Coran › Sourate 17 — Al-Israa › Verset 33
وَلَا تَقْتُلُوا۟ ٱلنَّفْسَ ٱلَّتِى حَرَّمَ ٱللَّهُ إِلَّا بِٱلْحَقِّ ۗ وَمَن قُتِلَ مَظْلُومًۭا فَقَدْ جَعَلْنَا لِوَلِيِّهِۦ سُلْطَٰنًۭا فَلَا يُسْرِف فِّى ٱلْقَتْلِ ۖ إِنَّهُۥ كَانَ مَنصُورًۭا
Hamidullah (rév. CRF 2000)Et, sauf en droit, ne tuez point la vie qu'Allah a rendu sacrée. Quiconque est tué injustement, alors Nous avons donné pouvoir à son proche [parent]. Que celui-ci ne commette pas d'excès dans le meurtre, car il est déjà assisté (par la loi).
Rashid MaachN’enlevez pas sans droit la vie qu’Allah a rendue sacrée. Nous avons donné aux héritiers de celui qui serait injustement tué le droit de réclamer justice. Mais qu’ils n’outrepassent pas leurs droits en se vengeant du meurtrier. Car la loi est de leur côté.
Tafsirs

Al-Mukhtaṣar fī at-Tafsīr trad. officielle

Markaz at-Tafsīr (Centre d'études coraniques) — traduction officielle

N’attentez pas à une vie qu’Allah a rendue inviolable, parce que croyante ou protégée par un pacte, coupable d’apostasie, d’adultère ou d’homicide volontaire et donc mérite la mort. Par ailleurs, Nous avons donné au représentant et à l’héritier de celui qui a injustement et sans raison été tué, rendant licite l’exécution du tueur, le pouvoir de décider du sort du meurtrier. Il peut ainsi réclamer qu’il soit exécuté en application de la peine du talion, lui pardonner sans rien réclamer en échange ou lui pardonner contre la remise du prix du sang. Le représentant de la victime ne doit pas aller outre ce qui lui a été permis par Allah, comme mutiler le cadavre du meurtrier par exemple, le tuer d’une manière autre que celle dont il a tué sa victime ou exécuter quelqu’un d’autre à la place du coupable. Qu’il ne commette pas cela car la loi religieuse est de son côté et le soutient.

al-Muyassar — Le Commentaire facilité trad. IA non relue

Groupe de savants — Complex du Roi Fahd, Médine

Et ne tuez pas l'âme que Allah a sacralisée sinon à juste titre légal — la talion, la lapidation du fornicateur marié, le meurtre de l'apostat. Quiconque est tué sans droit légal, Nous donnons à son détenteur — héritier ou gouvernant — autorité d'exiger la mort du meurtrier ou le prix du sang ; mais que le détenteur de la victime n'outrepasse pas la limite de Allah en tuant deux ou plusieurs pour un, ou en mutilant le meurtrier : Allah assiste le détenteur de la victime contre le meurtrier jusqu'à pouvoir appliquer la talion.

النص العربي — texte arabe original
ولا تقتلوا النفس التي حرم الله قَتْلها إلا بالحق الشرعي كالقصاص أو رجم الزاني المحصن أو قتل المرتد. ومَن قُتِل بغير حق شرعي فقد جعلنا لولي أمره مِن وارث أو حاكم حجة في طلب قَتْل قاتله أو الدية، ولا يصح لولي أمر المقتول أن يجاوز حدَّ الله في القصاص كأن يقتل بالواحد اثنين أو جماعة، أو يُمَثِّل بالقاتل، إن الله معين وليَّ المقتول على القاتل حتى يتمكن مِن قَتْله قصاصًا.

al-Saʿdī — Taysīr al-Karīm al-Raḥmān trad. IA non relue

ʿAbd al-Raḥmān al-Saʿdī (m. 1376 H/1956)

Cela embrasse toute âme dont Allah a interdit le meurtre — petit et grand, mâle et femelle, libre et esclave, musulman et mécréant protégé par pacte —, {sinon de droit} : la vie pour la vie, le fornicateur marié, celui qui délaisse sa religion et se sépare de la communauté, le rebelle en sa rébellion si on ne le repousse que par le meurtre. {Et quiconque est tué injustement} — sans droit — : {certes, Nous avons donné à son patron} — le plus proche de ses agnats et héritiers — {autorité}, preuve manifeste du talion sur le meurtrier, et Nous lui avons donné aussi domination décrétale sur cela, quand se réunissent les conditions exigeant le talion — préméditation agressive et équivalence. {Qu'il n'excède pas} — le patron — {dans le meurtre : certes, il est secouru}. L'excès est dépasser la limite : mutiler le meurtrier, ou le tuer autrement qu'il n'a tué, ou tuer autre que le meurtrier. En ce verset, la preuve que le droit du meurtre appartient au patron : nul talion sans son autorisation ; s'il pardonne, le talion tombe ; et qu'Allah aide le patron du tué contre le meurtrier et qui l'a aidé, jusqu'à pouvoir le tuer.

النص العربي — texte arabe original
◆ V.33 وهذا شاملٌ لكلِّ نفس حرَّم الله قتلَها من صغير وكبير وذكر وأنثى وحرٍّ وعبد ومسلم وكافرٍ له عهد، {إلاَّ بالحق}: كالنفس بالنفس، والزاني المحصن، والتارك لدينه المفارق للجماعة، والباغي في حال بغيه إذا لم يندفع إلاَّ بالقتل. {ومَن قُتِلَ مظلوماً}؛ أي: بغير حقٍّ، {فقد جَعَلۡنا لوليِّه}: وهو أقرب عَصَباته وورثتِهِ إليه {سلطاناً}؛ أي: حجة ظاهرة على القصاص من القاتل، وجعلنا له أيضاً تسلُّطاً قدريًّا على ذلك، وذلك حين تجتمع الشروط الموجبة للقصاص؛ كالعمد العدوان والمكافأة. {فلا يسرفۡ}: الولي {في القتل إنَّه كان منصوراً}: والإسراف مجاوزةُ الحدِّ: إما أن يمثِّل بالقاتل، أو يقتُله بغير ما قَتَلَ به، أو يَقْتُلَ غير القاتل. وفي هذه الآية دليلٌ إلى أنَّ الحقَّ في القتل للوليِّ؛ فلا يُقْتَص إلاَّ بإذنه، وإن عفا؛ سقط القصاص، وأنَّ وليَّ المقتول يُعينه الله على القاتل ومن أعانه، حتى يتمكَّن من قتله.

Tafsīr al-Qurʾān al-ʿAẓīm — Ibn Kathīr trad. humaine

trad. Harkat Abdou (traduction humaine) — exégèse complète de la sourate

Lire l'exégèse complète de la sourate (trad. Harkat) →