignant : la preuve se dresse, le surcroît d'argument s'obtient. Jésus — sur lui la prière et la paix — entendant et connaissant leur but, exauça : {"ô Allah, notre Seigneur, fais descendre sur nous du ciel une table : fête pour notre premier et notre dernier, et signe de Toi"} : le temps de sa descente une fête et saison commémorant cet immense signe : conservé et non oublié au fil des temps et années — comme Allah fit des fêtes des musulmans et leurs rites un rappel de Ses signes, un avertissement des sunna des envoyés, de leurs voies droites et de Sa faveur et bienfaisance — {"et attribue-nous : Tu es le meilleur des pourvoyeurs"} : fais-la notre attribution. Jésus demanda sa descente et les deux intérêts : la religion — signe durable — et le monde — attribution. {Allah dit : Je la fais descendre sur vous ; quiconque d'entre vous mécroit après, Je le châtie d'un châtiment dont Je châtie personne des mondes} : ayant vu le signe éclatant et mécru par obstination et injustice : châtiment douloureux et punition sévère mérités. Sache : Allah promit de la faire descendre et les mena s'ils mécroient — sans dire qu'Il la fit descendre : Il se peut qu'Il ne l'ait point faite descendre, eux ne l'ayant point voulue — à preuve qu'elle n'est pas mentionnée dans l'Évangile en mains des chrétiens, n'y existant pas ; il se peut qu'elle descendît comme Allah le promit, Lui ne manquant pas à Sa promesse — son absence des Évangiles en leurs mains relevant de la part du rappel qu'ils oublièrent, ou n'ayant point été dans l'Évangile, transmise héréditairement des prédécesseurs, Allah s'en suffisant — à preuve : {"et en être témoins"}. Allah sait mieux la réalité. {Et quand Allah dit : ô Jésus fils de Marie, est-ce toi qui dis aux gens : prenez-moi et ma mère pour deux dieux en dehors d'Allah ?} : reproche aux chrétiens disant Allah un troisième de trois : Allah dira ce dire à Jésus, il s'en déclarera quitte : {"gloire à Toi"} de ce dire laid et de ce qui ne Te sied pas — {"il ne m'appartient pas de dire ce en quoi je n'ai point droit"} : il ne me convient ni ne me sied de dire ce qui n'est ni de mes descriptions ni de mes droits : nulle créature — anges rapprochés, prophètes envoyés ni autres — n'a droit ni titre au rang de divinité : tous esclaves administrés, créatures assujetties, pauvres et impuissants. {"Si je l'avais dit, Tu le saurais" : Tu sais ce qui est en moi, et je ne sais pas ce qui est en Toi} : Toi le mieux savant de ce qui émana de moi, Toi le grand connaisseur des invisibles — perfection de la courtoisie du Messie — sur lui la prière et la paix — envers son Seigneur : il ne dit pas « je n'ai rien dit », il informa par une parole niant de soi tout dire contredisant son noble rang, cela étant des impossibles, déclara son Seigneur transcendant de la transcendance parfaite et rendit la science au Connaisseur de l'invisible et du visible. Puis il explicita ce qu'il commanda aux enfants d'Israël : {"je ne leur dis que ce que Tu m'as commandé : adorez Allah, mon Seigneur et le vôtre"} : serviteur suivant Ton ordre, non hardi à Ta grandeur — commandant uniquement d'adorer Allah seul et de Lui rendre la religion sincère, ce qui inclut l'interdit de me prendre moi et ma mère pour deux dieux en dehors d'Allah, et l'exposé que je suis serviteur possédé : comme Il est votre Seigneur, Il est le mien — {"et je fus sur eux témoin tant que je fus parmi eux"} : témoignant de qui tint cet ordre et de qui ne le tint pas — {"puis quand Tu m'as reçu, Toi Tu fus l'Observateur sur eux"} : l'attentif à leurs secrets et consciences, {"Toi de toute chose témoin"} : science, ouïe et vue : Ta science embrassant le su, Ton ouïe l'ouï, Ta vue le vu : Toi qui rétribues Tes serviteurs de ce que Tu sais d'eux, bien et mal — {"si Tu les châties, ce sont Tes esclaves"} : Toi plus miséricordieux envers eux qu'eux-mêmes et mieux savant de leurs états : n'étant esclaves rebelles, Tu ne les châtierais pas — {"et si Tu leur pardonnes, c'est Toi le Puissant le Sage"} : Ton pardon procédant de la plénitude de puissance et de capacité, non de qui pardonne et absout par impuissance et défaut de pouvoir ; le Sage : Ta sagesse exigeant de pardonner à qui réalise les causes du pardon. {Allah dit} exposant l'état de Ses serviteurs au Jour de la résurrection, le gagnant, le perdant, le malheureux, l'heureux : {"ceci est un jour où le vrai profitera aux véridiques"} : les véridiques : ceux dont œuvres, dits et intentions se tiennent au droit chemin et à la guidée droite : au Jour de la résurrection ils trouvent le fruit de cette véracité, Allah les établissant en un siège de vérité auprès du Roi tout-puissant : {à eux des jardins sous lesquels coulent les rivières, y demeurant à jamais, Allah agrée d'eux et ils agréent de Lui : cela est l'immense triomphe} — les menteurs, le contraire : ils trouveront le dommage de leur mensonge, forfait et fruit de leurs œuvres corrompues. {À Allah la royauté des cieux et la terre} : leur Créateur et Dispositateur, du jugement décrétal, légal et rétributif : {Il est puissant sur toute chose} : rien ne Le rend impuissant, toutes choses dociles à Sa volonté et assujetties à Son ordre. Fin du commentaire de la sourate al-Mā'ida, par la faveur et bienfaisance d'Allah. Louange à Allah, Seigneur des mondes. * * *

Verset 116

Rappelle Ma faveur sur toi : Je t'ai rendu aisés suivants et auxiliaires : Je révélai aux apôtres (ḥawāriyyūn) [compagnons dévoués de Jésus] — J'inspirai leurs cœurs de croire en Moi et Mon messager, ou Je leur révélai sur ta langue : Je les commandai de la révélation venue de Moi — ils répondirent et se soumirent : {"nous croyons : atteste que nous sommes soumis"} : alliant la soumission extérieure avec les œuvres pies et la foi intérieure sortant son détenteur de l'hypocrisie et de la foi faible. Les apôtres sont les auxiliaires : {"qui sont mes auxiliaires vers Allah ? Les apôtres dirent : nous sommes les auxiliaires d'Allah."} {Quand les apôtres dirent : ô Jésus fils de Marie, ton Seigneur peut-Il faire descendre sur nous une table du ciel ?} : une table avec nourriture — non doute de la puissance d'Allah et de Sa capacité, mais offre et courtoisie d'eux ; la demande des signes d'exigence contredisant la soumission au vrai, et ce dire des apôtres pouvant le suggérer, Jésus — sur lui la paix — les exhorta : {"craignez Allah, si vous êtes croyants"} : la foi portant le croyant à la piété constante, à se soumettre à l'ordre d'Allah, sans demander les signes d'exigence dont on ignore la suite. Les apôtres informèrent que ce n'était point leur visée : leur but était droit et le besoin pressait : {"nous voulons en manger"} : preuve du besoin, {et que nos cœurs s'apaisent} : dans la foi à la vue des signes oculaires, la foi devenant certitude du regard — [comme elle était certitude du savoir] : comme l'Ami — sur lui la prière et la paix — demanda à son Seigneur de lui montrer comment Il ressuscite les morts : {"dit-il : ne crois-tu pas ? — si, mais pour que s'apaise mon cœur"} : le serviteur a besoin de croître en savoir, certitude et foi en tout temps — {"et savoir que Tu nous as dit vrai"} : connaître la véracité de ce que tu as apporté, {"et en être témoins"} : profit à qui après nous, t'en témoignant : la preuve se dresse, le surcroît d'argument s'obtient. Jésus — sur lui la prière et la paix — entendant et connaissant leur but, exauça : {"ô Allah, notre Seigneur, fais descendre sur nous du ciel une table : fête pour notre premier et notre dernier, et signe de Toi"} : le temps de sa descente une fête et saison commémorant cet immense signe : conservé et non oublié au fil des temps et années — comme Allah fit des fêtes des musulmans et leurs rites un rappel de Ses signes, un avertissement des sunna des envoyés, de leurs voies droites et de Sa faveur et bienfaisance — {"et attribue-nous : Tu es le meilleur des pourvoyeurs"} : fais-la notre attribution. Jésus demanda sa descente et les deux intérêts : la religion — signe durable — et le monde — attribution. {Allah dit : Je la fais descendre sur vous ; quiconque d'entre vous mécroit après, Je le châtie d'un châtiment dont Je châtie personne des mondes} : ayant vu le signe éclatant et mécru par obstination et injustice : châtiment douloureux et punition sévère mérités. Sache : Allah promit de la faire descendre et les mena s'ils mécroient — sans dire qu'Il la fit descendre : Il se peut qu'Il ne l'ait point faite descendre, eux ne l'ayant point voulue — à preuve qu'elle n'est pas mentionnée dans l'Évangile en mains des chrétiens, n'y existant pas ; il se peut qu'elle descendît comme Allah le promit, Lui ne manquant pas à Sa promesse — son absence des Évangiles en leurs mains relevant de la part du rappel qu'ils oublièrent, ou n'ayant point été dans l'Évangile, transmise héréditairement des prédécesseurs, Allah s'en suffisant — à preuve : {"et en être témoins"}. Allah sait mieux la réalité. {Et quand Allah dit : ô Jésus fils de Marie, est-ce toi qui dis aux gens : prenez-moi et ma mère pour deux dieux en dehors d'Allah ?} : reproche aux chrétiens disant Allah un troisième de trois : Allah dira ce dire à Jésus, il s'en déclarera quitte : {"gloire à Toi"} de ce dire laid et de ce qui ne Te sied pas — {"il ne m'appartient pas de dire ce en quoi je n'ai point droit"} : il ne me convient ni ne me sied de dire ce qui n'est ni de mes descriptions ni de mes droits : nulle créature — anges rapprochés, prophètes envoyés ni autres — n'a droit ni titre au rang de divinité : tous esclaves administrés, créatures assujetties, pauvres et impuissants. {"Si je l'avais dit, Tu le saurais" : Tu sais ce qui est en moi, et je ne sais pas ce qui est en Toi} : Toi le mieux savant de ce qui émana de moi, Toi le grand connaisseur des invisibles — perfection de la courtoisie du Messie — sur lui la prière et la paix — envers son Seigneur : il ne dit pas « je n'ai rien dit », il informa par une parole niant de soi tout dire contredisant son noble rang, cela étant des impossibles, déclara son Seigneur transcendant de la transcendance parfaite et rendit la science au Connaisseur de l'invisible et du visible. Puis il explicita ce qu'il commanda aux enfants d'Israël : {"je ne leur dis que ce que Tu m'as commandé : adorez Allah, mon Seigneur et le vôtre"} : serviteur suivant Ton ordre, non hardi à Ta grandeur — commandant uniquement d'adorer Allah seul et de Lui rendre la religion sincère, ce qui inclut l'interdit de me prendre moi et ma mère pour deux dieux en dehors d'Allah, et l'exposé que je suis serviteur possédé : comme Il est votre Seigneur, Il est le mien — {"et je fus sur eux témoin tant que je fus parmi eux"} : témoignant de qui tint cet ordre et de qui ne le tint pas — {"puis quand Tu m'as reçu, Toi Tu fus l'Observateur sur eux"} : l'attentif à leurs secrets et consciences, {"Toi de toute chose témoin"} : science, ouïe et vue : Ta science embrassant le su, Ton ouïe l'ouï, Ta vue le vu : Toi qui rétribues Tes serviteurs de ce que Tu sais d'eux, bien et mal — {"si Tu les châties, ce sont Tes esclaves"} : Toi plus miséricordieux envers eux qu'eux-mêmes et mieux savant de leurs états : n'étant esclaves rebelles, Tu ne les châtierais pas — {"et si Tu leur pardonnes, c'est Toi le Puissant le Sage"} : Ton pardon procédant de la plénitude de puissance et de capacité, non de qui pardonne et absout par impuissance et défaut de pouvoir ; le Sage : Ta sagesse exigeant de pardonner à qui réalise les causes du pardon. {Allah dit} exposant l'état de Ses serviteurs au Jour de la résurrection, le gagnant, le perdant, le malheureux, l'heureux : {"ceci est un jour où le vrai profitera aux véridiques"} : les véridiques : ceux dont œuvres, dits et intentions se tiennent au droit chemin et à la guidée droite : au Jour de la résurrection ils trouvent le fruit de cette véracité, Allah les établissant en un siège de vérité auprès du Roi tout-puissant : {à eux des jardins sous lesquels coulent les rivières, y demeurant à jamais, Allah agrée d'eux et ils agréent de Lui : cela est l'immense triomphe} — les menteurs, le contraire : ils trouveront le dommage de leur mensonge, forfait et fruit de leurs œuvres corrompues. {À Allah la royauté des cieux et la terre} : leur Créateur et Dispositateur, du jugement décrétal, légal et rétributif : {Il est puissant sur toute chose} : rien ne Le rend impuissant, toutes choses dociles à Sa volonté et assujetties à Son ordre. Fin du commentaire de la sourate al-Mā'ida, par la faveur et bienfaisance d'Allah. Louange à Allah, Seigneur des mondes. * * *

Verset 117

Rappelle Ma faveur sur toi : Je t'ai rendu aisés suivants et auxiliaires : Je révélai aux apôtres (ḥawāriyyūn) [compagnons dévoués de Jésus] — J'inspirai leurs cœurs de croire en Moi et Mon messager, ou Je leur révélai sur ta langue : Je les commandai de la révélation venue de Moi — ils répondirent et se soumirent : {"nous croyons : atteste que nous sommes soumis"} : alliant la soumission extérieure avec les œuvres pies et la foi intérieure sortant son détenteur de l'hypocrisie et de la foi faible. Les apôtres sont les auxiliaires : {"qui sont mes auxiliaires vers Allah ? Les apôtres dirent : nous sommes les auxiliaires d'Allah."} {Quand les apôtres dirent : ô Jésus fils de Marie, ton Seigneur peut-Il faire descendre sur nous une table du ciel ?} : une table avec nourriture — non doute de la puissance d'Allah et de Sa capacité, mais offre et courtoisie d'eux ; la demande des signes d'exigence contredisant la soumission au vrai, et ce dire des apôtres pouvant le suggérer, Jésus — sur lui la paix — les exhorta : {"craignez Allah, si vous êtes croyants"} : la foi portant le croyant à la piété constante, à se soumettre à l'ordre d'Allah, sans demander les signes d'exigence dont on ignore la suite. Les apôtres informèrent que ce n'était point leur visée : leur but était droit et le besoin pressait : {"nous voulons en manger"} : preuve du besoin, {et que nos cœurs s'apaisent} : dans la foi à la vue des signes oculaires, la foi devenant certitude du regard — [comme elle était certitude du savoir] : comme l'Ami — sur lui la prière et la paix — demanda à son Seigneur de lui montrer comment Il ressuscite les morts : {"dit-il : ne crois-tu pas ? — si, mais pour que s'apaise mon cœur"} : le serviteur a besoin de croître en savoir, certitude et foi en tout temps — {"et savoir que Tu nous as dit vrai"} : connaître la véracité de ce que tu as apporté, {"et en être témoins"} : profit à qui après nous, t'en témoignant : la preuve se dresse, le surcroît d'argument s'obtient. Jésus — sur lui la prière et la paix — entendant et connaissant leur but, exauça : {"ô Allah, notre Seigneur, fais descendre sur nous du ciel une table : fête pour notre premier et notre dernier, et signe de Toi"} : le temps de sa descente une fête et saison commémorant cet immense signe : conservé et non oublié au fil des temps et années — comme Allah fit des fêtes des musulmans et leurs rites un rappel de Ses signes, un avertissement des sunna des envoyés, de leurs voies droites et de Sa faveur et bienfaisance — {"et attribue-nous : Tu es le meilleur des pourvoyeurs"} : fais-la notre attribution. Jésus demanda sa descente et les deux intérêts : la religion — signe durable — et le monde — attribution. {Allah dit : Je la fais descendre sur vous ; quiconque d'entre vous mécroit après, Je le châtie d'un châtiment dont Je châtie personne des mondes} : ayant vu le signe éclatant et mécru par obstination et injustice : châtiment douloureux et punition sévère mérités. Sache : Allah promit de la faire descendre et les mena s'ils mécroient — sans dire qu'Il la fit descendre : Il se peut qu'Il ne l'ait point faite descendre, eux ne l'ayant point voulue — à preuve qu'elle n'est pas mentionnée dans l'Évangile en mains des chrétiens, n'y existant pas ; il se peut qu'elle descendît comme Allah le promit, Lui ne manquant pas à Sa promesse — son absence des Évangiles en leurs mains relevant de la part du rappel qu'ils oublièrent, ou n'ayant point été dans l'Évangile, transmise héréditairement des prédécesseurs, Allah s'en suffisant — à preuve : {"et en être témoins"}. Allah sait mieux la réalité. {Et quand Allah dit : ô Jésus fils de Marie, est-ce toi qui dis aux gens : prenez-moi et ma mère pour deux dieux en dehors d'Allah ?} : reproche aux chrétiens disant Allah un troisième de trois : Allah dira ce dire à Jésus, il s'en déclarera quitte : {"gloire à Toi"} de ce dire laid et de ce qui ne Te sied pas — {"il ne m'appartient pas de dire ce en quoi je n'ai point droit"} : il ne me convient ni ne me sied de dire ce qui n'est ni de mes descriptions ni de mes droits : nulle créature — anges rapprochés, prophètes envoyés ni autres — n'a droit ni titre au rang de divinité : tous esclaves administrés, créatures assujetties, pauvres et impuissants. {"Si je l'avais dit, Tu le saurais" : Tu sais ce qui est en moi, et je ne sais pas ce qui est en Toi} : Toi le mieux savant de ce qui émana de moi, Toi le grand connaisseur des invisibles — perfection de la courtoisie du Messie — sur lui la prière et la paix — envers son Seigneur : il ne dit pas « je n'ai rien dit », il informa par une parole niant de soi tout dire contredisant son noble rang, cela étant des impossibles, déclara son Seigneur transcendant de la transcendance parfaite et rendit la science au Connaisseur de l'invisible et du visible. Puis il explicita ce qu'il commanda aux enfants d'Israël : {"je ne leur dis que ce que Tu m'as commandé : adorez Allah, mon Seigneur et le vôtre"} : serviteur suivant Ton ordre, non hardi à Ta grandeur — commandant uniquement d'adorer Allah seul et de Lui rendre la religion sincère, ce qui inclut l'interdit de me prendre moi et ma mère pour deux dieux en dehors d'Allah, et l'exposé que je suis serviteur possédé : comme Il est votre Seigneur, Il est le mien — {"et je fus sur eux témoin tant que je fus parmi eux"} : témoignant de qui tint cet ordre et de qui ne le tint pas — {"puis quand Tu m'as reçu, Toi Tu fus l'Observateur sur eux"} : l'attentif à leurs secrets et consciences, {"Toi de toute chose témoin"} : science, ouïe et vue : Ta science embrassant le su, Ton ouïe l'ouï, Ta vue le vu : Toi qui rétribues Tes serviteurs de ce que Tu sais d'eux, bien et mal — {"si Tu les châties, ce sont Tes esclaves"} : Toi plus miséricordieux envers eux qu'eux-mêmes et mieux savant de leurs états : n'étant esclaves rebelles, Tu ne les châtierais pas — {"et si Tu leur pardonnes, c'est Toi le Puissant le Sage"} : Ton pardon procédant de la plénitude de puissance et de capacité, non de qui pardonne et absout par impuissance et défaut de pouvoir ; le Sage : Ta sagesse exigeant de pardonner à qui réalise les causes du pardon. {Allah dit} exposant l'état de Ses serviteurs au Jour de la résurrection, le gagnant, le perdant, le malheureux, l'heureux : {"ceci est un jour où le vrai profitera aux véridiques"} : les véridiques : ceux dont œuvres, dits et intentions se tiennent au droit chemin et à la guidée droite : au Jour de la résurrection ils trouvent le fruit de cette véracité, Allah les établissant en un siège de vérité auprès du Roi tout-puissant : {à eux des jardins sous lesquels coulent les rivières, y demeurant à jamais, Allah agrée d'eux et ils agréent de Lui : cela est l'immense triomphe} — les menteurs, le contraire : ils trouveront le dommage de leur mensonge, forfait et fruit de leurs œuvres corrompues. {À Allah la royauté des cieux et la terre} : leur Créateur et Dispositateur, du jugement décrétal, légal et rétributif : {Il est puissant sur toute chose} : rien ne Le rend impuissant, toutes choses dociles à Sa volonté et assujetties à Son ordre. Fin du commentaire de la sourate al-Mā'ida, par la faveur et bienfaisance d'Allah. Louange à Allah, Seigneur des mondes. * * *

Verset 118

Rappelle Ma faveur sur toi : Je t'ai rendu aisés suivants et auxiliaires : Je révélai aux apôtres (ḥawāriyyūn) [compagnons dévoués de Jésus] — J'inspirai leurs cœurs de croire en Moi et Mon messager, ou Je leur révélai sur ta langue : Je les commandai de la révélation venue de Moi — ils répondirent et se soumirent : {"nous croyons : atteste que nous sommes soumis"} : alliant la soumission extérieure avec les œuvres pies et la foi intérieure sortant son détenteur de l'hypocrisie et de la foi faible. Les apôtres sont les auxiliaires : {"qui sont mes auxiliaires vers Allah ? Les apôtres dirent : nous sommes les auxiliaires d'Allah."} {Quand les apôtres dirent : ô Jésus fils de Marie, ton Seigneur peut-Il faire descendre sur nous une table du ciel ?} : une table avec nourriture — non doute de la puissance d'Allah et de Sa capacité, mais offre et courtoisie d'eux ; la demande des signes d'exigence contredisant la soumission au vrai, et ce dire des apôtres pouvant le suggérer, Jésus — sur lui la paix — les exhorta : {"craignez Allah, si vous êtes croyants"} : la foi portant le croyant à la piété constante, à se soumettre à l'ordre d'Allah, sans demander les signes d'exigence dont on ignore la suite. Les apôtres informèrent que ce n'était point leur visée : leur but était droit et le besoin pressait : {"nous voulons en manger"} : preuve du besoin, {et que nos cœurs s'apaisent} : dans la foi à la vue des signes oculaires, la foi devenant certitude du regard — [comme elle était certitude du savoir] : comme l'Ami — sur lui la prière et la paix — demanda à son Seigneur de lui montrer comment Il ressuscite les morts : {"dit-il : ne crois-tu pas ? — si, mais pour que s'apaise mon cœur"} : le serviteur a besoin de croître en savoir, certitude et foi en tout temps — {"et savoir que Tu nous as dit vrai"} : connaître la véracité de ce que tu as apporté, {"et en être témoins"} : profit à qui après nous, t'en témoignant : la preuve se dresse, le surcroît d'argument s'obtient. Jésus — sur lui la prière et la paix — entendant et connaissant leur but, exauça : {"ô Allah, notre Seigneur, fais descendre sur nous du ciel une table : fête pour notre premier et notre dernier, et signe de Toi"} : le temps de sa descente une fête et saison commémorant cet immense signe : conservé et non oublié au fil des temps et années — comme Allah fit des fêtes des musulmans et leurs rites un rappel de Ses signes, un avertissement des sunna des envoyés, de leurs voies droites et de Sa faveur et bienfaisance — {"et attribue-nous : Tu es le meilleur des pourvoyeurs"} : fais-la notre attribution. Jésus demanda sa descente et les deux intérêts : la religion — signe durable — et le monde — attribution. {Allah dit : Je la fais descendre sur vous ; quiconque d'entre vous mécroit après, Je le châtie d'un châtiment dont Je châtie personne des mondes} : ayant vu le signe éclatant et mécru par obstination et injustice : châtiment douloureux et punition sévère mérités. Sache : Allah promit de la faire descendre et les mena s'ils mécroient — sans dire qu'Il la fit descendre : Il se peut qu'Il ne l'ait point faite descendre, eux ne l'ayant point voulue — à preuve qu'elle n'est pas mentionnée dans l'Évangile en mains des chrétiens, n'y existant pas ; il se peut qu'elle descendît comme Allah le promit, Lui ne manquant pas à Sa promesse — son absence des Évangiles en leurs mains relevant de la part du rappel qu'ils oublièrent, ou n'ayant point été dans l'Évangile, transmise héréditairement des prédécesseurs, Allah s'en suffisant — à preuve : {"et en être témoins"}. Allah sait mieux la réalité. {Et quand Allah dit : ô Jésus fils de Marie, est-ce toi qui dis aux gens : prenez-moi et ma mère pour deux dieux en dehors d'Allah ?} : reproche aux chrétiens disant Allah un troisième de trois : Allah dira ce dire à Jésus, il s'en déclarera quitte : {"gloire à Toi"} de ce dire laid et de ce qui ne Te sied pas — {"il ne m'appartient pas de dire ce en quoi je n'ai point droit"} : il ne me convient ni ne me sied de dire ce qui n'est ni de mes descriptions ni de mes droits : nulle créature — anges rapprochés, prophètes envoyés ni autres — n'a droit ni titre au rang de divinité : tous esclaves administrés, créatures assujetties, pauvres et impuissants. {"Si je l'avais dit, Tu le saurais" : Tu sais ce qui est en moi, et je ne sais pas ce qui est en Toi} : Toi le mieux savant de ce qui émana de moi, Toi le grand connaisseur des invisibles — perfection de la courtoisie du Messie — sur lui la prière et la paix — envers son Seigneur : il ne dit pas « je n'ai rien dit », il informa par une parole niant de soi tout dire contredisant son noble rang, cela étant des impossibles, déclara son Seigneur transcendant de la transcendance parfaite et rendit la science au Connaisseur de l'invisible et du visible. Puis il explicita ce qu'il commanda aux enfants d'Israël : {"je ne leur dis que ce que Tu m'as commandé : adorez Allah, mon Seigneur et le vôtre"} : serviteur suivant Ton ordre, non hardi à Ta grandeur — commandant uniquement d'adorer Allah seul et de Lui rendre la religion sincère, ce qui inclut l'interdit de me prendre moi et ma mère pour deux dieux en dehors d'Allah, et l'exposé que je suis serviteur possédé : comme Il est votre Seigneur, Il est le mien — {"et je fus sur eux témoin tant que je fus parmi eux"} : témoignant de qui tint cet ordre et de qui ne le tint pas — {"puis quand Tu m'as reçu, Toi Tu fus l'Observateur sur eux"} : l'attentif à leurs secrets et consciences, {"Toi de toute chose témoin"} : science, ouïe et vue : Ta science embrassant le su, Ton ouïe l'ouï, Ta vue le vu : Toi qui rétribues Tes serviteurs de ce que Tu sais d'eux, bien et mal — {"si Tu les châties, ce sont Tes esclaves"} : Toi plus miséricordieux envers eux qu'eux-mêmes et mieux savant de leurs états : n'étant esclaves rebelles, Tu ne les châtierais pas — {"et si Tu leur pardonnes, c'est Toi le Puissant le Sage"} : Ton pardon procédant de la plénitude de puissance et de capacité, non de qui pardonne et absout par impuissance et défaut de pouvoir ; le Sage : Ta sagesse exigeant de pardonner à qui réalise les causes du pardon. {Allah dit} exposant l'état de Ses serviteurs au Jour de la résurrection, le gagnant, le perdant, le malheureux, l'heureux : {"ceci est un jour où le vrai profitera aux véridiques"} : les véridiques : ceux dont œuvres, dits et intentions se tiennent au droit chemin et à la guidée droite : au Jour de la résurrection ils trouvent le fruit de cette véracité, Allah les établissant en un siège de vérité auprès du Roi tout-puissant : {à eux des jardins sous lesquels coulent les rivières, y demeurant à jamais, Allah agrée d'eux et ils agréent de Lui : cela est l'immense triomphe} — les menteurs, le contraire : ils trouveront le dommage de leur mensonge, forfait et fruit de leurs œuvres corrompues. {À Allah la royauté des cieux et la terre} : leur Créateur et Dispositateur, du jugement décrétal, légal et rétributif : {Il est puissant sur toute chose} : rien ne Le rend impuissant, toutes choses dociles à Sa volonté et assujetties à Son ordre. Fin du commentaire de la sourate al-Mā'ida, par la faveur et bienfaisance d'Allah. Louange à Allah, Seigneur des mondes. * * *

Verset 119

Rappelle Ma faveur sur toi : Je t'ai rendu aisés suivants et auxiliaires : Je révélai aux apôtres (ḥawāriyyūn) [compagnons dévoués de Jésus] — J'inspirai leurs cœurs de croire en Moi et Mon messager, ou Je leur révélai sur ta langue : Je les commandai de la révélation venue de Moi — ils répondirent et se soumirent : {"nous croyons : atteste que nous sommes soumis"} : alliant la soumission extérieure avec les œuvres pies et la foi intérieure sortant son détenteur de l'hypocrisie et de la foi faible. Les apôtres sont les auxiliaires : {"qui sont mes auxiliaires vers Allah ? Les apôtres dirent : nous sommes les auxiliaires d'Allah."} {Quand les apôtres dirent : ô Jésus fils de Marie, ton Seigneur peut-Il faire descendre sur nous une table du ciel ?} : une table avec nourriture — non doute de la puissance d'Allah et de Sa capacité, mais offre et courtoisie d'eux ; la demande des signes d'exigence contredisant la soumission au vrai, et ce dire des apôtres pouvant le suggérer, Jésus — sur lui la paix — les exhorta : {"craignez Allah, si vous êtes croyants"} : la foi portant le croyant à la piété constante, à se soumettre à l'ordre d'Allah, sans demander les signes d'exigence dont on ignore la suite. Les apôtres informèrent que ce n'était point leur visée : leur but était droit et le besoin pressait : {"nous voulons en manger"} : preuve du besoin, {et que nos cœurs s'apaisent} : dans la foi à la vue des signes oculaires, la foi devenant certitude du regard — [comme elle était certitude du savoir] : comme l'Ami — sur lui la prière et la paix — demanda à son Seigneur de lui montrer comment Il ressuscite les morts : {"dit-il : ne crois-tu pas ? — si, mais pour que s'apaise mon cœur"} : le serviteur a besoin de croître en savoir, certitude et foi en tout temps — {"et savoir que Tu nous as dit vrai"} : connaître la véracité de ce que tu as apporté, {"et en être témoins"} : profit à qui après nous, t'en témoignant : la preuve se dresse, le surcroît d'argument s'obtient. Jésus — sur lui la prière et la paix — entendant et connaissant leur but, exauça : {"ô Allah, notre Seigneur, fais descendre sur nous du ciel une table : fête pour notre premier et notre dernier, et signe de Toi"} : le temps de sa descente une fête et saison commémorant cet immense signe : conservé et non oublié au fil des temps et années — comme Allah fit des fêtes des musulmans et leurs rites un rappel de Ses signes, un avertissement des sunna des envoyés, de leurs voies droites et de Sa faveur et bienfaisance — {"et attribue-nous : Tu es le meilleur des pourvoyeurs"} : fais-la notre attribution. Jésus demanda sa descente et les deux intérêts : la religion — signe durable — et le monde — attribution. {Allah dit : Je la fais descendre sur vous ; quiconque d'entre vous mécroit après, Je le châtie d'un châtiment dont Je châtie personne des mondes} : ayant vu le signe éclatant et mécru par obstination et injustice : châtiment douloureux et punition sévère mérités. Sache : Allah promit de la faire descendre et les mena s'ils mécroient — sans dire qu'Il la fit descendre : Il se peut qu'Il ne l'ait point faite descendre, eux ne l'ayant point voulue — à preuve qu'elle n'est pas mentionnée dans l'Évangile en mains des chrétiens, n'y existant pas ; il se peut qu'elle descendît comme Allah le promit, Lui ne manquant pas à Sa promesse — son absence des Évangiles en leurs mains relevant de la part du rappel qu'ils oublièrent, ou n'ayant point été dans l'Évangile, transmise héréditairement des prédécesseurs, Allah s'en suffisant — à preuve : {"et en être témoins"}. Allah sait mieux la réalité. {Et quand Allah dit : ô Jésus fils de Marie, est-ce toi qui dis aux gens : prenez-moi et ma mère pour deux dieux en dehors d'Allah ?} : reproche aux chrétiens disant Allah un troisième de trois : Allah dira ce dire à Jésus, il s'en déclarera quitte : {"gloire à Toi"} de ce dire laid et de ce qui ne Te sied pas — {"il ne m'appartient pas de dire ce en quoi je n'ai point droit"} : il ne me convient ni ne me sied de dire ce qui n'est ni de mes descriptions ni de mes droits : nulle créature — anges rapprochés, prophètes envoyés ni autres — n'a droit ni titre au rang de divinité : tous esclaves administrés, créatures assujetties, pauvres et impuissants. {"Si je l'avais dit, Tu le saurais" : Tu sais ce qui est en moi, et je ne sais pas ce qui est en Toi} : Toi le mieux savant de ce qui émana de moi, Toi le grand connaisseur des invisibles — perfection de la courtoisie du Messie — sur lui la prière et la paix — envers son Seigneur : il ne dit pas « je n'ai rien dit », il informa par une parole niant de soi tout dire contredisant son noble rang, cela étant des impossibles, déclara son Seigneur transcendant de la transcendance parfaite et rendit la science au Connaisseur de l'invisible et du visible. Puis il explicita ce qu'il commanda aux enfants d'Israël : {"je ne leur dis que ce que Tu m'as commandé : adorez Allah, mon Seigneur et le vôtre"} : serviteur suivant Ton ordre, non hardi à Ta grandeur — commandant uniquement d'adorer Allah seul et de Lui rendre la religion sincère, ce qui inclut l'interdit de me prendre moi et ma mère pour deux dieux en dehors d'Allah, et l'exposé que je suis serviteur possédé : comme Il est votre Seigneur, Il est le mien — {"et je fus sur eux témoin tant que je fus parmi eux"} : témoignant de qui tint cet ordre et de qui ne le tint pas — {"puis quand Tu m'as reçu, Toi Tu fus l'Observateur sur eux"} : l'attentif à leurs secrets et consciences, {"Toi de toute chose témoin"} : science, ouïe et vue : Ta science embrassant le su, Ton ouïe l'ouï, Ta vue le vu : Toi qui rétribues Tes serviteurs de ce que Tu sais d'eux, bien et mal — {"si Tu les châties, ce sont Tes esclaves"} : Toi plus miséricordieux envers eux qu'eux-mêmes et mieux savant de leurs états : n'étant esclaves rebelles, Tu ne les châtierais pas — {"et si Tu leur pardonnes, c'est Toi le Puissant le Sage"} : Ton pardon procédant de la plénitude de puissance et de capacité, non de qui pardonne et absout par impuissance et défaut de pouvoir ; le Sage : Ta sagesse exigeant de pardonner à qui réalise les causes du pardon. {Allah dit} exposant l'état de Ses serviteurs au Jour de la résurrection, le gagnant, le perdant, le malheureux, l'heureux : {"ceci est un jour où le vrai profitera aux véridiques"} : les véridiques : ceux dont œuvres, dits et intentions se tiennent au droit chemin et à la guidée droite : au Jour de la résurrection ils trouvent le fruit de cette véracité, Allah les établissant en un siège de vérité auprès du Roi tout-puissant : {à eux des jardins sous lesquels coulent les rivières, y demeurant à jamais, Allah agrée d'eux et ils agréent de Lui : cela est l'immense triomphe} — les menteurs, le contraire : ils trouveront le dommage de leur mensonge, forfait et fruit de leurs œuvres corrompues. {À Allah la royauté des cieux et la terre} : leur Créateur et Dispositateur, du jugement décrétal, légal et rétributif : {Il est puissant sur toute chose} : rien ne Le rend impuissant, toutes choses dociles à Sa volonté et assujetties à Son ordre. Fin du commentaire de la sourate al-Mā'ida, par la faveur et bienfaisance d'Allah. Louange à Allah, Seigneur des mondes. * * *

Verset 120

Rappelle Ma faveur sur toi : Je t'ai rendu aisés suivants et auxiliaires : Je révélai aux apôtres (ḥawāriyyūn) [compagnons dévoués de Jésus] — J'inspirai leurs cœurs de croire en Moi et Mon messager, ou Je leur révélai sur ta langue : Je les commandai de la révélation venue de Moi — ils répondirent et se soumirent : {"nous croyons : atteste que nous sommes soumis"} : alliant la soumission extérieure avec les œuvres pies et la foi intérieure sortant son détenteur de l'hypocrisie et de la foi faible. Les apôtres sont les auxiliaires : {"qui sont mes auxiliaires vers Allah ? Les apôtres dirent : nous sommes les auxiliaires d'Allah."} {Quand les apôtres dirent : ô Jésus fils de Marie, ton Seigneur peut-Il faire descendre sur nous une table du ciel ?} : une table avec nourriture — non doute de la puissance d'Allah et de Sa capacité, mais offre et courtoisie d'eux ; la demande des signes d'exigence contredisant la soumission au vrai, et ce dire des apôtres pouvant le suggérer, Jésus — sur lui la paix — les exhorta : {"craignez Allah, si vous êtes croyants"} : la foi portant le croyant à la piété constante, à se soumettre à l'ordre d'Allah, sans demander les signes d'exigence dont on ignore la suite. Les apôtres informèrent que ce n'était point leur visée : leur but était droit et le besoin pressait : {"nous voulons en manger"} : preuve du besoin, {et que nos cœurs s'apaisent} : dans la foi à la vue des signes oculaires, la foi devenant certitude du regard — [comme elle était certitude du savoir] : comme l'Ami — sur lui la prière et la paix — demanda à son Seigneur de lui montrer comment Il ressuscite les morts : {"dit-il : ne crois-tu pas ? — si, mais pour que s'apaise mon cœur"} : le serviteur a besoin de croître en savoir, certitude et foi en tout temps — {"et savoir que Tu nous as dit vrai"} : connaître la véracité de ce que tu as apporté, {"et en être témoins"} : profit à qui après nous, t'en témoignant : la preuve se dresse, le surcroît d'argument s'obtient. Jésus — sur lui la prière et la paix — entendant et connaissant leur but, exauça : {"ô Allah, notre Seigneur, fais descendre sur nous du ciel une table : fête pour notre premier et notre dernier, et signe de Toi"} : le temps de sa descente une fête et saison commémorant cet immense signe : conservé et non oublié au fil des temps et années — comme Allah fit des fêtes des musulmans et leurs rites un rappel de Ses signes, un avertissement des sunna des envoyés, de leurs voies droites et de Sa faveur et bienfaisance — {"et attribue-nous : Tu es le meilleur des pourvoyeurs"} : fais-la notre attribution. Jésus demanda sa descente et les deux intérêts : la religion — signe durable — et le monde — attribution. {Allah dit : Je la fais descendre sur vous ; quiconque d'entre vous mécroit après, Je le châtie d'un châtiment dont Je châtie personne des mondes} : ayant vu le signe éclatant et mécru par obstination et injustice : châtiment douloureux et punition sévère mérités. Sache : Allah promit de la faire descendre et les mena s'ils mécroient — sans dire qu'Il la fit descendre : Il se peut qu'Il ne l'ait point faite descendre, eux ne l'ayant point voulue — à preuve qu'elle n'est pas mentionnée dans l'Évangile en mains des chrétiens, n'y existant pas ; il se peut qu'elle descendît comme Allah le promit, Lui ne manquant pas à Sa promesse — son absence des Évangiles en leurs mains relevant de la part du rappel qu'ils oublièrent, ou n'ayant point été dans l'Évangile, transmise héréditairement des prédécesseurs, Allah s'en suffisant — à preuve : {"et en être témoins"}. Allah sait mieux la réalité. {Et quand Allah dit : ô Jésus fils de Marie, est-ce toi qui dis aux gens : prenez-moi et ma mère pour deux dieux en dehors d'Allah ?} : reproche aux chrétiens disant Allah un troisième de trois : Allah dira ce dire à Jésus, il s'en déclarera quitte : {"gloire à Toi"} de ce dire laid et de ce qui ne Te sied pas — {"il ne m'appartient pas de dire ce en quoi je n'ai point droit"} : il ne me convient ni ne me sied de dire ce qui n'est ni de mes descriptions ni de mes droits : nulle créature — anges rapprochés, prophètes envoyés ni autres — n'a droit ni titre au rang de divinité : tous esclaves administrés, créatures assujetties, pauvres et impuissants. {"Si je l'avais dit, Tu le saurais" : Tu sais ce qui est en moi, et je ne sais pas ce qui est en Toi} : Toi le mieux savant de ce qui émana de moi, Toi le grand connaisseur des invisibles — perfection de la courtoisie du Messie — sur lui la prière et la paix — envers son Seigneur : il ne dit pas « je n'ai rien dit », il informa par une parole niant de soi tout dire contredisant son noble rang, cela étant des impossibles, déclara son Seigneur transcendant de la transcendance parfaite et rendit la science au Connaisseur de l'invisible et du visible. Puis il explicita ce qu'il commanda aux enfants d'Israël : {"je ne leur dis que ce que Tu m'as commandé : adorez Allah, mon Seigneur et le vôtre"} : serviteur suivant Ton ordre, non hardi à Ta grandeur — commandant uniquement d'adorer Allah seul et de Lui rendre la religion sincère, ce qui inclut l'interdit de me prendre moi et ma mère pour deux dieux en dehors d'Allah, et l'exposé que je suis serviteur possédé : comme Il est votre Seigneur, Il est le mien — {"et je fus sur eux témoin tant que je fus parmi eux"} : témoignant de qui tint cet ordre et de qui ne le tint pas — {"puis quand Tu m'as reçu, Toi Tu fus l'Observateur sur eux"} : l'attentif à leurs secrets et consciences, {"Toi de toute chose témoin"} : science, ouïe et vue : Ta science embrassant le su, Ton ouïe l'ouï, Ta vue le vu : Toi qui rétribues Tes serviteurs de ce que Tu sais d'eux, bien et mal — {"si Tu les châties, ce sont Tes esclaves"} : Toi plus miséricordieux envers eux qu'eux-mêmes et mieux savant de leurs états : n'étant esclaves rebelles, Tu ne les châtierais pas — {"et si Tu leur pardonnes, c'est Toi le Puissant le Sage"} : Ton pardon procédant de la plénitude de puissance et de capacité, non de qui pardonne et absout par impuissance et défaut de pouvoir ; le Sage : Ta sagesse exigeant de pardonner à qui réalise les causes du pardon. {Allah dit} exposant l'état de Ses serviteurs au Jour de la résurrection, le gagnant, le perdant, le malheureux, l'heureux : {"ceci est un jour où le vrai profitera aux véridiques"} : les véridiques : ceux dont œuvres, dits et intentions se tiennent au droit chemin et à la guidée droite : au Jour de la résurrection ils trouvent le fruit de cette véracité, Allah les établissant en un siège de vérité auprès du Roi tout-puissant : {à eux des jardins sous lesquels coulent les rivières, y demeurant à jamais, Allah agrée d'eux et ils agréent de Lui : cela est l'immense triomphe} — les menteurs, le contraire : ils trouveront le dommage de leur mensonge, forfait et fruit de leurs œuvres corrompues. {À Allah la royauté des cieux et la terre} : leur Créateur et Dispositateur, du jugement décrétal, légal et rétributif : {Il est puissant sur toute chose} : rien ne Le rend impuissant, toutes choses dociles à Sa volonté et assujetties à Son ordre. Fin du commentaire de la sourate al-Mā'ida, par la faveur et bienfaisance d'Allah. Louange à Allah, Seigneur des mondes. * * *