أَوْ كَظُلُمَٰتٍۢ فِى بَحْرٍۢ لُّجِّىٍّۢ يَغْشَىٰهُ مَوْجٌۭ مِّن فَوْقِهِۦ مَوْجٌۭ مِّن فَوْقِهِۦ سَحَابٌۭ ۚ ظُلُمَٰتٌۢ بَعْضُهَا فَوْقَ بَعْضٍ إِذَآ أَخْرَجَ يَدَهُۥ لَمْ يَكَدْ يَرَىٰهَا ۗ وَمَن لَّمْ يَجْعَلِ ٱللَّهُ لَهُۥ نُورًۭا فَمَا لَهُۥ مِن نُّورٍ
Hamidullah (rév. CRF 2000)[Les actions des mécréants] sont encore semblables à des ténèbres sur une mer profonde: des vagues la recouvrent, [vagues] au dessus desquelles s'élèvent [d'autres] vagues, sur lesquelles il y a [d'épais] nuages. Ténèbres [entassées] les unes au-dessus des autres. Quand quelqu'un étend la main, il ne la distingue presque pas. Celui qu'Allah prive de lumière n'a aucune lumière.
Rashid MaachLes ténèbres dans lesquelles vivent les impies sont comparables aux ténèbres qui règnent dans les profondeurs d’une mer agitée de vagues se chevauchant sous un ciel obscurci par les nuages. Ces ténèbres, accumulées les unes au-dessus des autres, sont si profondes que celui qui y tendrait la main aurait toutes les peines du monde à la distinguer. Quiconque est privé de lumière par Allah ne saurait trouver la lumière.
Al-Mukhtaṣar fī at-Tafsīr trad. officielle
Markaz at-Tafsīr (Centre d'études coraniques) — traduction officielle
Les œuvres des mécréants sont également semblables aux ténèbres d’une mer profonde dont la surface est faite de vagues qui en submergent d’autres. Au-dessus de ces vagues se trouvent des nuages qui couvrent les étoiles grâce auxquelles on se guide. Ce sont alors des ténèbres qui s’ajoutent les unes aux autres et lorsque ce mécréant met sa main devant les yeux, il ne la voit presque pas. Il en est ainsi des couches de ténèbres représentées par son ignorance, son doute, son désarroi et le scellé apposé sur son cœur.
Celui à qui Allah n’a pas fait don de Sa guidée et de la connaissance de Son Livre, ne trouvera aucune autre guidée ni aucun autre livre qui illuminera sa vie.
al-Muyassar — Le Commentaire facilité trad. IA non relue
Groupe de savants — Complex du Roi Fahd, Médine
Ou comme des ténèbres sur une mer profonde qu'une vague couvre, sur la vague une autre vague, sur elles un nuage : des ténèbres entassées — quand il sort sa main, il la distingue à peine. Quiconque Allah ne fait pas de lumière, n'a point de lumière.
النص العربي — texte arabe original
أو تكون أعمالهم مثل ظلمات في بحر عميق يعلوه موج، ومن فوق الموج موج آخر، ومِن فوقه سحاب كثيف، ظلمات شديدة بعضها فوق بعض، إذا أخرج الناظر يده لم يقارب رؤيتها من شدة الظلمات، فالكفار تراكمت عليهم ظلمات الشرك والضلال وفساد الأعمال. ومن لم يجعل الله له نورًا من كتابه وسنة نبيه يهتدي به فما له مِن هاد.
al-Saʿdī — Taysīr al-Karīm al-Raḥmān trad. IA non relue
ʿAbd al-Raḥmān al-Saʿdī (m. 1376 H/1956)
Et voici la seconde parabole de la nullité des œuvres des mécréants : {« ou comme des ténèbres dans une mer profonde »} : au fond lointain et à l'étendue immense, {« qu'une vague couvre, au-dessus de laquelle une vague, au-dessus de laquelle des nuages : ténèbres amoncelées les unes sur les autres »} : les ténèbres de la mer profonde, puis, au-dessus, celles des vagues entassées, puis, par-dessus, celles des nuées noires, puis, par-dessus encore, celles de la nuit obscure ; si bien que les ténèbres furent extrêmes, au point que celui qui est dans cet état, {« s'il sort sa main, peut à peine la voir »} : bien qu'elle lui soit proche — que dire alors de ce qui s'en éloigne ?! Tels sont les mécréants : les ténèbres se sont accumulées sur leurs cœurs — les ténèbres de la nature où il n'y a aucun bien, puis, au-dessus, celles de la mécréance, puis, par-dessus, celles de l'ignorance, puis, par-dessus encore, celles des œuvres procédant de ce qui précède — ; ils demeurent dans les ténèbres, égarés, perplexes au sein de leur submersion [ghamarāt : les flots qui enserrent], détournés du droit chemin, vaquant entre les voies de la déviation et de l'égarement. Et cela parce qu'Allah les a abandonnés à eux-mêmes et ne leur a pas donné de Sa lumière. {« Et celui à qui Allah n'a pas assigné de lumière, n'a pas de lumière »} : car son âme est injuste et ignorante ; il n'y a en elle ni bien ni… lire le passage entier →
النص العربي — texte arabe original
◆ V.39 {والذين كفروا}: بربِّهم وكذَّبوا رسلَه {أعمالُهم كسرابٍ بِقيعةٍ}؛ أي: بقاعٍ لا شَجَرَ فيه ولا نبتَ {يحسبُهُ الظمآنُ ماءً}: شديد العطش، الذي يتوهم ما لا يتوهم غيره، بسبب ما معه من العطش، وهذا حسبانٌ باطلٌ، فيقصده ليزيل ظمأه {حتى إذا جاءه لم يَجِدۡه شيئاً}: فندم ندماً شديداً، وازداد ما به من الظمأ بسبب انقطاع رجائه؛ كذلك أعمال الكفار بمنزلة السراب، تُرى ويظنُّها الجاهل الذي لا يدري الأمور أعمالاً نافعة، فيغرُّه صورتها، ويخلُبُه خيالُها، ويحسبُها هو أيضاً أعمالاً نافعة لهواه، وهو أيضاً محتاجٌ إليها، بل مضطرٌّ إليها؛ كاحتياج الظمآن للماء، حتى إذا قدم على أعماله يوم الجزاء؛ وجدها ضائعةً، ولم يجدْها شيئاً، والحال أنَّه لم يذهبْ لا له ولا عليه، بل {وجد الله عنده فوفَّاه حسابَهُ}: لم يَخْفَ عليه من عملِهِ نقيرٌ ولا قِطمير، ولنْ يَعْدَمَ منه قليلاً ولا كثيراً. {والله سريعُ الحساب}: فلا يَسْتَبْطِئ الجاهلون ذلك الوعد؛ فإنَّه لا بدَّ من إتيانه، وَمَثَّلَها الله بالسراب الذي {بقيعةٍ}؛ أي: لا شجر فيه ولا نبات، وهذا مثالٌ لقلوبِهم؛ لا خير فيها ولا بِرَّ فتزكو فيها الأعمال، وذلك للسبب المانع، وهو الكفر.
◆ V.40 والمثل الثاني لبطلان أعمال الكفار: {كظُلُماتٍ في بحرٍ لُجِّيٍّ}: بعيدٍ قعرُهُ طويل مداهُ، {يغشاه موجٌ من فوقِهِ موجٌ من فوقِهِ سحابٌ ظلماتٌ بعضُها فوق بعض}: ظلمةُ البحر اللُّجِّيِّ، ثم فوقه ظلمة الأمواج المتراكمة، ثم فوق ذلك ظلمة السحب المدلهمَّة، ثم فوق ذلك ظلمةُ الليل البهيم، فاشتدَّت الظلمةُ جدًّا؛ بحيث أنَّ الكائن في تلك الحال {إذا أخرجَ يَدَه لم يكدۡ يراها}: مع قربِها إليه؛ فكيف بغيرها؟! كذلك الكفار تراكمت على قلوبهم الظلماتُ؛ ظلمةُ الطبيعة التي لا خير فيها، وفوقها ظلمةُ الكفر، وفوقَ ذلك ظلمةُ الجهل، وفوق ذلك ظلمةُ الأعمال الصادرة عمَّا ذُكِرَ، فبقوا في الظُّلمة متحيِّرين، وفي غمرتهم يَعْمَهون، وعن الصراط المستقيم مُدْبِرون، وفي طرق الغيِّ والضلال يتردَّدون، وهذا لأنَّ الله خَذَلَهم فلم يُعْطِهِم من نوره. {وَمَن لم يَجۡعَلِ الله له نوراً فما له من نورٍ}: لأنَّ نفسَه ظالمةٌ جاهلةٌ، فليس فيها من الخير والنور إلاَّ ما أعطاها مولاها ومنحها ربُّها.
يُحْتَمَل أنَّ هذين المثالين لأعمال جميع الكفار؛ كلٌّ منهما منطبقٌ عليها، وعدَّدهما لتعدُّد الأوصاف، ويُحتمل أنَّ كلَّ مثال لطائفةٍ وفرقةٍ؛ فالأوَّل للمتبوعين، والثاني للتابعين. والله أعلم.