Hamidullah (rév. CRF 2000)Et quand Moïse dit à son peuple: «O mon peuple! Pourquoi me maltraitez-vous alors que vous savez que je suis vraiment le Messager d'Allah [envoyé] à vous?» Puis quand ils dévièrent, Allah fit dévier leurs cœurs, car Allah ne guide pas les gens pervers.
Rashid MaachMoïse dit un jour à son peuple : « Mon peuple ! Pourquoi me causer du tort alors que vous savez très bien que je suis le Messager qu’Allah vous a envoyé ? » Mais puisqu’ils se sont détournés de la vérité, Allah a détourné leurs cœurs. Allah ne saurait guider ceux qui Lui refusent obéissance.
Tafsirs
Al-Mukhtaṣar fī at-Tafsīr trad. officielle
Markaz at-Tafsīr (Centre d'études coraniques) — traduction officielle
Ô Messager, rappelle-toi lorsque Moïse dit à son peuple: Ô mon peuple, pourquoi m’offensez-vous en me désobéissant alors que vous savez que je suis le Messager qui vous a été envoyé par Allah? Puis lorsqu’ils dévièrent de la vérité qu’il leur apporta, Allah détourna leurs cœurs de la vérité et de la droiture car Allah ne facilite pas la vérité à ceux qui s’affranchissent de Lui obéir.
al-Muyassar — Le Commentaire facilité trad. IA non relue
Groupe de savants — Complex du Roi Fahd, Médine
Et rappelle à ton peuple, ô Messager, quand le prophète d'Allah Mûsâ, sur lui la paix, dit à son peuple : « O mon peuple! Pourquoi me maltraitez-vous alors que vous savez que je suis vraiment le Messager d'Allah [envoyé] à vous? » Lorsqu'ils se détournèrent de la vérité en dépit de leur science, et s'y obstinèrent, Allah détourna leurs cœurs de l'acceptation de la guidée, en punition de l'égarement qu'ils avaient choisi pour eux-mêmes. Allah ne guide pas le peuple sorti de l'obéissance et de la voie de la vérité.
النص العربي — texte arabe original
واذكر لقومك -أيها الرسول- حين قال نبي الله موسى عليه السلام لقومه: لِمَ تؤذونني بالقول والفعل، وأنتم تعلمون أني رسول الله إليكم؟ فلما عدلوا عن الحق مع علمهم به، وأصرُّوا على ذلك، صرف الله قلوبهم عن قَبول الهداية؛ عقوبة لهم على زيغهم الذي اختاروه لأنفسهم. والله لا يهدي القوم الخارجين عن الطاعة ومنهاج الحق.
al-Saʿdī — Taysīr al-Karīm al-Raḥmān trad. IA non relue
ʿAbd al-Raḥmān al-Saʿdī (m. 1376 H/1956)
C'est-à-dire : {et quand Moïse dit à son peuple}, les blâmant de leur fait et leur reprochant de lui avoir nui, eux qui savaient qu'il est le messager d'Allah : {« Pourquoi me nuisez-vous »} en paroles et en actes, {alors que vous savez que je suis le messager d'Allah vers vous »} — au messager sont dus l'honneur, la magnificence, l'accomplissement de ses ordres et le empressement à son jugement ; nuire au messager, dont la bienfaisance envers la création surpasse toute bienfaisance après celle d'Allah, est d'une insolence, d'une audace et d'un égarement de la voie droite extrêmes — qu'ils connaissaient et abandonnèrent. C'est pourquoi Il dit : {quand ils dévièrent} — détournés du vrai par dessein —, {Allah dévia leurs cœurs}, en punition de l'égarement qu'ils avaient choisi et agréé pour eux-mêmes : Allah ne les guida pas, car le bien ne leur sied pas et ils ne valent que le mal. {Et Allah ne guide pas le peuple pervers} : ceux dont la perversité ne cessa d'être la description, qui n'ont nul dessein vers la guidée. Ce noble verset apprend que l'égarement qu'Allah inflige à Ses serviteurs n'est pas injustice de Sa part, et qu'ils n'ont pas d'argument contre Lui : cela procède d'une cause venant d'eux — ce sont eux qui fermèrent sur eux-mêmes la porte de la guidée après l'avoir connue ; Il les rétribue alors de l'égarement, de la déviation et du retournement des cœurs, en puniti… lire le passage entier →
النص العربي — texte arabe original
◆ V.5 أي: {وإذۡ قال موسى لقومِهِ}: موبخاً لهم على صنيعهم، ومقرعاً لهم على أذيَّته، وهم يعلمون أنَّه رسول الله:{لم تُؤذونَني}: بالأقوال والأفعال، {وقد تعلمونَ أنِّي رسولُ الله إليكم}: والرسولُ من حقِّه الإكرام والإعظام والقيام بأوامره والابتدار لحكمِهِ، وأمَّا أذيَّة الرسول الذي إحسانُه إلى الخلق فوق كلِّ إحسان بعد إحسان الله؛ ففي غاية الوقاحة والجراءة والزيغ عن الصراط المستقيم، الذي قد عَلِموه وتَرَكوه، ولهذا قال:{فلمَّا زاغوا}؛ أي: انصرفوا عن الحقِّ بقصدهم، {أزاغَ الله قلوبَهم}: عقوبةً لهم على زيغهم الذي اختاروه لأنفسهم ورضوه لها، ولم يوفِّقْهم الله للهدى؛ لأنَّهم لا يَليقُ بهم الخير ولا يَصلُحون إلاَّ للشرِّ. {والله لا يهدي القومَ الفاسقينَ}؛ أي: الذينَ لم يزلِ الفسقُ وصفاً لهم، ليس لهم قصد في الهدى. وهذه الآية الكريمة تفيد أن إضلال الله لعبيده ليس ظلماً منه ولا حجَّة لهم عليه، وإنَّما ذلك بسببٍ منهم؛ فإنَّهم الذين أغلقوا على أنفسهم باب الهدى بعدما عرفوه، فيجازيهم بعد ذلك بالإضلال والزيغ وتقليب القلوب عقوبةً لهم وعدلاً منه بهم؛ كما قال تعالى:{ونقلِّبُ أفئِدَتَهم وأبصارَهم كما لم يؤمِنوا به أولَ مرةٍ ونَذَرُهُم في طغيانِهم يعمهونَ}.
Tafsīr al-Qurʾān al-ʿAẓīm — Ibn Kathīr trad. humaine
trad. Harkat Abdou (traduction humaine) — exégèse complète de la sourate
Extrait du Tafsīr Ibn Kathīr (texte arabe). Sans jugement énoncé = Ibn Kathīr n'a pas gradé ce hadith — il n'est jamais présenté comme authentique sans grade.
✓ صحيح مسلمchaîne de transmission incluse
Muḥammad ibn Isḥāq dit : Thawr ibn Yazīd m'a rapporté, d'après Khālid ibn Maʿdān, d'après les compagnons du Messager d'Allah ﷺ, qui dirent : « ô Messager d'Allah, parle-nous de toi. » Il dit : « Je suis l'invocation de mon père Ibrāhīm, et la bonne annonce de ʿĪsā ; ma mère, lorsqu'elle me porta [[Dans le manuscrit m : « حملتني » (me porta).]], vit comme si un sortir d'elle une lumière qui illumina les palais de Buṣrā, au pays de Syrie. » [[Al-Ḥākim l'a rapporté dans al-Mustadrak (2/600), via Yūnīs ibn Bukayr, d'après Ibn Isḥāq, selon [cette chaîne], et dit : « Khālid ibn Maʿdān est parmi les meilleurs des successeurs ; il fréquenta Muʿādh ibn Jabal et les compagnons après lui : lorsqu'il attribue un hadith aux compagnons, sa chaîne est authentique, même s'ils ne l'ont pas produit. » Je dis : il est aussi parvenu sous forme rattachée, comme on le verra dans la version d'Aḥmad.]]
النص العربي — texte arabe original
وَقَالَ مُحَمَّدُ بْنُ إِسْحَاقَ: حَدَّثَنِي ثَوْرُ بْنُ يَزيد، عَنْ خَالِدِ بْنِ مَعْدَانَ، عَنْ أَصْحَابِ رَسُولِ اللَّهِ ﷺ أَنَّهُمْ قَالُوا: يَا رَسُولَ اللَّهِ، أَخْبِرْنَا عَنْ نَفْسِكَ. قَالَ: "دَعْوَةُ أَبِي إِبْرَاهِيمَ، وبُشْرَى عِيسَى، وَرَأَتْ أُمِّي حِينَ حَمَلَتْ بِي [[في م: "حملتني".]] كَأَنَّهُ خَرَجَ مِنْهَا نُورٌ أَضَاءَتْ لَهُ قُصُورُ بُصْرَى مِنْ أَرْضِ الشَّامِ" [[رواه الحاكم في المستدرك (٢/٦٠٠) من طريق يوني بن بكير عن ابن إسحاق به، وقال: "خالد بن معدان من خيار التابعين، صحب معاذ بن جبل فمن بعده من الصحابة، فإذا أسند حديث إلى الصحابة فإنه صحيح الإسناد وإن لم يخرجاه". قلت: وقد ورد موصولاً كما سيأتي في رواية أحمد.]]