وَإِنْ خِفْتُمْ أَلَّا تُقْسِطُوا۟ فِى ٱلْيَتَٰمَىٰ فَٱنكِحُوا۟ مَا طَابَ لَكُم مِّنَ ٱلنِّسَآءِ مَثْنَىٰ وَثُلَٰثَ وَرُبَٰعَ ۖ فَإِنْ خِفْتُمْ أَلَّا تَعْدِلُوا۟ فَوَٰحِدَةً أَوْ مَا مَلَكَتْ أَيْمَٰنُكُمْ ۚ ذَٰلِكَ أَدْنَىٰٓ أَلَّا تَعُولُوا۟
Hamidullah (rév. CRF 2000)Et si vous craignez de n'être pas justes envers les orphelins,... Il est permis d'épouser deux, trois ou quatre, parmi les femmes qui vous plaisent, mais, si vous craignez de n'être pas justes avec celles-ci, alors une seule, ou des esclaves que vous possédez. Cela, afin de ne pas faire d'injustice (ou afin de ne pas aggraver votre charge de famille).
Rashid MaachSi vous craignez, en épousant les orphelines sous votre tutelle, de vous montrer injustes envers elles, il vous est permis d’épouser, en dehors d’elles, deux, trois ou quatre femmes parmi celles qui vous sont autorisées[3]. Mais si vous redoutez de ne pas les traiter avec équité, alors contentez-vous d’une seule épouse ou des femmes esclaves en votre possession. Voilà le plus sûr moyen d’éviter toute injustice.
Al-Mukhtaṣar fī at-Tafsīr trad. officielle
Markaz at-Tafsīr (Centre d'études coraniques) — traduction officielle
Si vous craignez de ne pas être équitables en épousant les orphelines qui sont sous votre tutelle (par crainte de ne pas leur remettre la totalité de leur douaire ou de ne pas les traiter convenablement), ne les épousez donc pas et épousez d’autres femmes de bonnes mœurs. Vous pouvez épouser deux, trois ou quatre femmes si vous le voulez mais si vous craignez de ne pas être équitable, contentez-vous d’une seule ou jouissez des esclaves que vous avez en votre possession, puisqu’elles n’ont pas des droits aussi contraignants que ceux des épouses. Ce verset révélé au sujet des orphelines propose des solutions, comme se contenter d’une seule épouse ou d’esclaves pour éviter l’injustice et l’iniquité.
al-Muyassar — Le Commentaire facilité trad. IA non relue
Groupe de savants — Complex du Roi Fahd, Médine
Si vous craignez de ne pas être équitables envers les orphelines [filles dont le père est mort et qui sont sous votre tutelle] — en ne leur donnant pas leur dot comme aux autres femmes —, alors laissez-les et épousez celles qui vous sont permises parmi les autres femmes : deux, trois ou quatre ; et si vous craignez de ne pas être équitables entre elles, contentez-vous d'une seule, ou des servantes que vous possédez. Cela que Nous vous avons légiféré — au sujet des orphelines, du mariage d'une à quatre femmes, du contentement d'une seule ou du droit de possession — est le plus proche de l'absence d'injustice et de transgression.
النص العربي — texte arabe original
وإن خفتم ألا تعدلوا في يتامى النساء اللاتي تحت أيديكم بأن لا تعطوهن مهورهن كغيرهن، فاتركوهن وانكحوا ما طاب لكم من النساء من غيرهن: اثنتين أو ثلاثًا أو أربعًا، فإن خشيتم ألّا تعدلوا بينهن فاكتفوا بواحدة، أو بما عندكم من الإماء. ذلك الذي شرعته لكم في اليتيمات والزواج من واحدة إلى أربع، أو الاقتصار على واحدة أو ملك اليمين، أقرب إلى عدم الجَوْر والتعدي.
al-Saʿdī — Taysīr al-Karīm al-Raḥmān trad. IA non relue
ʿAbd al-Raḥmān al-Saʿdī (m. 1376 H/1956)
Si vous craignez de ne point être équitables envers les orphelines [qui sont] sous vos ailes et votre tutelle, et de ne point tenir leurs droits faute de les aimer, tournez-vous vers d'autres et épousez {ce qui vous plaît des femmes} : celles que votre choix vise — religion, richesse, beauté, lignée et autres qualités appelant à les épouser : choisissez à votre vue — et le meilleur à choisir est la religion, comme dit le Prophète — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix : « La femme est épousée pour quatre : sa richesse, sa beauté, sa lignée, sa religion : obtiens la religieuse, que ta main droite prospère ! » En ce verset : choisir avant le mariage — le Législateur a même permis de regarder celle qu'on veut épouser, pour savoir à quoi s'en tenir.
Puis le nombre permis : {deux, trois, quatre} : qui veut deux, libre ; trois, libre ; quatre, libre — sans excéder : le verset visant la faveur, l'excès au-delà de ce qu'Allah a nommé est interdit au consensus : l'homme dont le désir n'est pas satisfait d'une seule, il lui est permis une après une jusqu'à quatre — quatre suffisant à quiconque, sauf le rare ; et cela ne lui est permis que s'il est sûr de ne point léser ni opprimer et confiant de tenir leurs droits ; s'il craint quelque chose de cela, qu'il se borne à une, ou à sa concubine : point de partage dû pour la concubine. {Cela} — se borner à une ou à la concubine — {est pl… lire le passage entier →
النص العربي — texte arabe original
◆ V.3 أي: وإن خفتم ألا تعدلوا في يتامى النساء [اللاتي] تحت حُجوركم وولايتكم، وخفتم أن لا تقوموا بحقِّهن لعدم محبتكم إياهنَّ، فاعدلوا إلى غيرهنَّ وانكحوا {ما طاب لكم من النساء}؛ أي: ما وقع عليهن اختياركم من ذوات الدين والمال والجمال والحَسَب والنَّسَب وغير ذلك من الصفات الداعية لنكاحهنَّ؛ فاختاروا على نظركم، ومن أحسن ما يُختار من ذلك صفة الدين؛ كما قال النبي - صلى الله عليه وسلم -: «تُنْكَحُ المرأةُ لأربع: لمالِها ولِجمالِها ولحسبِها ولدينِها؛ فاظفرْ بذاتِ الدينِ تَرِبَتْ يمينُك». وفي هذه الآية أنه ينبغي للإنسان أن يختار قبل النكاح، بل قد أباح له الشارعُ النظرَ إلى مَنْ يريد تزوجها؛ ليكون على بصيرة من أمره.
ثم ذكر العدد الذي أباحه من النساء، فقال:{مثنى وثلاث ورباع}، أي: من أحب أن يأخذ ثنتين؛ فليفعل، أو ثلاثاً؛ فليفعل، أو أربعاً؛ فليفعل، ولا يزيد عليها؛ لأن الآية سيقت لبيان الامتنان؛ فلا يجوز الزيادة على غير ما سمى الله تعالى إجماعاً، وذلك لأن الرجل قد لا تندفع شهوتُه بالواحدة، فأبيح له واحدة بعد واحدة، حتى تبلغ أربعاً؛ لأن في الأربع غُنيةً لكل أحد إلا ما ندر، ومع هذا؛ فإنما يباح له ذلك إذا أمن على نفسه الجَوْر والظلم ووثق بالقيام بحقوقهن؛ فإن خاف شيئاً من هذا؛ فليقتصر على واحدة أو على ملك يمينه؛ فإنه لا يجب عليه القَسْم في ملك اليمين، {ذلك}؛ أي: الاقتصار على واحدة أو ما ملكتِ اليمينُ {أدنى ألاَّ تعولوا}؛ أي: تظلموا، وفي هذا أنَّ تعرَّضَ العبد للأمر الذي يُخافُ منه الجورُ والظلم وعدم القيام بالواجب ولو كان مباحاً؛ أنه لا ينبغي له أن يتعرَّضَ له، بل يلزم السعةُ والعافيةُ؛ فإنَّ العافية خير ما أعطي العبد.
◆ V.4 ولما كان كثير من الناس يظلمون النساء ويهضمونهنَّ حقوقَهنَّ، خصوصاً الصداق الذي يكون شيئاً كثيراً ودفعةً واحدةً يشقُّ دفعُه للزوجةِ؛ أمرهم وحثَّهم على إيتاء النساء {صَدُقاتهنَّ}، أي: مهورهنَّ {نِحۡلَةً}؛ أي: عن طيب نفس وحال طمأنينة؛ فلا تمطلوهنَّ أو تبخسوا منه شيئاً؛ وفيه أن المهر يُدْفَع إلى المرأة إذا كانت مكلفةً، وأنها تملكه بالعقد؛ لأنه أضافه إليها، والإضافة تقتضي التمليك؛ {فإن طبن لكم عن شيء منه}؛ أي: من الصداق {نفساً}؛ بأن سَمَحْنَ لكم عن رضا واختيار بإسقاط شيء منه أو تأخيره أو المعاوضة عنه؛ {فكلوه هنيئاً مريئاً}؛ أي: لا حرج عليكم في ذلك ولا تَبِعَة. وفيه دليل على أن للمرأة التصرف في مالها ولو بالتبرع إذا كانت رشيدةً؛ فإن لم تكن كذلك؛ فليس لعطيَّتِها حكم، وأنه ليس لوليها من الصداق شيء غير ما طابت به. وفي قوله:{فانكحوا ما طاب لكم من النساء}: دليلٌ على أن نكاح الخبيثة غير مأمور به، بل منهيٌّ عنه كالمشركة وكالفاجرة؛ كما قال تعالى:{ولا تنكحوا المشركات حتى يؤمنَّ}، وقال:{الزانية لا ينكحها إلا زانٍ أو مشركٌ}.
وقوله تعالى: