Hamidullah (rév. CRF 2000)Les ?adaqâts ne sont destinés que pour les pauvres, les indigents, ceux qui y travaillent, ceux dont les cœurs sont à gagner (à l'Islam), l'affranchissement des jougs, ceux qui sont lourdement endettés, dans le sentier d'Allah, et pour le voyageur (en détresse). C'est un décret d'Allah! Et Allah est Omniscient et Sage.
Rashid MaachL’aumône légale est réservée aux pauvres, aux nécessiteux, à ceux chargés de la collecter, à ceux dont les cœurs sont à gagner[29], à l’affranchissement des esclaves et au rachat des captifs, aux musulmans incapables de rembourser leurs dettes, à ceux qui luttent pour la cause d’Allah et aux voyageurs démunis. Voilà ce qu’Allah, Omniscient et infiniment Sage, vous impose.
Tafsirs
Al-Mukhtaṣar fī at-Tafsīr trad. officielle
Markaz at-Tafsīr (Centre d'études coraniques) — traduction officielle
Les aumônes obligatoires doivent être versées aux pauvres. Ceux-ci comprennent les nécessiteux qui ne sont pas faciles à identifier. Ils perçoivent le revenu d’un métier ou d’une activité mais qui ne leur suffit pas. Ils comprennent aussi les indigents qui, eux, sont faciles à identifier par leur état ou leurs complaintes puisqu’ils ne possèdent quasiment rien. Les autres bénéficiaires sont: les percepteurs de l’aumône missionnés par le gouverneur, les mécréants qu’on désire rapprocher de l’Islam, les musulmans fraîchement convertis dont la foi vacille et les mécréants dont on veut repousser le mal. Elle peut être également versée afin d’acheter la liberté d’esclaves, de rembourser la dette de débiteurs dans la gêne si leurs dettes ne sont pas abusives et ne sont pas liées à des actes de désobéissance, d’équiper des combattants qui vont combattre pour la cause d’Allah, ou de venir en aide au voyageur en détresse… La délimitation de ces catégories d’ayant-droits est une obligation dictée par Allah. Allah connaît le mieux les intérêts de Ses serviteurs et Il est Sage dans Sa gestion et Sa religion.
al-Muyassar — Le Commentaire facilité trad. IA non relue
Groupe de savants — Complex du Roi Fahd, Médine
Les aumônes obligatoires ne reviennent qu'aux pauvres qui ne possèdent rien, aux indigents qui manquent du nécessaire, aux collecteurs qui les rassemblent, à ceux dont on gagne les cœurs — dont on espère l'islam, le renforcement de la foi ou le profit pour les musulmans, ou de qui on détourne le mal des musulmans —, à l'affranchissement des esclaves et des contractants [mukātabīn : esclaves ayant pactisé leur rachat], aux endettés — pour la conciliation entre gens, ou accablés de dettes sans corruption ni prodigalité et devenus insolvables —, au combat pour la cause de Allah, et au voyageur à court de ressources. Ce partage est une obligation établie et fixée par Allah. Allah sait les intérêts de Ses serviteurs, Sage dans Sa gestion et Sa loi.
النص العربي — texte arabe original
إنما تعطى الزكوات الواجبة للمحتاجين الذين لا يملكون شيئًا، وللمساكين الذين لا يملكون ما يكفيهم و يسدُّ حاجتهم، وللسعاة الذين يجمعونها، وللذين تؤلِّفون قلوبهم بها ممن يُرْجى إسلامه أو قوة إيمانه أو نفعه للمسلمين، أو تدفعون بها شرَّ أحد عن المسلمين، وتعطى في عتق رقاب الأرقاء والمكاتبين، وتعطى للغارمين لإصلاح ذات البين، ولمن أثقلَتْهم الديون في غير فساد ولا تبذير فأعسروا، وللغزاة في سبيل الله، وللمسافر الذي انقطعت به النفقة، هذه القسمة فريضة فرضها الله وقدَّرها. والله عليم بمصالح عباده، حكيم في تدبيره وشرعه.
al-Saʿdī — Taysīr al-Karīm al-Raḥmān trad. IA non relue
ʿAbd al-Raḥmān al-Saʿdī (m. 1376 H/1956)
Allah — exalté soit-Il — dit : {innamā ṣ-ṣadaqātu} [les aumônes], c'est-à-dire les aumônes légales obligatoires — preuve : l'aumône surérogatoire, permise à tous, n'est réservée à personne — : {innamā ṣ-ṣadaqātu} [les aumônes sont] pour ceux mentionnés, à l'exclusion des autres, car Il les y a enfermées. Ils sont huit catégories :
Première et deuxième : les pauvres et les indigents — ici deux catégories distinctes : le pauvre est plus nécessiteux que l'indigent, car Allah a commencé par eux, et l'on ne commence que par le plus important ; le pauvre est celui qui ne trouve rien, ou trouve moins de la moitié de son suffisant ; l'indigent, celui qui trouve la moitié ou plus, sans le suffisant complet — s'il le trouvait, il serait riche. On leur donne de l'aumône de quoi cesse leur pauvreté et leur indigence.
Troisième : les collecteurs de l'aumône : quiconque y a charge et occupation — gardien, perceur auprès des ayants droit, gardeur, porteur, scribe ou semblable —, rétribué de son travail, salaire de sa fonction.
Quatrième : ceux dont on veut gagner les cœurs : le chef écouté parmi les siens, dont on espère l'islam ou dont on craint le mal, ou de dont la libéralité on espère le raffermissement de la foi ou l'islam de son pareil, ou le versement de qui ne paie pas : on lui donne de quoi se réalise le ralliement et l'intérêt.
Cinquième : les captifs à affranchir : les esclaves con… lire le passage entier →
النص العربي — texte arabe original
◆ V.60 يقول تعالى: {إنَّما الصدقات}؛ أي: الزكوات الواجبة، بدليل أن الصَّدقة المستحبَّة لكل أحدٍ لا يخصُّ بها أحدٌ دون أحدٍ؛ [أي]: {إنَّما الصَّدقات}: لهؤلاء المذكورين دون مَنْ عداهم؛ لأنه حصرها فيهم، وهم ثمانية أصناف:
الأول والثاني: الفقراء والمساكين، وهم في هذا الموضع صنفان متفاوتان؛ فالفقير أشدُّ حاجةً من المسكين؛ لأنَّ الله بدأ بهم، ولا يُبدأ إلا بالأهمِّ فالأهمِّ؛ فَفُسِّرَ الفقير بأنه الذي لا يجد شيئاً أو يجد بعض كفايته دون نصفها، والمسكين الذي يجد نصفها فأكثر، ولا يجد تمام كفايته؛ لأنَه لو وجدها؛ لكان غنيًّا، فيعطَون من الزكاة ما يزول به فقرهم ومسكنتهم.
والثالث: العاملون على الزكاة، وهم كلُّ من له عملٌ وشغل فيها من حافظٍ لها و جابٍ لها من أهلها أو راعٍ أو حاملٍ لها أو كاتبٍ أو نحو ذلك، فيعطَوْن لأجل عمالتهم، وهي أجرة لأعمالهم فيها.
والرابع: المؤلَّفة قلوبهم، والمؤلَّف قلبُه هو السيد المطاع في قومه ممَّن يُرجَى إسلامه أو يُخشى شرُّه أو يُرجى بعطيَّته قوة إيمانه أو إسلام نظيرِهِ أو جبايتها ممَّن لا يعطيها، فيُعطى ما يحصُلُ به التأليف والمصلحة.
الخامس: الرقاب، وهم المكاتَبون الذين قد اشتروا أنفسَهم من ساداتهم؛ فهم يسعَوْن في تحصيل ما يفكُّ رقابَهم، فيعانون على ذلك من الزكاة. وفكُّ الرقبة المسلمة التي في حبس الكفار داخلٌ في هذا، بل أولى. ويدخل في هذا أنَّه يجوز أن يعتق [منها] الرقاب استقلالاً؛ لدخوله في قوله:{وفي الرِّقاب}.
السادس: الغارمون، وهم قسمان: أحدهما: الغارمون لإصلاح ذات البين، وهو أن يكون بين طائفتين من الناس شرٌّ وفتنةٌ، فيتوسط الرجل للإصلاح بينهم بمال يبذُلُه لأحدهم أو لهم كلّهم، فُجِعلَ له نصيبٌ من الزكاة؛ ليكون أنشط له وأقوى لعزمِهِ، فيُعْطى ولو كان غنيًّا. والثاني: من غَرِمَ لنفسه ثم أعسر؛ فإنَّه يُعطى ما يُوفي به دينَه.
والسابع: الغازي في سبيل الله، وهم الغزاة المتطوِّعة الذين لا ديوان لهم، فيُعْطَوْن من الزكاة ما يُعينهم على غزوهم من ثمن سلاح أو دابَّةٍ أو نفقة له ولعياله؛ ليتوفَّر على الجهاد ويطمئنَّ قلبُه، وقال كثير من الفقهاء: إن تفرَّغ القادر على الكسب لطلب العلم؛ أعطي من الزكاة؛ لأنَّ العلم داخلٌ في الجهاد في سبيل الله. وقالوا أيضاً: يجوز أن يُعطى منها الفقير لحجِّ فرضِهِ. وفيه نظر.
والثامن: ابن السبيل، وهو الغريب المنقطَعُ به في غير بلده، فيُعطى من الزكاة ما يوصله إلى بلده. فهؤلاء الأصناف الثمانية الذين تُدفع إليهم الزكاة وحدهم. {فريضةً من الله}: فرضها وقدَّرها تابعةً لعلمه وحكمه، {والله عليمٌ حكيمٌ}.
واعلم أن هذه الأصناف الثمانية ترجع إلى أمرين: أحدهما: مَنْ يُعطى لحاجته ونفعه؛ كالفقير والمسكين ونحوهما. والثاني: من يعطى للحاجة إليه وانتفاع الإسلام به.
فأوجب الله هذه الحصَّة في أموال الأغنياء لسدِّ الحاجات الخاصَّة والعامَّة للإسلام والمسلمين، فلو أعطى الأغنياء زكاة أموالهم على الوجه الشرعيِّ؛ لم يبقَ فقيرٌ من المسلمين، ولحصلَ من الأموال ما يسدُّ الثغور، ويجاهَدُ به الكفارُ، وتحصُلُ به جميع المصالح الدينية.
Tafsīr al-Qurʾān al-ʿAẓīm — Ibn Kathīr trad. humaine
trad. Harkat Abdou (traduction humaine) — exégèse complète de la sourate