Hamidullah (rév. CRF 2000)- Et ils t'interrogent sur la menstruation des femmes. - Dis: «C'est un mal. Eloignez-vous donc des femmes pendant les menstrues, et ne les approchez que quand elles sont pures. Quand elles se sont purifiées, alors cohabitez avec elles suivant les prescriptions d'Allah car Allah aime ceux qui se repentent, et Il aime ceux qui se purifient».
Rashid MaachIls t’interrogent au sujet du sang des menstrues. Dis : « Il peut être préjudiciable[126]. Evitez donc tout rapport conjugal pendant les menstruations. N’approchez vos épouses que lorsque l’écoulement du sang s’est interrompu. Lorsqu’elles se sont purifiées par un bain rituel, vous pouvez reprendre vos rapports de la manière prescrite par Allah[127]. » Allah aime ceux qui se repentent sans cesse et veillent à se préserver de toute souillure.
Tafsirs
Al-Mukhtaṣar fī at-Tafsīr trad. officielle
Markaz at-Tafsīr (Centre d'études coraniques) — traduction officielle
Ô Prophète, tes Compagnons te questionnent au sujet des menstrues (`al-ħayḍu) qui désignent un écoulement de sang naturel provenant de l’utérus de la femme à intervalles réguliers. Réponds-leur: Les menstrues sont nocives pour l’homme et pour la femme. Abstenez-vous donc de copuler avec vos épouses lorsqu’elles ont leurs menstrues et ne les pénétrez pas tant que l’écoulement de sang ne s’est pas arrêté et qu’elles ne se sont pas purifiées en effectuant le bain rituel (`al-ghuslu). Lorsque l’écoulement de sang cesse et qu’elles ont accompli le bain rituel, copulez avec elles de la manière qui vous a été permise: en état de pureté et par pénétration vaginale. Allah aime ceux qui se repentent de leurs péchés et qui se purifient fréquemment des souillures.
al-Muyassar — Le Commentaire facilité trad. IA non relue
Groupe de savants — Complex du Roi Fahd, Médine
Et ils t'interrogent au sujet des menstrues — le sang qui, par nature, s'écoule des matrices des femmes à des époques déterminées. Dis-leur —ô Prophète— : c'est une nuisance répugnante qui nuit à quiconque s'en approche. Écartez donc le commerce avec les femmes durant les menstrues, jusqu'à ce que le sang cesse ; puis, quand le sang a cessé et qu'elles se sont purifiées, avez commerce avec elles en l'endroit que Allah vous a rendu licite : le vagin, non l'anus. Allah aime Ses serviteurs qui multiplient la demande de pardon et le repentir, et Il aime Ses serviteurs qui se purifient, s'éloignant des turpitudes et des impuretés.
النص العربي — texte arabe original
ويسألونك عن الحيض -وهو الدم الذي يسيل من أرحام النساء جِبِلَّة في أوقات مخصوصة-، قل لهم -أيها النبي-: هو أذى مستقذر يضر من يَقْرَبُه، فاجتنبوا جماع النساء مدة الحيض حتى ينقطع الدم، فإذا انقطع الدم، واغتسلن، فجامعوهن في الموضع الذي أحلَّه الله لكم، وهو القُبُل لا الدُّبُر. إن الله يحب عباده المكثرين من الاستغفار والتوبة، ويحب عباده المتطهرين الذين يبتعدون عن الفواحش والأقذار.
al-Saʿdī — Taysīr al-Karīm al-Raḥmān trad. IA non relue
ʿAbd al-Raḥmān al-Saʿdī (m. 1376 H/1956)
Allah informe de leur question sur les menstrues : la femme est-elle après les menstrues comme avant, ou faut-il s'en écarter absolument, comme le font les juifs ? Il informa que les menstrues sont une nuisance, et si nuisance il y a, il est de la sagesse qu'Allah écarte Ses serviteurs de la seule nuisance : {écartez-vous donc des femmes pendant les menstrues} : du lieu des menstrues — l'union charnelle dans le sexe précisément : c'est l'interdit au consensus. La restriction de l'écart au lieu des menstrues indique que le commerce avec la menstruée et son attouchement hors de l'union sont permis ; mais Sa parole {et ne les approchez point jusqu'à ce qu'elles soient pures} indique de délaisser le commerce de ce qui est proche du sexe, entre nombril et genoux, comme le faisait le Prophète — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix — : voulant côtoyer son épouse menstruée, il lui commandait de se ceindre, puis la côtoyait. Le terme de cet écart et de cette non-approche : {jusqu'à ce qu'elles soient pures} : que le sang cesse ; le sang cessé, l'empêchement tombe — il avait deux conditions : la cessation du sang et le lavage : la première remplie, la seconde demeure : {quand elles se sont purifiées} : lavées, {alors venez à elles d'où Allah vous l'a commandé} : dans le sexe, non dans l'autre, car c'est le lieu du labour. Preuve de l'obligation du lavage pour la menstruée et de la … lire le passage entier →
النص العربي — texte arabe original
◆ V.222 يخبر تعالى عن سؤالهم عن المحيض وهل تكون المرأة بحالها بعد
الحيض كما كانت قبل ذلك أم تجتنب مطلقاً كما يفعله اليهود؟ فأخبر تعالى أن الحيض أذى وإذا كان أذى
فمن الحكمة أن يمنع الله تعالى عباده عن الأذى وحده، ولهذا قال:{فاعتزلوا النساء في المحيض}؛ أي: مكان الحيض
وهو الوطء في الفرج خاصة فهذا المحرم إجماعاً، وتخصيص الاعتزال في المحيض يدل على أن مباشرة الحائض
وملامستها في غير الوطء في الفرج جائز، لكن قوله:{ولا تقربوهن حتى يطهرن}؛
يدل على ترك المباشرة فيما قرب من الفرج وذلك فيما بين السرة والركبة ينبغي تركه كما كان النبي -
صلى الله عليه وسلم -، إذا أراد أن يباشر امرأته وهي حائض أمرها أن تتزر فيباشرها ، وحد هذا
الاعتزال وعدم القربان للحيض {حتى يطهرن}؛ أي: ينقطع دمهن، فإذا انقطع الدم زال المنع الموجود وقت جريانه، الذي كان لحله شرطان: انقطاع الدم والاغتسال منه، فلما انقطع الدم زال الشرط الأول وبقي الثاني فلهذا قال:{فإذا تطهرن}؛ أي: اغتسلن، {فأتوهن من حيث أمركم الله}؛ أي: في القبل لا
في الدبر لأنه محل الحرث، وفيه دليل على وجوب الاغتسال للحائض وإن انقطاع الدم شرط لصحته، ولما كان
هذا المنع لطفاً منه تعالى بعباده وصيانة عن الأذى، قال تعالى:{إن الله يحب التوابين}؛ أي: من ذنوبهم على
الدوام، {ويحب المتطهرين}؛ أي: المتنزهين عن
الآثام، وهذا يشمل التطهر الحسي من الأنجاس والأحداث، ففيه مشروعية الطهارة مطلقاً؛ لأن الله تعالى
يحب المتصف بها، ولهذا كانت الطهارة مطلقاً شرطاً لصحة الصلاة والطواف وجواز مس المصحف، ويشمل
التطهر المعنوي عن الأخلاق الرذيلة والصفات القبيحة والأفعال الخسيسة.
◆ V.223 {نساؤكم حرث لكم فأتوا حرثكم أَنى شئتم}؛ مقبلة ومدبرة غير أنه لا يكون
إلا في القبل لكونه موضع الحرث وهو الموضع الذي يكون منه الولد، وفيه دليل على تحريم الوطء في
الدبر؛ لأن الله لم يبح إتيان المرأة إلا في الموضع الذي منه الحرث. وقد تكاثرت الأحاديث عن النبي -
صلى الله عليه وسلم -، في تحريم ذلك ولعن فاعله. {وقدموا لأنفسكم}؛ أي: من التقرب إلى الله بفعل
الخيرات، ومن ذلك أن يباشر الرجل امرأته ويجامعها على وجه القربة والاحتساب وعلى رجاء تحصيل الذرية
الذين ينفع الله بهم. {واتقوا الله}؛ أي: في
جميع أحوالكم كونوا ملازمين لتقوى الله مستعينين على ذلك بعلمكم، {أنكم ملاقوه}؛
ومجازيكم على أعمالكم الصالحة وغيرها، [ثم قال]: {وبشر المؤمنين}؛
لم يذكر المبَشر به ليدل على العموم وأن لهم البشرى في الحياة الدنيا وفي الآخرة، وكل خير واندفاع
كل ضير رُتِّب على الإيمان فهو داخل في هذه البشارة، وفيها محبة الله للمؤمنين ومحبة ما يسرهم
واستحباب تنشيطهم وتشويقهم بما أعد الله لهم من الجزاء الدنيوي والأخروي.
Tafsīr al-Qurʾān al-ʿAẓīm — Ibn Kathīr trad. humaine
trad. Harkat Abdou (traduction humaine) — exégèse complète de la sourate
Extrait du Tafsīr Ibn Kathīr (texte arabe). Sans jugement énoncé = Ibn Kathīr n'a pas gradé ce hadith — il n'est jamais présenté comme authentique sans grade.
✓ صحيح مسلمchaîne de transmission incluse
L'imam Aḥmad rapporte : ʿAbd ar-Raḥmān ibn Mahdī nous a rapporté : Ḥammād ibn Salama nous a rapporté, d'après Thābit, d'après Anas : Chez les juifs, lorsque l'une de leurs femmes avait ses règles, ils ne mangeaient pas avec elle et ne la fréquentaient pas dans les maisons. Les compagnons du Prophète [le Prophète] [[زيادة من أ، و.]] ﷺ l'interrogèrent, et Allah, Puissant et Majestueux, fit descendre : ﴾Ils t'interrogent sur la menstruation. Dis : c'est une impureté ; tenez-vous à l'écart des femmes pendant la menstruation, et ne les approchez pas jusqu'à ce qu'elles soient pures ; quand elles se sont purifiées﴿, jusqu'à la fin du verset. L'Envoyé d'Allah ﷺ dit : « Faites tout sauf l'acte sexuel. » Cela parvint aux juifs, qui dirent : « Que veut cet homme ? Il ne laisse rien de nos affaires sans nous contredire ! » Usayd ibn Ḥuḍayr et ʿAbbād ibn Bichr vinrent et dirent : « Ô Envoyé d'Allah, les juifs ont dit telle et telle chose ; ne pouvons-nous les fréquenter [sexuellement] ? » Le visage de l'Envoyé d'Allah ﷺ changea au point que nous crûmes qu'[[في جـ: "أنه".]] il en conçut du déplaisir envers eux deux. Ils sortirent, et [[في أ، و: "فاستقبلهما".]] un présent de lait pour l'Envoyé [[في جـ: "من لبن لرسول".]] d'Allah ﷺ leur fit face ; il les fit rattraper et leur en fit boire, et ils surent qu'il n'avait pas conçu de déplaisir envers eux.
Abū Dāwūd rapporte : Mūsā ibn Ismāʿīl nous a rapporté : Ḥammād nous a rapporté, d'après Ayyūb, d'après ʿIkrima, d'après l'une des épouses du Prophète ﷺ : Lorsque le Prophète ﷺ voulait quelque chose d'une femme ayant ses règles, il jetait un vêtement sur son sexe [[سنن أبي داود برقم (٢٧٢)]].
L'imam Aḥmad, Abū Dāwūd, at-Tirmidhī et Ibn Māja rapportent, selon le récit d'al-ʿAlāʾ ibn al-Ḥārith, d'après Ḥizām ibn Ḥakīm, d'après son oncle ʿAbd Allah ibn Saʿd al-Anṣārī : Il interrogea l'Envoyé d'Allah ﷺ : « Qu'est-ce qui m'est permis de ma femme lorsqu'elle a ses règles ? » Il dit : « Ce qui [[في جـ: "لك ما".]] est au-dessus du pagne [[المسند (٤/٣٤٢) وسنن أبي داود برقم (٢١٢) وسنن الترمذي برقم (١٣٣) وسنن ابن ماجة برقم (٦٥١) .]]. »
✓ صحيح البخاري ; صحيح مسلمchaîne de transmission incluse
L'imam Aḥmad et les gens des Sunan l'ont rapporté, d'après Ibn ʿAbbās, d'après le Prophète ﷺ, au sujet de celui qui a un rapport avec sa femme pendant ses règles : « Qu'il donne en aumône un dīnār, ou un demi-dīnār. » [[المسند (١/٢٣٠) وسنن أبي داود برقم (٢٦٦) وسنن الترمذي برقم (١٣٦) وسنن النسائي الكبرى برقم (٢٨٢) .]] Dans une version d'at-Tirmidhī : « Si c'est un sang rouge, un dīnār ; si c'est un sang jaune, un demi-dīnār. » Et l'imam Aḥmad rapporte également de lui : L'Envoyé d'Allah ﷺ fixa, pour la femme menstruée qui reçoit le rapport [à ses débuts], un dīnār ; si le rapport a lieu après que le sang a cessé mais avant qu'elle ne se soit purifiée, un demi-dīnār.