Hamidullah (rév. CRF 2000)Allah a bien entendu la parole de celle qui discutait avec toi à propos de son époux et se plaignait à Allah. Et Allah entendait votre conversation, car Allah est Audient et Clairvoyant.
Rashid MaachAllah a bien entendu les propos de celle qui discutait avec toi au sujet de son époux, se plaignant à Allah de son comportement[1]. Allah, qui entend tout et voit tout, entendait parfaitement votre conversation.
Cause de révélation — Asbāb al-Nuzūl
Asbāb al-Nuzūl trad. IA non relue
Abū al-Ḥasan ʿAlī al-Wāḥidī (m. 468 H/1075)
Abū Saʿd Muḥammad ibn ʿAbd al-Raḥmān al-Ghāzī nous a informés : Abū ʿAmr Muḥammad ibn Aḥmad al-Ḥīrī nous a informés ; Aḥmad ibn ʿAlī ibn al-Muthannā nous a informés ; Abū Bakr ibn Abī Shayba nous a rapporté ; Muḥammad ibn Abī ʿUbayda nous a rapporté : mon père nous a rapporté, d'après al-Aʿmash, d'après Tamīm ibn Salama, d'après ʿUrwa, qui dit : ʿĀʾisha dit : Béni soit Celui dont l'ouïe embrasse toute chose ! Moi, j'entendais la parole de Khawla bint Thaʿlaba alors qu'une partie m'en échappait, tandis qu'elle se plaignait de son époux auprès de l'Envoyé d'Allāh ﷺ et disait : « Ô Envoyé d'Allāh ! Il a usé ma jeunesse, j'ai creusé mon ventre pour lui [en enfantant], et voici que, mon âge ayant grandi et ma descendance étant tarie, il a prononcé sur moi le ẓihār [répudiation pré-islamique déclarant : tu es pour moi comme le dos de ma mère]. Ô Allāh, c'est à Toi que je me plains ! » Elle dit : Elle ne cessa pas [d'attendre] jusqu'à ce que Jibrīl — sur lui la paix — descendît avec ces versets : « Allāh a bien entendu la parole de celle qui discutait avec toi au sujet de son époux et se plaignait à Allāh. »
Al-Ḥākim Abū ʿAbd Allāh l'a rapporté dans son Ṣaḥīḥ, d'après Abū Muḥammad al-Muzanī, d'après Muṭayr, d'après Abū Kurayb, d'après Muḥammad ibn Abī ʿUbayda.
Abū Bakr ibn al-Ḥārith nous a informés : Abū al-Shaykh al-Ḥāfiẓ al-Iṣfahānī nous a informés ; ʿAbdān ibn Aḥmad nous a rapporté ; Aḥmad ibn Muḥammad ibn Yaḥyā ibn Saʿīd nous a rapporté ; Yaḥyā ibn ʿĪsā al-Ramlī nous a rapporté ; al-Aʿmash nous a rapporté, d'après Tamīm ibn Salama, d'après ʿUrwa, d'après ʿĀʾisha, qui dit : Louange à Allāh, Celui dont l'ouïe s'étend à toutes les voix ! La femme qui discutait [al-Mujādila] vint parler à l'Envoyé d'Allāh ﷺ alors que je me trouvais dans un coin de la maison, sans savoir ce qu'elle disait, et Allāh le Très-Haut fit descendre : « Allāh a bien entendu la parole de celle qui discutait avec toi au sujet de son époux. »
Markaz at-Tafsīr (Centre d'études coraniques) — traduction officielle
Ô Messager, Allah a bien entendu les paroles de la femme, Khawlah bint Tha’labah, quand elle discutait avec toi au sujet de son époux `Aws ibn aş-Şâmit qui prononça contre elle la formule du ẓihâr et se plaignait par la même occasion à Allah de ce que lui avait fait subir son époux. Allah entendait votre discussion et rien ne Lui en a échappé. Il entend le mieux les paroles de Ses serviteurs et voit le mieux leurs agissements, au point que rien de ce qu’ils disent ou font ne Lui est inconnu.
al-Muyassar — Le Commentaire facilité trad. IA non relue
Groupe de savants — Complex du Roi Fahd, Médine
Nom de la sourate
• Elle fut nommée « Al-Mujādala » car elle s'ouvre sur le récit de la femme qui vint disputer auprès de notre prophète Muhammad ﷺ au sujet du ẓihār [prononcé par son mari à son encontre].
Des buts de la sourate
• L'exposé du jugement de l'islam annulant le ẓihār et de son expiation, et le fait qu'il fait partie des jugements par lesquels Allah a fait triompher Sa religion et confondu les gens de l'époque antéislamique.
• La mention d'un ensemble d'égarements des hypocrites : leurs confidences sous les yeux des croyants, leur salut au Prophète ﷺ différent de celui par lequel Allah l'a salué, leur alliance avec les juifs, leurs serments de mensonge ; l'interdiction faite aux croyants des mœurs des hypocrites, l'enseignement de l'étiquette de l'assemblée et de la bienséance dans l'entretien secret avec le Prophète ﷺ.
• L'exposé de la réalité de l'amour et de la haine en Allah, qui est le lien le plus solide de la foi, son accomplissement par l'inimitié envers les ennemis d'Allah, et le fait que c'est la caractéristique de ceux dont Allah a affermi la foi dans les cœurs et qu'Il a soutenus de Son secours : ce sont eux les bienheureux.
[Commentaire]
Allah a entendu la parole de Khawla bint Thaʿlaba, qui discutait avec toi au sujet de son mari Aws ibn Ṣāmit et de ce qu'il avait proféré à son encontre : le ẓihār, en lui disant : « Tu m'es interdite comme le do… lire le passage entier →
النص العربي — texte arabe original
تسمية السورة
• سميت المجادِلة؛ لافتتاحها بذكر قصة المرأة التي جادلت نبينا محمدًا ﷺ في شأن مظاهرة زوجها لها.
من مقاصد السورة
• بيان حكم الإسلام في إبطال الظهار وكفارته، وأنه من الأحكام التي ردَّها الله، وكَبَتَ أهل الجاهلية فيها.
• ذكر جملةٍ من ضلالات المنافقين؛ كتناجيهم بمرأى المؤمنين، وتحيَّتُهم للنبي ﷺ بغير ما حيّاه الله به، وموالاتهم اليهود، وحلفهم على الكذب، ونهيُ المؤمنين عن أخلاق المنافقين، وتعليمهم أدبَ المجلس، والأدبَ في مناجاة النبي ﷺ.
• بيان حقيقة الحب والبغض في الله، الذي هو أوثق عُرى الإيمان، واكتمالِه بمعاداة أعداء الله، وأنَّه صفة مَن ثبَّت الله الإيمانَ في قلوبهم وأيَّدَهم بتأييده، وأنهم هم المفلحون.
[التفسير]
قد سمع الله قول خولةَ بنتِ ثعلبة التي تراجعك في شأن زوجها أوس بن الصامت، وفيما صدر عنه في حقها من الظِّهار، وهو قوله لها: «أنت عليَّ كظهر أمي»، أي: في حرمة النكاح، وهي تتضرع إلى الله تعالى؛ لتفريج كربتها، والله يسمع تخاطبكما ومراجعتكما. إن الله سميع لكل قول، بصير بكل شيء، لا تخفى عليه خافية.
al-Saʿdī — Taysīr al-Karīm al-Raḥmān trad. IA non relue
ʿAbd al-Raḥmān al-Saʿdī (m. 1376 H/1956)
Elle est médinoise [révélée après l'Hégire].
Ces nobles versets descendirent au sujet d'un homme des Ansār [Auxiliaires] dont la femme se plaignit à Allah et porta cause au messager d'Allah — paix et bénédiction sur lui — : il s'était interdit elle [la déclara interdite à lui-même, formule de ẓihār] après la longue vie commune et les enfants, et c'était un homme âgé. Elle exposa son état et le sien à Allah et à Son messager — paix et bénédiction sur lui —, et le réitéra, y revint et revint. Allah, exalté soit-Il, dit : {Allah a bien entendu la parole de celle qui discutait avec toi au sujet de son époux et se plaignait à Allah. Allah entend votre conversation} ; c'est-à-dire : votre dialogue entre vous deux. {Allah est audient} : de toutes les voix, en tous temps, en la variété des besoins ; {clairvoyant} : Il voit ramper la fourmi noire sur le rocher dur, dans la nuit ténébreuse.
C'est l'annonce de la perfection de Son ouïe et de Sa vue, et de leur embrassement des choses infimes et majestueuses — et, par là, l'indication qu'Allah [exalté] dissipera sa plainte et éloignera son épreuve. C'est pourquoi Il mentionna son cas et celui de toute autre semblable en général :
النص العربي — texte arabe original
وهي مدنية
◆ V.1 نزلت هذه الآيات الكريماتُ في رجل من الأنصار اشتكتْه زوجته إلى الله وجادلته إلى رسول الله - صلى الله عليه وسلم - لمَّا حرَّمها على نفسه بعد الصُّحبة الطويلة والأولاد، وكان هو رجلاً شيخاً كبيراً، فشكتْ حالَها وحالَه إلى الله وإلى رسول الله - صلى الله عليه وسلم -، وكرَّرت ذلك، وأبدتْ فيه وأعادتْ، فقال تعالى:{قد سَمِعَ الله قولَ التي تجادِلُك في زوجها وتَشۡتَكي إلى الله واللهُ يسمعُ تحاوُرَكما}؛ أي: تخاطُبَكما فيما بينكما. {إنَّ الله سميعٌ}: لجميع الأصوات في جميع الأوقات على تفنُّن الحاجات. {بصيرٌ}: يبصر دبيبَ النملة السوداء، على الصَّخرة الصمَّاء، في الليلة الظلماء.
وهذا إخبارٌ عن كمال سمعه وبصره، وإحاطتهما بالأمور الدَّقيقة والجليلة، وفي ضمن ذلك الإشارة بأنَّ الله [تعالى] سيزيلُ شكواها ويرفع بلواها، ولهذا ذكر حكمها وحكمَ غيرها على وجه العموم، فقال:
◆ V.2 {الذين يظاهِرونَ منكم من نسائِهِم ما هنَّ أمَّهاتِهم إن أمَّهاتُهم إلاَّ اللاَّئي وَلَدۡنَهم}: المظاهرة من الزوجة أن يقولَ الرجل لزوجته: أنت عليَّ كظهرِ أمِّي، أو غيرها من محارمه، أو أنت عليَّ حرامٌ. وكان المعتاد عندَهم في هذا اللفظ الظهر، ولهذا سماه الله ظِهاراً، فقال:{الذين يظاهِرون منكم من نسائِهِم ما هنَّ أمَّهاتِهم}؛ أي: كيف يتكلَّمون بهذا الكلام الذي يعلمون أنَّه لا حقيقة له، فيشبهون أزواجهم بأمَّهاتِهم اللاَّتي ولدنهم؟! ولهذا عظَّم الله أمره وقبَّحه، فقال:{وإنَّهم لَيقولونَ منكراً من القول وزوراً}؛ أي: قولاً شنيعاً وكذباً ، {وإنَّ الله لَعَفُوٌّ غفورٌ}: عمَّن صَدَرَ منه بعضُ المخالفات فتداركَها بالتَّوْبَةِ النَّصوح.
◆ V.3 {والذين يظاهِرونَ من نسائِهِم ثم يعودونَ لِما قالوا}: اختلف العلماء في معنى العَوْد، فقيل معناه العزمُ على جماع مَنْ ظاهر منها، وأنَّه بمجرَّد عزمِهِ؛ تجب عليه الكفَّارة المذكورة، ويدلُّ على هذا أنَّ الله تعالى ذَكَرَ في الكفَّارة أنَّها تكون قبل المسيس، وذلك إنَّما يكون بمجرَّد العزم، وقيل: معناه حقيقةُ الوطءِ، ويدلُّ على ذلك أنَّ الله قال:{ثم يعودونَ لِما قالوا}، والذي قالوا إنَّما هو الوطءُ، وعلى كلٍّ من القولين؛ فإذا وُجِدَ العَوْدُ؛ صار كفارةُ هذا التحريم {تحرير رقبةٍ}: مؤمنةٍ؛ كما قُيِّدَتْ في آية القتل ؛ ذكرٍ أو أنثى؛ بشرط أن تكون سالمةً من العيوب الضارَّة بالعمل {من قبل أن يَتَماسَّا}؛ أي: يلزم الزوج أن يترك وطء زوجته التي ظاهر منها حتى يكفِّرَ برقبة. {ذلكم}: الحكم الذي ذكرناه لكم {توعظونَ به}؛ أي: يبيِّن لكم حكمه مع الترهيب المقرون به؛ لأن معنى الوعظ ذكر الحكم مع الترغيب والترهيب فالذي يريد أن يظاهر؛ إذا ذَكَرَ أنَّ عليه عتقَ رقبةٍ؛ كفَّ نفسه عنه. {واللهُ بما تعملونَ خبيرٌ}: فيجازي كلَّ عامل بعمله.
◆ V.4 {فمن لم يجِدۡ}: رقبةً يُعْتِقُها؛ بأن لم يجِدْها أو لم يجِدْ ثَمَنَها، {فـ} عليه {صيامُ شهرين متتابعين من قبل أن يَتَماسَّا فمَن لمۡ يَسۡتَطِعۡ}: الصيام، {فإطعامُ ستينَ مسكيناً}: إمَّا أنْ يطعِمَهم من قوت بلده ما يكفيهم؛ كما هو قول كثيرٍ من المفسِّرين، وإمَّا أنْ يطعِمَ كلَّ مسكين مُدَّ بُرٍّ أو نصفَ صاع من غيره مما يُجْزِي في الفطرة؛ كما هو قول طائفة أخرى. {ذلك}: الحكم الذي بيَّنَّاه لكم ووضَّحناه، {لتؤمِنوا بالله ورسولِهِ}: وذلك بالتزام هذا الحكم وغيره من الأحكام والعمل به؛ فإنَّ التزام أحكام الله والعمل بها من الإيمانِ، بل هي المقصودةُ، ويزداد بها الإيمانُ ويكمُلُ وينمو. {وتلك حدودُ اللهِ}: التي تمنع من الوقوع فيها، فيجب أن لا تُتَعَدَّى ولا يُقَصَّرَ عنها. {وللكافرين عذابٌ أليمٌ}.
وفي هذه الآيات عدَّة أحكام:
منها: لطفُ الله بعباده واعتناؤه بهم؛ حيث ذَكَرَ شكوى هذه المرأة المصابة، وأزالها، ورَفَعَ عنها البلوى، بل رفع البلوى بحكمِهِ العامِّ لكلِّ مَن ابتلي بمثل هذه القضيَّة.
ومنها: أن الظِّهار مختصٌّ بتحريم الزوجة؛ لأنَّ الله قال:{من نسائهم}؛ فلو حرم أمته؛ لم يكن ذلك ظهاراً، بل هو من جنس تحريم الطيبات كالطعام والشراب؛ تجب فيه كفارة اليمين فقط.
ومنها: أنّه لا يصحُّ الظِّهار من امرأة قبل أن يتزوَّجها؛ لأنَّها لا تدخل في نسائه وقت الظهار؛ كما لا يصح طلاقها؛ سواء نجز ذلك أو علقه.
ومنها: أن الظِّهار محرَّم؛ لأن الله سماه {منكراً من القولِ وزُوراً}.
ومنها: تنبيه الله على الحكم وحكمته؛ لأن الله قال:{ما هُنَّ أمَّهاتِهم}.
ومنها: أنَّه يُكره للرجل أن ينادي زوجته ويدعوها باسم محارمه؛ كقوله: يا أمي يا أختي ونحو ذلك؛ لأنَّ ذلك يشبه المحرَّم.
ومنها: أنَّ الكفَّارة إنَّما تجب بالعَوْدِ؛ لما قال المظاهِرُ على اختلاف القولين السابقين، لا بمجرَّد الظهار.
ومنها: أنَّه يجزئ في كفارة الرَّقبة الصغير والكبير والذَّكر والأنثى؛ لإطلاق الآية في ذلك.
ومنها: أنَّه يجب إخراجها إذا كانت عتقاً أو صياماً قبل المسيس؛ كما قيَّده الله؛ بخلاف كفَّارة الإطعام؛ فإنَّه يجوز المسيس والوطءُ في أثنائها.
ومنها: أنَّه لعلَّ الحكمة في وجوب الكفارة قبل المسيس أنَّ ذلك أدعى لإخراجها؛ فإنَّه إذا اشتاق إلى الجماع، وعلم أنَّه لا يمكَّن من ذلك إلاَّ بعد الكفارة؛ بادرَ بإخراجها.
ومنها: أنَّه لا بدَّ من إطعام ستين مسكيناً؛ فلو جمع طعام ستين مسكيناً، ودفعها لواحدٍ أو أكثر من ذلك دون الستين؛ لم يجزْ ذلك؛ لأنَّ الله قال:{فإطعامُ ستينَ مسكيناً}.
Tafsīr al-Qurʾān al-ʿAẓīm — Ibn Kathīr trad. humaine
trad. Harkat Abdou (traduction humaine) — exégèse complète de la sourate
Extrait du Tafsīr Ibn Kathīr (texte arabe). Sans jugement énoncé = Ibn Kathīr n'a pas gradé ce hadith — il n'est jamais présenté comme authentique sans grade.
✓ صحيح البخاريchaîne de transmission incluse
L'imam Ahmad dit : Abū Muʿāwiya nous a rapporté, d'après al-Aʿmash, d'après Tamīm ibn Salama, d'après ʿUrwa, d'après ʿĀʾisha, qui dit : Louange à Allah dont l'ouïe embrasse toutes les voix : la plaignante vint au Prophète ﷺ lui parler, et j'étais dans un coin de la maison sans entendre ce qu'elle disait, quand Allah, qu'Il soit exalté et glorifié, fit descendre : ﴾ Allah a bien entendu la parole de celle qui discutait avec toi au sujet de son époux ﴿, jusqu'à la fin du verset [[Musnad (6/46).]].