Hamidullah (rév. CRF 2000)Et ne mangez pas de ce sur quoi le nom d'Allah n'a pas été prononcé, car ce serait (assurément) une perversité. Les diables inspirent à leurs alliés de disputer avec vous. Si vous leur obéissez, vous deviendrez certes des associateurs.
Rashid MaachGardez-vous de manger des bêtes sur lesquelles le nom d’Allah n’a pas été prononcé, car vous commettriez une grave transgression. Les démons inspirent à leurs suppôts des arguments fallacieux qu’ils vous opposent[36]. Si vous les écoutez, vous tomberez certainement dans l’idolâtrie.
Tafsirs
Al-Mukhtaṣar fī at-Tafsīr trad. officielle
Markaz at-Tafsīr (Centre d'études coraniques) — traduction officielle
Ô musulmans, ne mangez pas de la chair des bêtes sur lesquelles le nom d’Allah n’a pas été mentionné au moment d’être sacrifiée, que le nom d’une autre divinité ait été mentionné ou non. En manger, c’est délaisser l’obéissance à Allah pour s’engager dans la voie de Sa désobéissance. Les démons insufflent certainement à leurs allié de vous embrouiller par des ambigüités afin de polémiquer avec vous sur la consommation de bêtes non immolées et si vous répondez favorablement à leurs ambigüités, ô musulmans, vous les égalerez dans leur polythéisme.
al-Muyassar — Le Commentaire facilité trad. IA non relue
Groupe de savants — Complex du Roi Fahd, Médine
Ne mangez pas —ô musulmans— de ce sur quoi le nom de Allah n'a pas été prononcé à l'immolation : charogne, bêtes immolées pour les idoles ou les djinns, etc. — en manger est une sortie de l'obéissance à Allah Très-Haut. Les Rebelles parmi les djinns inspirent à leurs alliés parmi les démons humains des objections sur l'interdiction de la charogne, leur ordonnant de dire aux musulmans, dans leur dispute : « En ne mangeant pas la charogne, vous ne mangez pas ce que Dieu a tué, alors que vous mangez de ce que vous immolez vous-mêmes ! » Si vous les obéissez —ô musulmans— en rendant la charogne licite, vous leur êtes égaux dans l'association.
النص العربي — texte arabe original
ولا تأكلوا -أيها المسلمون- من الذبائح التي لم يذكر اسم الله عليها عند الذبح، كالميتة وما ذبح للأوثان والجن، وغير ذلك، وإن الأكل من تلك الذبائح لَخروج عن طاعة الله تعالى. وإن مَرَدَة الجن لَيُلْقون إلى أوليائهم من شياطين الإنس بالشبهات حول تحريم أكل الميتة، فيأمرونهم أن يقولوا للمسلمين في جدالهم معهم: إنكم بعدم أكلكم الميتة لا تأكلون ما قتله الله، بينما تأكلون مما تذبحونه، وإن أطعتموهم -أيها المسلمون في تحليل الميتة- فأنتم وهم في الشرك سواء.
al-Saʿdī — Taysīr al-Karīm al-Raḥmān trad. IA non relue
ʿAbd al-Raḥmān al-Saʿdī (m. 1376 H/1956)
Entre sous cet interdit ce dont le nom d'un autre qu'Allah fut prononcé : l'abattu pour les idoles et dieux des associateurs — nommément interdit par le texte. Y entre l'omis du nom d'Allah de ce qui fut abattu pour Allah — sacrifices et offrandes — ou pour la viande et la nourriture, l'abatteur délaissant délibérément le nom d'Allah selon beaucoup de savants ; l'oublieux sort de cette généralité par les autres textes levant de lui le grief. Y entrent les mortes sans abattage légal : ce dont le nom d'Allah ne fut point prononcé — nommées par le texte : {vous sont interdits la charogne} — peut-être cause de la descente du verset : {les démons inspirent à leurs alliés de vous disputer} sans science : les associateurs, entendant l'interdit d'Allah et Son messager de la charogne et la permission de l'abattu, eux tenant licite la charogne, dirent, par hostilité à Allah et Son messager, disputant sans preuve ni argument : « Mangeriez-vous ce que vous avez tué et ne mangeriez-vous point ce qu'Allah a tué ? » — visant la charogne ! Avis vain sans preuve ni argument, fondé sur leurs opinions vaines qui, le vrai les suivant, corrompraient les cieux et la terre et leurs habitants — perte à qui préfère ces raisons à la loi d'Allah et Ses règles convenant aux intérêts généraux et profits particuliers. Rien d'étonnant d'eux : ces avis et leurs pareils issus de la révélation de leurs alliés l… lire le passage entier →
النص العربي — texte arabe original
◆ V.121 ويدخل تحت هذا المنهي عنه ما ذُكِرَ عليه اسم غير الله؛ كالذي يُذبح للأصنام وآلهة المشركين ؛ فإنَّ هذا مما أُهلَّ لغير الله به المحرَّم بالنصِّ عليه خصوصاً.
ويدخل في ذلك متروك التسمية مما ذبح لله كالضحايا والهدايا، أو للحم والأكل، إذا كان الذابح متعمِّداً ترك التسمية عند كثير من العلماء، ويخرج من هذا العموم الناسي بالنصوص الأخر الدالة على رفع الحرج عنه.
ويدخل في هذه الآية ما مات بغير ذكاة من الميتات؛ فإنها مما لم يذكر اسم الله عليه، ونص الله عليها بخصوصها في قوله:{حُرِّمَتۡ عليكم الميتةُ}، ولعلها سبب نزول الآية؛ لقوله:{وإنَّ الشياطينَ لَيوحون إلى أوليائهم ليجادِلوكم} بغير علم؛ فإن المشركين حين سمعوا تحريم الله ورسوله للميتة وتحليله للمذكاة، وكانوا يستحلون أكل الميتة قالوا معاندة لله ورسوله ومجادلة بغير حجة ولا برهان: أتأكلونَ ما قتلتُم ولا تأكلون ما قَتَلَ الله يعنون بذلك الميتة؟! وهذا رأي فاسدٌ لا يستند على حجة ولا دليل، بل يستند إلى آرائهم الفاسدة التي لو كان الحق تبعاً لها لفسدت السماوات والأرض ومن فيهن؛ فتبًّا لمن قدَّم هذه العقول على شرع الله وأحكامه الموافقة للمصالح العامة والمنافع الخاصة. ولا يُستغرب هذا منهم؛ فإن هذه الآراء وأشباهها صادرة عن وحي أوليائهم من الشياطين الذين يريدون أن يُضِلُّوا الخلق عن دينهم ويدعوهم ليكونوا من أصحاب السعير. {وإنۡ أطعتُموهم}: في شركهم وتحليلهم الحرام وتحريمهم الحلال، {إنَّكم لمشركونَ}؛ لأنكم اتَّخذتموهم أولياء من دون الله، ووافقتموهم على ما به فارقوا المسلمين؛ فلذلك كان طريقكم طريقهم.
ودلت هذه الآية الكريمة على أن ما يقع في القلوب من الإلهامات والكشوف التي يكثر وقوعها عند الصوفية ونحوهم لا تدلُّ بمجرَّدها على أنها حقٌّ ولا تصدَّق حتى تعرض على كتاب الله وسنة رسوله؛ فإن شهدا لها بالقبول؛ قبلت، وإن ناقضتْهما؛ رُدَّتْ، وإن لم يعلم شيء من ذلك؛ توقف فيها ولم تصدَّق ولم تكذَّب؛ لأن الوحي والإلهام يكون من الرحمن ويكون من الشيطان؛ فلا بد من التمييز بينهما والفرقان، وبعدم التفريق بين الأمرين حصل من الغلط والضلال ما لا يحصيه إلا الله.
Tafsīr al-Qurʾān al-ʿAẓīm — Ibn Kathīr trad. humaine
trad. Harkat Abdou (traduction humaine) — exégèse complète de la sourate
Extrait du Tafsīr Ibn Kathīr (texte arabe). Sans jugement énoncé = Ibn Kathīr n'a pas gradé ce hadith — il n'est jamais présenté comme authentique sans grade.
✓ صحيح البخاري ; صحيح مسلمchaîne de transmission incluse
Muslim l'a rapporté. Et le ḥadīth de Jundub ibn Sufyān al-Bajalī : L'Envoyé d'Allah ﷺ a dit : « Quiconque a égorgé avant la prière, qu'il égorge une autre à sa place ; et quiconque n'a pas égorgé lorsque nous avons prié, qu'il égorge au nom d'Allah. » Les deux l'ont rapporté [[صحيح البخاري برقم (٩٨٥) وصحيح مسلم برقم (١٩٦٠) .]]. Et d'après ʿĀʾisha — qu'Allah l'agrée — : Des gens dirent : « Ô Envoyé d'Allah, des gens nous apportent de la viande et nous ne savons pas si le nom d'Allah y a été prononcé ou non. » Il dit : « Prononcez vous-mêmes le nom d'Allah dessus et mangez. » Elle dit : Ils venaient à peine de sortir de la mécréance.