Coran › Sourate 33 — Al-Ahzaab › Verset 9
يَٰٓأَيُّهَا ٱلَّذِينَ ءَامَنُوا۟ ٱذْكُرُوا۟ نِعْمَةَ ٱللَّهِ عَلَيْكُمْ إِذْ جَآءَتْكُمْ جُنُودٌۭ فَأَرْسَلْنَا عَلَيْهِمْ رِيحًۭا وَجُنُودًۭا لَّمْ تَرَوْهَا ۚ وَكَانَ ٱللَّهُ بِمَا تَعْمَلُونَ بَصِيرًا
Hamidullah (rév. CRF 2000)O vous qui croyez! Rappelez-vous le bienfait d'Allah sur vous, quand des troupes vous sont venues et que Nous avons envoyé contre elles un vent et des troupes que vous n'avez pas vues. Allah demeure Clairvoyant sur ce que vous faites.
Rashid MaachVous qui croyez ! Souvenez-vous de Nos bienfaits envers vous lorsque Nous avons suscité une tempête et des légions invisibles[8] contre les armées ennemies qui vous assiégeaient. Allah voyait parfaitement ce que vous faisiez.
Tafsirs

Al-Mukhtaṣar fī at-Tafsīr trad. officielle

Markaz at-Tafsīr (Centre d'études coraniques) — traduction officielle

Ô vous qui croyez en Allah et mettez en pratique Sa religion, rappelez-vous du bienfait dont Allah vous a fait bénéficier lorsque les soldats mécréants coalisés ont fondus sur Médine afin de vous combattre et reçu les renforts des hypocrites et des juifs. Nous envoyâmes alors le vent d’Aş-Şabâ par lequel le Prophète fut soutenu et des soldats anges que vous ne voyiez pas. Les mécréants s’enfuirent impuissants et Allah voyaient tout ce que vous faisiez. Rien ne Lui échappe et Il vous rétribuera pour vos œuvres.

al-Muyassar — Le Commentaire facilité trad. IA non relue

Groupe de savants — Complex du Roi Fahd, Médine

Ô vous qui croyez : rappelez-vous le bienfait de Allah quand les troupes vinrent à vous et Nous envoyâmes sur elles un vent et des troupes que vous ne vîtes pas — Allah, de ce que vous faisiez, était Voyant.

النص العربي — texte arabe original
يا معشر المؤمنين اذكروا نعمة الله تعالى التي أنعمها عليكم في «المدينة» أيام غزوة الأحزاب-وهي غزوة الخندق-، حين اجتمع عليكم المشركون من خارج «المدينة»، واليهود والمنافقون من «المدينة» وما حولها، فأحاطوا بكم، فأرسلنا على الأحزاب ريحًا شديدة اقتلعت خيامهم ورمت قدورهم، وأرسلنا ملائكة من السماء لم تروها، فوقع الرعب في قلوبهم. وكان الله بما تعملون بصيرًا، لا يخفى عليه من ذلك شيء.

al-Saʿdī — Taysīr al-Karīm al-Raḥmān trad. IA non relue

ʿAbd al-Raḥmān al-Saʿdī (m. 1376 H/1956)

Allah, exalté soit-Il, rappelle à Ses serviteurs croyants Son bienfait sur eux et les exhorte à le remercier, quand leur vinrent les troupes des gens de La Mecque et du Ḥijāz d'en haut, et des gens de Najd d'en bas : ils convinrent et se jurèrent d'extirper le messager et les compagnons — c'était l'affaire du Fossé (al-Khandaq). Les groupes de juifs autour de Médine les appuyèrent : ils vinrent avec des troupes immenses et des peuples nombreux. Le messager d'Allah — paix et bénédiction sur lui — creusa un fossé autour de Médine ; ils assiégèrent la ville, l'affaire devint critique, les cœurs montèrent aux gorges, et l'opinion de beaucoup de gens atteignit son comble devant les causes enracinées et les duretés sévères. Le siège de Médine dura longuement, l'affaire étant comme Allah l'a décrit : {quand les regards dévièrent et que les cœurs montèrent aux gorges, et que vous pensiez d'Allah les pensées} — les mauvaises pensées : qu'Allah ne secourrait pas Sa religion ni n'accomplirait Sa parole. {Là, les croyants furent éprouvés} de cette immense tribulation {et secoués d'une rude secousse}, par la peur, l'angoisse et la faim, pour que leur foi se manifeste et leur certitude croisse : il parut, louange à Allah, de leur foi et de la force de leur certitude ce dont ils surpassèrent les premiers et les derniers. Quand l'angoisse se fit extrême et les duretés s'aggravèrent, leur foi d… lire le passage entier →

النص العربي — texte arabe original
{9 ـ 11} يذكِّر تعالى عبادَه المؤمنين نعمته عليهم، ويحثُّهم على شكرها حين جاءتهم جنودُ أهل مكَّة والحجاز من فوقهم وأهل نجد من أسفلَ منهم، وتعاقَدوا وتعاهدوا على استئصال الرسول والصحابة، وذلك في وقعة الخندق، ومالأتهم طوائفُ اليهود الذين حوالي المدينة، فجاؤوا بجنودٍ عظيمةٍ وأمم كثيرة، وخندقَ رسولُ الله - صلى الله عليه وسلم - على المدينة، فحصروا المدينة، واشتدَّ الأمر، وبلغتِ القلوب الحناجرَ، حتى بلغ الظنُّ من كثير من الناس كلَّ مبلغ لما رأوا من الأسباب المستحكمة والشدائد الشديدة، فلم يزل الحصارُ على المدينة مدةً طويلة، والأمر كما وصف الله:{وإذۡ زاغتِ الأبصارُ وبلغتِ القلوبُ الحناجرَ وتظنُّونَ بالله الظُّنونا}؛ أي: الظنون السيئة أنَّ الله لا ينصر دينَه ولا يتمُّ كلمته، {هنالك ابۡتُلي المؤمنون}: بهذه الفتنة العظيمة، {وزُلۡزِلوا زلزالاً شديداً}: بالخوف والقلق والجوع؛ ليتبيَّن إيمانهم ويزيد إيقانهم، فظهر ولله الحمد من إيمانهم وشدة يقينهم ما فاقوا فيه الأولين والآخرين. وعندما اشتدَّ الكربُ وتفاقمتِ الشدائدُ؛ صار إيمانُهم عين اليقين، {فلمَّا رأى المؤمنونَ الأحزابَ قالوا هذا ما وَعَدَنا اللهُ ورسولُه وصدق الله ورسوله وما زادَهُم إلاَّ إيماناً وتسليماً}. وهنالك تبيَّن نفاق المنافقين، وظهر ما كانوا يضمرون؛ قال تعالى:

Tafsīr al-Qurʾān al-ʿAẓīm — Ibn Kathīr trad. humaine

trad. Harkat Abdou (traduction humaine) — exégèse complète de la sourate

Lire l'exégèse complète de la sourate (trad. Harkat) →

Hadiths cités à propos de ce verset

Extrait du Tafsīr Ibn Kathīr (texte arabe). Sans jugement énoncé = Ibn Kathīr n'a pas gradé ce hadith — il n'est jamais présenté comme authentique sans grade.

✓ صحيح مسلمchaîne de transmission incluse
Al-Ḥākim et al-Bayhaqī dans les « Dalāʾil » l'ont produit, d'après le hadith de ʿIkrima ibn ʿAmmār, d'après Muḥammad ibn ʿAbdillāh al-Duʾalī, d'après ʿAbd al-ʿAzīz, neveu de Hudhayfa, qui dit : Hudhayfa évoqua les batailles qu'ils vécurent avec le Messager d'Allah [[Dans le manuscrit t : « مع النبي » (avec le Prophète).]] ﷺ ; ses assis dirent : « Par Allah, si nous avions assisté à cela, nous aurions fait ceci et cela ! » Hudhayfa dit : « Ne souhaitez pas cela. La nuit des coalisés, nous étions assis en rangs, Abū Sufyān et ceux des coalisés qui étaient avec lui au-dessus de nous, et les juifs de Qurayẓa en dessous de nous : nous les craignions pour nos enfants. Jamais ne s'abattit sur nous nuit plus ténébreuse ni plus venteuse ; ses rafales faisaient entendre des clameurs comme des éclairs, et sa obscurité était telle que nul de nous ne voyait son doigt. Les hypocrites se mirent à demander au Prophète ﷺ la permission [de partir], disant : « Nos maisons sont exposées », alors qu'elles ne l'étaient pas. Nul d'entre eux ne demandait la permission sans qu'il ne l'accordât, et ils s'esquivaient ; nous étions trois cents et quelque. Voilà que le Messager d'Allah ﷺ nous fit face, homme après homme, jusqu'à venir à moi — je n'avais sur moi de protection [[Dans le manuscrit a : « جنبة ».]] ni contre la course ni contre le froid, hormis un manteau de ma femme qui ne dépassait pas mon genou. Il vint à moi ﷺ alors que j'étais agenouillé et dit : « Qui est là ? » Je dis : « Hudhayfa. » Il dit : « Hudhayfa ? » Je me rapprochai de terre [[Dans le manuscrit t : « إلى الأرض » (vers la terre).]] et dis : « Oui, ô Messager d'Allah », répugnant à me lever. [Il dit : « Lève-toi. »] [[Addition des manuscrits t, f et des Dalāʾil.]] Je me levai, et il dit : « Il y aura dans le camp une nouvelle : viens m'informer de celle du peuple. » — Il dit : J'étais le plus terrifié [des gens] [[Addition des manuscrits t, f et des Dalāʾil.]] et le plus transi. — Il dit : Je sortis, et le Messager d'Allah ﷺ dit : « ô Allah, préserve-le par-devant, par-derrière, à sa droite, à sa gauche, au-dessus et au-dessous de lui. » Il dit : Par Allah, nulle frayeur ni froid ne resta dans mon ventre sans sortir de moi : je n'y sentis plus rien. Il dit : Lorsque je partis, il dit : « ô Hudhayfa, ne rapporte rien du camp avant de venir à moi. » Il dit : Je sortis ; comme j'approchais du camp, je vis à la lueur d'un feu qu'ils avaient allumé un homme brun et massif qui agitait la main au-dessus du feu, se frottait le flanc et criait : « Au départ ! Au départ ! » Je ne connaissais pas encore Abū Sufyān ; je décochai de mon carquois une flèche à plumes blanches et l'appliquai sur mon arc pour le décocher à la lueur du feu, puis je me souvins de la parole du Messager d'Allah ﷺ : « Ne rapporte rien d'eux avant de venir à moi » ; [je m'abstins] [[Addition des manuscrits t, f et des Dalāʾil.]] et remis la flèche dans mon carquois. Puis je raffermi mon cœur et entrai dans le camp : les plus proches de moi étaient les Banū ʿĀmir, qui disaient : « ô gens de ʿĀmir, au départ ! Au départ ! Nul séjour pour vous. » Le vent, dans leur camp, ne dépassait pas leur camp d'un empan. Par Allah, j'entendais le bruit des pierres contre leurs montures et leurs tentes [[Dans les manuscrits t et f : « وفرشهم » (et leurs couchages).]], que le vent leur frappait. Je repartis vers le Prophète ﷺ ; à mi-chemin environ, je rencontrai quelque vingt cavaliers voilés qui dirent : « Informe ton compagnien qu'Allah, qu'Il soit exalté, lui a épargné le peuple. » Je revins au Messager d'Allah, qu'Allah prie sur lui et le salue, qui était enveloppé dans un manteau, en prière. Par Allah, à peine revenu, le froid me reprit et je me mis à claquer des dents ; le Messager d'Allah, qu'Allah prie sur lui et le salue, me fit signe [de la main] [[Addition des manuscrits t, f et des Dalāʾil.]] pendant sa prière ; je m'approchai et il fit couler sur moi son manteau. Le Messager d'Allah ﷺ, quand une affaire l'accablait, priait. Je l'informai de la situation du camp : je les avais laissés en train de plier bagage. Allah, qu'Il soit exalté, fit descendre : ﴾ ô vous qui croyez ! Rappelez-vous le bienfait d'Allah sur vous quand des troupes vous attaquèrent : Nous envoyâmes contre elles un vent et des troupes que vous ne voyiez pas. Allah voyait parfaitement ce que vous faisiez ﴿ [[Dalāʾil al-Nubuwwa d'al-Bayhaqī (3/451).]]
النص العربي — texte arabe original
أَخْرَجَ الْحَاكِمُ وَالْبَيْهَقِيُّ فِي "الدَّلَائِلِ"، مِنْ حَدِيثِ عِكْرِمَةَ بْنِ عَمَّارٍ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ الدُّؤَلِيِّ، عَنْ عَبْدِ الْعَزِيزِ ابْنِ أَخِي حُذَيْفَةَ قَالَ: ذَكَر حُذَيْفَةُ مَشَاهِدَهُمْ مَعَ رَسُولِ اللَّهِ [[في ت: "مع النبي".]] ﷺ، فقال جُلَسَاؤُهُ: أَمَا وَاللَّهِ لَوْ شَهِدْنَا ذَلِكَ لَكُنَّا فَعَلْنَا وَفَعَلْنَا. فَقَالَ حُذَيْفَةُ: لَا تَمَنَّوْا ذَلِكَ. لَقَدْ رأيتُنا لَيْلَةَ الْأَحْزَابِ وَنَحْنُ صافُّون قُعود، وَأَبُو سُفْيَانَ ومَنْ مَعَهُ مِنَ الْأَحْزَابِ فَوْقَنَا، وَقُرَيْظَةُ الْيَهُودُ أَسْفَلَ مِنَّا نَخَافُهُمْ عَلَى ذَرَارِينَا، وَمَا أتَت عَلَيْنَا قَطُّ أَشَدُّ ظُلْمَةً وَلَا أَشَدُّ رِيحًا، فِي أَصْوَاتِ رِيحِهَا أَمْثَالُ الصَّوَاعِقِ، وَهِيَ ظُلْمَةٌ مَا يَرَى أَحَدُنَا إِصْبَعَهُ، فَجَعَلَ الْمُنَافِقُونَ يَسْتَأْذِنُونَ النَّبِيَّ ﷺ، وَيَقُولُونَ: "إِنَّ بُيُوتَنَا عَوْرَةٌ وَمَا هِيَ بِعَوْرَةٍ". فَمَا يَسْتَأْذِنُهُ أَحَدٌ مِنْهُمْ إِلَّا أَذِنَ لَهُ، وَيَأْذَنُ لَهُمْ فَيَتَسَلَّلُونَ، وَنَحْنُ ثَلَاثُمِائَةٍ وَنَحْوُ ذَلِكَ، إِذِ اسْتَقْبَلَنَا رَسُولُ اللَّهِ ﷺ رَجُلا رَجُلًا حَتَّى أَتَى عَلَيّ وَمَا عَلَيّ جُنَّة [[في أ: "جنبة".]] مِنَ الْعَدْوِ وَلَا مِنَ الْبَرْدِ إِلَّا مِرْط لِامْرَأَتِي، مَا يُجَاوِزُ رُكْبَتِي. قَالَ: فَأَتَانِي ﷺ وَأَنَا جَاثٍ عَلَى رُكْبَتِي فَقَالَ: "مَنْ هَذَا؟ " فَقُلْتُ: حُذَيْفَةُ. قَالَ: "حُذَيْفَةُ". فَتَقَاصَرْتُ بِالْأَرْضِ [[في ت: "إلى الأرض".]] فَقُلْتُ: بَلَى يَا رَسُولَ اللَّهِ، كَرَاهِيَةَ أَنْ أَقُومَ. [قَالَ: قُمْ] [[زيادة من ت، ف، والدلائل.]] ، فَقُمْتُ، فَقَالَ: "إِنَّهُ كَائِنٌ فِي الْقَوْمِ خَبَرٌ فَأْتِنِي بِخَبَرِ الْقَوْمِ" -قَالَ: وَأَنَا مِنْ أَشَدِّ [الناس] [[زيادة من ت، ف: والدلائل.]] افَزَعًا، وَأَشَدِّهِمْ قُرًّا -قَالَ: فَخَرَجْتُ، فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ ﷺ: "اللَّهُمَّ، احْفَظْهُ مِنْ بَيْنِ يَدَيْهِ وَمَنْ خَلْفِهِ، وَعَنْ يَمِينِهِ وَعَنْ شِمَالِهِ، وَمِنْ فَوْقِهِ وَمِنْ تَحْتِهِ". قَالَ: فَوَاللَّهِ مَا خَلَقَ اللَّهُ فَزَعًا وَلَا قُرًّا فِي جَوْفِي إِلَّا خَرَجَ مِنْ جَوْفِي، فَمَا أُجِدُ فِيهِ شَيْئًا. قَالَ: فَلَمَّا وَلَّيْتُ قَالَ:"يَا حُذَيْفَةُ، لَا تُحدثَنّ فِي الْقَوْمِ شَيْئًا حَتَّى تَأْتِيَنِي". قَالَ: فَخَرَجْتُ حَتَّى إِذَا دَنَوْتُ مِنْ عَسْكَرِ الْقَوْمِ نَظَرْتُ فِي ضَوْءِ نَارٍ لَهُمْ تَوَقَّدُ، وَإِذَا رَجُلٌ أَدْهَمُ ضَخْمٌ يَقُولُ بِيَدِهِ عَلَى النَّارِ، وَيَمْسَحُ خَاصِرَتَهُ، وَيَقُولُ: الرحيلَ الرحيلَ، وَلَمْ أَكُنْ أَعْرِفُ أَبَا سُفْيَانَ قَبْلَ ذَلِكَ، فَانْتَزَعْتُ سَهْمًا مِنْ كِنَانَتِي أَبْيَضَ الرِّيشِ، فَأَضَعُهُ فِي كَبِِد قَوْسِي لِأَرْمِيَهُ بِهِ فِي ضَوْءِ النَّارِ، فَذَكَرْتُ قَوْلَ رَسُولِ اللَّهِ ﷺ: "لَا تُحْدِثَنَّ فِيهِمْ شَيْئًا حَتَّى تَأْتِيَنِي"، [فَأَمْسَكْتُ] [[زيادة من ت، ف: والدلائل.]] وَرَدَدْتُ سَهْمِي إِلَى كِنَانَتِي، ثُمَّ إِنِّي شَجَّعت نَفْسِي حَتَّى دَخَلْتُ الْعَسْكَرَ، فَإِذَا أَدْنَى النَّاسِ مِنِّي بَنُو عَامِرٍ يَقُولُونَ: يَا آلَ عَامِرٍ، الرحيلَ الرحيلَ، لَا مُقام لَكُمْ. وَإِذَا الرِّيحُ فِي عَسْكَرِهِمْ مَا تُجَاوِزُ عَسْكَرَهُمْ شِبْرًا، فَوَاللَّهِ إِنِّي لَأَسْمَعُ صَوْتَ الْحِجَارَةِ فِي رِحَالِهِمْ وَفَرَسَتْهُمُ [[في ت، ف: "وفرشهم".]] الرِّيحُ تَضْرِبُهُمْ بِهَا، ثُمَّ خَرَجْتُ نَحْوَ النَّبِيِّ ﷺ، فَلَمَّا انْتَصَفْتُ فِي الطَّرِيقِ أَوْ نَحْوًا مِنْ ذَلِكَ، إِذَا أَنَا بِنَحْوٍ مِنْ عِشْرِينَ فَارِسًا أَوْ نَحْوِ ذَلِكَ [[في ف: "نحوًا من ذلك".]] مُعْتَمّين، فَقَالُوا: أخْبر صَاحِبَكَ أَنَّ اللَّهَ تَعَالَى كفَاه الْقَوْمَ. فَرَجَعْتُ إِلَى رسول الله صلى الله عليه وسلم، وهو مُشْتَمِلٌ فِي شَمْلَةٍ يُصَلِّي، فَوَاللَّهِ مَا عَدَا أَنْ رَجَعْتُ رَاجَعَني القُرُّ وَجَعَلْتُ أقَرْقفُ، فَأَوْمَأَ إلى رسول الله صلى الله عليه وسلم [بِيَدِهِ] [[زيادة من ت، ف، والدلائل.]] وَهُوَ يُصَلِّي، فَدَنَوْتُ مِنْهُ، فَأَسْبَلَ عَلَيَّ شَمْلَتَهُ. وَكَانَ رَسُولُ اللَّهِ ﷺ إِذَا حَزَبه أَمْرٌ صَلَّى، فَأَخْبَرْتُهُ خَبَرَ الْقَوْمِ، وَأَخْبَرْتُهُ أَنِّي تَرَكَتْهُمْ يَتَرَحَّلُونَ [[في أ: "يرتحلون".]] ، وَأَنْزَلَ اللَّهُ تَعَالَى: ﴿يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا اذْكُرُوا نِعْمَةَ اللَّهِ عَلَيْكُمْ إِذْ جَاءَتْكُمْ جُنُودٌ فَأَرْسَلْنَا عَلَيْهِمْ رِيحًا وَجُنُودًا لَمْ تَرَوْهَا وَكَانَ اللَّهُ بِمَا تَعْمَلُونَ بَصِيرًا﴾ [[دلائل النبوة للبيهقي (٣/٤٥١) .]] .