Coran › Sourate 72 — Al-Jinn › Verset 6
وَأَنَّهُۥ كَانَ رِجَالٌۭ مِّنَ ٱلْإِنسِ يَعُوذُونَ بِرِجَالٍۢ مِّنَ ٱلْجِنِّ فَزَادُوهُمْ رَهَقًۭا
Hamidullah (rév. CRF 2000)Or, il y avait parmi les humains, des mâles qui cherchaient protection auprès des mâles parmi les djinns mais cela ne fit qu'accroître leur détresse.
Rashid MaachCertains hommes imploraient la protection de certains djinns, ce qui ne fit qu’ajouter à leur rébellion[4].
Tafsirs

Al-Mukhtaṣar fī at-Tafsīr trad. officielle

Markaz at-Tafsīr (Centre d'études coraniques) — traduction officielle

Durant l’époque préislamique, certains humains mâles recherchaient la protection de djinns mâles lorsqu’ils arrivaient dans un lieu effrayant. L’un d’eux disait par exemple: Je cherche refuge auprès du maître de cette vallée contre le mal des faibles d’esprit de son peuple. C’est ainsi que les humains devinrent plus effrayés et terrifiés par les djinns.

al-Muyassar — Le Commentaire facilité trad. IA non relue

Groupe de savants — Complex du Roi Fahd, Médine

« Et des hommes parmi les humains cherchaient protection auprès d'hommes parmi les djinns, et les djinns accrûrent, par cette protection cherchée auprès d'eux, la peur, la terreur et l'effroi des humains. » Cette protection cherchée auprès d'autre qu'Allah, qu'Allah a reprochée aux gens de l'époque antéislamique, relève de la grande association, qu'Allah ne pardonne que par un repentir sincère. Ce verset est un sérieux avertissement contre le recours aux sorciers, aux charlatans et semblables.

النص العربي — texte arabe original
وأنه كان رجال من الإنس يستجيرون برجال من الجن، فزاد رجالُ الجنِّ الإنسَ باستعاذتهم بهم خوفًا وإرهابًا ورعبًا. وهذه الاستعاذة بغير الله التي نعاها الله على أهل الجاهلية، من الشرك الأكبر، الذي لا يغفره الله إلا بالتوبة النصوح منه. وفي الآية تحذير شديد من اللجوء إلى السحرة والمشعوذين وأشباههم.

al-Saʿdī — Taysīr al-Karīm al-Raḥmān trad. IA non relue

ʿAbd al-Raḥmān al-Saʿdī (m. 1376 H/1956)

C'est-à-dire : les hommes cherchaient protection auprès des djinns aux craintes et épouvantes, et les adoraient : les hommes firent donc croître les djinns en tyrannie (rahaq : domination et orgueil), quand ils les virent les adorer et se protéger par eux. Le pronom peut aussi renvoyer aux {djinns} : les djinns firent croître les hommes en effroi et intimidation, les voyant se protéger par eux, pour les contraindre à la protection auprès d'eux et à l'attachement à leur état : quand l'homme descendait dans une vallée redoutée, il disait : je me protège par le seigneur de cette vallée contre les insensés de son peuple.

النص العربي — texte arabe original
◆ V.6 أي: كان الإنس يعوذون بالجنِّ عند المخاوف والأفزاع ويعبُدونهم، فزاد الإنسُ الجنَّ رهقاً؛ أي: طغياناً وتكبراً، لمَّا رأوا الإنس يعبدونَهم ويستعيذون بهم، ويُحتمل أنَّ الضمير وهي الواو ترجع إلى {الجنِّ}؛ أي: زاد الجنُّ الإنسَ ذُعْراً وتخويفاً لما رأوْهم يستعيذون بهم ليلجِئوهم إلى الاستعاذة بهم والتمسُّك بما هم عليه، فكان الإنسيُّ إذا نزل بوادٍ مخوفٍ؛ قال: أعوذ بسيِّد هذا الوادي من سفهاء قومه.

Tafsīr al-Qurʾān al-ʿAẓīm — Ibn Kathīr trad. humaine

trad. Harkat Abdou (traduction humaine) — exégèse complète de la sourate

Lire l'exégèse complète de la sourate (trad. Harkat) →