Hamidullah (rév. CRF 2000)Et si une femme craint de son mari abandon ou indifférence, alors ce n'est pas un péché pour les deux s'ils se réconcilient par un compromis quelconque, et la réconciliation est meilleure, puisque les âmes sont portées à la ladrerie. Mais si vous agissez en bien et vous êtes pieux... Allah est, certes, Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites.
Rashid MaachSi une femme se sent dédaignée ou délaissée par son époux, l’un et l’autre ne commettent aucun péché s’ils parviennent à un arrangement[71]. Il est d’ailleurs toujours préférable de trouver un compromis, bien que l’homme soit par nature égoïste. Mais si, redoutant d’être injustes, vous vous montrez bienveillants[72], sachez qu’Allah est parfaitement informé de votre comportement.
Tafsirs
Al-Mukhtaṣar fī at-Tafsīr trad. officielle
Markaz at-Tafsīr (Centre d'études coraniques) — traduction officielle
Si une femme craint que son époux la dédaigne ou ne la désire plus, les conjoints ne commettent pas de faute en se réconciliant par la renonciation de l’épouse à certains des droits que lui doit l’époux comme les dépenses de la vie quotidienne et les nuitées. Dans ce cas, la réconciliation est préférable pour eux à la répudiation, sachant que les âmes sont enclines à l’avidité et à l’avarice. Elles ne désirent donc pas renoncer à leurs droits. Il convient donc que les époux traitent ce défaut en pratiquant la tolérance et la bienfaisance. Si vous êtes bienfaisants en toute situation et craignez Allah en vous conformant à Ses commandements et en délaissant ce qu’Il a interdit, alors Allah sait parfaitement ce que vous faites. Rien ne Lui échappe et Il vous rétribuera en conséquence de vos agissements.
al-Muyassar — Le Commentaire facilité trad. IA non relue
Groupe de savants — Complex du Roi Fahd, Médine
Si une femme craint de son mari répulsion ou arrogance, ou qu'il se détourne d'elle, nul grief à ce qu'ils se réconcilient à des conditions acceptables pour eux — partage ou dépense : la réconciliation est meilleure. Les âmes sont foncièrement avides et avares — l'avarice semble leur compagne indélosable. Si vous êtes bienfaisants envers vos épouses et craignez Allah à leur égard, Allah a toujours su ce que vous faites en cela et ailleurs : rien ne Lui est caché, et Il vous en rétribuera.
النص العربي — texte arabe original
وإن علمت امرأة من زوجها ترفُّعًا عنها، وتعاليًا عليها أو انصرافًا عنها فلا إثم عليهما أن يتصالحا على ما تطيب به نفوسهما من القسمة أو النفقة، والصلح أولى وأفضل. وجبلت النفوس على الحرص والبخل، فكأنَّ البخل حاضرها لا ينفكُّ عنها. وإن تحسنوا معاملة زوجاتكم وتخافوا الله فيهن، فإن الله كان بما تعملون من ذلك وغيره عالمًا لا يخفى عليه شيء، وسيجازيكم على ذلك.
al-Saʿdī — Taysīr al-Karīm al-Raḥmān trad. IA non relue
ʿAbd al-Raḥmān al-Saʿdī (m. 1376 H/1956)
Quand la femme craint l'insoumission (nushūz) de son époux — son élévation au-dessus d'elle, son dédain et son détournement —, le mieux en cet état est qu'ils réconcilient d'une réconciliation : qu'elle cède de certains de ses droits dus par l'époux, demeure auprès de lui — agréeant moins que l'obligatoire de dépense, habillement, logement ou partage : renonçant à son droit, ou cédant son jour et sa nuit à son époux ou à sa coépouse — d'accord sur cet état, nul grief sur eux deux, ni elle ni lui : l'époux peut demeurer avec elle en cet état, meilleur que la séparation : {la paix est meilleure}.
De la généralité du terme et du sens : la paix entre qui a droit ou dispute en toutes choses vaut mieux que l'exigence intégrale de chacun de tout son droit : elle répare, conserve l'union et pare de la mansuétude ; permise en toutes choses, sauf rendre licite l'interdit ou interdire le licite : ce serait torsion, non paix. Sache : nul jugement n'est parfait que par son exigeant et l'absence d'empêchements — dont ce grand jugement qu'est la paix : Il mentionna l'exigeant — c'est un bien, que tout sensé cherche et désire ; commandé et pressé par Allah, le croyant l'augmente de recherche et désir — et l'empêchement : {l'âme est prédisposée à l'avarice} (shuḥḥ) : les âmes sont créées avares — ne désirant donner son dû, avide de son droit : par nature — d'où : efforcez-vous d'arracher ce vil… lire le passage entier →
النص العربي — texte arabe original
◆ V.128 أي: إذا خافت المرأة نشوزَ زوجِها؛ أي: ترفُّعه عنها وعدم رغبته فيها وإعراضه عنها؛ فالأحسن في هذه الحالة أن يُصلحا بينهما صلحاً؛ بأن تسمح المرأة عن بعض حقوقها اللاَّزمة لزوجِها على وجهٍ تبقى مع زوجِها إمّا أن ترضى بأقلَّ من الواجب لها من النفقة أو الكسوة أو المسكن أو القَسْم؛ بأن تُسْقِطَ حقَّها منه أو تَهَبَ يومَها وليلتها لزوجها أو لضرَّتها؛ فإذا اتَّفقا على هذه الحالة؛ فلا جناح ولا بأس عليهما فيها، لا عليها ولا على الزوج، فيجوز حينئذٍ لزوجها البقاء معها على هذه الحال، وهي خير من الفرقة، ولهذا قال:{والصُّلۡحُ خيرٌ}.
ويؤخذُ من عموم هذا اللفظ والمعنى أنَّ الصُّلح بين من بينَهما حقٌّ أو منازعة في جميع الأشياء أنه خيرٌ من استقصاء كلٍّ منهما على كلِّ حقِّه لما فيها من الإصلاح وبقاء الألفة والاتِّصاف بصفة السماح، وهو جائزٌ في جميع الأشياء؛ إلاَّ إذا أحلَّ حراماً أو حرَّم حلالاً؛ فإنه لا يكون صلحاً، وإنَّما يكون جوراً، واعلم أنَّ كلَّ حكم من الأحكام لا يتمُّ ولا يكملُ إلا بوجود مقتضيه وانتفاء موانعه؛ فمن ذلك هذا الحكم الكبير الذي هو الصلح، فذكر تعالى المقتضي لذلك، ونبَّه على أنه خيرٌ، والخير كلُّ عاقل يطلُبه ويرغبُ فيه؛ فإنْ كان مع ذلك قد أمر الله به وحثَّ عليه؛ ازداد المؤمن طلباً له ورغبةً فيه، وذكر المانع بقوله:{وأحضِرَتِ الأنفس الشُّحَّ}؛ أي: جُبلت النفوس على الشحِّ، وهو عدم الرغبة في بذل ما على الإنسان، والحرص على الحق الذي له؛ فالنفوس مجبولة على ذلك طبعاً؛ أي: فينبغي لكم أن تحرصوا على قلع هذا الخُلُق الدنيء من نفوسكم، وتستبدلوا به ضدَّه، وهو السماحة، وهو بذل الحقِّ الذي عليك، والاقتناعُ ببعض الحقِّ الذي لك؛ فمتى وُفِّق الإنسان لهذا الخلق الحسن؛ سهل حينئذٍ عليه الصلحُ بينه وبين خصمه ومعامله، وتسهَّلت الطريق للوصول إلى المطلوب؛ بخلاف من لم يجتهدْ في إزالة الشُّحِّ من نفسه؛ فإنه يعسر عليه الصلح والموافقة؛ لأنه لا يرضيه إلاَّ جميع مَا لَهُ، ولا يرضى أن يؤدِّي ما عليه؛ فإن كان خصمُهُ مثله، اشتدَّ الأمر.
ثم قال:{وإن تحسنوا وتتَّقوا}؛ أي: تحسنوا في عبادة الخالق؛ بأن يعبدَ العبدُ ربَّه كأنه يراه؛ فإن لم يكن يراه؛ فإنَّه يراه، وتحسِنوا إلى المخلوقين بجميع طرق الإحسان من نفع بمال أو علم أو جاهٍ أو غير ذلك، وتتَّقوا الله بفعل جميع المأمورات وترك جميع المحظورات ، أو تحسِنوا بفعل المأمور وتتَّقوا بترك المحظور؛ {فإنَّ الله كان بما تعملون خبيراً}: قد أحاطَ به علماً وخبراً بظاهرِهِ وباطنِهِ فيحفظه لكم ويجازيكم عليه أتمَّ الجزاء.
Tafsīr al-Qurʾān al-ʿAẓīm — Ibn Kathīr trad. humaine
trad. Harkat Abdou (traduction humaine) — exégèse complète de la sourate
Extrait du Tafsīr Ibn Kathīr (texte arabe). Sans jugement énoncé = Ibn Kathīr n'a pas gradé ce hadith — il n'est jamais présenté comme authentique sans grade.
✓ صحيح البخاري ; صحيح مسلمchaîne de transmission incluse
Saʿīd ibn Manṣūr rapporte : ʿAbd ar-Raḥmān ibn Abī az-Zinād nous a informé, d'après Hishām, d'après son père ʿUrwa [[في ر، أ: "عن هشام بن عروة عن أبيه".]] : Allah le Très-Haut fit descendre [[في ر، أ: "لما أنزل".]] au sujet de Sawda [[في أ: "أنزلت في سودة".]] et ses semblables : ﴾Si une femme craint de son époux répulsion ou éloignement﴿, car Sawda était une femme âgée, qui craignait que l'Envoyé d'Allah ﷺ ne la répudiât, et elle tenait à sa place auprès de lui ; elle savait l'amour de l'Envoyé d'Allah ﷺ pour ʿĀʾisha et son rang auprès de lui, et elle fit don à ʿĀʾisha de son jour [de l'Envoyé d'Allah ﷺ], et le Prophète ﷺ l'accepta [[سنن سعيد بن منصور برقم (٧٠٢) وسنن البيهقي الكبرى (٧/٢٩٧) .]].