Coran › Sourate 13 — Ar-Ra'd › Verset 14
لَهُۥ دَعْوَةُ ٱلْحَقِّ ۖ وَٱلَّذِينَ يَدْعُونَ مِن دُونِهِۦ لَا يَسْتَجِيبُونَ لَهُم بِشَىْءٍ إِلَّا كَبَٰسِطِ كَفَّيْهِ إِلَى ٱلْمَآءِ لِيَبْلُغَ فَاهُ وَمَا هُوَ بِبَٰلِغِهِۦ ۚ وَمَا دُعَآءُ ٱلْكَٰفِرِينَ إِلَّا فِى ضَلَٰلٍۢ
Hamidullah (rév. CRF 2000)A Lui l'appel de la Vérité! Ceux qu'ils invoquent en dehors de Lui ne leur répondent d'aucune façon; semblables à celui qui étend ses deux mains vers l'eau pour la porter à sa bouche, mais qui ne parvient jamais à l'atteindre. L'invocation des mécréants n'est que vanité.
Rashid MaachLui seul est digne d’être invoqué. Car celui qui adresse ses prières à de fausses divinités incapables de les exaucer est à l’image de celui qui, en vain, tend les mains vers de l’eau pour la porter à sa bouche[7]. C’est en pure perte que les impies invoquent leurs dieux.
Tafsirs

Al-Mukhtaṣar fī at-Tafsīr trad. officielle

Markaz at-Tafsīr (Centre d'études coraniques) — traduction officielle

La revendication de l’Unicité n’appartient qu’à Allah Seul et personne ne peut s’en réclamer. Quant aux idoles que les polythéistes invoquent à la place d’Allah, elles ne les exaucent pas quelle que soit la requête pour laquelle ils les sollicitent. Leur invocation est semblable à une personne assoiffée qui tend sa main vers l’eau afin de se désaltérer, sans jamais parvenir à atteindre cette eau. Ainsi, l’invocation qui est faite par les mécréants à leurs idoles est vaine et éloignée de ce qui est correct puisqu’elles sont incapables de leur attirer un bienfait ou d’éloigner d’eux une nuisance.

al-Muyassar — Le Commentaire facilité trad. IA non relue

Groupe de savants — Complex du Roi Fahd, Médine

L'invocation véridique n'appartient qu'à Allah seul — la parole d'unicité : nul ne doit être adoré ni invoqué que Lui. Les divinités qu'ils adorent en dehors de Allah n'exaucent pas leurs invocateurs : leur état est celui de l'assoiffé qui étend les mains vers l'eau lointaine pour la porter à sa bouche — elle n'y parvient pas. L'invocation des mécréants n'est qu'extrême égarement, pour avoir associé à Allah autre que Lui.

النص العربي — texte arabe original
لله سبحانه وتعالى وحده دعوة التوحيد «لا إله إلا الله»، فلا يُعبد ولا يُدعى إلا هو؛ والآلهة التي يعبدونها من دون الله لا تجيب دعاء مَن دعاها، وحالهم معها كحال عطشانَ يَبْسُط كفَّيه إلى الماء من بعيد؛ ليصل إلى فمه فلا يصل إليه، وما سؤال الكافرين لها إلا غاية في البعد عن الصواب لإشراكهم بالله غيره.

al-Saʿdī — Taysīr al-Karīm al-Raḥmān trad. IA non relue

ʿAbd al-Raḥmān al-Saʿdī (m. 1376 H/1956)

C'est-à-dire : à Allah seul {appartient l'invocation de la vérité} : L'adorer seul sans associé, et réserver en pureté à Lui l'invocation d'adoration comme l'invocation de demande : c'est à Lui qu'il convient de diriger l'invocation, la crainte, l'espérance, l'amour, le désir, la crainte révérencielle et le retour — car Sa divinité est la vérité, et la divinité d'un autre est vaine. {Ceux qu'ils invoquent en dehors de Lui} — les idoles et les émules qu'ils se sont donnés comme associés à Allah — {ne leur répondent pas}, ceux qui les invoquent et les adorent, de rien, ni peu ni beaucoup, ni des affaires de ce monde ni de celles de l'au-delà. {Ils sont comme celui qui tend vers l'eau ses deux paumes} — que ses paumes n'atteignent pas, tant il est loin — {pour qu'elle parvienne à sa bouche} : il a soif, et dans l'extrême de sa soif il porte la main et tend ses paumes vers une eau inaccessible à sa main — elle ne lui parvient pas. Tels sont les mécréants qui invoquent avec Lui des divinités : elles ne leur répondent en rien et ne leur profitent pas aux heures où ils en ont le plus extrême besoin, car elles sont pauvres — comme ceux qui les invoquent sont pauvres : {ils ne possèdent pas le poids d'un atome dans les cieux ni sur terre, et ils n'y ont aucune part, et Il n'a d'eux aucun auxiliaire}. {Et l'invocation des mécréants n'est qu'égarement}, par la nullité de ce qu'ils invoque… lire le passage entier →

النص العربي — texte arabe original
◆ V.14 أي: لله وحده {دعوةُ الحقِّ}: وهي عبادته وحده لا شريك له، وإخلاص دعاء العبادة ودعاء المسألة له تعالى؛ أي: هو الذي ينبغي أن يُصرف له الدعاء والخوف والرجاء والحبُّ والرغبة والرهبة والإنابة؛ لأنَّ ألوهيَّته هي الحقُّ، وألوهيَّة غيره باطلة. فَـ {الذينَ يدعونَ من دونه}: من الأوثان والأنداد التي جعلوها شركاء لله، {لا يستجيبون لهم}؛ أي: لمن يَدْعوها ويعبُدها بشيء قليل ولا كثير، لا من أمور الدُّنيا ولا من أمور الآخرة. {إلاَّ كباسط كفَّيه إلى الماء}: الذي لا تناله كفَّاه لبعدِهِ؛ {ليبلغَ}: ببسط كفَّيه إلى الماء {فاه}؛ فإنَّه عطشان، ومن شدَّة عطشه يتناول بيده ويبسطها إلى الماء الممتنع وصولها إليه؛ فلا يصلُ إليه؛ كذلك الكفار الذين يدعون معه آلهةً لا يستجيبون لهم بشيء ولا ينفعونهم في أشدِّ الأوقات إليهم حاجةً؛ لأنَّهم فقراء؛ كما أنَّ من دعوهم فقراء {لا يملكون مثقال ذرَّة في السموات ولا في الأرض وما لهم فيهما من شِرۡك وما له منهم من ظهير}، {وما دعاءُ الكافرين إلاَّ في ضلال}: لبطلان ما يَدْعون من دون الله، فبطلت عبادتُهم ودعاؤُهم؛ لأنَّ الوسيلة تَبْطُلُ ببطلان غايتها، ولما كان اللهُ تعالى هو الملك الحق المبين؛ كانت عبادتُه حقًّا متَّصلة النفع بصاحبها في الدنيا والآخرة. وتشبيه دعاء الكافرين لغير الله بالذي يبسط كفَّيه إلى الماء ليبلغ فاه من أحسن الأمثلة؛ فإنَّ ذلك تشبيهٌ بأمرٍ مُحال؛ فكما أن هذا محالٌ؛ فالمشبَّه به محالٌ، والتعليق على المحال من أبلغ ما يكون في نفي الشيء؛ كما قال تعالى:{إنَّ الذين كفروا وكذَّبوا بآياتنا لا تُفَتَّحُ لهم أبوابُ السماء ولا يدخلونَ الجنَّةَ حتى يَلِجَ الجَمَلُ في سَمِّ الخِياط}.

Tafsīr al-Qurʾān al-ʿAẓīm — Ibn Kathīr trad. humaine

trad. Harkat Abdou (traduction humaine) — exégèse complète de la sourate

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